Jurisprudence — Tribunal Administratif de la Polynésie française

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DécisionREJETE

TA103-2500279(TA103-2500279)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme D, professeure de lycée professionnel, qui demandait la suspension de la décision implicite de rejet de sa demande d'affectation pour la rentrée 2025-2026. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car Mme D, placée en disponibilité pour suivre son conjoint jusqu'au 31 août 2026, ne subissait pas de préjudice immédiat et grave, n'étant pas privée d'un poste qu'elle occupe effectivement. La solution retenue s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirANNULE

TA103-2500198(TA103-2500198)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par M. A... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus du ministre de l’éducation nationale de reconnaître la fixation de son centre des intérêts matériels et moraux (CIMM) en Polynésie française. En cours d’instance, le ministre a fait droit à la demande de l’intéressé par une décision du 6 mai 2025. Le tribunal constate donc qu’il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions principales de la requête. Sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, il condamne l’État à verser 80 000 F CFP à M. A... au titre des frais exposés.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

TA103-2500324(TA103-2500324)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de la Polynésie française concerne une demande de référé-liberté présentée par M. B C A, fonctionnaire suspendu de ses fonctions à titre conservatoire par un arrêté du 6 mai 2025. Le requérant sollicite, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, la suspension de cette mesure ainsi que de nombreuses injonctions (réintégration, levée de l'interdiction de contact, suspension des procédures disciplinaires, communication de son dossier). Le juge des référés a rejeté l'ensemble des demandes, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie et qu'aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'était caractérisée.

Résumé IA
OrdonnanceANNULE

TA103-2500325(TA103-2500325)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française, statuant en référé, a été saisi par la société Technival d’un recours contestant le rejet de son offre dans le cadre d’un marché public de fourniture de contenants pour déchets dangereux, passé par le syndicat mixte Fenua Ma. Le juge a fait droit à la demande de suspension provisoire de la procédure de passation. Il a enjoint au syndicat mixte de différer la signature du contrat jusqu’au 31 juillet 2025, sur le fondement de l’article L.551-24 du code de justice administrative. La décision ne tranche pas le fond du litige mais vise à préserver les droits de la requérante dans l’attente d’un examen plus approfondi.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA103-2500188(TA103-2500188)

Le Tribunal administratif de la Polynésie française, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale pour déterminer les conditions de prise en charge de M. C D, décédé après une intervention au centre hospitalier de la Polynésie française (CHPF). Cette mesure, fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, vise à éclairer un éventuel litige sur la responsabilité de l'établissement. En revanche, la demande de provision de 200 000 F CFP par ayant droit a été rejetée, l'obligation du CHPF n'étant pas, en l'état, sérieusement contestable au sens de l'article R. 541-1 du même code.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA103-2500289(TA103-2500289)

Le Tribunal administratif de la Polynésie française, saisi en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, était appelé à statuer sur la demande de suspension de la décision du 7 mars 2025 accordant le concours de la force publique pour expulser Mme A de son logement à Faa'a. Le juge des référés a constaté que l’expulsion avait été exécutée le 30 juin 2025, rendant la requête sans objet. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer, sans tenir d’audience.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA103-2500152(TA103-2500152)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par M. C B d’un recours en excès de pouvoir visant l’annulation d’un permis de construire délivré par le président de la Polynésie française à l’Eurl Aneto pour un immeuble d’habitation à Papeete. Le requérant s’est désisté de l’intégralité de ses conclusions, et le défendeur, l’Eurl Aneto, s’est également désisté de ses propres conclusions reconventionnelles. Par ordonnance du 9 juillet 2025, le tribunal a donné acte de ces désistements d’instance, conformément à l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune application des textes de fond relatifs à l’urbanisme ou à la loi organique n’a été nécessaire en raison du désistement.

Résumé IA
OrdonnancePARTIEL

TA103-2500322(TA103-2500322)

Le Tribunal administratif de la Polynésie française, statuant en référé, a rejeté la requête de la société IVEA qui contestait l'attribution du lot n°2 d'un marché public d'acquisition d'écrans. La société demandait la suspension de la procédure et la reprise des opérations, mais le juge a constaté que le contrat avait déjà été notifié à l'attributaire le 8 juillet 2025, soit avant l'introduction de la requête le 9 juillet. En application de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, le juge des référés précontractuels ne peut être saisi qu'avant la conclusion du contrat. La requête a donc été jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du même code, sans qu'il soit nécessaire d'organiser une audience publique.

