Jurisprudence — Tribunal Administratif de la Polynésie française

2 523 décisions disponibles — page 26/127

DécisionPlein contentieuxREJETE

TA103-2400480(TA103-2400480)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par M. A, agent technique titularisé à temps partiel de la commune de Makemo, qui demandait le paiement d'heures complémentaires effectuées en 2022-2023 (87 421 F CFP) et une indemnisation pour préjudice moral (500 000 F CFP), ou à titre subsidiaire des repos compensateurs. La commune, mise en demeure, n'ayant pas produit de mémoire en défense, est réputée avoir acquiescé aux faits exposés par le requérant. Le tribunal a vérifié que ces faits n'étaient pas contredits par les pièces du dossier et s'est prononcé sur le droit applicable, notamment l'arrêté n° 1085 DIPAC du 5 juillet 2012. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la procédure a été instruite sur le fondement de cet arrêté et du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA103-2400488(TA103-2400488)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. B, qui demandait réparation du préjudice moral subi en raison de ses conditions de détention au centre pénitentiaire de Nuutania. Le tribunal a estimé que les conditions de détention, bien que marquées par un confinement et une insalubrité, n'étaient pas constitutives d'un traitement inhumain ou dégradant au sens de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a également jugé que les manquements allégués aux articles 8 de la Convention et 9 du code civil n'étaient pas établis. Par conséquent, la responsabilité de l'État n'a pas été engagée et les conclusions indemnitaires ont été rejetées.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA103-2400490(TA103-2400490)

Le Tribunal administratif de la Polynésie française a été saisi par M. B d’une demande d’indemnisation de 1 200 000 F CFP pour le préjudice moral résultant de ses conditions de détention au centre pénitentiaire de Nuutania, qu’il estimait contraires à l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme et aux dispositions du code pénitentiaire (notamment les articles L. 213-2, L. 412-1, R. 321-1 à R. 321-3). Le requérant dénonçait un espace de vie insuffisant, l’absence de cellule individuelle, l’insalubrité des locaux, un accès limité au travail et aux activités, ainsi qu’une vétusté générale. Le tribunal a rejeté l’intégralité de ses conclusions, estimant que les manquements allégués n’étaient pas établis ou ne caractérisaient pas une faute de nature à engager la responsabilité de l’État.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA103-2400491(TA103-2400491)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné la requête de M. B, détenu au centre pénitentiaire de Nuutania, qui demandait réparation pour ses conditions de détention jugées indignes. Le tribunal a rejeté sa demande, estimant que les éléments fournis ne démontraient pas un manquement de l'administration pénitentiaire à ses obligations. Il a notamment considéré que le requérant n'établissait pas la réalité d'un confinement prolongé ou d'une insalubrité caractérisée de sa cellule. La décision s'appuie sur les articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ainsi que sur les dispositions du code pénitentiaire relatives à l'encellulement individuel et à l'hygiène.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA103-2400501(TA103-2400501)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de la société Global Air Cargo, qui contestait des impositions au titre de l'impôt sur les revenus des capitaux mobiliers (IRCM) pour les années 2019 à 2022. La société demandait la décharge des majorations et intérêts de retard mis à sa charge pour dépôt tardif de ses déclarations d'IRCM. Le tribunal a jugé que la procédure d'imposition était régulière et que les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'absence de procédure contradictoire et de la prescription, étaient infondés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code des impôts de la Polynésie française, en particulier les articles relatifs à l'IRCM et aux délais de déclaration.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxAUTRE

TA103-2500219(TA103-2500219)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de la Polynésie française concerne une requête en doublon introduite par M. C A, relative à son inscription sur la liste d'aptitude au grade d'infirmier anesthésiste de classe supérieure. Le tribunal constate que cette requête (n° 2500219) fait double emploi avec une requête collective antérieure (n° 2500016) dans laquelle M. A figurait déjà comme premier requérant. En conséquence, le président ordonne la radiation de la requête n° 2500219 des registres et son versement au dossier de la requête n° 2500016. La décision se fonde sur les principes de bonne administration de la justice et sur le code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA103-2400479(TA103-2400479)

