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AccueilJurisprudenceTribunal Administratif de la Polynésie française

Jurisprudence — Tribunal Administratif de la Polynésie française

2 523 décisions disponibles — page 32/127

OrdonnanceANNULE

N° TA103-2500098(TA103-2500098)

Le Tribunal administratif de la Polynésie française, statuant en référé, a été saisi par la société Time To Fly Pacifique d’un recours contestant la régularité de la procédure de passation d’un marché public relatif à l’évaluation du bilan carbone de la direction de l’aviation civile. Sur le fondement de l’article L.551-24 du code de justice administrative, le juge a ordonné à la Polynésie française de différer la signature du contrat jusqu’au 28 mars 2025, afin de permettre un examen contradictoire avant toute conclusion définitive. La solution retenue est une mesure provisoire de suspension, sans préjudice du fond du litige.

11 mars 2025Résumé IA
OrdonnanceREJETE

N° TA103-2500090(TA103-2500090)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de la Fédération d'Entraide Polynésienne de Sauvetage en Mer (FEPSM) qui demandait l'organisation d'une médiation avec la Polynésie française et le haut-commissaire. La solution retenue est que, sur le fondement de l'article L. 213-5 du code de justice administrative, une telle demande doit impérativement être présentée par une requête conjointe de toutes les parties. La demande unilatérale de la FEPSM a donc été jugée manifestement irrecevable et rejetée en application du 4° de l'article R. 222-1 du même code.

10 mars 2025Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA103-2500070(TA103-2500070)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Celui-ci demandait la suspension de la décision du garde des sceaux du 13 décembre 2024 refusant sa nomination comme élève surveillant pénitentiaire en raison de mentions défavorables sur son fichier TAJ (traitement d'antécédents judiciaires). Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant n'établissant pas de difficultés financières suffisamment graves et immédiates, et que l'intérêt public lié à la gravité des faits (violences et harcèlement sur conjoint) justifiait l'exécution immédiate de la décision. En conséquence, la demande de suspension a été rejetée, sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.

6 mars 2025Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA103-2400360(TA103-2400360)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de Mme B, psychologue contractuelle de la police nationale. Celle-ci contestait le refus implicite de l'administration de corriger des erreurs matérielles dans un avenant à son contrat de travail et de lui accorder l'indexation de sa rémunération applicable aux agents d'État en Polynésie. Le tribunal a jugé que les erreurs invoquées (numéro d'avenant, lieu d'origine, indice) ne lui faisaient pas grief et que sa demande d'indexation n'était pas fondée au regard des textes applicables, notamment la loi du 30 juin 1950 et les décrets subséquents.

4 mars 2025Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA103-2400363(TA103-2400363)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi d’un recours pour excès de pouvoir par Mme N... épouse V..., agissant en tant que co-indivisaire, contre la convention du 20 avril 2024 par laquelle la commune de Hao a mis à disposition de l’État la parcelle AK 29 « Purea ». La requérante soutient que cet acte porte atteinte à son droit de propriété, garanti par les articles 2 et 17 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, et invoque un vice du consentement. La commune de Hao conclut au rejet de la requête, arguant notamment de l’irrecevabilité de l’action faute pour la requérante de justifier d’une qualité pour agir au nom des indivisaires, et demande l’autorisation de régulariser l’emprise par une procédure d’expropriation. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la requérante ne justifiait pas d’un intérêt à agir suffisant et que la convention litigieuse relevait d’un motif d’intérêt général.

4 mars 2025Résumé IA
DécisionPlein contentieuxAUTRE

N° TA103-2400157(TA103-2400157)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par la Polynésie française pour contravention de grande voirie à l'encontre de l'entreprise EPC et de ses représentants, pour avoir réalisé des travaux de remblaiement et de déviation d'un cours d'eau sans autorisation sur le domaine public fluvial de la rivière Mahape. La Polynésie française demandait la condamnation des prévenus à une amende, à la réparation du dommage à hauteur de 27 282 460 F CFP et au paiement des frais de procès-verbal. Les défendeurs ont soulevé la prescription des faits, arguant que l'infraction remontait à 2018-2021 et qu'aucun acte interruptif n'était intervenu avant le procès-verbal de 2023, et ont contesté la matérialité des faits en produisant des témoignages et attestations. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans le texte fourni, mais les débats portent sur l'application de l'article 9 du code de procédure pénale relatif à la prescription des contraventions et sur la validité du procès-verbal de grande voirie.

4 mars 2025Résumé IA
DécisionPlein contentieuxINJONCTION

N° TA103-2400209(TA103-2400209)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par la Polynésie française d’une contravention de grande voirie contre la SCA Te Motu d’Or Perles pour occupation illégale du domaine public maritime (lagon d’Ahe) par des structures résiduelles de lignes d’élevage. La société invoquait la prescription annale de l’action publique, mais le tribunal a jugé que l’infraction continue n’avait pas cessé, le retrait n’étant que partiel, et que les procès-verbaux dressés interrompaient la prescription. La solution retenue est la condamnation de la société à payer une amende, à enlever les installations sous astreinte, et à verser les frais de procès-verbal, sur le fondement de la délibération n° 2004-34 APF du 12 février 2004 et du code de procédure pénale.

