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Le Tribunal administratif de la Polynésie française rejette la requête de la fédération environnementale Aimeho Tou Ora, qui demandait l’annulation d’un permis de construire délivré le 21 août 2024 à la société Manutea Lodge pour des travaux de terrassement à Moorea-Maiao. La juridiction accueille la fin de non-recevoir soulevée par la société défenderesse, estimant que l’objet social de la fédération ne lui confère pas un intérêt lui donnant qualité pour agir en excès de pouvoir contre ce permis. La solution retenue est fondée sur l’article 4 des statuts de la requérante et les principes généraux de recevabilité des recours contentieux. Aucune condamnation aux frais irrépétibles n’est prononcée.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné la demande de Mme E... et du syndicat de la fonction publique visant à obtenir le paiement d'indemnités pour des formations réalisées. La Polynésie française soulevait une irrecevabilité pour défaut de demande préalable et tardiveté. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'activité de Mme E... relevait de ses missions habituelles et non de formations occasionnelles au sens de la délibération n°2005-66 APF et de l'arrêté n° 840 CM. Par conséquent, aucune indemnité n'était due.
Le Tribunal administratif de la Polynésie française, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative pour déterminer les conditions de prise en charge de Mme C... au centre hospitalier de la Polynésie française (CHPF), suite à l’oubli d’un corps étranger lors d’une intervention chirurgicale. Le tribunal a également accordé une provision de 100 000 FCFP à la requérante, estimant que l’obligation du CHPF n’était pas sérieusement contestable au sens de l’article R. 541-1 du même code, en raison du lien direct entre l’oubli du matériel médical et les préjudices subis. La demande de provision initiale de 400 000 FCFP a été partiellement rejetée, le quantum des préjudices devant être précisé par l’expertise. Les frais d’expertise seront liquidés ultérieurement.
Le Tribunal administratif de la Polynésie française, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande des ayants droit de Mme H... C..., décédée le 2 juin 2025 lors de sa prise en charge au centre hospitalier de la Polynésie française (CHPF). L’expert devra notamment déterminer si les soins prodigués, en particulier la gestion de la trachéotomie, étaient conformes aux règles de l’art et si l’arrêt cardio-respiratoire aurait pu être évité. Le tribunal a rejeté les conclusions des parties tendant à ce qu’il fixe à l’avance la charge des frais d’expertise, cette question relevant du président du tribunal après le dépôt du rapport.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française, saisi d’une requête en plein contentieux par Mme B... contestant sa radiation de la liste des demandeurs d’emploi par France travail Corse, s’est déclaré territorialement incompétent. En application des articles R. 312-1 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal a estimé que le litige relevait de la compétence du tribunal administratif de Bastia, dans le ressort duquel se trouve le siège de l’autorité ayant pris la décision attaquée. Par ordonnance, il a donc transmis le dossier à cette juridiction.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de la Polynésie française concerne un litige sur l'exécution financière d'un marché public de travaux (construction d'une marina). La société Boyer contestait la validité d'un second décompte de liquidation émis par la Polynésie française après la signature sans réserve du décompte général et définitif. Le tribunal a retenu que le premier décompte, accepté par les deux parties, présentait un caractère définitif et intangible, faisant obstacle à l'émission d'un nouveau décompte modifiant les sommes dues. La solution s'appuie sur les principes généraux du droit des marchés publics, notamment le caractère indivisible et définitif du décompte général et définitif.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. C, qui contestait le refus du comité d'indemnisation des victimes des essais nucléaires (CIVEN) de l'indemniser pour une maladie radio-induite. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de l'insuffisante motivation de la décision du CIVEN était sans incidence dans le cadre d'un recours de plein contentieux. Sur le fond, il a estimé que le requérant ne remplissait pas les conditions légales pour bénéficier de la présomption de causalité prévue par la loi du 5 janvier 2010, dès lors que la dose annuelle de rayonnements ionisants reçue était inférieure à la limite réglementaire de 1 mSv. La solution retenue s'appuie sur les articles 1er, 2 et 4 de la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010 relative à l'indemnisation des victimes des essais nucléaires.
