Jurisprudence — Tribunal Administratif de la Polynésie française
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N° TA103-2400295(TA103-2400295)
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné la requête de Mme E M, M. L et de la CSTP-FO demandant l'annulation de l'arrêté du 23 mai 2024 établissant le tableau d'avancement au grade d'attaché principal pour 2022. Les requérants, fonctionnaires en décharge totale de service pour mandat syndical, soutenaient que l'administration avait méconnu l'article 17 de la délibération 95-223 du 14 décembre 1995 et la circulaire n° 1431/PR du 8 mars 2004, en ne tenant pas compte de leur valeur professionnelle et en les discriminant. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens invoqués n'étaient pas fondés, et a confirmé la légalité de l'arrêté contesté.
N° TA103-2400298(TA103-2400298)
Le Tribunal administratif de la Polynésie française a examiné la requête de M. B, surveillant pénitentiaire, contestant le refus implicite de validation des modules obligatoires de la formation "FAE ELSP 03" par la directrice interrégionale des services pénitentiaires d'Outre-mer (DISPOM). Le tribunal a relevé que la décision implicite de rejet du recours gracieux, née le 14 mai 2024, ainsi que la décision verbale du 13 septembre 2023, étaient entachées d'un défaut de motivation, en méconnaissance des articles L.211-2 et L.232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Par conséquent, le tribunal a annulé ces décisions et enjoint à l'administration de communiquer à M. B l'ensemble des éléments de notation et l'évaluation psychologique liés à sa formation, dans un délai de deux mois.
N° TA103-2400377(TA103-2400377)
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a jugé que Mme B E avait commis une contravention de grande voirie en installant un parc à poissons de 570 m² sur le domaine public maritime, sans autorisation. La Polynésie française, en tant qu'autorité poursuivante, a saisi le tribunal sur le fondement de la délibération n° 2004-34 APF du 12 février 2004. Le tribunal a constaté que la remise en état du domaine public était établie par les photographies fournies par la prévenue. En conséquence, la solution retenue est le rejet de la requête, la Polynésie française s'en étant remise à la sagesse du tribunal pour l'action domaniale.
N° TA103-2400379(TA103-2400379)
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. D, infirmier libéral, contestant la mise en demeure de la Caisse de Prévoyance Sociale (CPS) de reverser 2 156 601 F CFP pour dépassement du plafond d'efficience d'activité individuelle pour 2022. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'un défaut d'information préalable, estimant qu'aucune obligation conventionnelle n'imposait à la CPS d'alerter le praticien dès l'atteinte du plafond. Il a également jugé que la commission conventionnelle paritaire n'était pas régulièrement composée, faute de parité entre les représentants de la CPS et des infirmiers. En conséquence, la décision de mise en demeure a été annulée pour vice de procédure, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
N° TA103-2400388(TA103-2400388)
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de Mme B, infirmière libérale, qui contestait la mise en demeure de la Caisse de Prévoyance Sociale (CPS) de reverser 1 545 727 F CFP pour dépassement du plafond d'efficience d'activité individuelle en 2022. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'un défaut d'information préalable, estimant qu'aucune obligation conventionnelle n'imposait à la CPS d'alerter le praticien dès l'atteinte du plafond, et que la requérante pouvait consulter son état d'activité en ligne. Il a également jugé que la composition de la commission conventionnelle paritaire, bien qu'entachée d'une irrégularité (un représentant des infirmiers n'étant plus adhérent), n'était pas de nature à vicier la procédure, la commission ayant pu délibérer valablement à parité. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur la convention du 5 janvier 2009 organisant les rapports entre les infirmières libérales et la CPS.
N° TA103-2400301(TA103-2400301)
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné la demande de M. et Mme D visant à obtenir l'annulation de la décision implicite de rejet du maire de Pirae refusant l'exhumation et la réinhumation de leur fils sur leur terrain privé. Le tribunal a rappelé que l'inhumation sur une propriété particulière est possible hors de l'enceinte des villes et à distance prescrite, conformément aux articles L. 2223-9 et R. 2213-32 du code général des collectivités territoriales. Il a jugé que le maire ne pouvait opposer l'absence de cimetière privé ou de volonté du défunt, dès lors que les requérants justifiaient d'un document d'arpentage, d'un avis favorable d'hydrogéologue et du respect de la distance réglementaire. La solution retenue est l'annulation de la décision implicite de rejet, le tribunal considérant que les conditions légales pour l'inhumation privée étaient remplies.
