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Le Tribunal administratif de la Polynésie française rejette la requête de Mme B... qui demandait l'annulation du refus d'échange de son permis de conduire américain (délivré par l'État de Washington) contre un permis français. Le tribunal applique l'article 131-18 du code de la route de la Polynésie française, qui limite la reconnaissance des permis étrangers à un an après l'établissement de la résidence normale. Constatant que Mme B... réside en Polynésie depuis plus d'un an et qu'aucun accord d'échange n'existe avec l'État de Washington, le juge estime que le refus est légal et rejette la requête.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par la Polynésie française d’une contravention de grande voirie pour occupation sans autorisation du domaine public portuaire par le navire « Kiato Nui », propriété de la Sarl Pacific Charter. Le tribunal a jugé que les faits, constatés par procès-verbal, constituent une infraction au sens de la délibération n° 2004-34 APF du 12 février 2004. Il a condamné solidairement la société et ses cogérants à une amende de 5e classe, à l’enlèvement du navire sous astreinte de 50 000 F CFP par jour de retard, et au paiement des frais de remise en état et du procès-verbal. La solution retenue applique les articles 2, 6 et 27 de la délibération précitée, ainsi que les articles 131-13 et 131-41 du code pénal.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française, saisi en plein contentieux par M. A..., a examiné le refus du CIVEN d'indemniser son épouse décédée d'un cancer du poumon, présumé lié aux essais nucléaires. Le requérant contestait le rejet en arguant que le CIVEN s'était fondé sur des données obsolètes (rapport IRSN 2019) et n'avait pas tenu compte d'une nouvelle étude de l'ASNR (2025) réévaluant à la hausse les doses de rayonnements pour l'île de Tahiti, ni de la vulnérabilité de son épouse, enfant de trois ans lors de l'essai "Centaure" à Mataiva. Le tribunal a fait droit à la demande, annulant la décision du CIVEN et lui enjoignant de réexaminer la demande d'indemnisation, au motif que l'administration ne pouvait se prévaloir d'une dose annuelle inférieure à 1 mSv sans avoir pris en compte les données actualisées de l'ASNR, en application des articles 2 et 4 de la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010 modifiée.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné la requête de M. B..., conseiller d'éducation artistique suspendu à titre conservatoire par le président de la Polynésie française le 6 mai 2025. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'autorité signataire, l'absence de contreseing ministériel, et le caractère disproportionné de la mesure prise pendant son congé maladie. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, jugeant que la suspension était justifiée par la gravité et la vraisemblance des faits reprochés, et que la procédure, bien que formalisée par une direction alors incompétente, avait été régularisée par la décision du président. En conséquence, la décision de suspension a été validée, et les conclusions accessoires, notamment celles visant l'acte informatif du 10 juin 2025, ont été déclarées irrecevables.
Le Tribunal administratif de la Polynésie française a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le président de la Polynésie française pour des travaux de terrassement et la construction d’une maison d’habitation à Punaauia, ainsi que contre son avenant. Les requérants, des SCI et un particulier, contestaient notamment l’absence d’étude d’impact et la non-conformité de la voie d’accès aux prescriptions du plan général d’aménagement (PGA). Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que les requérants ne justifiaient pas d’un intérêt à agir suffisant au sens de l’article L. 600-1-2 du code de l’urbanisme, applicable en Polynésie française.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de Mme A..., agent contractuel de greffe, qui contestait le refus de lui accorder l'indemnité de résidence majorée et une revalorisation de son traitement. La requérante invoquait une rupture d'égalité avec les fonctionnaires titulaires et certains agents contractuels bénéficiant de cette indemnité. Le tribunal a jugé que la différence de traitement entre agents contractuels et fonctionnaires, fondée sur leur statut juridique distinct, était justifiée par des critères objectifs et n'était pas disproportionnée. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code général de la fonction publique et les décrets relatifs à la rémunération des agents publics.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné la requête de Mme B... contre la délibération n° 2025/05 du 28 mars 2025 du conseil d’administration de l’établissement public industriel et commercial Te Ito Rau No Moorea-Maiao, qui modifiait le tableau général des effectifs. Le tribunal a constaté que cette délibération avait été abrogée le 16 mai 2025 par une décision devenue définitive et qu'elle n'avait reçu aucune exécution entre sa date d'effet et son abrogation. En application du principe selon lequel un recours pour excès de pouvoir est privé d'objet si l'acte attaqué est abrogé sans avoir été exécuté, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions en annulation. Il a également rejeté les demandes de frais de justice, laissant à chaque partie la charge de ses propres dépens.