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AccueilJurisprudenceTribunal Administratif de la Polynésie française

Jurisprudence — Tribunal Administratif de la Polynésie française

2 523 décisions disponibles — page 34/127

DécisionPlein contentieuxINJONCTION

N° TA103-2400377(TA103-2400377)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a jugé que Mme B E avait commis une contravention de grande voirie en installant un parc à poissons de 570 m² sur le domaine public maritime, sans autorisation. La Polynésie française, en tant qu'autorité poursuivante, a saisi le tribunal sur le fondement de la délibération n° 2004-34 APF du 12 février 2004. Le tribunal a constaté que la remise en état du domaine public était établie par les photographies fournies par la prévenue. En conséquence, la solution retenue est le rejet de la requête, la Polynésie française s'en étant remise à la sagesse du tribunal pour l'action domaniale.

11 février 2025Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA103-2400379(TA103-2400379)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. D, infirmier libéral, contestant la mise en demeure de la Caisse de Prévoyance Sociale (CPS) de reverser 2 156 601 F CFP pour dépassement du plafond d'efficience d'activité individuelle pour 2022. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'un défaut d'information préalable, estimant qu'aucune obligation conventionnelle n'imposait à la CPS d'alerter le praticien dès l'atteinte du plafond. Il a également jugé que la commission conventionnelle paritaire n'était pas régulièrement composée, faute de parité entre les représentants de la CPS et des infirmiers. En conséquence, la décision de mise en demeure a été annulée pour vice de procédure, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.

11 février 2025Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA103-2400309(TA103-2400309)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française rejette la requête de l'Eurl Matarii qui contestait le retrait, par le président de la Polynésie française, d'une autorisation de construire un ensemble immobilier de 70 logements. Le tribunal écarte le moyen tiré du défaut de procédure contradictoire, estimant que le retrait n'était pas une sanction et qu'aucune disposition législative ou réglementaire n'imposait une telle procédure. Sur le fond, il juge que le projet, composé de trois bâtiments collectifs de 70 logements, ne correspond pas à la destination d'« habitat individuel résidentiel de qualité, peu dense » prévue par le plan général d'aménagement (PGA) de la commune de Punaauia pour la zone UCb. La décision de retrait est donc fondée sur une correcte application du PGA et des textes applicables, notamment l'arrêté n° 345 CM du 24 mars 2017.

11 février 2025Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA103-2400388(TA103-2400388)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de Mme B, infirmière libérale, qui contestait la mise en demeure de la Caisse de Prévoyance Sociale (CPS) de reverser 1 545 727 F CFP pour dépassement du plafond d'efficience d'activité individuelle en 2022. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'un défaut d'information préalable, estimant qu'aucune obligation conventionnelle n'imposait à la CPS d'alerter le praticien dès l'atteinte du plafond, et que la requérante pouvait consulter son état d'activité en ligne. Il a également jugé que la composition de la commission conventionnelle paritaire, bien qu'entachée d'une irrégularité (un représentant des infirmiers n'étant plus adhérent), n'était pas de nature à vicier la procédure, la commission ayant pu délibérer valablement à parité. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur la convention du 5 janvier 2009 organisant les rapports entre les infirmières libérales et la CPS.

11 février 2025Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA103-2400300(TA103-2400300)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné la requête de Mme A, qui contestait le refus de la cheffe de la délégation de la Polynésie française à Paris de l’affecter au poste de responsable administratif et financier. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par l’administration, jugeant que le courriel du 13 mai 2024 constituait une décision faisant grief, susceptible de recours pour excès de pouvoir. Sur le fond, il a annulé cette décision au motif qu’elle était insuffisamment motivée, en méconnaissance de l’article L. 211-2 du code des relations entre le public et l’administration. En conséquence, le tribunal a enjoint à la Polynésie française de réexaminer la candidature de Mme A dans un délai de deux mois.

11 février 2025Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA103-2400304(TA103-2400304)

Le Tribunal administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. B, sapeur-pompier communal, qui demandait la condamnation de la commune de Hitia'a O Te Ra à lui verser une indemnité de 6 920 589 F CFP pour le préjudice subi en raison d'un retard de promotion au grade de sergent de classe exceptionnelle. Le tribunal a estimé que la faute alléguée n'était pas établie, l'intéressé ayant été intégré à ce grade à compter du 1er avril 2023, et a également relevé que l'illégalité de la date d'effet de cette intégration n'était pas démontrée. En conséquence, les conclusions indemnitaires ont été rejetées et M. B a été condamné à verser 75 000 F CFP à la commune au titre des frais d'instance.

11 février 2025Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA103-2400305(TA103-2400305)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. B, qui demandait l'annulation de la décision implicite refusant la reconstitution de sa carrière depuis 2019. Le tribunal a considéré que cette demande visait en réalité à contester l'article 1er de l'arrêté du 22 février 2023 fixant sa date d'intégration comme fonctionnaire au 1er avril 2023, décision devenue définitive. Les conclusions ont été jugées irrecevables pour tardiveté, en application de l'article R. 421-1 du code de justice administrative.