Refus de carte professionnelle d'agent privé de sécurité par le CNAPS. Le Tribunal administratif de la Polynésie française, statuant en référé, constate un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'annulation et d'injonction, la carte ayant été délivrée en cours d'instance. Les conclusions au titre des frais de justice sont rejetées.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA103-2500164(TA103-2500164)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de communication du compte rendu de la commission disciplinaire, déjà transmis. Concernant la demande de communication du rapport d'audit sur le centre d'incendie et de secours de Mahina, le juge a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas satisfaite et que la mesure n'était pas utile, le document étant un document préparatoire non communicable. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA103-2500182(TA103-2500182)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 7 mars 2025 accordant le concours de la force publique pour expulser Mme B. Le juge a considéré que la condition d'urgence n'était pas remplie, Mme B ne démontrant pas de conséquences graves et immédiates justifiant une suspension, et qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA103-2500202(TA103-2500202)

Suspension du refus de transfert du centre des intérêts matériels et moraux (CIMM) en Polynésie française. Le Tribunal administratif de la Polynésie française, statuant en référé, constate que le ministre de l'éducation nationale a fait droit à la demande de Mme C par une décision du 14 mai 2025. En conséquence, les conclusions de la requête sont devenues sans objet et il n'y a plus lieu d'y statuer. Les textes appliqués sont l'article L.521-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA103-2400451(TA103-2400451)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné la requête de Mme A E, qui contestait la décision de la COTOREP du 16 août 2024 lui accordant des droits pour une durée limitée (2024-2029) et non à titre définitif. La requérante invoquait un défaut de motivation et une méconnaissance de sa situation médicale, justifiant selon elle une attribution à vie. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par la Polynésie française, considérant que la demande d’injonction était accessoire. Sur le fond, il a appliqué la délibération n° 82-36 du 30 avril 1982 et l’arrêté n° 270/CM du 12 mars 1996, et a jugé que la COTOREP n’avait pas commis d’erreur en fixant une durée limitée, faute pour Mme E de démontrer le caractère définitif et irréversible de son handicap. La requête a donc été rejetée.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA103-2400431(TA103-2400431)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par la Polynésie française d’une contravention de grande voirie contre M. A pour avoir installé un dalot en béton obstruant le lit de la rivière Vaiopiro sur le domaine public fluvial, sans autorisation. M. A soutient avoir agi de bonne foi après que les services de l’Équipement lui ont indiqué qu’aucune autorisation d’occupation temporaire n’était nécessaire, et produit un arrêté du 31 mai 2022 autorisant un empiétement. Le tribunal a jugé que le dommage n’est pas imputable à un cas de force majeure ou à un fait de l’administration assimilable, mais a retenu que l’administration avait commis une erreur en dispensant M. A d’autorisation, ce qui a conduit à une absence de faute de sa part. En conséquence, la requête de la Polynésie française a été rejetée, et celle-ci a été condamnée à verser 250 000 F CFP à M. A au titre des frais de justice, sur le fondement des textes applicables (loi organique n° 2004-192, délibération n° 2004-34 APF, code de justice administrative).

