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Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de Mme C... contestant le refus d’indemnisation du CIVEN pour une maladie qu’elle attribuait aux essais nucléaires. Le tribunal a appliqué le régime de présomption de causalité prévu par la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010, modifiée. Il a estimé que le CIVEN avait valablement renversé cette présomption en démontrant, par des mesures de surveillance suffisantes, que la dose annuelle de rayonnements reçue par la requérante était inférieure à 1 mSv. En conséquence, la demande d’indemnisation a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné la requête de Mme Teriierooiterai, greffière des services judiciaires, contestant sa mutation sur un poste de greffier de l’instance. La requérante soutenait que cette décision était illégale, notamment en raison d’une absence de procédure d’appel à candidature et d’une diminution de ses attributions et responsabilités. Le tribunal a jugé que le changement d’affectation, intervenu à la suite de sa propre candidature, constituait une mesure d’ordre intérieur insusceptible de recours, car il ne portait pas atteinte à ses droits statutaires, à sa rémunération ou à ses responsabilités. En conséquence, la requête a été rejetée comme irrecevable, sans qu’il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens.
Le Tribunal administratif de la Polynésie française annule la décision implicite de refus du centre hospitalier de la Polynésie française de communiquer à l’association CCDH les feuilles du registre de la loi comportant les dates de visites des autorités et leurs signatures pour l’année 2022. Le tribunal estime que ces documents sont des documents administratifs communicables en application des articles L. 311-1 et L. 311-6 du code des relations entre le public et l’administration, leur divulgation ne portant pas atteinte à la vie privée, au secret médical ou au comportement d’une personne. Il enjoint au centre hospitalier de communiquer ces documents à l’association dans un délai d’un mois à compter de la notification du jugement, sans astreinte.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. C... qui demandait l'annulation d'un permis de construire délivré par le président de la Polynésie française à Mme D... pour une maison d'habitation sur la parcelle H 129 à Manihi. Le tribunal a d'abord écarté comme irrecevables les conclusions tendant à des condamnations pénales ou disciplinaires, qui ne relèvent pas du juge de l'excès de pouvoir. Sur le fond, il a rappelé que les autorisations d'urbanisme sont délivrées sous réserve des droits des tiers et que le juge administratif ne peut se prononcer sur un litige de propriété privée. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les articles LP. 114-6 et A. 114-8 du code de l'aménagement de la Polynésie française.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française, statuant en plein contentieux, a examiné la demande de M. C... contestant le refus du CIVEN de l’indemniser pour des cancers qu’il attribue aux essais nucléaires. Le requérant soutenait avoir résidé en Polynésie française pendant les périodes d’essais et avoir travaillé sur les sites de Mururoa et Hao. La solution retenue par le tribunal s’appuie sur les dispositions de la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010, modifiée par la loi n° 2018-1317 du 28 décembre 2018, qui établit un régime de présomption de causalité pour les victimes remplissant les conditions de temps, de lieu et de pathologie. Le tribunal a ainsi fait droit à la demande de M. C..., en reconnaissant le bénéfice de cette présomption et en condamnant le CIVEN à l’indemniser.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné la requête de M. B..., agent contractuel puis fonctionnaire, qui demandait l'indemnisation d'un préjudice lié à un défaut d'avancement d'échelon et le reclassement rétroactif de sa carrière. Le tribunal a soulevé d'office l'irrecevabilité des conclusions indemnitaires pour la période contractuelle, au motif que le requérant aurait dû contester les clauses de son contrat par un recours pour excès de pouvoir, désormais tardif. Il a également relevé que les conclusions à fin d'injonction étaient irrecevables car présentées à titre principal sans lien nécessaire avec d'autres conclusions. La solution retenue est donc le rejet de la requête pour irrecevabilité, sur le fondement des articles R. 611-7 du code de justice administrative et des principes régissant le contentieux contractuel.