Le Tribunal administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de la commune de Taiarapu-Ouest, qui demandait l’annulation de la délibération n° 25/CCT/24 du 2 octobre 2024 de la communauté de communes "Tereheamanu" et de l’arrêté du haut-commissaire du 6 octobre 2024, relatifs à la répartition dérogatoire du FPIC pour 2024. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de motivation, faute de disposition légale imposant une telle motivation pour ces actes. Il a également jugé que les erreurs matérielles invoquées étaient sans incidence sur la légalité de la délibération. Enfin, il a estimé que la délibération, prise en application de l’article R. 2336-10 du code général des collectivités territoriales, n’était pas entachée d’erreur manifeste d’appréciation, la commune requérante n’établissant pas que la répartition dérogatoire méconnaîtrait les critères légaux.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de la compagnie française maritime de Tahiti (CFMT) comme irrecevable pour tardiveté. La société demandait l'annulation du refus du ministre de l'agriculture et des ressources marines du 16 août 2024 de l'autoriser à immerger le navire Taporo VII. Le tribunal a jugé que le délai de recours contentieux de deux mois, prévu à l'article R. 421-1 du code de justice administrative, n'était pas respecté, la requête ayant été enregistrée le 9 janvier 2025 alors que la décision de rejet du recours gracieux datait du 16 août 2024.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné la requête de M. A, agissant en qualité d'ayant-droit de son épouse décédée, contestant le refus du CIVEN de l'indemniser pour une maladie radio-induite. Le tribunal a rappelé que la loi du 5 janvier 2010 institue une présomption de causalité entre l'exposition aux essais nucléaires et la maladie, qui ne peut être renversée que si l'administration prouve que la dose annuelle reçue était inférieure à 1 mSv. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le jugement s'appuie sur les dispositions de la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010 et du code de la santé publique.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de Mme C, qui contestait la décision du ministre de la santé du 2 janvier 2025 lui refusant le statut d'auxiliaire en pharmacie. La requérante soutenait que l'administration avait méconnu le principe d'information et d'égalité d'accès à la procédure, porté atteinte à son droit au travail et n'avait pas examiné sa situation individuelle. Le tribunal a jugé que la requête était tardive, car la décision attaquée, qui se bornait à rappeler l'absence de régularisation dans les délais impartis par la loi du pays n° 2022-33 du 23 août 2022, ne constituait pas une décision faisant grief susceptible de recours. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et indemnitaires ont été déclarées irrecevables.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française, statuant en plein contentieux, a examiné la requête de Mme B contestant le refus du CIVEN de l'indemniser pour un cancer des os qu'elle attribue aux essais nucléaires. Le tribunal a rappelé le régime de présomption de causalité prévu par la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010, qui ne peut être renversé que si l'administration prouve que la dose annuelle reçue était inférieure à 1 mSv. En l'espèce, le tribunal a jugé que le CIVEN n'avait pas apporté cette preuve, faute de démontrer que les mesures de surveillance étaient suffisantes ou que la dose reçue était inférieure au seuil légal. Par conséquent, la décision de rejet du CIVEN a été annulée, et l'État a été condamné à verser à Mme B une indemnité de 5 000 000 F CFP en réparation de ses préjudices.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné la requête de Mme B, qui contestait le refus du CIVEN de l’indemniser pour un cancer de la thyroïde qu’elle attribue aux essais nucléaires. Le tribunal a rappelé que, selon la loi du 5 janvier 2010 modifiée, la présomption de causalité s’applique si les conditions de temps, de lieu et de pathologie sont remplies, et que l’administration ne peut la renverser qu’en prouvant que la dose annuelle reçue était inférieure à 1 mSv. En l’espèce, le tribunal a jugé que le CIVEN n’avait pas apporté cette preuve, faute de mesures individuelles ou collectives suffisantes et de justification des méthodes de calcul. Par conséquent, la décision de rejet du CIVEN a été annulée, et le CIVEN a été condamné à verser à Mme B une indemnité de 30 000 000 F CFP en réparation de ses préjudices, sur le fondement des articles 2 et 4 de la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010.
