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Le Tribunal administratif de la Polynésie française a rejeté les requêtes de M. B, qui contestait la loi du pays n° 2025-6 du 15 mai 2025 et son arrêté d'application. La requête en annulation a été jugée manifestement irrecevable en raison de l'absence d'exposé clair et compréhensible de moyens de légalité, conformément aux articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative. Par voie de conséquence, la requête en suspension fondée sur l'article L. 521-1 du même code a également été rejetée.
Le Tribunal administratif de la Polynésie française a été saisi par les sociétés Design It et A2D d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté municipal ordonnant la fermeture de leur établissement. En cours d’instance, la commune de Papeete a retiré l’arrêté contesté, ce qui a conduit le greffe à inviter les requérantes à confirmer le maintien de leurs conclusions. En l’absence de réponse dans le délai d’un mois, le tribunal, sur le fondement des articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative, a constaté leur désistement d’instance et donné acte de ce désistement.
Le Tribunal administratif de la Polynésie française a été saisi par Mme A B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus du ministre de l’éducation nationale de reconnaître la fixation de son centre d’intérêts matériels et moraux (CIMM) en Polynésie française. En cours d’instance, l’administration a retiré sa décision de refus le 14 mai 2025, ce qui a conduit la requérante à se désister de l’intégralité de ses conclusions. Par ordonnance du 13 juin 2025, la présidente par intérim a donné acte de ce désistement, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune autre disposition législative ou réglementaire n’a été appliquée au fond.
Le Tribunal administratif de la Polynésie française, statuant en référé précontractuel, a rejeté la requête de la société ATM Construction qui contestait le rejet de son offre comme anormalement basse pour le lot n°2 d’un marché de construction de logements étudiants. La juridiction a constaté que le contrat avait déjà été signé et notifié à l’attributaire le 22 mai 2025, soit avant l’introduction du recours le 10 juin 2025. En application de l’article L. 551-24 du code de justice administrative, les pouvoirs du juge des référés ne peuvent plus être exercés après la conclusion du contrat, rendant la requête irrecevable. Les conclusions aux fins d’annulation, d’injonction et celles présentées au titre des frais de justice ont donc été rejetées.
Le Tribunal administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de Mme B, épouse C, qui contestait le refus du Comité d'indemnisation des victimes des essais nucléaires (CIVEN) de l'indemniser pour un cancer thyroïdien. La requérante invoquait la présomption de causalité prévue par la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010, mais le tribunal a jugé que cette demande devait être examinée au regard de la version de la loi issue de la loi n° 2018-1317 du 28 décembre 2018. En application de cette version, la présomption de causalité peut être écartée s'il est établi que la dose annuelle de rayonnements reçue par l'intéressée était inférieure à la limite réglementaire. Le tribunal a estimé que le CIVEN avait valablement renversé la présomption en démontrant que la dose reçue par Mme C était inférieure à ce seuil, et a donc rejeté l'ensemble de ses demandes.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de la SCI Usang Ceran-Jerusalemy, qui demandait l'annulation de l'arrêté n° 889 CM du 27 juin 2024 encadrant la révision des loyers de certains baux. Le tribunal a d'abord jugé la requête recevable, la société justifiant d'un intérêt à agir en tant que bailleresse de locaux commerciaux. Sur le fond, il a écarté le moyen d'incompétence, estimant que le conseil des ministres de la Polynésie française était compétent pour fixer cette réglementation des loyers en vertu de l'article 90 de la loi organique n° 2004-192 du 27 février 2004, qui lui attribue la matière des prix et du commerce intérieur.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné la requête de Mme H F, qui demandait la condamnation de la commune de Faa'a à lui verser une indemnité d'immobilisation pour l'occupation irrégulière d'une parcelle lui appartenant en indivision, utilisée comme décharge publique. La commune a soulevé l'irrecevabilité de la requête, arguant que Mme F n'avait pas qualité pour agir seule au nom de l'indivision. