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Cette décision du Tribunal Administratif de la Polynésie française concerne une contravention de grande voirie pour des constructions et aménagements (ponton, descente de bateau, abri) réalisés sans autorisation sur le domaine public maritime (lagon de Moorea). La Polynésie française, en tant qu’autorité poursuivante, demande la condamnation du contrevenant, M. A..., à une amende, à la remise en état des lieux sous astreinte, et au paiement de dommages et intérêts. Le tribunal a appliqué la délibération n° 2004-34 APF du 12 février 2004, qui définit la composition du domaine public et réprime les infractions comme contraventions de grande voirie, ainsi que le code pénal pour le montant de l’amende (5e classe). La solution retenue est la condamnation de M. A... pour ces infractions, avec obligation de démolir les installations et de remettre le site en état.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par la Polynésie française d’une contravention de grande voirie à l’encontre de M. C... E..., pour avoir réalisé sans autorisation un deck, des descentes en béton et un remblai sur le domaine public maritime, privatisant ainsi une partie du lagon à Moorea. Le tribunal a jugé les faits établis sur la base du procès-verbal de constat et a appliqué la délibération n° 2004-34 APF du 12 février 2004 relative au domaine public. Il a condamné le contrevenant à une amende de 1 500 euros (contre-valeur en francs CFP), à l’enlèvement des installations sous astreinte de 50 000 F CFP par jour de retard, et au paiement de 85 914 F CFP pour les frais de procès-verbal, rejetant la demande de dommages-intérêts.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de Mme G... qui demandait l'annulation de la décision du 2 avril 2025 retirant la caducité d'un permis de construire délivré le 23 février 2024 à la société Athena Design. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions tendant à ce qu'il "rende caduque" le permis, car il n'a pas compétence pour prononcer une telle mesure. Sur le fond, le tribunal a rappelé que, conformément aux articles LP. 114-6 et A. 114-8 du code de l'aménagement de la Polynésie française, les autorisations d'urbanisme sont délivrées sous réserve des droits des tiers et qu'il n'appartient pas à l'administration de vérifier la validité des attestations fournies par le pétitionnaire, sauf en cas de fraude. La requête a donc été rejetée comme irrecevable et non fondée.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné la demande de M. A..., agent contractuel, qui sollicitait 5 000 000 F CFP en réparation d’un préjudice moral résultant de faits de harcèlement moral, de manquements à l’obligation de sécurité et de l’absence de reconnaissance de deux accidents du travail survenus en 2018 et 2019. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que les faits invoqués par M. A... n’étaient pas établis et ne constituaient pas des agissements répétés de harcèlement moral au sens de l’article 5-3 de la délibération n° 95-215 AT du 14 décembre 1995. Il a également considéré que l’administration n’avait pas commis de faute de nature à engager sa responsabilité, ni en matière de prévention des risques, ni dans le traitement des accidents déclarés. En conséquence, les conclusions indemnitaires et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par la Polynésie française d’une contravention de grande voirie à l’encontre de Mme G..., en raison de l’installation de poteaux en béton sur le domaine public maritime, sans autorisation. La requérante a demandé la condamnation de la contrevenante à une amende, à la remise en état des lieux sous astreinte, et au paiement des frais. Mme G... a contesté la procédure en invoquant une absence de réception du procès-verbal et a affirmé que les installations avaient été réalisées par d’anciens locataires. Le tribunal a retenu que la notification était régulière et qu’aucune autorisation d’occupation temporaire n’avait été délivrée, en application des articles 2, 6 et 27 de la délibération n°2004-34 du 12 février 2004.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a annulé la délibération n° 2025-70 du 3 juillet 2025 de l’Assemblée de la Polynésie française créant une commission d’enquête sur les enjeux géostratégiques, environnementaux, économiques et financiers de la Polynésie et de sa ZEE. La juridiction a jugé que l’objet de cette commission, trop général et sans rattachement à un fait ou une gestion administrative précis, méconnaissait les conditions fixées par le règlement intérieur de l’Assemblée. Elle a également relevé un détournement de procédure, la commission visant en réalité à alimenter un dialogue politique sur la décolonisation plutôt qu’à exercer un contrôle administratif. La solution retenue s’appuie sur les articles 102 et 132 de la loi organique n° 2004-192 du 27 février 2004 et les articles 68 et 68-1 du règlement intérieur de l’Assemblée.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de la Polynésie française rejette la requête de M. A... qui contestait deux arrêtés relatifs à une concession sur le domaine public. Le juge constate que les arrêtés attaqués, datés de 2020 et 2021, ont été publiés au Journal Officiel de la Polynésie française, faisant courir le délai de recours contentieux de deux mois prévu à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Le recours gracieux de M. A..., introduit en août 2025, étant tardif, n'a pu conserver ce délai. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête est rejetée comme manifestement irrecevable.
