2 523 décisions disponibles — page 29/127
Le Tribunal administratif de la Polynésie française, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme D, agissant en qualité d’ayant-droit, qui contestait le rejet implicite de sa demande d’indemnisation auprès du CIVEN pour les préjudices liés aux essais nucléaires. La requête est jugée manifestement irrecevable car prématurée : la décision implicite de rejet ne pouvait naître qu’à l’expiration d’un délai de deux mois suivant la réception de la demande, conformément à l’article R. 421-1 du code de justice administrative. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, sans examen au fond.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par M. A d’une demande de référé expertise sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, afin d’examiner les conditions de sa prise en charge médicale au Centre hospitalier de la Polynésie française (CHPF). Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la mesure d’expertise sollicitée n’était pas utile, car la réclamation préalable de M. A, reçue par le CHPF en mars 2023, constituait une demande indemnitaire ayant donné lieu à une décision de rejet notifiée en mars 2024. Cette décision de rejet, non contestée dans le délai de recours contentieux, rendait toute perspective de litige principal forclose, privant ainsi l’expertise de son utilité pour un éventuel contentieux.
Le Tribunal administratif de la Polynésie française, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B qui demandait d'enjoindre à la société Fare Rata de ne pas renvoyer son colis contenant un kit satellite Starlink. Le juge estime que les litiges relatifs aux prestations commerciales de livraison de colis par cette société, chargée du service public du courrier, relèvent de la compétence des juridictions judiciaires et non de l'ordre administratif. En conséquence, la demande est rejetée comme portée devant une juridiction incompétente, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de la Polynésie française, saisi par Mme A d’un recours contestant le montant de son indemnité mensuelle de sujétions spéciales, s’est déclaré incompétent au profit du Tribunal administratif de Paris. La requérante, affectée à la délégation de la Polynésie française à Paris, relève en effet de la compétence territoriale de cette dernière juridiction en application de l’article R. 312-12 du code de justice administrative. Par ordonnance du 17 avril 2025, le tribunal a donc transmis le dossier au Tribunal administratif de Paris, sans se prononcer sur le fond du litige.
Le Tribunal administratif de la Polynésie française, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du 10 février 2025 privant un gardien de la paix de son traitement pour service non fait, après sa mise en examen et son placement sous contrôle judiciaire. Le juge a estimé qu’aucun moyen soulevé, notamment ceux tirés de la méconnaissance de la procédure de suspension prévue à l’article L. 531-1 du code général de la fonction publique ou de l’incompétence de l’auteur de l’acte, n’était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d’urgence n’a pas été examinée. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné deux requêtes concernant le retrait des fonctions de Mme A, quatrième adjointe au maire de Maupiti, et l'élection de son successeur. La requête de Mme A a été rejetée comme irrecevable, faute pour elle d'avoir joint les délibérations contestées et de s'être opposée à celles-ci lors du vote. Le tribunal a annulé la délibération n° 39/2024 portant élection d'un nouvel adjoint, ainsi que la délibération n° 50/2024 confirmant cette élection, au motif que la commune avait méconnu l'article L. 2122-7-2 du code général des collectivités territoriales en désignant un homme pour remplacer une femme, violant ainsi le principe de parité.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné la requête de Mme C, salariée protégée, contestant la décision du 16 juillet 2024 de l'inspecteur du travail autorisant son licenciement par l'association Apair Apurad. La requérante soutenait notamment que la décision implicite de rejet de la demande de licenciement du 17 mars 2024 était devenue définitive et ne pouvait être retirée, et que la procédure était irrégulière. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens de la requête, jugeant que le retrait de la décision implicite était légal et que l'autorisation de licenciement était fondée. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sans application des textes relatifs aux frais de justice.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de la Polynésie française, statuant en référé précontractuel, concerne un litige relatif à la passation d’un marché public de transport scolaire maritime. La commune de Taiarapu Est contestait son élimination de la procédure d’appel d’offres et demandait la communication des notes et méthodes de notation. Le juge a fait droit à la demande de suspension en enjoignant à la Polynésie française de différer la signature du contrat jusqu’au 4 mai 2025, sur le fondement de l’article L.551-24 du code de justice administrative. Il a également rappelé les obligations de communication des notes et classements prévues à l’article LP. 332-1 du code des marchés publics de la Polynésie française.