11 février 2025Résumé IA
DécisionPlein contentieuxINJONCTION

N° TA103-2400203(TA103-2400203)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par la Polynésie française d’une requête en contravention de grande voirie visant la SCA Gauguin's Pearl, pour occupation illégale du domaine public maritime à Manihi par des structures résiduelles de lignes d’élevage perlières. Le tribunal a rejeté les fins de non-recevoir soulevées par la défense, estimant la requête recevable et bien dirigée, la société ayant repris les concessions de la SCEA Maori Perles. Il a également écarté la prescription de l’action publique, considérant que le délai applicable était celui de l’article 9 du code de procédure pénale, et que la requête, enregistrée dans le délai d’un an suivant le procès-verbal du 13 février 2023, n’était pas prescrite. La solution retenue est fondée sur les dispositions de la délibération n° 2004-34 APF du 12 février 2004 portant composition et administration du domaine public en Polynésie française, ainsi que sur le code de procédure pénale.

11 février 2025Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA103-2400247(TA103-2400247)

Le Tribunal administratif de la Polynésie française a examiné la requête de Mme C épouse A, qui contestait le refus du CIVEN d’indemniser le préjudice subi par son époux décédé, atteint d’un cancer du côlon, qu’elle attribue aux essais nucléaires. Le tribunal a rappelé le régime de présomption de causalité prévu par la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010 modifiée, applicable si le demandeur satisfait aux conditions de temps, de lieu et de pathologie. Il a précisé que cette présomption ne peut être renversée que si l’administration prouve que la dose annuelle reçue par l’intéressé était inférieure à 1 mSv, en utilisant des mesures de surveillance suffisantes ou, à défaut, en démontrant leur nécessité. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le tribunal a statué en application des textes précités et du code de justice administrative.

11 février 2025Résumé IA
DécisionPlein contentieuxINJONCTION

N° TA103-2400251(TA103-2400251)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par la Polynésie française pour des travaux d'extraction de matériaux coralliens et de remblaiement réalisés sans autorisation sur le domaine public maritime, constituant une contravention de grande voirie. Les défendeurs, n'ayant pas produit de mémoire, sont réputés avoir acquiescé aux faits. Le tribunal a condamné la société Tinorua Ariiaranoa Jones et M. E à une amende, à l'enlèvement des installations et à la remise en état des lieux sous astreinte, sur le fondement de la délibération n° 2004-34 APF du 12 février 2004 relative au domaine public.

11 février 2025Résumé IA
DécisionPlein contentieuxPARTIEL

N° TA103-2400254(TA103-2400254)

Le Tribunal administratif de la Polynésie française a été saisi par M. F et Mme A d’une requête en plein contentieux visant à engager la responsabilité de la Polynésie française pour défaut d’entretien d’un ouvrage public (un mur de berge) situé sur la rivière « Afeu », à l’origine d’inondations répétées de leur maison en 2017, 2021 et 2023. Les requérants demandaient l’annulation du rejet de leur demande indemnitaire, la condamnation de la Polynésie à leur verser 4 000 000 F CFP et à réaliser des travaux sous astreinte. La Polynésie française, tout en reconnaissant que le mur constitue un ouvrage public relevant de son entretien, invoquait la force majeure et la faute des requérants pour s’exonérer de sa responsabilité. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes, considérant que les inondations étaient imputables à des pluies exceptionnelles constitutives d’un cas de force majeure et que les requérants, informés du risque, avaient commis une faute en ne surélevant pas leur construction malgré les recommandations.

11 février 2025Résumé IA
DécisionPlein contentieuxAUTRE

N° TA103-2400504(TA103-2400504)

Le Tribunal administratif de la Polynésie française, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise à la demande du haut-commissaire de la République. Cette mesure vise à constater l'état de deux abris fermés situés sur l'atoll de Tureia, propriété de l'État depuis 1965, et à évaluer les risques qu'ils présentent pour la sécurité des personnes. L'expert désigné devra également proposer des préconisations pour sécuriser les lieux, dans la perspective d'un éventuel contentieux de responsabilité.

29 janvier 2025Résumé IA
DécisionPlein contentieuxINJONCTION

N° TA103-2400243(TA103-2400243)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par la Polynésie française d’une contravention de grande voirie à l’encontre de Mme B A pour occupation illégale du domaine public maritime à Takaroa, par la présence d’une maison d’exploitation de 25 m², malgré l’abrogation de son autorisation. La Polynésie française a abandonné l’action domaniale, s’en remettant à la sagesse du tribunal, après que Mme A a produit des photographies attestant de la remise en état du site au 2 mars 2024. Le tribunal a retenu que les faits constituaient une contravention de grande voirie au sens de la délibération n° 2004-34 APF du 12 février 2004, mais a tenu compte de la remise en état effective pour moduler la sanction. En conséquence, il a condamné Mme A à une amende de 24 866 F CFP, correspondant aux frais de procès-verbal, sans autre pénalité, en application des articles 27 de la délibération précitée et 131-13 du code pénal.