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par la Polynésie française d’une contravention de grande voirie à l’encontre de la SCA Manuia Perles Katiu et de M. B... pour occupation illégale du domaine public maritime, par le maintien de 18 lignes d’élevage de nacres après l’expiration de leur autorisation. Les contrevenants, qui ne contestaient pas les faits, sollicitaient un délai pour retirer leurs installations, invoquant des difficultés techniques. Le tribunal a retenu la contravention sur le fondement de la délibération n° 2004-34 APF du 12 février 2004, condamnant les prévenus à une amende, à l’enlèvement des installations sous astreinte, et au paiement des frais de procès-verbal.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. E..., architecte, qui contestait son éviction d’un concours restreint de maîtrise d’œuvre pour la construction d’une école et d’une mairie à Nuku Hiva. Le tribunal a jugé que l’absence du requérant à la réunion de présentation obligatoire du site, prévue par le règlement de consultation, constituait une méconnaissance des exigences de la consultation rendant son offre irrégulière au sens de l’article LP. 122-3 11° du code polynésien des marchés publics. Il a également écarté le moyen tiré de l’irrégularité du quorum de la commission d’appel d’offres. En conséquence, les conclusions en annulation ou résiliation du marché ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné le recours de M. B... contre le rejet de sa demande d'indemnisation par le CIVEN pour un sarcome, potentiellement lié aux essais nucléaires. Le juge a rappelé le régime de présomption de causalité prévu par la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010, qui ne peut être renversé que si l'administration prouve que la dose annuelle reçue par le requérant était inférieure à 1 mSv. Pour établir cette preuve, le CIVEN doit démontrer que les mesures de surveillance de la contamination étaient suffisantes au regard des conditions concrètes d'exposition de l'intéressé. En l'espèce, le tribunal a estimé que le CIVEN n'avait pas rapporté cette preuve, notamment en se fondant sur des rapports trop généraux sans tenir compte du mode de vie individuel de M. B.... Par conséquent, le tribunal a annulé la décision du CIVEN et l'a condamné à verser une indemnité à M. B..., en application des dispositions de la loi du 5 janvier 2010 et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné la requête de Mme C..., ingénieure, qui demandait l'indemnisation d'un préjudice financier et de carrière résultant de la non-prise en compte de son ancienneté acquise dans le secteur privé pour son avancement. La requérante contestait également, par voie d'exception, l'article 17 de la délibération n° 95-230 du 14 décembre 1995, qui conditionne l'accès au grade d'ingénieur en chef à douze années de service effectif dans la fonction publique, excluant ainsi la reprise d'ancienneté. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de Mme C..., jugeant que la Polynésie française n'avait commis aucune faute et que les dispositions contestées étaient légales et conformes au principe d'égalité. La solution retenue s'appuie sur la délibération n° 95-230 AT du 14 décembre 1995 portant statut particulier du cadre d'emplois des ingénieurs.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré le 6 septembre 2023 pour un centre commercial à Moorea. Les requérants contestaient notamment l’insuffisance du dossier de demande, l’absence d’étude d’impact environnementale conforme, et l’illégalité du classement de la parcelle en zone UB. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’aménagement et du code de l’environnement de la Polynésie française.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. D..., professeur, contre le refus du ministre de l'éducation nationale de reconnaître le transfert de son centre d'intérêts matériels et moraux en Polynésie française. Le tribunal a appliqué les critères du décret n° 96-1026 du 26 novembre 1996, appréciant un faisceau d'indices à la date de la décision. Il a relevé que l'épouse et les deux filles du requérant résident et travaillent en Polynésie française depuis plusieurs années, tandis que M. D... y exerce ses fonctions et y a déjà effectué un précédent séjour. Par conséquent, le tribunal a jugé que la décision de refus était entachée d'une erreur manifeste d'appréciation et l'a annulée.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par la Polynésie française d’une contravention de grande voirie à l’encontre de M. B..., éleveur de perles, pour avoir installé sans autorisation deux stations de collectage sur le domaine public maritime à Mangareva. Le tribunal a jugé que les faits, constatés par procès-verbal, constituaient une infraction au sens de la délibération n° 2004-34 APF du 12 février 2004. En conséquence, il a condamné M. B... à une amende de 150 000 F CFP, à enlever les installations sous astreinte de 50 000 F CFP par jour de retard, et à verser 80 175 F CFP pour les frais de procès-verbal. La décision applique les articles 2, 6 et 27 de la délibération précitée, ainsi que les articles 131-13 et 131-41 du code pénal.