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Le Tribunal administratif de la Polynésie française rejette la requête de M. B, adjoint titulaire, qui contestait le rejet implicite de sa demande de prolongation de congé de longue maladie. Le tribunal estime que la commune de Paea n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en différant sa décision dans l'attente d'un avis médical complémentaire, conformément aux articles 54 de l'ordonnance n° 2005-10 du 4 janvier 2005 et 94 du décret n° 2011-1040 du 29 août 2011. La solution retenue est le rejet de la requête, sans application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française annule la sanction disciplinaire du blâme infligée par le maire de Paea à un agent communal. Le juge de l’excès de pouvoir a estimé que si les faits (stationnement sur une place réservée) étaient matériellement établis, ils ne constituaient pas une faute de nature à justifier une sanction disciplinaire, faute de preuve d’un ordre hiérarchique préalable. La décision est fondée sur les principes généraux de la fonction publique et les textes locaux régissant le cadre d’emplois. La commune est condamnée à verser 150 000 francs pacifiques au requérant au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné le recours de Mme D, veuve de M. A D, contestant le refus du Comité d'indemnisation des victimes des essais nucléaires (CIVEN) de l'indemniser au titre de la loi du 5 janvier 2010. La requérante soutenait que le CIVEN ne pouvait se fonder sur un rapport du CEA de 2006 pour renverser la présomption de causalité prévue par la loi, et qu'il n'avait pas examiné les conditions concrètes d'exposition de son époux. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la demande d'indemnisation, sur le fondement des articles 1er, 2 et 4 de la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010 modifiée.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné le recours de M. A C, qui contestait le refus du CIVEN de l’indemniser pour un cancer du poumon qu’il attribue aux essais nucléaires. Le tribunal a rappelé que, selon la loi du 5 janvier 2010, le demandeur bénéficie d’une présomption de causalité s’il remplit les conditions de temps, de lieu et de pathologie. Cette présomption ne peut être renversée que si l’administration prouve que la dose annuelle de rayonnements reçue était inférieure à 1 mSv. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le jugement s’appuie sur les articles 1, 2 et 4 de la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010 modifiée.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné la requête de M. C contestant son exclusion provisoire de deux mois du centre hospitalier de la Polynésie française (CHPF). Le tribunal a d'abord mis hors de cause la Polynésie française, l'établissement hospitalier étant une personne morale distincte. Il a ensuite constaté que la mesure d'exclusion avait cessé de produire ses effets avant que le juge ne statue, rendant les conclusions en annulation sans objet. Enfin, les conclusions indemnitaires de M. C ont été jugées irrecevables faute de demande préalable auprès de l'administration, conformément à l'article R. 421-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française rejette la requête de M. A, agent non titulaire, qui demandait la conclusion d’un contrat à durée indéterminée avec l’Institut d’Insertion Médico-Éducatif (IIME) après le non-renouvellement de son contrat à durée déterminée. Le tribunal juge que la décision de non-renouvellement n’est pas soumise à une obligation de motivation et que M. A n’a pas été licencié mais simplement non reconduit. Il écarte également les moyens tirés d’une discrimination ou d’un licenciement abusif, faute d’éléments suffisants, et rappelle que le contrat relevait du droit public et non du code du travail. La requête est rejetée, de même que les conclusions de l’IIME au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française était saisi par Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du CIVEN du 8 novembre 2024 rejetant sa demande d’indemnisation pour une leucémie qu’elle attribue aux essais nucléaires. Le tribunal a examiné si la requérante remplissait les conditions de temps, de lieu et de pathologie prévues par la loi du 5 janvier 2010 pour bénéficier de la présomption de causalité. Il a rappelé que cette présomption ne peut être renversée que si l’administration prouve que la dose annuelle reçue par l’intéressée était inférieure à 1 mSv. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le jugement s’appuie sur les articles 1er, 2 et 4 de la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010 et les textes subséquents.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française était saisi par l'association familiale E et D d'une demande d'indemnisation pour le préjudice résultant du déversement de déchets par la commune de Taiarapu-Est sur ses parcelles privées. Le tribunal a soulevé d'office un moyen d'irrecevabilité, estimant que la réparation ne pouvait excéder la valeur vénale des terrains. En réponse, l'association a évalué les parcelles à 52 000 000 F CFP, tandis que sa demande initiale s'élevait à 1 434 800 000 F CFP. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait, mais l'instruction a été clôturée et l'affaire mise en délibéré.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné la requête de M. C, agent contractuel, contestant le refus de la commune de Hiva Oa de l'intégrer au 15ème échelon du grade d'adjoint dans le cadre d'emploi "Application", spécialité Technique. Le tribunal a rappelé que, selon l'article 76 de l'ordonnance n° 2005-10 du 4 janvier 2005, l'échelon d'intégration doit correspondre à un niveau de rémunération égal ou immédiatement supérieur au salaire perçu avant l'intégration. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le litige portait sur la détermination de cet échelon en fonction de l'ancienneté des services de l'agent.
