Jurisprudence — Tribunal Administratif de la Polynésie française
2 523 décisions disponibles — page 19/127
N° TA103-2500331(TA103-2500331)
Le Tribunal administratif de la Polynésie française, statuant en référé contractuel sur le fondement des articles L.551-13 et suivants du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société ATM Construction. Celle-ci demandait l'annulation du marché de construction de logements étudiants attribué à la société Fiumarella, en soutenant notamment que la signature du contrat était intervenue avant la notification du rejet de son offre, en violation de l'article LP. 332-1 du code polynésien des marchés publics. Le tribunal a estimé que le non-respect de ce délai de notification n'était pas de nature à justifier l'annulation du contrat, dès lors que l'offre de la société requérante avait été régulièrement rejetée comme anormalement basse et que la société ATM Construction ne démontrait pas avoir été lésée par cette irrégularité procédurale.
N° TA103-2500356(TA103-2500356)
Le Tribunal administratif de la Polynésie française, saisi par des usagers contestant des factures de participation financière à l'assainissement collectif (PFAC) émises par la SEM Vaitama, rejette les requêtes pour incompétence de la juridiction administrative. Il estime que le service d'assainissement constitue un service public industriel et commercial (SPIC) en application de l'article L.2224-11 du CGCT. En conséquence, le litige entre un usager et le gestionnaire d'un SPIC relève du droit privé et de la compétence du juge judiciaire. Les demandes d'annulation et de suspension des factures sont donc rejetées comme portées devant un ordre de juridiction incompétent.
N° TA103-2500301(TA103-2500301)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de la Polynésie française statue sur un référé contractuel introduit par la société ATM Construction. La requérante conteste la régularité du marché de construction de logements étudiants attribué par l'Office Polynésien de l'Habitat (OPH) à la société Fiumarella, en invoquant notamment l'irrégularité de la notification du rejet de son offre. Le juge des référés rejette la requête, estimant que l'offre d'ATM Construction était irrégulière car son acte d'engagement ne comportait pas le montant proposé, ce qui la privait de tout intérêt à agir. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 551-13 et suivants du code de justice administrative, ainsi que sur les dispositions du code polynésien des marchés publics.
N° TA103-2500347(TA103-2500347)
Le Tribunal administratif de la Polynésie française, statuant en référé, rejette la requête de M. A qui demandait la levée du blocage de son compte bancaire par Revolut France. Le juge estime que le litige relève d’un différend privé entre une banque et son client, et non de la compétence de la juridiction administrative. Aucun acte administratif ni carence imputable à une autorité publique (ACPR, Banque de France) n’est établi. La requête est donc rejetée comme manifestement irrecevable sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA103-2500333(TA103-2500333)
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite du ministre de l'éducation de la Polynésie française refusant de transmettre la demande de renouvellement de mise à disposition de Mme C, professeure. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la situation invoquée par la requérante étant largement imputable à sa propre négligence. Il a également considéré qu'aucun doute sérieux ne pesait sur la légalité du refus, la Polynésie française n'étant pas tenue de transmettre la demande en l'absence de poste vacant au moment de la demande. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA103-2500251(TA103-2500251)
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par M. A B d’une demande en plein contentieux visant à obtenir la condamnation de la Polynésie française au versement de 1 421 145 F CFP pour régulariser sa situation administrative de médecin à la Direction de la santé. Par un mémoire ultérieur, le requérant s’est désisté de l’intégralité de ses conclusions. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par une ordonnance du 24 juillet 2025. La solution retenue est donc un simple acte de désistement, sans examen au fond.
N° TA103-2500340(TA103-2500340)
Cette ordonnance du Tribunal administratif de la Polynésie française rejette la requête de M. B, qui demandait la suspension de l'exécution d'un arrêté du 22 mai 2025 portant octroi d'une prime exceptionnelle aux retraités salariés. Le juge des référés estime que la demande, fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, fait obstacle à l'exécution d'une décision administrative et est manifestement mal fondée. En application de l'article L. 522-3 du même code, la requête est rejetée sans audience, de même que les conclusions accessoires.