Le Tribunal administratif de la Polynésie française rejette la requête de M. C contestant l'autorisation de défrichement délivrée par le maire de Tubuai à M. D sur la parcelle CR n° 6. Le tribunal rappelle que cette autorisation, fondée sur l'article 10 de la délibération du 7 février 1958, n'emporte aucun transfert de propriété et vise uniquement à vérifier la conformité avec la réglementation forestière. En l'absence de manœuvre frauduleuse établie, l'administration a pu légalement délivrer l'autorisation sur la base des éléments fournis par le demandeur. La solution retenue est le rejet de la requête.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de Mme A, qui contestait la décision du ministre de la santé du 2 janvier 2025 lui refusant le statut d'auxiliaire en pharmacie. La requérante invoquait un défaut d'information et une atteinte disproportionnée à son droit au travail, mais le tribunal a jugé que les conditions et délais réglementaires prévus par la loi du pays n° 2022-33 du 23 août 2022 n'avaient pas été respectés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris les demandes d'injonction et indemnitaires, ces dernières étant irrecevables faute de liaison préalable du contentieux.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française, statuant en plein contentieux, est saisi par M. A, en qualité d'ayant-droit de son épouse décédée, d’une demande d’indemnisation pour un cancer du sein qu’il attribue aux essais nucléaires. Le tribunal rappelle que le litige relève du régime de présomption de causalité institué par la loi du 5 janvier 2010 modifiée, qui bénéficie au demandeur s’il satisfait aux conditions de temps, de lieu et de pathologie. Cette présomption ne peut être renversée que si l’administration prouve que la dose annuelle de rayonnements reçue était inférieure à 1 mSv. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le jugement applique les dispositions des lois n° 2010-2 du 5 janvier 2010 et n° 2018-1317 du 28 décembre 2018 relatives à l’indemnisation des victimes des essais nucléaires.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de Mme B, qui contestait la décision du CIVEN refusant de l'indemniser pour un cancer du sein qu'elle attribuait aux essais nucléaires. La requérante soutenait que le CIVEN ne pouvait renverser la présomption légale de causalité en se fondant sur des données générales du CEA, et invoquait une rupture d'égalité. Le tribunal a jugé que le CIVEN avait légalement renversé cette présomption en démontrant que l'exposition de Mme B était inférieure à 1 mSv, et a écarté les autres moyens. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires, sur le fondement de la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010 modifiée.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française rejette la requête de Mme B C, fonctionnaire d'État, qui contestait l'arrêté du 17 décembre 2024 mettant fin à son détachement pour son mandat de représentante à l'Assemblée de la Polynésie française et la plaçant d'office en disponibilité pour son mandat de députée à l'Assemblée Nationale. Le tribunal estime que, conformément à l'article LO. 151-1 du code électoral, l'exercice de son emploi public non électif (professeur) est incompatible avec son mandat de députée, imposant un placement d'office en disponibilité. Il rappelle qu'un fonctionnaire ne peut occuper qu'une seule position administrative et que la possibilité de détachement pour le mandat local disparaît lorsqu'elle cumule avec un mandat national incompatible. La solution retenue est fondée sur les articles LO. 142 et LO. 151-1 du code électoral, ainsi que sur l'article L. 511-1 du code général de la fonction publique.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de la Compagnie Française Maritime de Tahiti (CFMT) qui demandait l'annulation du refus implicite du haut-commissaire de l'autoriser à immerger le navire Taporo VII en haute mer. La juridiction a considéré que le haut-commissaire était tenu de rejeter la demande, celle-ci étant incomplète au regard des exigences du protocole de 1996 à la convention de Londres de 1972 sur la prévention de la pollution des mers. En particulier, la demande ne démontrait pas avoir dûment pris en considération la hiérarchie des options de gestion des déchets (réutilisation, recyclage, destruction des constituants dangereux) prévue par l'annexe II du protocole. La solution retenue se fonde sur les stipulations de l'article 4 et de l'annexe II du protocole de 1996.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. B, qui contestait l'arrêté du 5 février 2025 établissant la liste d'aptitude pour la promotion interne au cadre d'emplois des ingénieurs. Le tribunal a relevé d'office l'irrecevabilité des conclusions à fin d'annulation, au motif que l'arrêté attaqué, portant nomination d'un seul agent, présente un caractère indivisible et ne peut être contesté par un tiers qui n'y figure pas. Par conséquent, les conclusions de M. B, qui demandait son inscription sur cette liste, ont été jugées irrecevables. La solution retenue s'appuie sur les principes généraux du contentieux administratif relatifs à l'indivisibilité des actes administratifs.