4 mars 2025Résumé IA
DécisionPlein contentieuxINJONCTION

N° TA103-2400242(TA103-2400242)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par la Polynésie française d’une contravention de grande voirie pour occupation illégale du domaine public aéroportuaire (lac de Temae, Moorea) par diverses installations (pontons, abri, cale, dalle). La collectivité demandait la condamnation solidaire de M. H (constructeur) et de M. F (gardien) à une amende et au remboursement des frais de procès-verbal. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les photographies produites démontraient une remise en état complète des lieux, et que le moyen tiré de l’incompétence de l’agent verbalisateur n’était pas fondé. La décision s’appuie sur la délibération n° 2004-34 APF du 12 février 2004 relative au domaine public en Polynésie française et sur le code pénal.

4 mars 2025Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA103-2400283(TA103-2400283)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné la requête de M. B, qui contestait 19 commandements de payer émis pour obtenir le remboursement d’aides du fonds de solidarité Covid-19 perçues entre mars 2020 et septembre 2021. L’administration lui reprochait d’avoir fourni des déclarations inexactes, notamment sur sa situation fiscale et son chiffre d’affaires. Le tribunal a jugé que l’administration n’apportait pas la preuve de l’existence de dettes fiscales exigibles au moment des demandes d’aide. En revanche, elle a établi que M. B avait déclaré un chiffre d’affaires incohérent avec ses déclarations fiscales, ce qui constitue un manquement aux conditions d’éligibilité prévues par la convention État-Pays du 20 avril 2020 et le décret n° 2020-371 du 30 mars 2020. Par conséquent, le tribunal a rejeté la demande de décharge de l’obligation de payer.

4 mars 2025Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA103-2400312(TA103-2400312)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par la société KMH Media Production d’une demande d’indemnisation pour le préjudice subi suite à la déclaration sans suite du lot n°2 d’un accord-cadre relatif à des prestations de communication pour la direction de la santé. La société soutenait que cette décision, intervenue après un commencement d’exécution du contrat, était irrégulière et engageait la responsabilité de la Polynésie française. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la déclaration sans suite était régulière et que la société ne justifiait pas de chances sérieuses d’obtenir le marché. Il a également écarté la responsabilité sans faute sur le fondement du principe d’égalité devant les charges publiques, faute de préjudice anormal et spécial.

4 mars 2025Résumé IA
DécisionPlein contentieuxINJONCTION

N° TA103-2400313(TA103-2400313)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a reconnu la responsabilité de l'État pour l'accident de service subi le 19 septembre 2018 par M. C, capitaine pénitentiaire, à la suite d'une chute dans un escalier du centre pénitentiaire. Le tribunal a statué en plein contentieux pour indemniser les préjudices patrimoniaux et extra-patrimoniaux du requérant, en se fondant sur le rapport d'expertise médicale et les dispositions de la loi organique n° 2004-192 du 27 février 2004. La solution retenue condamne l'État à verser une somme totale de 932 816 F CFP, incluant notamment 9 600 F CFP pour l'assistance d'une tierce personne, 102 000 F CFP pour le déficit fonctionnel temporaire, 390 000 F CFP pour les souffrances endurées, 120 000 F CFP pour le préjudice esthétique temporaire, 948 000 F CFP pour le déficit fonctionnel permanent, et 360 000 F CFP pour le préjudice d'agrément, après déduction des prestations versées par la caisse de prévoyance sociale.

4 mars 2025Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA103-2400315(TA103-2400315)

Le Tribunal administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de Mme C, épouse B, qui contestait le refus du CIVEN de l’indemniser pour un cancer du poumon qu’elle attribuait aux essais nucléaires. Le tribunal a rappelé que la présomption de causalité prévue par la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010 ne peut être renversée que si l’administration prouve que la dose annuelle reçue était inférieure à 1 mSv. En l’espèce, le CIVEN a démontré, par des mesures de surveillance et des données environnementales, que l’exposition de Mme C était inférieure à ce seuil, ce qui a conduit au rejet de sa demande d’indemnisation.

4 mars 2025Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA103-2400316(TA103-2400316)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné la requête de Mme B, qui contestait le refus du CIVEN de l'indemniser pour un cancer du sein qu'elle attribue aux essais nucléaires. Le tribunal a rappelé les conditions de la présomption de causalité prévue par la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010, modifiée, et a précisé que cette présomption ne peut être renversée que si l'administration prouve que la dose annuelle reçue par l'intéressée était inférieure à 1 mSv. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le jugement s'appuie sur les dispositions des lois de 2010, 2017 et 2018 relatives à l'indemnisation des victimes des essais nucléaires.

