Jurisprudence — Tribunal Administratif de la Polynésie française
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N° TA103-2400492(TA103-2400492)
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par M. B..., détenu au centre pénitentiaire de Faa’a-Nuutania, d’une demande d’indemnisation de 1 200 000 francs pacifiques pour le préjudice moral résultant de ses conditions de détention (espace insuffisant, absence d’activités, insalubrité). Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les conditions de détention alléguées n’étaient pas établies par les pièces du dossier. La décision s’appuie notamment sur les articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme ainsi que sur les dispositions du code pénitentiaire relatives à l’encellulement et à l’hygiène.
N° TA103-2400529(TA103-2400529)
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de Mme A, épouse B, qui contestait le refus du CIVEN de l'indemniser pour un cancer qu'elle attribuait aux essais nucléaires. La requérante n'a pas démontré être atteinte d'une maladie figurant sur la liste des maladies radio-induites prévue par le décret du 15 septembre 2014, condition nécessaire pour bénéficier de la présomption de causalité de la loi du 5 janvier 2010. Le tribunal a jugé que le cancer du col de l'utérus initialement déclaré n'est pas inscrit sur cette liste et que l'affirmation d'un cancer de l'endomètre n'était pas étayée par des éléments médicaux probants. En conséquence, l'ensemble des conclusions de la requête, y compris les demandes d'expertise et de provision, ont été rejetées.
N° TA103-2500030(TA103-2500030)
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a annulé la décision du 12 septembre 2024 par laquelle le chef de service de la direction générale de l'économie numérique (DGEN) a refusé à M. C l'autorisation d'importer une antenne "Starlink". Le tribunal a jugé que ce refus était illégal car la Polynésie française ne dispose d'aucun texte réglementaire spécifique lui permettant d'exiger une autorisation ou de refuser l'importation d'équipements satellitaires à usage privé. Cette absence de base légale constitue une méconnaissance du principe de légalité et de la liberté du commerce et de l'industrie, protégée par l'article 4 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen. La décision a également été jugée insuffisamment motivée au regard des articles LP. 18 et LP. 20 de la loi de pays n° 2020-34 du 8 octobre 2020.
N° TA103-2500076(TA103-2500076)
Le Tribunal administratif de la Polynésie française a été saisi par M. B, adjudant de gendarmerie, d’une demande d’indemnisation pour le versement rétroactif de sa prime d’officier de police judiciaire (OPJ) pour la période de juin 2021 à août 2023, en raison d’un retard d’habilitation imputable à une négligence administrative. Le requérant soutenait que l’administration était responsable de la transmission de sa demande d’habilitation et que le principe d’égalité de traitement avait été violé. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens invoqués étaient infondés tant en fait qu’en droit. La décision s’appuie notamment sur le code de procédure pénale et la loi organique n° 2004-192 du 27 février 2004.
N° TA103-2500080(TA103-2500080)
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par M. D A, professeur certifié de philosophie, d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision du 11 décembre 2024 du ministre de l’éducation refusant le renouvellement de sa mise à disposition en Polynésie. Le requérant contestait notamment une erreur de fait et de qualification juridique des faits, la partialité du rapport du proviseur, un détournement de pouvoir et une discrimination liée à ses origines et à son handicap. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ses moyens, estimant que les faits reprochés étaient établis et suffisamment graves pour justifier légalement le non-renouvellement, et que la décision n’était entachée ni de partialité, ni de discrimination, ni de détournement de pouvoir. La requête a été rejetée, sans qu’il soit fait droit aux conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA103-2500085(TA103-2500085)
Le Tribunal administratif de la Polynésie française a examiné la requête de Mme A, qui contestait le refus du CIVEN de l'indemniser pour un cancer de l'estomac qu'elle attribue aux essais nucléaires. Le tribunal a rappelé le régime de présomption de causalité prévu par la loi du 5 janvier 2010 modifiée, selon lequel l'administration doit prouver que la dose annuelle reçue était inférieure à 1 mSv pour renverser cette présomption. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'analyse juridique porte sur l'application des articles L. 1333-2 du code de la santé publique et des lois relatives à l'indemnisation des victimes des essais nucléaires.
