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Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme D... contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 3 064,64 euros pour la période de janvier 2022 à janvier 2023. La requérante soutenait que les salaires déclarés ne correspondaient pas aux sommes réellement perçues, mais le tribunal a jugé que l'attestation fournie était insuffisante pour prouver cette différence. En application des articles L. 262-2, L. 262-3 et R. 262-6 du code de l'action sociale et des familles, la caisse d'allocations familiales avait correctement rectifié les ressources sur la base des bulletins de paye. La décision de récupération de l'indu a donc été confirmée.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus de son admission en première année de master administration publique à l'université de Poitiers pour l'année 2023-2024. La requérante invoquait une erreur manifeste d'appréciation, arguant que des circonstances exceptionnelles et son expérience professionnelle justifiaient son admission malgré des résultats académiques modestes. Le tribunal a estimé que, compte tenu de la sélectivité de la formation (747 candidatures pour 176 places) et des résultats de Mme A... inférieurs à ceux des candidats retenus, la décision de la présidente de l'université n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur les articles L. 612-1, L. 612-6 et L. 712-3 du code de l'éducation.
Le Tribunal Administratif de Poitiers (2ème chambre) a rejeté les requêtes de M. A... contestant deux refus de titre de séjour (11 avril 2024 et 22 août 2024). Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi qu'une erreur de fait concernant des faits de corruption de mineur. Le tribunal a considéré que les moyens soulevés, dont l'incompétence de l'auteur de l'acte et le défaut de motivation, étaient infondés. La solution retenue est le rejet des demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice.
Le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. B..., ressortissant turc, qui contestait le refus implicite du préfet de la Charente-Maritime de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a relevé que la demande de titre, introduite par voie postale, était irrégulière car le préfet n’avait pas prescrit ce mode de dépôt, contrairement à l’obligation de comparution personnelle prévue à l’article R. 431-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En conséquence, le silence gardé par l’administration n’a pas fait naître une décision faisant grief, rendant le recours pour excès de pouvoir irrecevable.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus implicite du préfet de la Vienne de lui délivrer une carte de résident. La requérante, victime de proxénétisme, soutenait que la décision était insuffisamment motivée, entachée d'un défaut de saisine de la commission du titre de séjour, et erronée dans l'appréciation de son droit au titre de séjour sur le fondement de l'article L. 425-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de motivation, faute pour l'intéressée d'avoir demandé la communication des motifs de la décision implicite. Il a également jugé que le préfet n'était pas tenu de saisir la commission du titre de séjour, car Mme A... ne remplissait pas effectivement les conditions de délivrance de la carte de résident.
Le Tribunal Administratif de Poitiers (2ème chambre) a examiné la requête de M. A..., ressortissant égyptien, contestant le refus implicite puis explicite du préfet de la Vienne de lui délivrer un titre de séjour salarié, assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision explicite du 10 juillet 2024 s'était substituée à la décision implicite de rejet, rendant inopérant le moyen tiré du défaut de motivation de cette dernière. Sur le fond, il a rejeté les moyens soulevés par M. A..., notamment ceux tirés de l'erreur d'appréciation au regard des articles L. 421-1 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et du défaut d'examen de la situation pour l'interdiction de retour. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la requête.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A..., ressortissant arménien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 17 octobre 2025 renouvelant son assignation à résidence pour 45 jours. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, jugeant que la décision était suffisamment motivée et que l'erreur sur la situation familiale (absence de mention de la naissance de son enfant) était sans influence sur la légalité de l'arrêté. La solution retenue est fondée sur les articles L. 731-1, L. 731-3 et L. 732-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. B..., ressortissant malien, qui contestait son assignation à résidence pour 45 jours prise par le préfet de la Vienne. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que l'absence de vols directs vers le Mali ne rendait pas l'éloignement dénué de perspective raisonnable. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et L. 732-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. E... contestant le certificat d'urbanisme négatif délivré par le préfet de la Charente pour un projet de construction à Fontenille. La juridiction a jugé que le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte était infondé, une délégation de signature ayant été régulièrement accordée à la sous-préfète. S'agissant du fond, le tribunal a estimé que le préfet pouvait légalement fonder sa décision sur l'article L. 111-3 du code de l'urbanisme, la commune ne disposant d'aucun document d'urbanisme et le terrain se situant en dehors des parties urbanisées. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation, confirmant la légalité du refus de construire.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par Mme A... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du ministre de l’éducation nationale de lui communiquer son dossier administratif. Le tribunal a jugé que les documents contenus dans le dossier individuel d’un agent public sont des documents administratifs communicables en vertu des articles L. 300-2 et L. 311-1 du code des relations entre le public et l’administration, ainsi que des articles L. 137-1 et L. 137-4 du code général de la fonction publique. Toutefois, l’administration ayant transmis l’intégralité du dossier à Mme A... le 10 août 2023, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d’annulation et d’injonction.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A..., ressortissant tunisien, contestant l’arrêté du préfet de la Charente l’obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d’un an, et son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, mais le tribunal a estimé qu’il ne justifiait pas de liens suffisamment stables en France, ni d’une insertion professionnelle établie, et a écarté ce moyen. L’assignation à résidence a été jugée légale par voie de conséquence, faute d’illégalité de l’obligation de quitter le territoire. La décision s’appuie sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Poitiers rejette la requête de Mme C... qui sollicitait la remise gracieuse d’un trop-perçu d’aide personnelle au logement de 135 euros. La requérante n’a pas démontré être dans une situation de précarité suffisante pour justifier une remise supplémentaire, faute de justifier de l’ensemble de ses ressources et charges. La bonne foi de Mme C... est supposée, mais cela ne suffit pas à obtenir la remise gracieuse. La décision est fondée sur les articles L. 553-2 du code de la sécurité sociale et L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation.