4 mars 2025Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA103-2400317(TA103-2400317)

Le Tribunal administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de Mme A, épouse B, qui contestait le refus du CIVEN de l’indemniser pour un cancer du sein qu’elle attribuait aux essais nucléaires. La requérante invoquait la présomption de causalité prévue par la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010 modifiée, mais le tribunal a estimé que les conditions n’étaient pas remplies. La solution retenue est le rejet de la demande d’indemnisation et des conclusions subsidiaires, sans qu’il soit nécessaire d’ordonner une expertise. Les textes appliqués sont notamment la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010 et ses modifications ultérieures, ainsi que le code de la santé publique.

4 mars 2025Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA103-2400320(TA103-2400320)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné la requête des ayants droit de Mme A D, décédée d’une myélodysplasie, qui contestaient le refus du CIVEN de les indemniser au titre des essais nucléaires. Les requérants invoquaient une motivation insuffisante de la décision et l’absence de données individuelles ou locales (commune de Maeva) pour renverser la présomption légale de causalité prévue par la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010 modifiée. Le tribunal a rappelé que cette présomption ne peut être écartée que si l’administration prouve une dose annuelle inférieure à 1 mSv, en s’appuyant sur des mesures suffisantes ou des données comparables. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait, mais le jugement applique les dispositions des lois n° 2010-2, n° 2017-256 et n° 2018-1317 relatives à l’indemnisation des victimes des essais nucléaires.

4 mars 2025Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA103-2400324(TA103-2400324)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné la requête de M. A, qui demandait l'annulation du refus implicite du président de la Polynésie française de le réintégrer dans ses fonctions de chef de la subdivision des îles Australes, suite à l'annulation de sa révocation. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la Polynésie française avait exécuté le jugement du 6 juin 2023 en réintégrant juridiquement M. A et en l'affectant sur un poste correspondant à son grade, sans que l'intéressé ne démontre que ce poste était inférieur à ses fonctions antérieures. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de la délibération n° 95-215 AT du 14 décembre 1995 relative au statut général de la fonction publique de la Polynésie française.

4 mars 2025Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA103-2400325(TA103-2400325)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné la requête de M. B, fonctionnaire communal révoqué par le maire de Nuku-Hiva. Le requérant invoquait notamment l'irrégularité de la composition du conseil de discipline, la méconnaissance des droits de la défense et le caractère disproportionné de la sanction de révocation. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la procédure disciplinaire était régulière et que la sanction était proportionnée aux faits reprochés. En conséquence, le tribunal a rejeté les conclusions en annulation de l'arrêté de révocation ainsi que les demandes d'indemnisation et d'injonction.

4 mars 2025Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA103-2400326(TA103-2400326)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de la société Engeco, la société Guilloux et M. B, qui contestaient le refus implicite du président de la Polynésie française de leur accorder l’exonération de TVA à l’importation de bobines de tôle et d’acier plat, ainsi que le droit de soumettre leurs tôles ondulées de fabrication locale à la TVA à la vente. Le tribunal a jugé que les requérants n’avaient pas suffisamment démontré l’illégalité de l’annexe 2 de l’arrêté n° 00489 CM du 23 mars 2023, se bornant à invoquer des contradictions ou incohérences textuelles sans établir une méconnaissance de l’article LP. 348-8 du code des impôts. La solution retenue est le rejet des conclusions à fin d’annulation, sans qu’il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir soulevée par la Polynésie française.

4 mars 2025Résumé IA
DécisionPlein contentieuxPARTIEL

N° TA103-2400334(TA103-2400334)

Le Tribunal administratif de la Polynésie française a été saisi par Mme B D, épouse C, agent technique, contestant le taux et la date d’effet de son indemnité de sujétions spéciales (ISS). Par un arrêté du 7 octobre 2024, l’administration a porté l’ISS au groupe 3 à compter du 1er janvier 2024, donnant ainsi satisfaction à la requérante sur le taux. Le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions dirigées contre l’arrêté initial du 26 mars 2024 pour la période à compter de janvier 2024. S’agissant de la demande d’attribution de l’ISS au groupe 3 à compter du 3 juillet 2023, date de sa réintégration, le tribunal a rejeté le surplus des conclusions, considérant que l’attribution de cette indemnité n’est pas un droit et que la requérante n’avait formulé aucune demande en ce sens lors de sa reprise de fonctions. La décision se fonde sur la délibération n° 97-153 APF du 13 août 1997.

4 mars 2025Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA103-2400364(TA103-2400364)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la demande de la société Pharmevidence, qui contestait des rappels de TVA pour les années 2019 à 2021. La société, spécialisée dans la promotion de produits pharmaceutiques via un établissement local, soutenait que ses prestations n'étaient pas utilisées en Polynésie française et étaient exonérées. Le tribunal a jugé que ces prestations, réalisées auprès de professionnels de santé locaux, étaient bien utilisées en Polynésie française, conformément à l'article LP 340-8 du code des impôts local. Il a également estimé que l'exonération prévue à l'article LP 340-9 ne s'appliquait pas, car la société n'intervenait pas directement dans la vente de médicaments remboursables.

4 mars 2025Résumé IA
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