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Cette décision du Tribunal Administratif de la Polynésie française, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, fait droit à la demande d'expertise médicale présentée par M. B. Le requérant, qui a subi des complications infectieuses après la pose d'une prothèse de hanche au Centre hospitalier de la Polynésie française (CHPF), souhaite établir un lien entre ces complications et sa prise en charge. Le tribunal désigne un expert spécialisé en chirurgie orthopédique avec une mission visant à analyser les soins prodigués, leur conformité aux données de la science, et l'origine des complications. Il rejette la demande du CHPF de mettre en cause l'assureur automobile de M. B, estimant cette mesure inutile, et ne fait pas droit à la demande de frais de justice présentée par le requérant.
Cette décision du Tribunal Administratif de la Polynésie française fait droit à la demande de M. B, qui sollicitait une expertise médicale sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. L'expertise vise à déterminer les conditions de sa prise en charge au centre hospitalier de la Polynésie française (CHPF) suite à une intervention chirurgicale du 8 mars 2024, à l'origine de douleurs au poignet gauche. Le tribunal a désigné un expert, le Docteur D C, avec une mission détaillée incluant l'analyse des soins, la recherche d'éventuelles fautes, l'origine des complications, et la question d'une éventuelle infection nosocomiale. Les frais d'expertise seront liquidés ultérieurement par ordonnance.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. B, qui se plaignait de la non-conformité de sa cellule aux normes européennes. La juridiction a estimé que la demande, présentée comme une "plainte" contre l'administration pénitentiaire, ne relevait manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative. En outre, la requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait aucune conclusion précise (annulation d'une décision ou demande d'indemnisation) en méconnaissance de l'article R. 421-1 du code de justice administrative. La décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du même code.
Permis de construire – Tribunal administratif de la Polynésie française – Non-lieu à statuer suite au retrait du permis attaqué – Application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Le tribunal constate que le permis de construire contesté a été retiré par l’administration le 10 avril 2025, rendant sans objet les conclusions à fin d’annulation. En conséquence, il prononce un non-lieu à statuer sur ces conclusions. La Polynésie française est condamnée à verser 80 000 F CFP aux requérants au titre des frais de l’instance, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné la requête de Mme A, qui contestait le refus du CIVEN de l’indemniser pour un cancer de la thyroïde qu’elle attribue aux essais nucléaires. Le tribunal a rappelé que, selon la loi du 5 janvier 2010 modifiée, une présomption de causalité s’applique si les conditions de temps, de lieu et de pathologie sont remplies, et que l’administration ne peut la renverser qu’en prouvant une dose annuelle inférieure à 1 mSv. En l’espèce, le CIVEN n’ayant pas apporté cette preuve, le tribunal a annulé sa décision de rejet et l’a condamné à verser à Mme A une indemnité de 30 000 000 F CFP, ainsi que 350 000 F CFP au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de la Polynésie française a été saisi par M. B d’une demande d’indemnisation de 1 200 000 F CFP pour le préjudice moral résultant de conditions de détention indignes au centre pénitentiaire de Nuutania. Le requérant invoquait notamment un espace de vie insuffisant, l’absence de cellule individuelle, l’insalubrité des locaux et le défaut d’accès au travail et aux activités, en violation des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, du code pénitentiaire et du code de l’aménagement de la Polynésie française. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés au regard des éléments produits. Aucune condamnation de l’État n’a donc été prononcée.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française est saisi d'une question préjudicielle relative à la légalité de l'alinéa 2 de l'article LP 51 de la loi du pays n° 2017-16 du 18 juillet 2017, qui exonère les nacres issues d'écloseries de l'obligation de "détroquage" avant tout transfert interinsulaire. Les requérants soutiennent que cette disposition méconnaît la Charte de l'environnement, le principe d'égalité et la liberté d'entreprendre, en raison d'un risque équivalent de contamination des lagons. La Polynésie française justifie cette différence de traitement par des mesures sanitaires spécifiques aux écloseries (milieu contrôlé, sursalage) qui réduisent les risques par rapport au collectage naturel. Le tribunal doit déterminer si cette différence de traitement est proportionnée et justifiée au regard des objectifs de protection de l'environnement et des principes constitutionnels invoqués.
