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Le Tribunal Administratif de Poitiers, saisi par le centre hospitalier de Jonzac d’un recours contestant le refus de la caisse primaire d’assurance maladie de la Côte d’Opale de prendre en charge des soins urgents, s’est déclaré territorialement incompétent. En application des articles R. 351-3 et R. 312-1 du code de justice administrative, il a transmis l’affaire au Tribunal Administratif de Lille, seul compétent car le siège de l’autorité ayant pris la décision attaquée se situe à Calais (Pas-de-Calais).
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant par ordonnance, a pris acte du désistement pur et simple de M. A... de son recours pour excès de pouvoir dirigé contre la décision du préfet de la Charente-Maritime du 10 février 2024 lui refusant la détention d’un animal non domestique. Ce désistement a été enregistré le 17 novembre 2025. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, donne acte de ce désistement et clôt l’instance sans examiner le fond du litige.
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B..., ressortissante béninoise, qui demandait la délivrance d’un document provisoire de séjour ou une décision rapide sur le renouvellement de son titre de séjour étudiant. Le juge estime que la condition d’urgence n’est pas caractérisée, la requérante n’établissant pas que l’expiration de son attestation de prolongation le 1er décembre 2025 lui cause une atteinte grave et immédiate à ses libertés fondamentales (vie privée, logement, travail). La solution retenue s’appuie sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur l’article R. 431-15-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. D..., ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet de la Vienne du 23 mai 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la signataire disposant d'une délégation régulière. Concernant l'obligation de quitter le territoire, le tribunal a considéré que le préfet pouvait légalement fonder sa décision sur l'entrée irrégulière de l'intéressé, sans qu'il soit nécessaire d'examiner le motif tiré de la menace pour l'ordre public. Enfin, les moyens relatifs à la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant ont été jugés infondés.
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 15 octobre 2025 suspendant le permis de conduire de M. A... pour six mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, malgré les difficultés d'études invoquées par le requérant, en raison de la gravité de l'infraction (excès de vitesse de 52 km/h) et des impératifs de sécurité routière, notamment pour un conducteur en période probatoire. La requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens de légalité soulevés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du président du CCAS de Mouterre-sur-Blourde infligeant une exclusion temporaire de six mois à Mme B..., agent social en EHPAD. La requérante invoquait l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la sanction, notamment pour vice de procédure et disproportion. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'intérêt public s'opposant à la réintégration d'un agent soupçonné de maltraitance envers une personne vulnérable. La demande a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 22 septembre 2025 par lequel le président de la communauté d'agglomération Rochefort Océan avait admis Mme A... à la retraite d'office pour invalidité. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, la privation de traitement créant une situation financière difficile pour l'agent, et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard du décret n° 2003-1306 du 26 décembre 2003, en l'absence d'avis conforme du conseil médical supérieur sur l'inaptitude totale et définitive à toute fonction.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a examiné la requête de M. A..., ressortissant congolais, contestant l'arrêté préfectoral du 3 novembre 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a annulé cet arrêté au motif qu'il méconnaissait les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'entrée en France à l'âge de 13 ans, de sa vie commune avec une ressortissante française et de l'absence d'attaches dans son pays d'origine. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté, fondée sur la violation du droit au respect de la vie privée et familiale.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A... qui demandait la condamnation du centre hospitalier d’Angoulême pour une faute commise par le médecin régulateur du SAMU le 16 mai 2021. Si le tribunal a reconnu une faute de nature à engager la responsabilité de l’hôpital, il a estimé que le retard de prise en charge de dix minutes n’avait eu aucune incidence sur l’état de santé du patient. Dès lors, le lien de causalité entre la faute et la perte de chance alléguée n’était pas établi, et le préjudice moral invoqué n’a pas été retenu comme indemnisable. La décision s’appuie sur l’article L. 1142-1 du code de la santé publique.
Le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme A..., psychologue territoriale, qui contestait le refus du département de la Vienne de lui accorder une reprise d'ancienneté pour le calcul de sa retraite. Le tribunal a jugé la requête irrecevable car tardive, constatant que les décisions de refus de 2008 et 2010, non contestées dans un délai raisonnable d'un an, étaient devenues définitives et que la décision de 2023 n'en était qu'une confirmation. Les moyens soulevés, notamment la rupture d'égalité et la discrimination, n'ont pas été examinés au fond. La décision s'appuie sur les articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Poitiers a été saisi par les sociétés Bouygues Telecom et Cellnex France Infrastructures d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Niort du 29 mars 2024 s’opposant à leur déclaration préalable de travaux. Par un mémoire du 21 octobre 2025, les requérantes ont déclaré se désister purement et simplement de leur requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la magistrate désignée a donné acte de ce désistement par ordonnance du 27 novembre 2025. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision se limitant à constater la fin de l’instance.