N° TA103-2500341(TA103-2500341)
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par M. A B d’une requête contestant une contrainte de la Caisse de prévoyance sociale (CPS) lui réclamant le remboursement d’indemnités journalières indues. Le tribunal a rejeté la requête pour incompétence, estimant que la CPS, organisme de droit privé, relève de l’ordre judiciaire et non administratif. La solution retenue est fondée sur l’article R.222-1 du code de justice administrative et l’arrêté n° 1336 IT du 28 septembre 1956 portant statut de la CPS.
N° TA103-2500330(TA103-2500330)
Le Tribunal administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. B, qui contestait une publication erronée au Journal officiel de la Polynésie française et demandait la récusation de magistrats. Le juge a estimé que la "décision" attaquée n'avait aucune incidence sur la situation personnelle du requérant, rendant ses conclusions manifestement irrecevables. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA103-2500329(TA103-2500329)
Le Tribunal administratif de la Polynésie française, statuant en référé, rejette la requête de M. A B fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Le requérant demandait notamment la publication d'un erratum au Journal officiel et une indemnité, en invoquant l'urgence liée à des décisions imminentes du Conseil d'État. Le juge estime que l'urgence n'est pas caractérisée, M. B pouvant adresser une note en délibéré au Conseil d'État. La requête est donc rejetée, y compris les conclusions accessoires.
N° TA103-2400524(TA103-2400524)
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française rejette la requête de M. A, qui contestait son assujettissement à la contribution de solidarité territoriale (CSTS) sur ses pensions de retraite pour les années 2021 à 2023, en invoquant une double imposition contraire à la convention fiscale franco-polynésienne. Le tribunal juge ce moyen inopérant, car la convention invoquée ne concerne que l'impôt sur le revenu des capitaux mobiliers, et non la CSTS. La demande de décharge est donc rejetée.
N° TA103-2500336(TA103-2500336)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de la Polynésie française rejette la requête en référé liberté (article L.521-2 du code de justice administrative) présentée par des élus de l'opposition. Les requérants demandaient la suspension de la délibération n°2025-70 du 3 juillet 2025 créant une commission d'enquête sur les relations financières entre la Polynésie française et la France, au motif que leur désignation d'office dans cette commission porterait une atteinte grave et manifestement illégale à leur liberté d'opinion et d'expression politique. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, les requérants ne justifiant pas de circonstances impliquant une intervention à très bref délai, et rejette la requête sur le fondement de l'article L.522-3 du même code.
N° TA103-2500088(TA103-2500088)
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné la requête de M. B, gardien de la paix muté de Nouvelle-Calédonie vers la Polynésie française sans limitation de durée par arrêtés des 21 août et 2 septembre 2024. Le requérant contestait ces mutations, arguant qu'elles le privaient d'une garantie de retour en Nouvelle-Calédonie et sollicitait notamment l'indemnité d'éloignement. Le tribunal a relevé d'office un moyen d'ordre public tiré de la tardiveté de la requête, constatant que le recours hiérarchique formé le 2 octobre 2024 avait prorogé le délai contentieux jusqu'à la naissance d'une décision implicite de rejet le 2 décembre 2024. La requête, enregistrée le 4 mars 2025, étant postérieure au délai de deux mois suivant cette décision implicite, a été jugée irrecevable.
N° TA103-2500079(TA103-2500079)
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. D... contestant le refus du ministre de la fonction publique, de l’emploi et du travail de lui accorder l’aide « Tiama » pour l’embauche de M. A.... Le tribunal a estimé que le salarié ne remplissait pas la condition de résidence de cinq ans en Polynésie française ni celle de deux ans de concubinage exigée par l’article LP. 5423-2 du code du travail local. La déclaration de concubinage produite, postérieure au dépôt de la demande, ne permettait pas d’établir une durée suffisante à la date de la demande. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code du travail de la Polynésie française.
N° TA103-2500041(TA103-2500041)
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné la requête de la société Pacific Alu Industrie, qui contestait son éviction irrégulière du marché public du lot n°5 « menuiseries aluminium extérieures » pour la construction d’un bâtiment administratif à Papeete. La société demandait l’annulation du rejet implicite de sa demande indemnitaire et la condamnation de la Polynésie française à lui verser 111 760 698 F CFP pour le préjudice subi. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ses demandes, estimant que la Polynésie française n’avait pas commis de faute de nature à engager sa responsabilité. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code polynésien des marchés publics et les principes d’égalité de traitement des candidats.
