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Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par M. A..., détenu, d’une demande d’indemnisation pour la perte de ses effets personnels lors de son transfert entre deux maisons centrales. Le tribunal a jugé que l’administration pénitentiaire avait commis une faute de nature à engager la responsabilité de l’État en ne dressant pas un inventaire contradictoire précis des biens, conformément à l’article R. 332-39 du code pénitentiaire. Toutefois, il a limité la réparation aux seuls objets dont la perte était établie, soit un montant de 50 euros, et a rejeté le surplus des conclusions de M. A....
Licenciement pour abandon de poste d’une professeure certifiée. Le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme A... demandant l’annulation de sa radiation des cadres. La solution retenue est que l’administration était en droit de prononcer le licenciement, car l’agent n’a pas justifié de son absence avant l’expiration du délai fixé par la mise en demeure, malgré un arrêt maladie produit tardivement. Le jugement applique l’article L. 553-1 du code général de la fonction publique.
Le Tribunal Administratif de Poitiers rejette la requête de M. A..., détenu, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 37 euros en réparation de la perte d'un cordon d'alimentation de XBOX et d'une poignée de musculation lors de son passage au quartier disciplinaire. Le tribunal estime que la responsabilité de l'administration pénitentiaire n'est pas engagée, faute pour le requérant d'établir la réalité de la perte de ses effets personnels, un inventaire réalisé pendant son placement au quartier disciplinaire mentionnant ces objets. La solution est fondée sur les principes de la responsabilité pour faute de l'administration et les dispositions du code pénitentiaire.
Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 24 octobre 2025 prolongeant le placement à l'isolement d'un détenu. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte ou l'absence de risque actuel pour la sécurité, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. La condition d'urgence n'a pas été examinée, le rejet étant fondé sur l'absence de moyen sérieux. La solution s'appuie sur les dispositions du code pénitentiaire et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A..., qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 100 euros en réparation du préjudice subi lors d'une fouille intégrale en détention le 27 mai 2023. Le requérant soutenait que cette fouille, réalisée en maison centrale, violait les articles L. 225-1 à L. 225-3 et R. 225-1 à R. 225-2 du code pénitentiaire, ainsi que l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute de justification par son comportement ou les risques sécuritaires. Le tribunal a estimé que la fouille était justifiée et proportionnée, et que le préjudice n'était pas établi, rejetant ainsi la demande d'indemnisation.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par M. A..., détenu, qui demandait réparation pour onze fouilles intégrales subies entre janvier et juillet 2023, qu'il estimait injustifiées et humiliantes. Le tribunal a examiné la légalité de ces fouilles au regard des articles 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et L. 225-1 à R. 225-2 du code pénitentiaire. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le juge a dû vérifier si les fouilles étaient justifiées par des présomptions d'infraction ou des risques pour la sécurité, et si elles étaient proportionnées. En l'absence de la décision finale, le résumé se limite à la présentation du litige et des textes applicables.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A..., agent des finances publiques, qui demandait l'annulation de son compte-rendu d'évaluation professionnelle pour l'année 2022. Le juge a estimé que l'entretien avait été régulièrement conduit par son supérieur hiérarchique direct au moment de l'évaluation, conformément à l'article 4 du décret n° 2010-888 du 28 juillet 2010, et que l'intégration d'appréciations de précédents supérieurs était légale. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, incluant l'injonction et les frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A..., ressortissant ivoirien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Vienne. Le requérant invoquait une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, arguant que la mesure le séparerait de son père réfugié et de sa famille. Le tribunal a jugé que, malgré une communauté de vie initiale avec son père, le parcours professionnel de M. A... démontrait qu'il avait résidé dans d'autres régions pendant des périodes prolongées avant la décision, ce qui ne caractérisait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les stipulations de l'article 8 de la CESDH et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. B..., ressortissant tunisien, qui demandait l'annulation des décisions du préfet de la Vienne refusant son titre de séjour "salarié", l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la signataire disposant d'une délégation régulière. Il a également jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en n'examinant pas son pouvoir discrétionnaire de régularisation, car la demande de M. B... était fondée sur l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988, qui ne prévoit pas un tel examen. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a examiné la demande d'indemnisation de M. B... pour trois fouilles intégrales subies en détention en janvier 2023. Concernant la fouille du 13 janvier 2023, le tribunal a jugé la demande irrecevable car l'administration avait déjà accepté et versé une indemnité de 100 euros à ce titre, transaction acceptée par le requérant avant l'introduction de la requête. Pour les fouilles des 15 et 21 janvier 2023, le tribunal a appliqué les articles L. 225-1 et suivants du code pénitentiaire ainsi que l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a examiné si ces fouilles étaient justifiées par une présomption d'infraction ou des risques pour la sécurité, conformément aux textes applicables.