Le Tribunal administratif de Poitiers a examiné la requête de M. A..., ressortissant guinéen, contestant l'arrêté du 9 octobre 2025 du préfet de la Charente-Maritime l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans et assignation à résidence. Le requérant invoquait notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision était suffisamment motivée, que le droit d'être entendu avait été respecté et que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de l'intéressé. En conséquence, la requête a été rejetée, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral fondé sur les articles L. 611-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a examiné le recours de Mme C... contre le refus du département de la Charente-Maritime de lui accorder une aide du fonds de solidarité pour le logement (FSL) pour une dette d'électricité. Le refus était fondé sur le règlement intérieur du FSL, qui exclut les demandes lorsque le contrat d'énergie est résilié. Le juge a rappelé que, statuant en plein contentieux, il lui revient d'apprécier les droits de l'intéressée sur la base des faits établis. Il a constaté que le contrat d'électricité de Mme C... n'était pas résilié à la date de sa demande, la facture litigieuse étant une régularisation. Par conséquent, le motif de rejet n'était pas fondé, et le tribunal a annulé la décision du 27 juillet 2023, renvoyant Mme C... devant le département pour le réexamen de sa demande.
Le Tribunal Administratif de Poitiers (2ème chambre) a été saisi par les consorts G... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du 4 octobre 2022 par lequel le maire de la Couarde-sur-Mer ne s’est pas opposé à une déclaration préalable pour la surélévation d’une maison. Les requérants contestaient notamment la nécessité d’un permis de construire, l’incomplétude du dossier, la méconnaissance des règles d’urbanisme locales et l’irrégularité de travaux antérieurs. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans le texte fourni, mais les débats ont porté sur l’application des articles R. 421-14, R. 431-36 et R. 431-10 du code de l’urbanisme, ainsi que sur les dispositions du plan local d’urbanisme intercommunal.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a examiné la demande de Mme C... visant à obtenir la remise gracieuse d’une dette de 105 euros, correspondant à un trop-perçu d’aide personnelle au logement. La caisse d’allocations familiales de la Charente-Maritime a opposé que cette somme avait déjà été intégralement remboursée par des retenues mensuelles avant l’introduction de la requête. Constatant que la dette était soldée, le tribunal a jugé que les conclusions de la requérante étaient devenues sans objet. En application des articles L. 553-2 du code de la sécurité sociale et L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation, il a prononcé un non-lieu à statuer.
Le Tribunal Administratif de Poitiers était saisi par Mme B..., fonctionnaire territoriale, d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de l'EHPAD « Les Abiès » de lui communiquer son dossier administratif individuel. En cours d'instance, l'établissement a transmis la majorité des pièces demandées. Le tribunal a jugé que, conformément aux articles L. 311-1 du code des relations entre le public et l’administration et L. 137-4 du code général de la fonction publique, le dossier individuel d’un agent public est un document administratif communicable. Constatant que la communication était intervenue, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales et a rejeté les demandes accessoires.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. B..., facteur à La Poste, qui contestait le refus de reconnaissance de l'imputabilité au service de son accident du 8 décembre 2022. La décision contestée était fondée sur un motif procédural (non-respect de la procédure de déclaration), sans que le lien de causalité avec le service ait été examiné au fond. Le tribunal a jugé que le moyen invoqué par le requérant (erreur de fait sur le moment de l'accident) était inopérant, car il ne permettait pas de critiquer le motif réel de la décision. La solution s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et du décret n° 86-442 du 14 mars 1986.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a examiné la requête de M. Loïc Berguerand, conseiller principal d'éducation, contestant le refus du recteur de l'académie de Lyon de reconnaître comme accident de service l'événement du 2 novembre 2020 (découverte de son bureau vidé et déplacé). Le requérant invoquait notamment un vice de procédure (absence d'information du médecin du travail) et une erreur d'appréciation sur le caractère soudain et violent de l'événement. Le tribunal a annulé la décision du 22 mai 2023, en se fondant sur les dispositions de l'article 14 du décret n° 86-442 du 14 mars 1986, au motif que le médecin du travail n'avait pas été informé de la réunion du conseil médical.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de la SAS La Boutique nouvelle et de Mme B... qui demandaient la condamnation de la commune de Confolens et de l'État à les indemniser pour les préjudices subis suite à l'effondrement d'un plafond dans leur local commercial. La juridiction a estimé qu'aucune faute de nature à engager la responsabilité de la commune ou de l'État n'était établie, le maire ayant pris les arrêtés de mise en sécurité prévus par le code de la construction et de l'habitation, et la préfète n'ayant pas à se substituer à lui en l'absence de carence caractérisée. La solution retenue est donc le rejet de l'intégralité des conclusions indemnitaires et des frais de justice.