Le Tribunal administratif de la Polynésie française a été saisi par le Port autonome de Papeete d’une demande d’expulsion du navire "Shark" appartenant à M. B, qui occupait sans droit ni titre une zone de mouillage interdite sur le domaine public maritime. Le tribunal a fait droit à la demande, ordonnant à M. B de retirer son navire dans un délai de cinq jours sous astreinte de 10 000 F CFP par jour de retard, et autorisant le Port à procéder à l’expulsion avec le concours de la force publique en cas de non-exécution. La décision se fonde sur l’arrêté n°650CM du 2 juin 2020 interdisant le mouillage dans la zone concernée, ainsi que sur les dispositions du code des ports maritimes de la Polynésie française et de la loi organique n° 2004-192. Les conclusions du Port au titre des frais de justice ont été rejetées, faute de justificatifs.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. et Mme C, qui demandaient l'annulation d'un permis de construire tacite délivré à M. et Mme B pour la rénovation et la surélévation d'une maison à Moorea-Maiao. La requête a été jugée irrecevable, car les requérants n'ont pas notifié leur recours à l'autrice de la décision (la directrice de la construction) dans les quinze jours suivant son dépôt, en méconnaissance de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme. Le tribunal n'a donc pas examiné le fond des moyens soulevés, relatifs à la méconnaissance du cahier des charges du lotissement et du plan général d'aménagement.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. B, détenu, qui contestait une sanction disciplinaire de placement en cellule pour tapage. Le tribunal a rappelé que la décision du directeur interrégional des services pénitentiaires s'était substituée à la sanction initiale, rendant inopérants les vices propres à cette dernière. Il a jugé que la composition de la commission de discipline, présidée par le chef de détention ayant engagé les poursuites, ne méconnaissait pas le principe d'impartialité, car les textes applicables (articles R. 234-14 et R. 234-3 du code pénitentiaire) ne l'interdisent pas. La requête a été rejetée sur l'ensemble de ses moyens.
Le Tribunal administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de Mme B, qui contestait l'arrêté du 28 mai 2024 portant admission des candidats au certificat d'aptitude aux fonctions de formateur académique (CAFFA) pour la session 2024. La requête a été jugée irrecevable pour tardiveté, car introduite plus de deux mois après la publication de l'arrêté, sans qu'un recours gracieux valable n'ait prorogé le délai. Le tribunal a considéré que le recours gracieux adressé au gouvernement de la Polynésie française, autorité incompétente, ne pouvait être transmis au vice-rectorat, service de l'État, et n'a donc pas interrompu le délai de recours contentieux. La décision est fondée sur l'article R. 421-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête du Syndicat des Agents Publics de Polynésie (SAPP) contestant les élections des représentants du personnel aux commissions administratives paritaires de la fonction publique de la Polynésie française pour la période 2024-2028. La juridiction a jugé la requête irrecevable, car le syndicat n'avait pas déposé sa contestation préalable dans les formes et délais requis par la délibération n° 95-216 AT du 14 décembre 1995, notamment en ne saisissant pas l'autorité compétente dans les cinq jours suivant la proclamation des résultats. En conséquence, la demande d'annulation du procès-verbal électoral et des résultats a été rejetée, de même que les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a annulé l'arrêté du 28 mars 2024 du maire de Faa'a infligeant à M. B, fonctionnaire technique, une exclusion temporaire de douze mois. La juridiction a jugé que le conseil de discipline était irrégulièrement composé, faute de comporter au moins trois représentants du personnel comme l'exige l'article 130 du décret du 29 août 2011. Cette irrégularité a entaché la procédure disciplinaire, justifiant l'annulation de la sanction sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens. La décision s'appuie sur le décret n° 2011-1040 du 29 août 2011 fixant les règles applicables aux fonctionnaires des communes de Polynésie française.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par M. C A, professeur, d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du ministre de l’éducation lui interdisant l’accès au lycée de Taiarapu Nui. Le tribunal a rejeté l’exception de non-lieu à statuer soulevée par la Polynésie française, estimant que la levée ultérieure de l’interdiction ne privait pas le litige d’objet, la mesure ayant produit des effets pendant cinq mois. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision attaquée au motif que l’autorité compétente pour prononcer une telle mesure d’interdiction d’accès était le chef d’établissement, en application de l’article 7 de l’arrêté n° 732 CM du 17 juin 1987, et non le ministre.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné la requête de Mme A, qui contestait le refus du CIVEN de l’indemniser pour un cancer du sein qu’elle attribue aux essais nucléaires. Le tribunal a rappelé le régime de présomption de causalité prévu par la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010, modifiée, qui bénéficie au demandeur remplissant les conditions de temps, de lieu et de pathologie. Cette présomption ne peut être renversée que si l’administration prouve que la dose annuelle reçue était inférieure à 1 mSv, en vérifiant la suffisance des mesures de surveillance. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le jugement s’appuie sur les textes précités et les conclusions du rapporteur public.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné la requête de M. A, agent communal, contestant la décision du maire de Moorea-Maiao du 18 septembre 2024 confirmant son placement en demi-traitement. Le requérant soutenait que la majorité de ses arrêts maladie relevait du congé de longue maladie (article 14 du décret n° 2011-1552) et non du congé de maladie ordinaire (article 13), ce qui aurait dû lui permettre de conserver l'intégralité de son traitement plus longtemps. Le tribunal a annulé la décision attaquée, jugeant que la commune avait commis une erreur de droit en appliquant les règles du congé de maladie ordinaire à des périodes relevant du congé de longue maladie, en méconnaissance des dispositions de l'ordonnance n° 2005-10 du 4 janvier 2005 et du décret n° 2011-1552 du 15 novembre 2011.
Le Tribunal administratif de la Polynésie française a ordonné l'expulsion du navire "Shangy Shamu", propriété de M. B, qui occupait sans droit ni titre le domaine public maritime dans la baie de Vairai, une zone interdite au mouillage par l'arrêté n°650CM du 2 juin 2020. Le tribunal a enjoint à M. B de retirer son bateau sous cinq jours, sous astreinte de 10 000 F CFP par jour de retard, et autorisé le port autonome de Papeete à procéder d'office à l'expulsion avec le concours de la force publique en cas de non-exécution. La solution retenue se fonde sur les dispositions du code des ports maritimes de la Polynésie française et les textes réglementaires locaux relatifs à la gestion du domaine public portuaire.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par la société Atike Immobilier, qui demandait la condamnation du centre hospitalier de la Polynésie française à réparer son préjudice économique résultant de l'indisponibilité de son gérant, M. B, consécutive à des fautes médicales. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que le lien de causalité entre les fautes commises par l'hôpital et le préjudice économique allégué par la société n'était pas suffisamment direct. Il a également rejeté la demande subsidiaire d'expertise, la jugeant inutile. La caisse de prévoyance sociale a été mise hors de cause.
Le Tribunal administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. B D, agissant en qualité d'ayant-droit de Mme A C, qui contestait le refus du Comité d'indemnisation des victimes des essais nucléaires (CIVEN) de l'indemniser pour un cancer du sein. Le tribunal a jugé que le CIVEN avait légalement renversé la présomption de causalité prévue par la loi du 5 janvier 2010, en démontrant, sur la base de données de surveillance radiologique, que la dose annuelle reçue par Mme C était inférieure au seuil de 1 mSv. Il a considéré que les données produites par le CIVEN, notamment les rapports du CEA et de l'IRSN, étaient suffisantes et adaptées aux conditions d'exposition de l'intéressée dans la commune d'Arue. En conséquence, la décision de rejet du CIVEN a été validée et les conclusions à fin d'injonction et au titre des frais de justice ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par M. A, agent technique titularisé à temps partiel de la commune de Makemo, qui demandait le paiement d'heures complémentaires effectuées en 2022-2023 (87 421 F CFP) et une indemnisation pour préjudice moral (500 000 F CFP), ou à titre subsidiaire des repos compensateurs. La commune, mise en demeure, n'ayant pas produit de mémoire en défense, est réputée avoir acquiescé aux faits exposés par le requérant. Le tribunal a vérifié que ces faits n'étaient pas contredits par les pièces du dossier et s'est prononcé sur le droit applicable, notamment l'arrêté n° 1085 DIPAC du 5 juillet 2012. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la procédure a été instruite sur le fondement de cet arrêté et du code de justice administrative.