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension des arrêtés municipaux des 15 et 16 octobre 2025. Ces arrêtés mettaient en demeure M. et Mme C... de retirer des obstacles (pierres et un mur) placés sur un chemin traversant leur parcelle, afin de rétablir la circulation, notamment pour les secours. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car les arrêtés n'ordonnent pas explicitement la démolition du mur et que l'existence d'une instance civile parallèle ne suffit pas à caractériser une atteinte grave et immédiate justifiant une suspension. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée en l'absence d'urgence, sans qu'il soit besoin d'examiner la légalité des décisions.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française, statuant en référé, a rejeté la demande du syndicat de la fonction publique visant à suspendre la décision du 23 octobre 2025 de la direction des talents et de l'innovation. Cette décision imposait le retrait des logos syndicaux sur les déclarations de candidature pour les élections des comités techniques paritaires. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés par le syndicat n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la recevabilité de la requête. La décision est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le juge des référés du Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la demande de suspension des arrêtés des 15 et 16 octobre 2025 du maire de Taiarapu-Ouest, qui mettaient en demeure M. et Mme C... de retirer des obstacles sur un chemin traversant leur parcelle. La condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie, car les arrêtés n'imposaient pas la démolition d'un mur et l'existence d'un contentieux civil parallèle ne suffisait pas à caractériser une urgence. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées.
Le Tribunal administratif de la Polynésie française, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. E... D..., relative aux conditions de prise en charge de son père décédé au Centre hospitalier de la Polynésie française (CHPF). Le CHPF ne s’est pas opposé à cette mesure, sous réserves quant à sa responsabilité. Le juge a considéré la demande utile pour un éventuel litige à venir et a désigné un expert avec une mission détaillée visant à déterminer si la prise en charge était conforme aux règles de l’art et à évaluer les liens de causalité avec le décès.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de la Polynésie française rejette la requête de M. A..., qui demandait le paiement d'heures supplémentaires par la Polynésie française. Le juge constate que la demande administrative de l'intéressé a fait naître une décision implicite de rejet le 22 mai 2025. La requête au fond, enregistrée le 14 octobre 2025, est tardive car présentée après l'expiration du délai de recours contentieux de deux mois prévu par l'article R. 421-2 du code de justice administrative. En application de l'article R. 222-1 du même code, la requête est rejetée comme manifestement irrecevable.
Le Tribunal administratif de la Polynésie française, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A... qui demandait une provision de 4 646 886 F CFP au titre d'heures supplémentaires impayées. La requête a été jugée tardive et manifestement irrecevable, car introduite après l'expiration du délai de recours contentieux de deux mois prévu à l'article R. 421-2 du code de justice administrative. La décision implicite de rejet de sa demande administrative était née le 22 mai 2025, et le recours n'a été enregistré que le 14 octobre 2025.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi en référé suspension par Mme Pani, conseillère qualifiée, contestant le refus de la commune de Moorea-Maiao de la réintégrer à l’issue de sa disponibilité d’office. La requérante invoquait l’urgence liée à la perte de son traitement et un doute sérieux sur la légalité des décisions, estimant que la commune avait méconnu l’article 57 de l’ordonnance n°2005-10 du 4 janvier 2005 qui prévoit une réintégration de plein droit à la première vacance. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la condition d’urgence n’était pas satisfaite, Mme Pani ayant saisi le juge près d’un an après la décision initiale de refus, ce qui démontrait une absence d’urgence. Aucune suspension n’a donc été ordonnée, et les conclusions accessoires ont été rejetées.