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, considérant que la demande indemnitaire, qui ne constitue pas un acte conservatoire, nécessitait l'accord de tous les coindivisaires, ce que Mme F ne justifiait pas.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a annulé l'arrêté du maire de Mahina suspendant M. D, chef du centre d'incendie et de secours. La suspension, prononcée trois mois après l'avis du conseil de discipline, ne revêtait pas un caractère conservatoire mais constituait une sanction déguisée, en violation de l'article 24 de l'ordonnance n° 2005-10 du 4 janvier 2005. Le tribunal a jugé que cette mesure tardive était entachée d'une erreur de droit et d'un détournement de pouvoir, faute d'être intervenue dans l'attente de la saisine du conseil de discipline. La commune de Mahina a été condamnée à verser 200 000 F CFP à M. D au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné la requête de Mme B, qui contestait le refus du CIVEN de l’indemniser pour un cancer du poumon qu’elle attribue aux essais nucléaires. Le tribunal a rappelé le régime de présomption de causalité prévu par la loi du 5 janvier 2010 modifiée, qui bénéficie au demandeur s’il remplit les conditions de temps, de lieu et de pathologie. Cette présomption ne peut être renversée que si l’administration prouve que la dose annuelle reçue était inférieure à 1 mSv, en vérifiant la suffisance des mesures de surveillance. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait, mais le jugement s’appuie sur les dispositions de la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010 et du code de la santé publique.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné la requête de M. B, qui contestait la décision du 20 novembre 2024 établissant la liste des candidats autorisés à participer à l'entretien individuel de promotion interne pour le cadre d'emplois des ingénieurs de catégorie A. Le tribunal a relevé d'office que cette décision, qui conditionne l'accès à l'épreuve d'admission, n'est pas détachable de la procédure de sélection dans son ensemble et ne constitue pas un acte préparatoire susceptible de recours pour excès de pouvoir. En conséquence, la requête a été jugée irrecevable et rejetée. Cette solution s'appuie sur les principes généraux du contentieux administratif relatifs aux actes préparatoires et aux décisions faisant grief.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par Mme G D d’une demande d’indemnisation pour l’occupation irrégulière, par la commune de Faa’a, d’une parcelle indivise lui appartenant. La commune a opposé l’irrecevabilité de la requête, faute pour la requérante de justifier d’un mandat des autres indivisaires, et la prescription de la créance. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, jugeant que Mme D, simple indivisaire, ne pouvait agir seule en justice pour demander une indemnité d’immobilisation sans justifier d’un mandat ou d’une autorisation des coïndivisaires, cette action ne relevant pas d’un acte conservatoire.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par la Polynésie française d'une demande d'expulsion pour occupation sans titre du domaine public, concernant des emplacements de parking et dépendances affectés à la Direction générale des affaires économiques (DGAE). La juridiction a constaté que les biens litigieux relèvent du domaine public et que, depuis l'expiration du bail commercial au 31 janvier 2019, les occupants ne disposent d'aucun droit ni titre. Le tribunal a fait droit à la demande en ordonnant l'expulsion des occupants sans titre, sous astreinte de 50 000 F CFP par jour de retard, et a autorisé le recours à la force publique si nécessaire. Cette décision s'appuie sur les principes de la domanialité publique et les dispositions de la loi organique n° 2004-192 du 27 février 2004 et de la délibération n° 2004-34 APF du 12 février 2004.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. E D, qui demandait la condamnation de la commune de Faa'a à lui verser une indemnité d'immobilisation pour l'occupation irrégulière d'une parcelle indivise. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, car M. D, en tant qu'indivisaire ne détenant qu'une quote-part des droits, ne justifiait pas d'un mandat des autres coïndivisaires pour agir seul en justice, cette action ne relevant pas d'un acte conservatoire. La solution retenue est fondée sur les principes généraux de l'indivision et du droit de propriété, sans application de textes spécifiques mentionnés.