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA103-2500134(TA103-2500134)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française rejette la requête de Mme B, ressortissante américaine, contestant les décisions du 25 février 2025 du haut-commissaire de la République l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. La requérante, entrée sans visa en octobre 2024, s'est maintenue irrégulièrement au-delà de trois mois, ce qui justifie légalement la mesure sur le fondement des articles L. 611-1 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal écarte les moyens tirés de l'erreur d'appréciation et de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la convention européenne des droits de l'homme, faute d'attaches familiales, de ressources ou de risques personnels établis en cas de retour aux États-Unis. La solution retenue est le rejet de la requête.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA103-2500135(TA103-2500135)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française rejette la requête de M. B C, ressortissant américain, qui contestait une obligation de quitter le territoire polynésien et la décision fixant le pays de renvoi. Le tribunal constate que M. C s'est maintenu irrégulièrement sur le territoire après l'expiration de son visa de trois mois, justifiant légalement la mesure d'éloignement sur le fondement des articles L. 611-1 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il estime que la décision n'est entachée ni d'erreur de droit ni d'erreur d'appréciation, compte tenu de la courte durée du séjour et de l'absence d'attaches familiales ou de ressources stables. Enfin, le tribunal écarte les moyens tirés de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la convention européenne des droits de l'homme, faute de preuve d'un risque de traitements inhumains ou d'une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA103-2500055(TA103-2500055)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française était saisi par le haut-commissaire de la République d’un recours en excès de pouvoir contre une délibération et un avenant prolongeant de huit mois une délégation de service public d’assainissement, au motif que cette prolongation ne relevait d’aucune des dérogations prévues par la loi du pays n° 2009-22 du 7 décembre 2009. Le haut-commissaire s’est désisté de son recours en cours d’instance. Le tribunal a donné acte de ce désistement, mettant ainsi fin à la procédure sans se prononcer sur le fond du litige.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA103-2400443(TA103-2400443)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. B, un surveillant pénitentiaire, qui contestait un avis à tiers détenteur et un titre de perception émis pour recouvrer un trop-perçu de rémunération de 24 180,59 euros. Le tribunal a jugé que le titre de perception était suffisamment motivé, conformément à l'article 24 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012, en mentionnant clairement l'objet et les bases de la créance. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B, y compris sa demande de dommages et intérêts pour négligence fautive de l'administration.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA103-2400470(TA103-2400470)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné la requête de Mme B, épouse A, contestant le rejet de sa demande d'indemnisation par le CIVEN pour des préjudices liés aux essais nucléaires. La requérante invoquait la présomption de causalité prévue par la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010, estimant remplir les conditions de lieu, de temps et de pathologie. Le tribunal a rejeté sa demande, considérant que la version applicable de la loi (issue de la loi n° 2018-1317 du 28 décembre 2018) ne permettait pas de retenir la présomption de causalité invoquée, car la preuve d'une cause exclusivement étrangère n'était plus requise. En conséquence, la solution retenue est le rejet de la requête, sans indemnisation.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA103-2400308(TA103-2400308)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné le recours en excès de pouvoir de la société Lex Tiki Conseils et de son gérant, visant l'annulation d'un marché public attribué par le service du tourisme à la société Polyvalence, ainsi qu'une demande indemnitaire de 12 millions de francs pacifiques pour éviction irrégulière. La juridiction a rejeté la requête, considérant notamment que la société requérante ne justifiait pas d'un intérêt à agir suffisant, que le recours était tardif, et que les moyens soulevés, tirés de l'irrégularité des candidatures et de la violation des principes de mise en concurrence, n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code polynésien des marchés publics et de la délibération APF n° 2002-162, sans faire droit aux demandes d'annulation ou d'indemnisation.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA103-2400392(TA103-2400392)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de Mme C, qui demandait l'annulation d'un permis de construire délivré le 18 juillet 2024 à Mme B pour l'extension d'une maison d'habitation à Faa'a. La requérante invoquait la méconnaissance des articles A. 114-22 et LP. 363-1 du code de l'aménagement, mais le tribunal a écarté ces moyens, estimant que le projet ne portait pas une atteinte excessive au paysage et que les avis défavorables initiaux sur le raccordement aux réseaux avaient été rectifiés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA103-2400425(TA103-2400425)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de Mme D, épouse B, fonctionnaire, qui demandait le remboursement de frais de mission pour un déplacement en métropole. Le tribunal a jugé que le billet "Business" acheté ne correspondait pas à la classe immédiatement supérieure à la classe économique, une classe "Premium Economy" existant entre les deux. L'administration ayant déjà versé le reliquat calculé sur cette base (73 410 francs pacifiques), les conclusions indemnitaires ont été rejetées. La décision s’appuie sur l’arrêté du 8 août 2023 pris pour l’application du décret n° 2006-781 du 3 juillet 2006.

Résumé IA