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus de titre de séjour et la décision de remise aux autorités espagnoles. La requérante, ressortissante marocaine, invoquait ses liens privés et familiaux en France sur le fondement de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a estimé que la décision de refus de séjour n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation et que la mesure de remise aux autorités espagnoles était légale. Les conclusions à fin d'annulation et les demandes accessoires ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Poitiers (2ème chambre) a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante algérienne, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de la Vienne du 7 juillet 2023 lui refusant un titre de séjour. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la délégation de signature étant régulière. Il a jugé que le refus de titre de séjour ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, et n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation, en raison de l'entrée récente de l'intéressée en France et de la possibilité pour elle de bénéficier de la procédure de regroupement familial prévue par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme C... contestant le refus de la directrice du centre pénitentiaire de Poitiers-Vivonne de lui délivrer un permis de visite pour son fils incarcéré. La décision de refus, fondée sur les articles L. 341-7 et R. 341-2 du code pénitentiaire, visait à prévenir la réitération de violences dont Mme C... avait été victime. Le tribunal a jugé que ce refus était proportionné et nécessaire au maintien du bon ordre et de la sécurité, malgré l'atteinte portée au droit à la vie privée et familiale du détenu.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a examiné la demande de M. A..., détenu, qui sollicitait l'indemnisation de seize fouilles intégrales subies entre 2018 et 2022. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'État pour la fouille du 10 octobre 2020, que le ministre de la Justice a lui-même reconnue comme injustifiée, et a accordé 100 euros de dommages et intérêts. Pour les quinze autres fouilles, le tribunal a jugé qu'elles étaient justifiées par des présomptions d'infraction ou des risques pour la sécurité, conformément aux articles L. 225-1 et suivants du code pénitentiaire et à l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. La requête a été partiellement rejetée pour le surplus.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par M. B..., détenu, d'une demande d'indemnisation pour cinq fouilles intégrales subies entre décembre 2020 et mars 2022, qu'il estimait injustifiées et humiliantes. Le tribunal a examiné le litige au regard de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 57 de la loi pénitentiaire du 24 novembre 2009. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a statué sur la responsabilité de l'État pour ces fouilles.
Le Tribunal administratif de Poitiers annule la décision implicite par laquelle le préfet de la Vienne a refusé de délivrer une carte de résident à Mme B..., ressortissante capverdienne, en sa qualité d’ascendante d’un Français. Cette annulation est motivée par le défaut de communication des motifs du refus dans le délai d’un mois suivant la demande de l’intéressée, en méconnaissance de l’article L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de Mme B... dans un délai de deux mois et condamne l’État à verser 1 000 euros à son avocat au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Poitiers a annulé la décision du 5 septembre 2023 par laquelle le préfet de la Vienne refusait d'enregistrer la demande de titre de séjour de M. A..., ressortissant camerounais, en qualité de parent d'enfant français. Le tribunal a jugé que le préfet ne pouvait légalement refuser l'enregistrement au motif que les actes d'état civil produits étaient dépourvus de caractère probant, cette appréciation relevant de l'examen au fond de la demande. Cette solution s'appuie sur les articles L. 431-1, R. 431-10 et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A... et Mme C... demandant l'annulation de deux arrêtés du maire de Royan (7 juillet 2023 et 13 février 2024) s'opposant à leurs déclarations préalables pour la construction de vérandas. Le tribunal a jugé que le premier arrêté était fondé sur le non-respect des règles de retrait par rapport à la voie publique et d'emprise au sol du plan local d'urbanisme (PLU) applicable, et que les requérants n'ont pas démontré d'erreur de fait ou de droit. Les conclusions contre le second arrêté ont été rejetées comme irrecevables, faute d'avoir été présentées dans une requête distincte. La décision s'appuie sur les articles UH 4-1 et UH 4-4 du PLU de Royan et le code de l'urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a examiné la requête de M. A..., détenu, contestant une décision non formalisée de placement en régime fermé de détention. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par le ministre, estimant que des éléments de preuve, notamment un courriel de l'administration, établissaient un commencement de preuve de l'existence de cette décision. Sur le fond, le tribunal a rejeté le moyen d'incompétence, considérant que l'absence de décision formalisée la rendait réputée prise par l'autorité compétente. Il a également jugé que le moyen tiré du défaut de procédure contradictoire était inopérant, car le placement en régime différencié n'est pas une sanction disciplinaire. Enfin, le tribunal a estimé que l'administration n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en fondant sa décision sur le comportement de M. A..., et a rejeté l'ensemble de ses conclusions.
Le Tribunal Administratif de Poitiers (2ème chambre) était saisi par M. C..., ressortissant algérien, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour par le préfet de la Charente-Maritime. Le tribunal a relevé d’office que la demande de titre de séjour avait été adressée par voie postale, en méconnaissance des articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, qui imposent un dépôt via un téléservice ou en personne. En application de la jurisprudence du Conseil d’État (10 octobre 2024, Mme B..., n° 493514), le silence gardé sur une demande irrégulièrement présentée ne fait pas naître de décision implicite de rejet susceptible de recours. Par conséquent, la requête a été rejetée comme irrecevable, sans qu’il soit besoin d’examiner les moyens soulevés.