N° TA103-2400528(TA103-2400528)
Le Tribunal administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus du comité d'indemnisation des victimes des essais nucléaires (CIVEN) de l’indemniser pour un cancer du cavum. Le tribunal a constaté que cette maladie ne figure pas sur la liste des pathologies radio-induites fixée par le décret du 15 septembre 2014, et qu’aucune assimilation à un cancer de l’œsophage, pourtant listé, n’est juridiquement possible. En conséquence, la demande d’expertise et les conclusions indemnitaires ont été rejetées, sur le fondement de la loi du 5 janvier 2010 relative à l’indemnisation des victimes des essais nucléaires.
N° TA103-2500048(TA103-2500048)
Le Tribunal administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. Colombani, qui contestait le refus implicite du recteur de l’académie de Versailles de lui accorder l’indemnité d’éloignement. Le requérant, dont le centre des intérêts matériels et moraux se situe en Polynésie française, avait demandé cette indemnité au titre de ses sept années de service en métropole. Le tribunal a jugé que, conformément à la loi du 30 juin 1950 et au décret du 26 novembre 1996, le bénéfice de cette indemnité est réservé aux seuls fonctionnaires affectés outre-mer, et non à ceux servant en métropole. Il a également écarté le moyen tiré d’un principe d’égalité ou de réciprocité, estimant que la loi du 28 février 2017 n’établit pas un tel droit pour les fonctionnaires originaires d’outre-mer affectés en métropole.
N° TA103-2400524(TA103-2400524)
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française rejette la requête de M. A, qui contestait son assujettissement à la contribution de solidarité territoriale (CSTS) sur ses pensions de retraite pour les années 2021 à 2023, en invoquant une double imposition contraire à la convention fiscale franco-polynésienne. Le tribunal juge ce moyen inopérant, car la convention invoquée ne concerne que l'impôt sur le revenu des capitaux mobiliers, et non la CSTS. La demande de décharge est donc rejetée.
N° TA103-2500288(TA103-2500288)
Le Tribunal administratif de la Polynésie française, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 551-24 du code de justice administrative, a rejeté l'ensemble des demandes de M. B, candidat évincé d'un appel à manifestation d'intérêt (AMI) lancé par la commune de Bora-Bora pour un projet d'aménagement. Le juge a estimé que la procédure contestée ne constituait pas un contrat de la commande publique soumis aux obligations de publicité et de mise en concurrence, mais une simple procédure de sélection préalable à une éventuelle négociation, et que les irrégularités alléguées (composition du jury, ajout de sous-critères, modalités d'évaluation) n'étaient pas établies ou étaient sans incidence sur la validité de la procédure. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions indemnitaires et celles relatives aux frais irrépétibles.
N° TA103-2500041(TA103-2500041)
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné la requête de la société Pacific Alu Industrie, qui contestait son éviction irrégulière du marché public du lot n°5 « menuiseries aluminium extérieures » pour la construction d’un bâtiment administratif à Papeete. La société demandait l’annulation du rejet implicite de sa demande indemnitaire et la condamnation de la Polynésie française à lui verser 111 760 698 F CFP pour le préjudice subi. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ses demandes, estimant que la Polynésie française n’avait pas commis de faute de nature à engager sa responsabilité. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code polynésien des marchés publics et les principes d’égalité de traitement des candidats.
N° TA103-2500336(TA103-2500336)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de la Polynésie française rejette la requête en référé liberté (article L.521-2 du code de justice administrative) présentée par des élus de l'opposition. Les requérants demandaient la suspension de la délibération n°2025-70 du 3 juillet 2025 créant une commission d'enquête sur les relations financières entre la Polynésie française et la France, au motif que leur désignation d'office dans cette commission porterait une atteinte grave et manifestement illégale à leur liberté d'opinion et d'expression politique. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, les requérants ne justifiant pas de circonstances impliquant une intervention à très bref délai, et rejette la requête sur le fondement de l'article L.522-3 du même code.
N° TA103-2500318(TA103-2500318)
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B qui contestait le rejet de son offre pour un marché de formation, au motif qu'elle était parvenue après la date limite. Le juge a considéré que le règlement de la consultation fixait clairement un délai de rigueur au 16 juin 2025 à 11h, et que la mention "le cachet de la poste faisant foi" ne créait pas d'ambiguïté, car elle ne concernait que la preuve de la date d'envoi, et non la date de réception effective. En application des articles LP. 322-3 et LP. 322-4 du code des marchés publics de la Polynésie française, seuls les plis reçus avant la date et l'heure limites peuvent être ouverts, ce qui n'était pas le cas de l'offre de M. B.