Résumé IA
OrdonnanceANNULE

TA103-2500321(TA103-2500321)

Le Tribunal administratif de la Polynésie française, statuant en référé, a été saisi par la société Ha'Aviri d'une demande de suspension de la procédure de passation du marché public « Mission de développement des chemins de randonnée pédestre ». Sur le fondement de l'article L.551-24 du code de justice administrative, le juge a ordonné à la Polynésie française de différer la signature du contrat jusqu'au 29 juillet 2025, sans se prononcer sur le fond du litige. Cette décision vise à préserver les droits du requérant dans l'attente d'un examen plus approfondi de la régularité de la procédure de consultation.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA103-2500074(TA103-2500074)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par M. A, fonctionnaire territorial, d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du maire de Paea de l’autoriser à exercer un service à temps partiel pour raison thérapeutique. Le requérant soutenait que la commune avait méconnu l’article 107-1 du décret n° 2011-1040 du 29 août 2011 en ne sollicitant pas l’avis d’un médecin agréé sur sa demande. Le tribunal a annulé la décision implicite de rejet, jugeant que la commune avait commis une erreur de droit en ne respectant pas la procédure prévue par les textes applicables, notamment l’article 54 de l’ordonnance n° 2005-10 du 4 janvier 2005 et le décret précité.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA103-2400112(TA103-2400112)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de la société Private Charter Tahiti, qui contestait des sanctions fiscales (32,7 millions de francs pacifiques) consécutives au retrait d'agréments pour ses navires *Poe Miti 2* et *Poe Mana*. Le tribunal a jugé que la décision de rejet de sa réclamation, signée par la directrice des impôts dûment habilitée par arrêté ministériel, était une décision expresse faisant courir le délai de recours contentieux, rendant la requête tardive et irrecevable. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code des impôts de la Polynésie française et le code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA103-2500050(TA103-2500050)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française rejette la requête de M. A B, qui contestait le refus du CNAPS de lui délivrer une carte professionnelle d'agent de sécurité privée. Le tribunal rappelle que l'autorité administrative peut, sur la base de l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure, apprécier globalement le comportement du demandeur, y compris pour des faits non inscrits au bulletin n°2 du casier judiciaire. Il estime que le refus est justifié par l'incompatibilité des faits reprochés avec l'exercice de la profession, sans que cela constitue une double sanction pénale ou une mesure disproportionnée. La solution retenue confirme la légalité de la décision du CNAPS.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA103-2500054(TA103-2500054)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française, saisi en plein contentieux par Mme B A veuve C, a examiné le refus du comité d'indemnisation des victimes des essais nucléaires (CIVEN) d'indemniser son époux décédé d'un cancer de la vésicule. Le tribunal a rappelé le régime de présomption de causalité prévu par la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010 modifiée, applicable aux pathologies listées. Il a jugé que le CIVEN ne peut renverser cette présomption qu'en établissant que la dose annuelle reçue par la victime était inférieure à 1 mSv, en utilisant des mesures de surveillance adaptées aux conditions concrètes d'exposition. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le raisonnement juridique s'appuie sur les dispositions des lois de 2010 et 2018 relatives à l'indemnisation des victimes des essais nucléaires.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxDESISTEMENT

TA103-2400065(TA103-2400065)