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de Mme A..., qui contestait le refus du Comité d’indemnisation des victimes des essais nucléaires (CIVEN) de l’indemniser en tant qu’ayant-droit de son époux décédé d’un cancer des poumons. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait aucun moyen de droit, en méconnaissance de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. À titre subsidiaire, le tribunal a estimé que la demande n’était pas fondée, la présomption de causalité prévue par la loi du 5 janvier 2010 n’étant pas renversée par les éléments fournis. Les textes appliqués incluent la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010 relative à la reconnaissance et à l’indemnisation des victimes des essais nucléaires français.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française était saisi par M. B..., ancien militaire, contestant son reclassement dans la fonction publique polynésienne. Il demandait l'annulation de l'arrêté du 27 décembre 2024 qui ne prenait pas en compte la totalité de son ancienneté militaire, le classant à l'échelon 8 au lieu de l'échelon 12, et sollicitait une indemnisation pour le préjudice financier subi. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la demande préalable indemnitaire était insuffisante et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles 8 et 10 de la délibération n° 2000-121 APF et de l'article L. 4139-1 du code de la défense, étaient infondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B....
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par l'association Paruru Te Tahatai E Te Tairoto d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du président de la Polynésie française d'engager une procédure de contravention de grande voirie à l'encontre de M. D..., occupant sans titre du domaine public maritime à Raiatea. La Polynésie française a soulevé l'irrecevabilité de la requête, arguant notamment que l'association ne justifiait pas d'un intérêt à agir suffisamment direct et certain et que la procédure avait déjà été engagée en 2015, rendant la demande sans objet. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'association ne démontrait pas en quoi la décision attaquée portait atteinte à ses intérêts propres de manière suffisamment directe et certaine, et que la demande était dépourvue d'objet en raison de l'action déjà menée. La solution retenue est fondée sur les principes de l'intérêt à agir et de l'autorité de la chose jugée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les textes spécifiques relatifs à la contravention de grande voirie.
Le Tribunal administratif de la Polynésie française a été saisi d’une requête en plein contentieux par Mme E... et M. A..., visant à engager la responsabilité de la Polynésie française pour défaut d’entretien normal d’une route territoriale, à la suite de la chute d’un arbre sur leur véhicule le 30 juillet 2024 à Papeete. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par la Polynésie française, estimant que les requérants justifiaient de leur qualité de propriétaires du véhicule. Sur le fond, la responsabilité de la Polynésie française a été retenue sur le fondement des articles 1er, 3 et 16 de la délibération n° 2004-34 APF du 12 février 2004, relatifs à la gestion et à l’entretien du domaine public routier. Le tribunal a condamné la Polynésie française à verser aux requérants des indemnités pour leurs préjudices matériel et moral, dont les montants ont été fixés en fonction des justificatifs produits.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné la requête de Mme B... contestant le refus du CIVEN de l’indemniser pour un cancer du sein, qu’elle attribue aux essais nucléaires. Le tribunal a rappelé le régime de présomption de causalité prévu par la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010, modifiée, qui bénéficie au demandeur s’il satisfait aux conditions de temps, de lieu et de pathologie. Cette présomption ne peut être renversée que si l’administration prouve que la dose annuelle reçue était inférieure à 1 mSv. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le jugement s’appuie sur les textes applicables, notamment la loi du 5 janvier 2010 et le code de la santé publique.
Le Tribunal administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. A... B... comme manifestement irrecevable. Cette requête, enregistrée le 28 novembre 2025, constituait un doublon d'une affaire précédente (n° 2500088) introduite le 4 mars 2025 et déjà en cours d'instruction. Le juge a appliqué les articles R. 222-1 et R. 413-5 du code de justice administrative pour radier la requête des registres du greffe.