N° TA103-2500260(TA103-2500260)
Rejet d'une requête de Mme B, agissant en qualité d'ayant-droit, contestant le refus du Comité d'indemnisation des victimes des essais nucléaires (CIVEN) de l'indemniser suite au décès de M. C. Le Tribunal administratif de la Polynésie française a constaté que la requête, qui tend au paiement d'une somme d'argent, n'avait pas été présentée par un avocat comme l'exige l'article R. 431-2 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation, Mme B n'a pas satisfait à cette obligation dans le délai imparti. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête comme manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du même code.
N° TA103-2400500(TA103-2400500)
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a jugé une contravention de grande voirie pour occupation illégale du domaine public maritime, concernant quatre lignes d'élevage de nacres dans le lagon de Makemo. La Polynésie française poursuivait M. A... D... G... pour avoir maintenu ces installations après l'expiration de son autorisation. Le tribunal a constaté que le contrevenant avait retiré les lignes et remis les lieux en état, attesté par la police municipale. En conséquence, la solution retenue est le rejet de la requête, l'infraction ayant cessé. Les textes appliqués incluent la délibération n° 2004-34 APF du 12 février 2004 sur le domaine public et le code pénal pour les contraventions de 5ème classe.
N° TA103-2400519(TA103-2400519)
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par la Polynésie française d’une contravention de grande voirie pour l’installation sans autorisation d’un atelier de mécanique marine sur le domaine public maritime (lais de mer) à Moorea. La juridiction a condamné solidairement la société Haapiti Services Marine, sa gérante et M. D... à une amende de 150 000 F CFP pour les personnes physiques et 750 000 F CFP pour la personne morale, sur le fondement de la délibération n° 2004-34 APF du 12 février 2004 et du code pénal. Les contrevenants ont également été condamnés solidairement à remettre les lieux en état sous astreinte de 50 000 F CFP par jour de retard, et à verser 67 950 F CFP pour les frais de procès-verbal. La solution retenue confirme l’occupation illicite du domaine public et ordonne la réparation du dommage causé.
N° TA103-2500026(TA103-2500026)
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par la Polynésie française d’une contravention de grande voirie à l’encontre de la société JM Terrassement et de son gérant, M. A C, pour des extractions de matériaux non autorisées sur le domaine public fluvial de la rivière Mahape. La collectivité requérante soutient que les extractions ont été réalisées en dehors des zones et volumes autorisés par l’arrêté n° 8289 MGT du 6 septembre 2024, et que le règlement ultérieur d’une indemnité ne constitue pas une régularisation. Les défendeurs invoquent une incertitude sur le piquetage des zones et leur bonne foi, tout en contestant la matérialité des faits et la régularité du procès-verbal. Le tribunal a retenu la solution de condamnation solidaire des contrevenants au paiement d’une amende, des frais de procès-verbal et du coût de remise en état du domaine public, en application des dispositions relatives à la contravention de grande voirie et du code général de la propriété des personnes publiques.
N° TA103-2400494(TA103-2400494)
Le Tribunal administratif de la Polynésie française a été saisi par la Polynésie française d’une contravention de grande voirie à l’encontre de M. F, Tupana, Tehei A, pour occupation illégale du domaine public maritime par quatre lignes d’élevage dans le lagon de Makemo, malgré l’expiration de son autorisation depuis 2009. La juridiction a retenu la matérialité des faits constatés par procès-verbal du 31 juillet 2024, confirmés par des observations au sondeur multi-faisceau. En application de la délibération n° 2004-34 APF du 12 février 2004 et du code pénal, le tribunal a condamné le contrevenant à une amende pour contravention de 5e classe, à l’enlèvement des installations sous astreinte, et au paiement des frais de procès-verbal et de remise en état.
N° TA103-2500328(TA103-2500328)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de la Polynésie française rejette la requête en rectification de M. A B, qui agissait en qualité de "président de la Polynésie française". Le tribunal constate que le requérant usurpe illégalement les pouvoirs du président de la Polynésie française, ce qui constitue une infraction pénale et prive ses écrits de tout caractère sérieux. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête est jugée manifestement irrecevable.
N° TA103-2500326(TA103-2500326)
Le Tribunal administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. B, qui demandait la restitution de charcuterie espagnole confisquée à son arrivée à l’aéroport de Papeete. Le juge a estimé que la requête était manifestement irrecevable, car elle ne contenait aucun moyen juridique ni fondement légal, en violation de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. En application du 4° de l’article R. 222-1 du même code, la requête a été rejetée sans invitation à régulariser.