Le Tribunal administratif de la Polynésie française a été saisi d'une demande d'homologation d'un protocole de médiation signé le 17 janvier 2025 entre la société Pacific Petroleum et Services et la Polynésie française. Cet accord met fin à un litige portant sur des indemnités d'occupation du domaine public aéroportuaire et des majorations pour occupation sans titre, réclamées pour la période du 1er janvier 2019 au 1er septembre 2022. Le tribunal a homologué la transaction, après avoir vérifié que les parties y consentent librement, que son objet est licite et qu'elle ne constitue pas une libéralité de la part de la collectivité publique. Cette homologation, fondée sur les articles L. 213-4 du code de justice administrative et 2044 du code civil, confère à l'accord force exécutoire.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA103-2400397(TA103-2400397)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française rejette la demande de l'association polynésienne pour les travailleurs handicapés (APTH) tendant à être déchargée de l'impôt sur les sociétés pour les années 2021, 2022 et 2023. Le tribunal estime que l'activité de location de locaux professionnels exercée par l'association est lucrative, car les loyers pratiqués sont similaires à ceux du secteur concurrentiel et l'association ne démontre pas répondre à des besoins insuffisamment satisfaits par le marché ou pratiquer des tarifs modulés. En application de l'article LP. 112-1 du code des impôts de la Polynésie française, cette activité commerciale justifie l'assujettissement à l'impôt sur les sociétés. La requête est donc rejetée.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA103-2400434(TA103-2400434)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par la Polynésie française d’une requête en contravention de grande voirie contre Mme D C et M. F A G A pour avoir réalisé des remblais sans autorisation dans un cours d’eau affluent de la rivière Vaiami, sur des parcelles à Papeete. La Polynésie française demande la condamnation des contrevenants à une amende, au retrait des remblais, à la restauration écologique des berges sous astreinte, et au paiement des frais de procès-verbal. Elle soutient que les faits constituent une contravention sur le domaine public, en se fondant sur des constats techniques et une expertise écologique démontrant l’existence d’un cours d’eau permanent ou temporaire, et que les travaux auraient dû faire l’objet d’une déclaration préalable. La solution retenue par le tribunal n’est pas précisée dans l’extrait fourni, mais les textes applicables incluent le code général de la propriété des personnes publiques et la réglementation locale sur les contraventions de grande voirie.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxINJONCTION

TA103-2400476(TA103-2400476)

Le Tribunal administratif de la Polynésie française a examiné une contravention de grande voirie pour déversement de débris de construction sur le domaine public maritime à Papara. La juridiction a relaxé M. B, faute de preuves suffisantes de son implication personnelle, mais a retenu la responsabilité de la commune de Papara. Celle-ci a été condamnée à une amende de 100 000 F CFP et aux frais d'établissement du procès-verbal, réduits à 19 766 F CFP, en tenant compte de la remise en état spontanée des lieux. La décision s’appuie sur la délibération n° 2004-34 APF du 12 février 2004 relative au domaine public en Polynésie française.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxINJONCTION

TA103-2400484(TA103-2400484)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par la Polynésie française d’une requête en contravention de grande voirie à l’encontre de la S.A. Centrale Hydro-électrique de Papeiti à Papara (C.H.P.P.) et de M. A C. Il leur était reproché l’occupation sans autorisation du domaine public fluvial par un barrage et des aménagements, ainsi que l’absence de paiement de la redevance due depuis 1990. Le tribunal a retenu la contravention, constatant que l’autorisation d’occupation était échue depuis 2000 et que les défendeurs n’avaient pas rapporté la preuve contraire aux constats du procès-verbal. En application de la délibération n° 2004-34 APF du 12 février 2004 et des articles L. 2132-2 et suivants du code général de la propriété des personnes publiques, les contrevenants ont été condamnés solidairement à une amende de 50 000 F CFP chacun, à la remise en état des lieux sous astreinte de 50 000 F CFP par jour de retard, et au paiement de 132 796 F CFP au titre des frais de procès-verbal.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA103-2400503(TA103-2400503)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus du Comité d'indemnisation des victimes des essais nucléaires (CIVEN) de l'indemniser pour un cancer qu'elle attribuait aux essais nucléaires. La requérante contestait la fiabilité des données dosimétriques utilisées par le CIVEN et invoquait une rupture d'égalité. Le tribunal a jugé que le CIVEN avait légalement motivé son refus en se fondant sur les données du rapport du Commissariat à l'énergie atomique (CEA) de 2006, et que Mme B n'apportait pas la preuve d'un lien de causalité entre sa pathologie et les essais nucléaires, conformément aux dispositions de la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA103-2500078(TA103-2500078)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de Mme D, professeure des écoles, qui contestait le refus du vice-recteur de lui verser l'indemnité d'éloignement. La requérante invoquait une rupture d'égalité de traitement et l'existence d'un déplacement effectif de son centre d'intérêts matériels et moraux. Le tribunal a jugé que, pour bénéficier de cette indemnité prévue par la loi du 30 juin 1950 et le décret n° 96-1028 du 27 novembre 1996, l'agent doit être affecté en position d'activité ou de détachement. Or, Mme D était en congé parental lors de son affectation en Polynésie française, une position qui n'est pas assimilée à un service effectif au sens de ces textes, ce qui exclut le versement de l'indemnité.

Résumé IA