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Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné la requête de Mme B contestant le rejet de sa demande d'indemnisation par le CIVEN pour une maladie radio-induite liée aux essais nucléaires. Le tribunal a appliqué la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010, dans sa version issue de la loi n° 2018-1317 du 28 décembre 2018, qui prévoit une présomption de causalité sauf si la dose annuelle de rayonnements reçue est inférieure à la limite fixée par le code de la santé publique. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait, mais le tribunal a examiné la condition de lieu, de temps et de pathologie, ainsi que la charge de la preuve incombant au CIVEN pour renverser la présomption.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. B, brigadier-chef de police, qui demandait réparation pour la perte de rémunération subie lors de sa suspension de fonctions. Le requérant estimait que cette perte était disproportionnée par rapport à la sanction disciplinaire finale d'exclusion temporaire de huit jours (dont sept avec sursis) qui lui a été infligée. Le tribunal a jugé que M. B n'établissait aucune faute de l'administration, ni dans la décision de suspension, qu'il n'avait pas contestée, ni dans la privation du coefficient de majoration durant cette période. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions relatives aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par la Polynésie française d’une contravention de grande voirie pour des travaux de remblais et d’enrochements réalisés sans autorisation sur le domaine public maritime à Moorea. La juridiction a rejeté les moyens de défense de M. A, notamment l’irrégularité de la procédure liée à sa curatelle et la contestation de l’empiètement, en retenant la matérialité des faits et l’imprescriptibilité du domaine public. Elle a condamné le contrevenant à une amende, à la remise en état des lieux sous astreinte, et au paiement des frais, en application de la délibération n°2004-34 APF du 12 février 2004 et du code pénal.
Cette décision du Tribunal Administratif de la Polynésie française concerne une contravention de grande voirie pour occupation illégale du domaine public maritime. La Polynésie française poursuit M. A pour avoir maintenu des structures résiduelles de lignes d'élevage dans le lagon de Takaroa après l'expiration de son autorisation en 2015. Le tribunal applique la délibération n° 2004-34 APF du 12 février 2004 portant composition et administration du domaine public, ainsi que le code pénal pour les contraventions de 5ème classe. La solution retenue est la condamnation de M. A à une amende, à l'enlèvement des installations sous astreinte de 50 000 F CFP par jour de retard, et au paiement des frais de procès-verbal.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par la Polynésie française d’une contravention de grande voirie à l’encontre de Mme A pour occupation illégale du domaine public maritime à Takaroa, par le maintien de structures résiduelles de lignes d’élevage après l’expiration de son autorisation en 2015. Statuant en plein contentieux, le tribunal a retenu la matérialité des faits constatés par procès-verbal, confirmés par des observations au sondeur multi-faisceau. Il a condamné Mme A à une amende, à l’enlèvement des installations sous astreinte, et au paiement des frais de procès-verbal, sur le fondement de la délibération n° 2004-34 APF du 12 février 2004 et du code pénal.