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en excès de pouvoir, a annulé la décision du 8 avril 2024 par laquelle le préfet des Deux-Sèvres avait refusé une autorisation de travail pour un salarié de la SARL SO CO BAT. Le tribunal a jugé que le préfet s'était fondé à tort sur un prétendu accident du travail et des manquements aux règles de sécurité, lesquels, bien que constituant l'usage d'escabeaux au lieu d'échafaudages, ne présentaient pas un caractère de gravité suffisant au sens de l'article R. 5221-20 du code du travail. La solution retenue est l'annulation de la décision de refus.
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A..., détenu à la maison centrale de Saint-Martin de Ré, qui demandait d'enjoindre à l'administration de mettre en place une visioconférence gratuite avec son avocat pour préparer sa défense. Le juge a considéré que la condition d'urgence n'était pas remplie, le détenu disposant d'autres moyens de communication (notamment téléphoniques) avec son conseil, et qu'aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'était caractérisée. La décision s'appuie sur les dispositions du code pénitentiaire garantissant la libre communication des détenus avec leurs avocats, mais précise que cette liberté n'implique pas un droit à la visioconférence.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A... contestant son licenciement en cours de stage par le maire de Saint-Georges-de-Didonne pour insuffisance professionnelle. Le tribunal a estimé que les griefs invoqués par la commune, notamment le manque d'organisation et de réactivité, étaient établis et suffisants pour justifier la décision, exerçant un contrôle normal sur l'appréciation des aptitudes du stagiaire. La décision a été fondée sur les articles L. 327-1 et L. 327-4 du code général de la fonction publique, ainsi que sur le décret du 4 novembre 1992. Par conséquent, les conclusions en annulation et en indemnisation ont été rejetées.
Le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A..., qui contestait le montant de sa pension de retraite additionnelle de la fonction publique (RAFP), jugé dérisoire. Le requérant soutenait notamment qu'il aurait dû être informé de l'existence d'un plafond pour percevoir ses points en capital. Le tribunal a considéré ces moyens comme manifestement inopérants, rappelant que la RAFP est un régime légal et obligatoire, régi par la loi du 21 août 2003 et le décret du 18 juin 2004, ne permettant pas aux bénéficiaires de cesser d'y cotiser ou de choisir les modalités de versement. La requête a donc été rejetée sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant en référé, a pris acte du désistement pur et simple de M. A... de sa demande de suspension de la décision du CNAPS lui refusant un agrément pour diriger une société de sécurité privée. Le juge des référés a constaté que ce désistement rendait la requête sans objet et a rejeté la demande de frais de justice présentée par le requérant. La décision est fondée sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de la société Foncière immobilière Bernard B... (FIPB) contestant des cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés. Le tribunal a jugé que la provision pour dépréciation d’un local de pharmacie n’était pas justifiée, faute de démonstration d’une perte de valeur probable à la clôture de l’exercice. Il a également estimé que les créances sur la société Chambord, bien que comptabilisées, n’étaient pas devenues irrécouvrables à la date de clôture de l’exercice 2016, leur caractère définitif n’étant pas établi. En conséquence, la majoration de 40 % pour manquement délibéré a été maintenue. La décision s’appuie sur les articles 38 et 39 du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui demandait l'annulation de la décision du préfet de la Vienne du 14 février 2024 l'assignent à résidence pour 180 jours. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, estimant notamment que la décision était régulièrement signée et motivée conformément à l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration et à l'article L. 732-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que les conditions de notification étaient sans incidence sur la légalité de l'acte et que l'assignation ne portait pas une atteinte disproportionnée aux droits du requérant.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la demande de la SARL Camping Lilipin et de ses gérants, qui sollicitaient la condamnation de la communauté de communes du Haut-Poitou à leur verser 410 000 euros en réparation des préjudices causés par un arrêté du 18 novembre 2022 limitant leur autorisation d’occupation du domaine public. Les requérants invoquaient un manquement contractuel et une faute extracontractuelle dans la rupture des négociations pour un nouveau titre d’occupation de neuf ans. Le tribunal a estimé que la prolongation de l’autorisation n’était pas une obligation pour l’administration et qu’aucune faute ne pouvait être retenue, les investissements réalisés l’ayant été aux risques des exploitants. La solution s’appuie sur les articles L. 2122-1 et suivants du code général de la propriété des personnes publiques.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de la SARL De la cave au grenier, qui contestait le refus de l’administration de lui accorder l’aide maximale de 10 000 euros au titre du fonds de solidarité pour le mois de novembre 2020. Le tribunal a jugé que l’administration pouvait légalement se fonder sur le code APE de l’INSEE pour déterminer l’éligibilité de l’entreprise, et que la société, classée comme intermédiaire du commerce, n’exerçait pas une activité relevant des secteurs éligibles définis par le décret n° 2020-371 du 30 mars 2020. Il a également écarté le moyen tiré de l’illégalité du décret, estimant que la différence de traitement entre les intermédiaires de commerce et les autres secteurs était justifiée par l’objectif d’aider les entreprises directement affectées par les mesures de fermeture au public. En conséquence, la demande d’annulation de la décision du 13 mars 2023 et les conclusions accessoires ont été rejetées.