Le Tribunal administratif de la Polynésie française, statuant en référé, rejette la requête de M. A... qui demandait l'annulation de la décision de la Banque postale de clôturer son compte bancaire. Le juge estime que cette contestation, relative à l'exécution d'une convention de droit privé régie par le code monétaire et financier, ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative mais de l'ordre judiciaire. En application des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, la requête est rejetée comme manifestement irrecevable pour incompétence.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de la Polynésie française rejette la requête de M. et Mme C... qui demandaient l’annulation des arrêtés municipaux du 15 et 16 octobre 2025 les mettant en demeure de retirer des obstacles sur leur parcelle. Le tribunal estime que ces arrêtés, qui visent des pierres et obstacles déposés, n’ont ni pour objet ni pour effet d’imposer la démolition du mur édifié par les requérants, et ne leur font donc pas grief. La requête est jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de Mme D..., professeure, qui demandait l'annulation du refus implicite de transmettre sa demande de renouvellement de mise à disposition. La requérante soutenait que la Polynésie française était tenue de transmettre sa demande en vertu de l'article 25 de la convention du 22 octobre 2016, après la reconnaissance de son centre d'intérêts matériels et moraux (CIMM) en Polynésie. Le tribunal a jugé que, conformément au décret n° 96-1026 du 26 novembre 1996, un fonctionnaire n'a aucun droit au renouvellement de son affectation, et que la décision de ne pas renouveler ne peut être contestée que pour des motifs d'intérêt du service, d'erreur de droit ou de détournement de pouvoir, moyens non établis en l'espèce.
Le Tribunal administratif de la Polynésie française, statuant en juge unique, a rejeté la requête de la société Cegelec Polynésie. Celle-ci demandait l'annulation des décisions implicites de rejet de la Polynésie française et de l'établissement public G2P refusant la communication de documents administratifs relatifs au pôle de santé mentale. Le tribunal a estimé que la demande de la société était irrecevable en raison de son imprécision et de son caractère abusif, la société détenant déjà une partie des documents sollicités ou ceux-ci étant déjà publics. La requête a été rejetée sur le fondement des dispositions du code des relations entre le public et l'administration et de la loi du 17 juillet 1978.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. E..., infirmier de bloc opératoire, qui contestait le refus implicite de l’inscrire sur la liste d’aptitude au grade supérieur. Le tribunal a constaté qu’aucun tableau d’avancement n’avait été dressé pour l’année 2024, faute de poste vacant, rendant la demande sans objet. La solution retenue repose sur l’absence de possibilité de promotion en l’absence de poste ouvert, sans qu’il soit nécessaire d’examiner le moyen tiré de l’article 31 de la délibération du 28 janvier 2010 ou du principe d’égalité de traitement.
Le Tribunal administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. B..., infirmier de bloc opératoire, qui contestait le refus implicite de l’inscrire sur la liste d’aptitude au grade supérieur. Le tribunal a constaté qu’aucun tableau d’avancement n’avait été dressé pour l’année 2024, faute de poste vacant, ce qui rendait la demande sans objet. La solution retenue repose sur l’absence de décision susceptible de recours, l’administration n’ayant pas procédé à l’établissement d’un tableau d’avancement. Les textes appliqués incluent la délibération n° 2010-3 APF du 28 janvier 2010 portant statut particulier des personnels infirmiers.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné la requête de la société Assystem Polynésie contestant plusieurs dispositions du code des impôts relatives à l'impôt sur les revenus des capitaux mobiliers (IRCM). La société invoquait notamment une violation des principes d'égalité devant la loi et les charges publiques, ainsi qu'un défaut d'accessibilité et d'intelligibilité de la norme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la requête, considérant que les différences de traitement critiquées étaient justifiées par des raisons objectives et que les dispositions contestées étaient suffisamment claires et précises. En conséquence, la demande de décharge de l'IRCM et de la contribution de solidarité territoriale sur les revenus de capitaux mobiliers (CST-RCM) a été rejetée, de même que les conclusions relatives aux frais irrépétibles.