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné la requête de Mme A B, ingénieure détachée auprès de la commune de Paea, contestant le compte-rendu de son entretien professionnel pour 2023. La requérante demandait la révision de plusieurs rubriques de ce compte-rendu, l'annulation du rejet implicite de son recours gracieux, et une indemnisation de 1 500 000 francs pacifiques. Le tribunal a rejeté les conclusions indemnitaires comme irrecevables, faute de demande préalable auprès de l'administration, conformément à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions en annulation, jugeant que la demande de révision du compte-rendu constituait une injonction irrecevable à titre principal, et que les conclusions tendant à l'annulation du rejet implicite étaient tardives.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. B C, qui demandait l’indemnisation des préjudices subis par son épouse décédée, Mme D A, au titre des essais nucléaires. Le tribunal a examiné la demande au regard de la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010, dans sa version issue de la loi du 28 décembre 2018, qui subordonne la présomption de causalité à l’absence de preuve que la dose annuelle de rayonnements reçue était inférieure à la limite réglementaire. La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal estimant que les conditions légales n’étaient pas remplies.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné la demande d’annulation de la décision du 26 novembre 2024 par laquelle l’inspecteur du travail a autorisé le licenciement pour motif personnel de Mme B, salariée protégée. La requérante soutenait que l’inspecteur du travail ne pouvait autoriser son licenciement sans avoir préalablement retiré une décision implicite de rejet née le 19 juin 2024, et que son comportement fautif ne présentait pas une gravité suffisante. Le tribunal a rejeté l’argument tiré de l’existence d’une décision implicite de rejet, considérant que l’inspecteur avait été saisi d’une demande unique complétée, et a estimé que les griefs reprochés à Mme B étaient d’une gravité suffisante pour justifier le licenciement, en application du code du travail de la Polynésie française. La requête a été rejetée.
Le Tribunal administratif de la Polynésie française a été saisi par Mme C d’une demande indemnitaire de 2 279 525 francs pacifiques au titre de l’aide aux agents en stage de formation à l’extérieur. En cours d’instance, la Polynésie française a régularisé la situation en versant à l’intéressée une somme de 1 841 533 francs pacifiques, ce que Mme C n’a pas contesté. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions indemnitaires. Sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, il a condamné la Polynésie française à verser 75 000 francs pacifiques à Mme C au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de la Polynésie française, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. A G et autres tendant à ce qu'il soit enjoint au maire de Moorea-Maiao de communiquer des documents relatifs à des demandes d'acquisition concernant une emprise réservée (ER 22). Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, les requérants n'apportant pas la preuve d'une situation nécessitant une intervention rapide du juge des référés. La demande a donc été rejetée, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres conditions posées par l'article L. 521-3.
Litige relatif à l'attribution de l'indemnité temporaire de retraite (ITR) en Polynésie française. Le Tribunal administratif de la Polynésie française, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A B comme manifestement irrecevable. La requête initiale ne contenait pas l'exposé des faits et moyens exigé par l'article R. 411-1 du code de justice administrative, et n'a pas été régularisée dans le délai imparti. La solution est fondée sur le 4° de l'article R. 222-1 du même code.
Le Tribunal administratif de la Polynésie française a été saisi par M. A B et le GIE Navimut d’une demande d’expertise, sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, afin d’établir les responsabilités de la Fédération d’Entraide Polynésienne de Sauvetage en Mer (FEPSM) et du Joint Rescue Coordination Centre (JRCC) dans l’échouement de leur navire Elaps sur le récif de la passe de Papeete le 12 septembre 2024. Les requérants estiment que le JRCC n’a pas correctement assuré son rôle de coordination et de suivi des opérations d’assistance, en méconnaissance des points 2 à 4 de la résolution A 950 (23) de l’Organisation maritime internationale. Le haut-commissaire de la République a conclu à la mise hors de cause du JRCC, soutenant que celui-ci était intervenu dans le cadre de l’assistance maritime puis du sauvetage, sans faute de sa part. La Polynésie française s’en est remise à la sagesse du tribunal.