N° TA103-2500043(TA103-2500043)
Le Tribunal administratif de la Polynésie française a été saisi par M. B C, enseignant-chercheur, d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler trois décisions du président de l’Université de la Polynésie française : un arrêté de suspension de ses activités (3 décembre 2024), une interdiction d’enseigner, de rechercher et de contacter ses étudiants (même jour), et un arrêté prolongeant cette suspension (29 janvier 2025). Le requérant contestait la procédure, la matérialité des faits et l’étendue des pouvoirs du président, et soulevait une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) relative à l’article L. 951-4 du code de l’éducation. Le tribunal a rejeté la transmission de la QPC, estimant que la disposition contestée avait déjà été déclarée conforme à la Constitution par le Conseil constitutionnel (décision n°2010-39 QPC du 6 octobre 2010) et que les griefs soulevés n’étaient pas nouveaux. Sur le fond, il a rejeté l’ensemble des conclusions de M. C, considérant que les moyens invoqués (vice de procédure, erreur de fait, détournement de pouvoir, incompétence)
N° TA103-2400529(TA103-2400529)
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de Mme A, épouse B, qui contestait le refus du CIVEN de l'indemniser pour un cancer qu'elle attribuait aux essais nucléaires. La requérante n'a pas démontré être atteinte d'une maladie figurant sur la liste des maladies radio-induites prévue par le décret du 15 septembre 2014, condition nécessaire pour bénéficier de la présomption de causalité de la loi du 5 janvier 2010. Le tribunal a jugé que le cancer du col de l'utérus initialement déclaré n'est pas inscrit sur cette liste et que l'affirmation d'un cancer de l'endomètre n'était pas étayée par des éléments médicaux probants. En conséquence, l'ensemble des conclusions de la requête, y compris les demandes d'expertise et de provision, ont été rejetées.
N° TA103-2500030(TA103-2500030)
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a annulé la décision du 12 septembre 2024 par laquelle le chef de service de la direction générale de l'économie numérique (DGEN) a refusé à M. C l'autorisation d'importer une antenne "Starlink". Le tribunal a jugé que ce refus était illégal car la Polynésie française ne dispose d'aucun texte réglementaire spécifique lui permettant d'exiger une autorisation ou de refuser l'importation d'équipements satellitaires à usage privé. Cette absence de base légale constitue une méconnaissance du principe de légalité et de la liberté du commerce et de l'industrie, protégée par l'article 4 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen. La décision a également été jugée insuffisamment motivée au regard des articles LP. 18 et LP. 20 de la loi de pays n° 2020-34 du 8 octobre 2020.
N° TA103-2500076(TA103-2500076)
Le Tribunal administratif de la Polynésie française a été saisi par M. B, adjudant de gendarmerie, d’une demande d’indemnisation pour le versement rétroactif de sa prime d’officier de police judiciaire (OPJ) pour la période de juin 2021 à août 2023, en raison d’un retard d’habilitation imputable à une négligence administrative. Le requérant soutenait que l’administration était responsable de la transmission de sa demande d’habilitation et que le principe d’égalité de traitement avait été violé. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens invoqués étaient infondés tant en fait qu’en droit. La décision s’appuie notamment sur le code de procédure pénale et la loi organique n° 2004-192 du 27 février 2004.
N° TA103-2500080(TA103-2500080)
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par M. D A, professeur certifié de philosophie, d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision du 11 décembre 2024 du ministre de l’éducation refusant le renouvellement de sa mise à disposition en Polynésie. Le requérant contestait notamment une erreur de fait et de qualification juridique des faits, la partialité du rapport du proviseur, un détournement de pouvoir et une discrimination liée à ses origines et à son handicap. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ses moyens, estimant que les faits reprochés étaient établis et suffisamment graves pour justifier légalement le non-renouvellement, et que la décision n’était entachée ni de partialité, ni de discrimination, ni de détournement de pouvoir. La requête a été rejetée, sans qu’il soit fait droit aux conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.