Le Tribunal administratif de la Polynésie française a examiné la requête de M. G, médecin psychiatre licencié pour faute grave par le centre hospitalier de la Polynésie française (CHPF) après avoir scellé des chambres d'isolement jugées indignes. Le requérant invoquait la légitimité de son action pour faire cesser des traitements inhumains et sollicitait la protection due aux lanceurs d'alerte. Le tribunal a rejeté sa demande d'annulation du licenciement, considérant que son geste, bien que motivé par des préoccupations éthiques, constituait une faute grave en raison de son caractère disproportionné et de l'absence de respect des procédures hiérarchiques. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et la jurisprudence relative aux lanceurs d'alerte, sans faire droit à la demande de protection.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par M. C D d’une demande d’indemnisation pour le préjudice financier et moral subi suite à une sanction disciplinaire de révocation, annulée pour illégalité, qui l’a évincé de ses fonctions pendant 26 mois. Le requérant sollicite la condamnation de la Polynésie française à lui verser 18 000 000 F CFP pour son préjudice financier (correspondant à la perte de salaire nette après déduction des revenus perçus durant cette période) et 5 000 000 F CFP pour son préjudice moral, ainsi que la régularisation de ses droits sociaux et cotisations de retraite. La Polynésie française conteste la recevabilité de la requête et, subsidiairement, son bien-fondé, demandant sa mise hors de cause. Le tribunal, après avoir examiné les moyens, a rejeté l’exception d’irrecevabilité et a partiellement fait droit aux demandes, en condamnant la Polynésie française à verser à M. D une somme de 18 000 000 F CFP au titre du préjudice financier et 2 000 000 F CFP au titre du préjudice moral, tout en rejetant le surplus des conclusions, notamment celles relatives à la
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de Mme F, qui contestait les épreuves orales d'admission du concours externe du CAPES de tahitien (session 2024) pour des motifs d'impartialité, de discrimination et d'inégalité. La juridiction a accueilli la fin de non-recevoir soulevée par le haut-commissaire, jugeant que les épreuves orales ne sont pas détachables de la décision globale du jury, laquelle n'était pas attaquée. En conséquence, les conclusions de la requête ont été déclarées irrecevables.
Le Tribunal administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de Mme A, qui contestait les épreuves orales du CAPES de tahitien session 2024 pour des motifs d’impartialité, de discrimination et d’inégalité. La requête a été jugée irrecevable car les conclusions visant l’annulation de la délibération du jury et des résultats du concours, présentées le 28 mars 2025, étaient tardives au regard du délai de deux mois suivant la publication des résultats le 11 juin 2024. De plus, les conclusions contre les seules épreuves orales ont été écartées, celles-ci n’étant pas détachables de la décision globale du jury, déjà attaquée tardivement. Le tribunal s’est fondé sur l’article R. 421-1 du code de justice administrative.