Cette décision du Tribunal Administratif de la Polynésie française annule le refus du CNAPS de renouveler la carte professionnelle d'agent de sécurité privée de M. B. Le tribunal a jugé que les faits de violences reprochés au requérant, bien qu'établis, étaient de faible gravité et, pour les plus anciens, antérieurs au précédent renouvellement, ne démontrant pas un comportement incompatible avec ses fonctions. La solution retenue est fondée sur l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure, qui exige une appréciation globale des faits pour évaluer la compatibilité du comportement avec l'exercice de la profession.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné la requête de Mme B, fonctionnaire de Nouvelle-Calédonie détachée en Polynésie, contestant l'arrêté du 3 mai 2024 fixant sa rémunération à l'indice brut 246. La requérante soutenait que l'indemnité d'indexation perçue dans son administration d'origine faisait partie intégrante de son traitement et devait être incluse dans le calcul de sa rémunération de détachement. Le tribunal a rejeté sa demande, considérant que cette indemnité, versée en Nouvelle-Calédonie pour compenser le coût de la vie locale, ne constitue pas un élément de rémunération obligatoire au sens de la délibération n° 2023-61 APF du 26 octobre 2023. La solution retenue est donc le rejet de la requête, sans qu'il soit fait droit aux conclusions de Mme B.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné la requête de Mme A E D contestant la décision du maire de Moorea-Maiao du 8 juillet 2024 d’exercer le droit de préemption sur deux parcelles, ainsi que les délibérations du conseil municipal des 18 juillet et 24 octobre 2024 approuvant cette acquisition pour un projet de site de repli, d’abri tsunami et de parcours de santé. La requérante invoquait notamment l’absence d’avis du service des domaines, l’imprécision du prix, l’incompétence du conseil municipal, et le défaut de réalité du projet communal. Le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions de la requête, incluant les demandes d’annulation et d’injonction, et a mis à la charge de la requérante les frais de justice. Cette solution s’appuie sur les dispositions du code de l’aménagement de la Polynésie française, notamment les articles D. 131-4, D. 131-9 et D. 131-12, ainsi que sur les principes généraux du droit de préemption communal.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par la Polynésie française d’une contravention de grande voirie à l’encontre de la SAS Hilton Moorea Lagoon Resort and Spa et de l’EURL Polynésie Terrassement pour des travaux non autorisés sur le domaine public maritime. Il leur est reproché l’extraction de 560 m³ de sable corallien et la construction d’un épi rocheux sur la plage de Paopao à Moorea, sans autorisation administrative préalable. La collectivité requiert leur condamnation solidaire au paiement d’une amende, à l’enlèvement de l’épi sous astreinte, et à la réparation du dommage évalué à 9 492 000 F CFP. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait, mais la requête s’appuie sur les dispositions du code des mines et des activités extractives de la Polynésie française et du code de procédure pénale local.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de Mme C, qui demandait l'annulation d'un permis de construire délivré le 23 août 2021 à son frère, M. B C, pour une maison d'habitation sur une parcelle indivise à Maupiti. La requête a été jugée irrecevable en raison de sa tardiveté, car introduite plus de trois ans après la décision attaquée, et Mme C ne justifiait pas d'un intérêt à agir suffisant. Les moyens soulevés, notamment l'existence d'une sépulture privée sur le terrain et l'application de l'article L. 2223-1 du code général des collectivités territoriales, ont été écartés comme inopérants, le permis de construire ayant été délivré sous réserve des droits des tiers. La décision s'appuie sur le code de l'aménagement de la Polynésie française, dont les articles LP. 114-6 et A. 114-8.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par la société Sat Nui société d'acconage tahitien, qui contestait les impositions supplémentaires (majorations et intérêts de retard) mises à sa charge au titre de l'impôt sur les revenus de capitaux mobiliers (IRCM) pour les années 2019 à 2022, en raison de déclarations jugées tardives. La société invoquait notamment l'irrégularité de la procédure pour défaut de contradictoire, la prescription pour les années 2019 et 2020, l'absence de motivation des pénalités, et une divergence d'interprétation sur le fait générateur de l'IRCM. La juridiction a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant la procédure régulière et le bien-fondé des impositions, et a donc rejeté la requête. La décision s'appuie sur les dispositions du code des impôts de la Polynésie française, notamment les articles relatifs à l'IRCM et aux pénalités pour déclaration tardive.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné la requête de la société Transit Sat Nui contestant des impositions supplémentaires à l'impôt sur le revenu des capitaux mobiliers (IRCM) pour les années 2019 à 2022, assorties de majorations et intérêts de retard. La société soutenait notamment l'irrégularité de la procédure pour défaut de contradictoire, la prescription pour les années 2019 et 2020, et le mal-fondé des pénalités en raison d'une divergence d'interprétation sur le fait générateur de l'IRCM. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens de la requête, jugeant la procédure régulière et les impositions fondées sur les articles 173-2 et 173-3 du code des impôts de la Polynésie française. En conséquence, il a rejeté la demande de décharge et les conclusions accessoires de la société.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. E et autres, qui demandaient l’annulation du refus implicite de l’administration de constater la caducité du permis de construire n° 16-1126-4/MLA.AU du 9 mai 2017 délivré à la Sarl Les Hauts de Taapuna pour la résidence "Iriatai". Les requérants soutenaient que les travaux avaient été interrompus plus d’un an, entraînant la péremption du permis en application de l’article LP 114-7 du code de l’aménagement de la Polynésie française. Le tribunal a jugé que la requête était irrecevable, notamment en raison de sa tardiveté et du défaut d’intérêt à agir des requérants. Aucune annulation ni injonction n’a été prononcée.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné la requête du syndicat UNSA-IESSA contestant la note de service du 4 septembre 2024 interdisant aux agents de la navigation aérienne de se mettre en grève après le début de leur vacation. Le tribunal a relevé d'office que cette note se bornait à rappeler une mesure déjà énoncée dans une note antérieure du 28 février 2023, sans constituer une décision faisant grief. En conséquence, les conclusions en annulation ont été jugées irrecevables, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens d'incompétence ou d'erreur de droit soulevés.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné la requête de Mme A, épouse B, contestant le refus du CIVEN de l'indemniser pour un cancer de l'utérus qu'elle attribue aux essais nucléaires. Le tribunal a rappelé le régime de présomption de causalité prévu par la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010, modifiée, qui bénéficie au demandeur remplissant les conditions de temps, de lieu et de pathologie. Cette présomption ne peut être renversée que si l'administration prouve que la dose annuelle reçue par l'intéressé était inférieure à 1 mSv, en utilisant des mesures de surveillance suffisantes ou, à défaut, en démontrant leur nécessité. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le jugement s'appuie sur les textes précités et le code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française, statuant en référé suspension, a suspendu l'exécution de la décision du 26 février 2025 par laquelle le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) a refusé à M. B une autorisation préalable d'accès à la formation d'agent de sécurité. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, l'intéressé justifiant de difficultés financières liées à son activité à mi-temps. Il a également considéré que le moyen tiré de l'erreur d'appréciation était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, compte tenu de l'ancienneté et du caractère isolé des faits de violence familiale reprochés, ainsi que des éléments médicaux et professionnels favorables produits. La décision se fonde sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus du CIVEN de l’indemniser en tant qu’ayant-droit de Mme B E. La requête, tendant au paiement d’une somme d’argent, relevait de l’obligation de représentation par avocat prévue à l’article R. 431-2 du code de justice administrative. Mme A n’ayant pas régularisé sa requête dans le délai imparti, celle-ci a été jugée manifestement irrecevable sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française, saisi en référé précontractuel par la société CGPNI, a examiné le manquement allégué dans l'attribution du lot n°2 d'un marché public de nettoyage. La requérante soutenait que l'offre de la société attributaire, C Clean, était anormalement basse et irrégulière, ne couvrant pas les charges minimales. La Polynésie française, s'en remettant à la sagesse du tribunal, a reconnu que l'écart de prix de 83% et l'aveu de l'attributaire d'avoir sous-évalué les besoins justifiaient de suspecter une offre anormalement basse. Sur le fondement de l'article LP. 235-3 du code polynésien des marchés publics, le juge a ordonné à la Polynésie française de reprendre la procédure en sollicitant des justifications auprès de la société C Clean avant toute signature du contrat.
Le Tribunal administratif de la Polynésie française, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme D, agissant en qualité d’ayant-droit, qui contestait le rejet implicite de sa demande d’indemnisation auprès du CIVEN pour les préjudices liés aux essais nucléaires. La requête est jugée manifestement irrecevable car prématurée : la décision implicite de rejet ne pouvait naître qu’à l’expiration d’un délai de deux mois suivant la réception de la demande, conformément à l’article R. 421-1 du code de justice administrative. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, sans examen au fond.
Le Tribunal administratif de la Polynésie française a pris acte, par ordonnance, du désistement d’instance de M. B A. Ce dernier avait initialement contesté le rejet implicite de sa demande de mainlevée de paiement direct sur son traitement, sollicitant des indemnités et des injonctions. Le tribunal, constatant le désistement total des conclusions, a prononcé un non-lieu à statuer sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucun texte de fond n’a été appliqué au-delà de ce code.