28 janvier 2025Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA103-2400245(TA103-2400245)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné la requête de Mme C, agissant en tant qu'ayant droit de son père décédé, visant à contester le refus du CIVEN de l'indemniser pour une leucémie qu'elle estime liée aux essais nucléaires. La solution retenue par le tribunal s'appuie sur les dispositions de la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010 modifiée, qui instaure une présomption de causalité sous conditions de temps, de lieu et de pathologie. Le tribunal a jugé que le CIVEN ne pouvait renverser cette présomption qu'en prouvant que la dose annuelle reçue par l'intéressé était inférieure à 1 mSv, en vérifiant la suffisance des mesures de surveillance. En l'espèce, le tribunal a annulé la décision du CIVEN et l'a condamné à indemniser Mme C, considérant que les conditions de la présomption étaient remplies et que l'administration n'avait pas apporté la preuve contraire requise.

28 janvier 2025Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA103-2400306(TA103-2400306)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française rejette la requête de M. B D, qui demandait l'annulation du refus implicite de la commune de Papara de l'installer comme chef de centre. Le requérant soutenait qu'il devait occuper ces fonctions car il en percevait la rémunération. Le tribunal constate qu'un autre agent occupe déjà légalement ce poste unique au centre d'incendie et de secours, et que, indépendamment de la légalité de cette nomination, la maire était tenue de refuser la demande. La solution est fondée sur l'arrêté n° 1117 DIPAC du 5 juillet 2012 fixant le statut particulier du cadre d'emplois "maîtrise".

28 janvier 2025Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA103-2400238(TA103-2400238)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. G qui demandait l'annulation d'un permis de construire délivré le 1er mars 2024 à Mme B pour l'aménagement d'une plateforme sur des parcelles à Pirae. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de l'existence d'un remblai illégal sur la parcelle S. 213 était inopérant, car le permis ne concernait que les travaux sur la parcelle S. 186, propriété de la pétitionnaire. Les autres moyens soulevés par le requérant ont été écartés comme non fondés. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'aménagement et du code de l'urbanisme de la Polynésie française.

28 janvier 2025Résumé IA
DécisionPlein contentieuxINJONCTION

N° TA103-2400240(TA103-2400240)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par la Polynésie française d’une contravention de grande voirie pour occupation sans autorisation du domaine public maritime (construction d’un local, remblai et ponton). Les défendeurs, la société Tahiti Pearl Farm et son gérant, n’ayant produit aucun mémoire malgré les mises en demeure, ils sont réputés avoir acquiescé aux faits. Le tribunal a appliqué la délibération n° 2004-34 APF du 12 février 2004 relative au domaine public, notamment ses articles 2 et 6. La solution retenue est la condamnation des contrevenants à une amende, à l’enlèvement des installations et à la remise en état des lieux sous astreinte.

28 janvier 2025Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA103-2400246(TA103-2400246)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné la requête de Mme A, qui contestait le refus du CIVEN d’indemniser son époux décédé pour un cancer du côlon, qu’elle attribuait aux essais nucléaires. Le tribunal a rappelé le régime de présomption de causalité prévu par la loi du 5 janvier 2010 modifiée, qui bénéficie au demandeur si les conditions de temps, de lieu et de pathologie sont remplies, sauf si l’administration prouve une dose annuelle reçue inférieure à 1 mSv. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le tribunal s’est fondé sur les lois n° 2010-2, 2017-256 et 2018-1317, ainsi que sur le décret n° 2014-1049, pour statuer sur le litige.

28 janvier 2025Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA103-2400323(TA103-2400323)

Cette décision du Tribunal Administratif de la Polynésie française concerne une demande d'indemnisation présentée par Mme A, veuve C, au titre de l'action successorale de son époux décédé d'un cancer du poumon, qu'elle attribue à une exposition aux rayonnements ionisants des essais nucléaires en Polynésie française. Le tribunal rejette la requête, estimant que la requérante n'apporte pas la preuve d'un lien de causalité entre la maladie et les essais nucléaires, conformément aux dispositions de la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010 relative à la reconnaissance et à l'indemnisation des victimes des essais nucléaires français. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, y compris les demandes de provision, d'intérêts et de frais de justice.

28 janvier 2025Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA103-2400277(TA103-2400277)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. C, qui contestait le refus implicite de retirer sa révocation disciplinaire de 2020 et demandait réparation. La juridiction a accueilli la fin de non-recevoir soulevée par le centre hospitalier, jugeant que la décision implicite du 20 mai 2024 était purement confirmative de celle du 18 décembre 2023, déjà contestée sans succès. En conséquence, les conclusions en annulation et indemnitaires ont été déclarées irrecevables. Le tribunal a également rejeté les conclusions fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

28 janvier 2025Résumé IA
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