**Résumé de la décision :** Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi en référé par M. A B, agent de l'aviation civile, contestant plusieurs décisions administratives liées au refus de reconnaissance du transfert de son centre d'intérêts matériels et moraux (CIMM) en Polynésie française, entraînant le non-renouvellement de son séjour et sa réaffectation en métropole. Le requérant invoque l'urgence et un doute sérieux sur la légalité des actes, notamment pour incompétence des signataires, erreur de droit et d'appréciation. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la procédure vise à obtenir la suspension des décisions contestées et des injonctions, sur le fondement des articles L.521-1 et L.761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de la Polynésie française a rejeté les requêtes de M. A B, qui demandaient, sur le fondement de l'article R. 833-1 du code de justice administrative, de constater une omission à statuer dans une ordonnance du 16 juin 2025. Le tribunal a jugé que cet article, relatif aux recours en rectification d'erreur matérielle devant les cours administratives d'appel ou le Conseil d'État, n'est pas applicable aux décisions des tribunaux administratifs. En outre, une omission à statuer ne constitue pas une erreur matérielle au sens de ces dispositions. Les conclusions indemnitaires présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de la Polynésie française rejette les requêtes de M. A B qui demandaient, sur le fondement de l’article R. 833-1 du code de justice administrative, de constater une omission à statuer dans une précédente ordonnance du 16 juin 2025. Le tribunal juge que cet article, relatif à la rectification d’erreur matérielle, ne s’applique pas aux décisions des tribunaux administratifs et qu’une omission à statuer n’entre pas dans son champ d’application. Les requêtes sont donc rejetées comme manifestement irrecevables en application de l’article R. 222-1 4° du même code.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par le port autonome de Papeete pour obtenir l'expulsion de sept navires appartenant à la SNC A et Cie et à M. A, amarrés sans titre sur le domaine public portuaire. Le juge a constaté que l'occupation irrégulière, persistante malgré une mise en demeure, constituait une situation d'urgence en raison de la saturation des quais et de l'arrivée imminente d'un nouveau navire, et qu'elle ne se heurtait à aucune contestation sérieuse, l'accord verbal allégué ne valant pas autorisation d'occupation. En conséquence, il a ordonné l'expulsion des navires sous astreinte de 100 000 F CFP par jour de retard, tout en accordant un délai d'un mois pour libérer les lieux, et a rejeté la demande de démantèlement comme disproportionnée. La décision s'appuie sur les dispositions du code des ports maritimes de la Polynésie française et du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de la Polynésie française, statuant en référé sur le fondement de l'article L.521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête du Port autonome de Papeete. Celle-ci visait à obtenir l'expulsion ou le démantèlement du navire TAPORO VII, propriété de la Compagnie française maritime de Tahiti, qui occupait sans titre le domaine public portuaire. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'occupation litigieuse ne créant pas de péril imminent ni d'atteinte grave au fonctionnement du service public portuaire. Il a également considéré que la mesure d'expulsion n'était pas utile, le Port autonome disposant de ses propres pouvoirs de police pour déplacer le navire en application du code des ports maritimes de la Polynésie française.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française, statuant en référé précontractuel, a rejeté la requête de la société ATM Construction. Celle-ci contestait le rejet de son offre pour le lot n°1 (gros-œuvre) d'un marché de construction de logements étudiants, estimant que ce rejet était irrégulier. Le juge a constaté que le marché avait été signé et notifié le 26 mai 2025, soit avant l'introduction de la requête le 17 juin 2025. En application de l'article L. 551-24 du code de justice administrative, les pouvoirs du juge ne pouvant plus s'exercer après la conclusion du contrat, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté les requêtes de M. B, qui contestait la loi du pays n° 2025-6 du 15 mai 2025 et son arrêté d'application. La requête en annulation a été jugée manifestement irrecevable en raison de l'absence d'exposé clair et compréhensible des moyens de légalité, sur le fondement des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative. Par voie de conséquence, la requête en suspension, présentée sur le fondement de l'article L. 521-1 du même code, a également été rejetée.