Le Tribunal administratif de la Polynésie française, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... qui demandait à la direction polynésienne des affaires maritimes (DPAM) de prendre des mesures urgentes pour le renflouement et l’enlèvement de son navire épave dans le lagon d’Arue. Le juge a estimé que la demande était mal fondée, car le requérant n’a pas précisé le fondement juridique des obligations qu’il entendait faire peser sur la Polynésie française pour la sauvegarde de son navire. En conséquence, l’ordonnance a rejeté l’ensemble des conclusions de M. A... sans qu’il soit nécessaire d’examiner la condition d’urgence.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par Mme A..., en qualité d'ayant-droit de son époux décédé, d'un recours de plein contentieux contre la décision du CIVEN du 7 janvier 2025 rejetant sa demande d'indemnisation pour les préjudices subis du fait des essais nucléaires. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision attaquée, jugeant ce vice sans incidence sur le litige indemnitaire. Sur le fond, le tribunal a examiné la demande au regard des conditions posées par la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010 relative à l'indemnisation des victimes des essais nucléaires. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'analyse porte sur la réunion des conditions légales pour bénéficier de la présomption de causalité prévue à l'article 4 de cette loi.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française rejette la requête de M. A... qui contestait le refus du garde des sceaux de le nommer élève surveillant pénitentiaire en raison de mentions défavorables sur son fichier TAJ. Le tribunal estime que la décision est suffisamment motivée et que l'administration a pu légalement prendre en compte des faits de violences et de harcèlement commis par l'intéressé, même sans condamnation pénale, pour estimer qu'il ne présentait pas les garanties requises pour exercer ces fonctions. La solution retenue se fonde sur les dispositions du code de la sécurité intérieure et du code des relations entre le public et l'administration, le juge exerçant un contrôle normal sur l'appréciation de l'administration.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. B..., qui contestait le refus du CIVEN d'indemniser sa mère décédée, exposée aux essais nucléaires. Le tribunal a jugé que le moyen tiré d'une insuffisante motivation de la décision du CIVEN était inopérant dans le cadre d'un recours de plein contentieux. Sur le fond, il a estimé que les conditions de la présomption de causalité prévue par la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010 n'étaient pas remplies, faute pour le requérant d'établir un lien entre la pathologie et l'exposition aux rayonnements. La demande d'indemnisation a donc été rejetée.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné la requête de Mme C..., épouse A..., contestant le refus du CIVEN de l'indemniser pour une maladie radio-induite liée aux essais nucléaires. La requérante, qui résidait en Polynésie française entre 2 et 10 ans durant la période d'exposition, soutenait bénéficier de la présomption de causalité prévue par la loi du 5 janvier 2010. Le tribunal a rappelé que cette présomption ne peut être écartée que s'il est établi que la dose annuelle reçue était inférieure à 1 mSv. En l'espèce, le CIVEN n'ayant pas apporté la preuve que la dose reçue par l'intéressée était inférieure à ce seuil, notamment en se fondant sur des données moyennes non spécifiques à sa commune de résidence, la décision de rejet a été annulée. L'Etat a été condamné à verser une provision de 10 millions de francs pacifiques à Mme A... et une expertise médicale a été ordonnée pour évaluer l'intégralité de ses préjudices, sur le fondement des lois n° 2010-2 du 5 janvier 2010 et n° 2018-131
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné la requête de M. B... contestant l'arrêté du 23 septembre 2024 qui modifiait rétroactivement son indemnité de sujétions spéciales (ISS) du groupe 35 au groupe 21. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de M. B..., estimant que l'administration avait légalement pu réduire l'ISS après la fin de son intérim, sans méconnaître le principe de sécurité juridique ni les droits acquis. Il a jugé que l'arrêté attaqué était suffisamment motivé et que la baisse de l'ISS était justifiée par la nature des fonctions effectivement exercées, en application de la délibération n° 97-153 APF du 13 août 1997 et de l'arrêté n° 2805 CM du 19 décembre 2022. En conséquence, les conclusions indemnitaires et accessoires de M. B... ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné la requête de Mme B... contre la délibération n° 2025/05 du 28 mars 2025 du conseil d’administration de l’établissement public industriel et commercial Te Ito Rau No Moorea-Maiao, qui modifiait le tableau général des effectifs. Le tribunal a constaté que cette délibération avait été abrogée le 16 mai 2025 par une décision devenue définitive et qu'elle n'avait reçu aucune exécution entre sa date d'effet et son abrogation. En application du principe selon lequel un recours pour excès de pouvoir est privé d'objet si l'acte attaqué est abrogé sans avoir été exécuté, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions en annulation. Il a également rejeté les demandes de frais de justice, laissant à chaque partie la charge de ses propres dépens.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par la société Assystem Polynésie, titulaire sortante, d’un recours en contestation de la validité d’un marché public attribué à la société Cegelec Polynésie pour la conception d’un système de déclenchement de sirènes d’alerte tsunami. La requérante invoquait une définition insuffisante du besoin par le pouvoir adjudicateur, en méconnaissance des articles L. 2111-1 et R. 2111-5 du code de la commande publique, et sollicitait à titre principal l’annulation du contrat ou sa résiliation, ainsi que des dommages et intérêts. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes, jugeant que la requête était irrecevable, la société requérante ne justifiant pas d’un intérêt lésé dès lors que son offre avait été régulièrement écartée comme inacceptable.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par la Polynésie française d’une contravention de grande voirie pour occupation sans autorisation du domaine public portuaire par le navire « Kiato Nui », propriété de la Sarl Pacific Charter. Le tribunal a jugé que les faits, constatés par procès-verbal, constituent une infraction au sens de la délibération n° 2004-34 APF du 12 février 2004. Il a condamné solidairement la société et ses cogérants à une amende de 5e classe, à l’enlèvement du navire sous astreinte de 50 000 F CFP par jour de retard, et au paiement des frais de remise en état et du procès-verbal. La solution retenue applique les articles 2, 6 et 27 de la délibération précitée, ainsi que les articles 131-13 et 131-41 du code pénal.
Le Tribunal administratif de la Polynésie française a été saisi par la société Aloha Production d’une demande en décharge de rappels de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) pour un montant initial de 3 600 180 F CFP, ramené à 1 853 049 F CFP après un dégrèvement partiel. La société soutenait que ses prestations de services réalisées au profit de clients étrangers n’étaient pas utilisées en Polynésie française et n’étaient donc pas assujetties à la TVA. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la société n’avait pas éliminé le risque de perte de recettes fiscales en temps utile, notamment en n’émettant pas de factures rectificatives. La solution retenue s’appuie sur les articles 340-1, 340-4, 340-8 et LP. 344-6 du code des impôts de la Polynésie française.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française s'est déclaré incompétent pour connaître du litige opposant Mme G... à la Polynésie française concernant l'emprise irrégulière d'une route territoriale sur sa propriété à Raiatea. Le tribunal a relevé d'office que l'ouvrage routier, incorporé au domaine public, avait entraîné l'extinction définitive du droit de propriété de la requérante, rendant la juridiction judiciaire seule compétente pour statuer sur la réparation du préjudice, conformément à la jurisprudence du Tribunal des conflits. La requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
Le Tribunal administratif de la Polynésie française a été saisi par l'assemblée de la Polynésie française d'un recours pour excès de pouvoir visant à annuler le rejet implicite de sa demande d'engagement d'un dialogue avec l'État français, sous l'égide de l'ONU, pour un processus d'autodétermination. La requérante invoquait le droit fondamental à l'autodétermination du peuple polynésien, fondé sur le droit constitutionnel français et le droit international. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, considérant que l'assemblée de la Polynésie française ne justifiait pas d'un intérêt lui donnant qualité pour agir en son nom propre sur le fondement de ce droit. Aucun texte n'a été spécifiquement appliqué pour statuer sur le fond, la décision se limitant à un constat d'irrecevabilité.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de la société Sandy Kitchen, qui contestait le refus d’agrément fiscal pour un investissement dans un restaurant flottant. La société invoquait le bénéfice de la réduction d’impôt prévue à l’article 199 undecies B du CGI pour les restaurants de tourisme, mais l’administration avait refusé au motif que l’établissement ne respectait pas les normes d’accessibilité aux personnes à mobilité réduite. Le tribunal a jugé que la décision de refus était fondée, car la société n’a pas démontré que son établissement remplissait les conditions requises par l’arrêté du 27 septembre 1999, applicable en l’absence de réglementation locale. La solution retenue confirme ainsi le refus d’agrément, sans qu’il soit nécessaire d’examiner les autres moyens soulevés.