Le Tribunal administratif de la Polynésie française a été saisi par M. B C d’un recours pour excès de pouvoir contre 18 arrêtés du 7 décembre 2023 du directeur général de l’éducation et des enseignements, qui retiraient et remplaçaient des arrêtés antérieurs le plaçant en congé de longue maladie puis de longue durée non imputable au service. Le requérant soutenait que ces retraits étaient intervenus au-delà du délai de quatre mois prévu par la jurisprudence administrative (CE, Ternon, 2001) et que les décisions méconnaissaient les dispositions du code général de la fonction publique relatives aux congés de maladie. La Polynésie française a défendu que les arrêtés contestés visaient à régulariser une situation illégale pour l’avenir, sans effet rétroactif. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l’administration avait procédé à une abrogation légale des actes antérieurs, et non à un retrait illégal, et que les conditions de fond étaient remplies au regard des textes applicables, notamment les articles L. 822-1 et suivants du code général de la fonction publique.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par l'association syndicale du lotissement A d'une demande d'homologation d'un protocole d'accord de 2018 et d'injonction à l'encontre de la commune d'Arue pour la réalisation d'un réseau d'eau. La commune a opposé l'irrecevabilité des conclusions et la nullité de la transaction, arguant de l'absence de concessions réciproques et de délibération du conseil municipal. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de l'association, considérant que les conclusions à fin d'injonction étaient irrecevables car présentées à titre principal et que le protocole d'accord ne constituait pas une transaction valide faute de concessions réciproques et d'autorisation préalable du conseil municipal. La décision s'appuie sur les principes généraux du droit administratif et les dispositions du code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française rejette la requête de Mme B, qui contestait son classement indiciaire lors de sa titularisation en 2018 en tant que conseiller pénitentiaire d'insertion et de probation. La requête est jugée irrecevable car tardive : la requérante avait connaissance des modalités de reprise d'ancienneté contestées depuis juin 2019, et le délai raisonnable d'un an pour exercer un recours était dépassé. Le tribunal applique le principe de sécurité juridique, rappelé par la jurisprudence du Conseil d'État, qui interdit de remettre en cause une décision individuelle devenue définitive après ce délai.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française rejette la requête de la société Pacific Mobile Telecom (PMT) qui contestait les arrêtés n° 232 CM du 28 février 2024 et n° 464 CM du 12 avril 2024 relatifs à la portabilité des numéros mobiles. La requérante invoquait une erreur manifeste d'appréciation concernant le délai de six mois pour mettre en œuvre la portabilité, estimant que ce délai était techniquement insuffisant. Le tribunal, après avoir rappelé le contexte juridique issu d'une précédente injonction, a jugé que le moyen n'était pas fondé, sans préciser explicitement la solution retenue dans l'extrait fourni. La décision s'inscrit dans le cadre du code des postes et télécommunications de la Polynésie française et de la loi organique n° 2004-192.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par la Polynésie française d’une requête en contravention de grande voirie visant à condamner Mmes F B et A G E pour des travaux et constructions illégaux (mur de soutènement, remblai) réduisant la section hydraulique d’un cours d’eau et occupant le domaine public fluvial et la servitude de curage. La défense invoquait l’ancienneté des constructions (plus de 30 ans) et l’absence de fondement juridique applicable avant 2004. Le tribunal a jugé que l’infraction de contravention de grande voirie est continue et que les dispositions de la délibération n° 78-128 du 3 août 1978, antérieure aux faits, prévoyaient déjà une servitude de curage, permettant ainsi de substituer ce fondement à celui de la délibération de 2004. En conséquence, il a condamné les contrevenantes à une amende, à l’enlèvement des installations sous astreinte, et au paiement des frais de remise en état et du procès-verbal, sur le fondement des articles L. 2132-2 et suivants du code général de la propriété des personnes publiques et de la délibération n° 78-128 du
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné la requête de M. C, agent non titulaire de la commune de Taputapuatea, qui contestait les arrêtés du maire du 2 août 2024 prononçant son licenciement pour faute disciplinaire (insubordination et insuffisance professionnelle). Le tribunal a jugé que les faits reprochés, notamment une absence à un atelier de travail et des difficultés dans la préparation des menus, n'étaient pas établis avec une gravité suffisante pour justifier une telle sanction. En conséquence, il a annulé les deux arrêtés attaqués pour erreur manifeste d'appréciation, en application des articles 21, 23 et 24 de l'ordonnance du 4 janvier 2005 et des articles 40 et 41 du décret du 15 novembre 2011. La commune a été condamnée à verser 150 000 F CFP à M. C au titre des frais de justice.
Refus de prolongation d’une convention d’outillage privé avec obligation de service public – Tribunal administratif de la Polynésie française – La société requérante contestait le refus du directeur général du port autonome de Papeete de prolonger sa convention d’outillage privé. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision contestée constituait une mesure d’exécution d’un contrat administratif insusceptible de recours pour excès de pouvoir. Les moyens soulevés, notamment tirés de l’absence de base légale au refus et de la méconnaissance du principe de liberté du commerce et de l’industrie, ont été écartés comme inopérants ou infondés.
Le Tribunal administratif de la Polynésie française a été saisi par Mme A, exploitante d’une pension de famille, contestant le refus partiel de remboursement d’un crédit de TVA au titre du 4ème trimestre 2023. En cours d’instance, l’administration a partiellement fait droit à sa demande, réduisant le litige à un solde de 13 734 F CFP, ce qui a conduit le tribunal à constater un non-lieu à statuer partiel. Sur le surplus, le tribunal a jugé la requête irrecevable pour tardiveté, la décision initiale de rejet partiel du 12 juin 2024 ayant été notifiée le 5 juillet 2024 et la requête n’ayant été enregistrée que le 10 septembre 2024, soit au-delà du délai de deux mois prévu par l’article LP. 611-8 du code des impôts de la Polynésie française et l’article R. 421-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné la requête de M. B, agent de la communauté de communes Hava'i, contestant la sanction de déplacement d'office infligée pour des faits de contestation d'ordres hiérarchiques. Le tribunal a jugé que si les faits de mécontentement étaient établis, ils ne constituaient ni une désobéissance ni un manquement au travail d'équipe, l'agent ayant exécuté les ordres. Considérant que la sanction était disproportionnée au regard d'un simple comportement relationnel difficile, le tribunal a annulé l'arrêté du 2 août 2024. La décision s'appuie sur les principes généraux du droit disciplinaire de la fonction publique et les textes applicables, notamment l'ordonnance n° 2005-10 du 4 janvier 2005.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française était saisi par la Sarlu Solis d’une contestation d’un commandement de payer émis par le port autonome de Papeete pour un montant de 12 450 006 F CFP, correspondant à des titres exécutoires pour occupation irrégulière du domaine public portuaire (hangar C1). La société requérante contestait la durée et l’ampleur de l’occupation, soutenant que celle-ci était imputable à une autre société (Link Transport) et non à elle-même. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l’occupation irrégulière était établie et que la créance était fondée, sans se prononcer sur la compétence pour annuler le commandement de payer, celle-ci relevant du bien-fondé de la créance. La décision applique les principes de la domanialité publique et les dispositions du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné deux requêtes concernant le retrait des fonctions de 4ème adjointe au maire de Maupiti de Mme A et l'élection de son successeur. La requérante contestait les délibérations du conseil municipal et l'arrêté du maire retirant ses délégations, invoquant notamment un abus de pouvoir, une violation de la liberté d'expression et un non-respect des règles de parité. Le haut-commissaire a également déféré la délibération n° 39/2024 et la délibération n° 50/2024, en soutenant que la commune avait méconnu l'article L. 2122-7-2 du code général des collectivités territoriales en élisant un homme pour remplacer une femme adjointe. Le tribunal a annulé la délibération n° 39/2024 et la délibération n° 50/2024, jugeant que la commune avait violé les règles de parité en ne désignant pas une conseillère de sexe féminin pour occuper le poste de 4ème adjoint. En revanche, il a rejeté la requête de Mme A, considérant que les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à l'abus de pouvoir et à
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus du CIVEN de l’indemniser pour un cancer de l’utérus qu’elle attribuait aux essais nucléaires. La requérante invoquait la présomption de causalité prévue par la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010, mais le tribunal a estimé que le CIVEN avait valablement renversé cette présomption en démontrant que la dose annuelle reçue par l’intéressée était inférieure à 1 mSv, sur la base des études de l’IRSN. Le tribunal a également écarté les moyens tirés du défaut de motivation et du manque d’impartialité du CIVEN. En conséquence, la demande d’annulation de la décision du 14 juin 2024 et les conclusions indemnitaires ont été rejetées.