N° TA103-2400339(TA103-2400339)
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné le recours de Mme B C, agissant en tant qu'ayant-droit de sa sœur décédée, contre le rejet de sa demande d'indemnisation par le Comité d'indemnisation des victimes des essais nucléaires (CIVEN). La requérante contestait la décision du CIVEN et sollicitait la condamnation de l'État à réparer les préjudices liés à une exposition aux essais nucléaires, en invoquant la présomption de causalité prévue par la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010. Le tribunal a appliqué la version de cette loi issue de la loi n° 2018-1317 du 28 décembre 2018, qui conditionne la présomption à l'absence de preuve que la dose annuelle reçue était inférieure à la limite réglementaire. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait, mais le tribunal a examiné les conditions de lieu, de temps et de pathologie, ainsi que la charge de la preuve incombant au CIVEN pour renverser la présomption.
N° TA103-2400381(TA103-2400381)
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. E, infirmier libéral, contestant la mise en demeure de la Caisse de Prévoyance Sociale (CPS) de reverser 1 206 007 F CFP pour dépassement du plafond d'efficience d'activité individuelle en 2022. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'un défaut d'information préalable, estimant qu'aucune obligation conventionnelle n'imposait à la CPS d'alerter le praticien dès l'atteinte du plafond. Il a également jugé que l'irrégularité de la composition de la commission conventionnelle paritaire, dont un membre n'était plus adhérent, était sans incidence dès lors que le quorum était atteint et que la décision de la CPS était fondée sur les stipulations conventionnelles applicables. La solution retenue s'appuie sur la convention du 5 janvier 2009 organisant les rapports entre les infirmières libérales et la CPS.
N° TA103-2400389(TA103-2400389)
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de Mme A, infirmière libérale, qui contestait la mise en demeure de la Caisse de prévoyance sociale (CPS) de reverser 308 307 F CFP pour dépassement du plafond d'efficience d'activité individuelle en 2022. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'un défaut d'information préalable, estimant que la convention applicable n'imposait pas à la CPS d'alerter le praticien dès l'atteinte du plafond, et que Mme A pouvait consulter son activité en ligne. Il a également jugé que l'irrégularité de la composition de la commission conventionnelle paritaire, liée à la présence d'un représentant des infirmiers n'étant plus adhérent, n'était pas de nature à justifier l'annulation de la décision, dès lors que la commission ne peut délibérer valablement qu'à parité de ses membres. La solution retenue est fondée sur la convention du 5 janvier 2009 organisant les rapports entre les infirmières libérales et la CPS.
N° TA103-2500059(TA103-2500059)
Le Tribunal administratif de la Polynésie française, statuant en référé précontractuel, a été saisi par la société Boyer d’une demande visant à suspendre et annuler la procédure de passation d’un marché public de travaux (quai de cabotage n°6) par le port autonome de Papeete. Sur le fondement de l’article L.551-24 du code de justice administrative, le juge a ordonné au port autonome de différer la signature du contrat jusqu’au 28 février 2025, sans se prononcer sur le fond du litige. Cette mesure conservatoire vise à permettre l’examen des manquements allégués aux obligations de publicité et de mise en concurrence, régies par le code des marchés publics de la Polynésie française.
N° TA103-2400247(TA103-2400247)
Le Tribunal administratif de la Polynésie française a examiné la requête de Mme C épouse A, qui contestait le refus du CIVEN d’indemniser le préjudice subi par son époux décédé, atteint d’un cancer du côlon, qu’elle attribue aux essais nucléaires. Le tribunal a rappelé le régime de présomption de causalité prévu par la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010 modifiée, applicable si le demandeur satisfait aux conditions de temps, de lieu et de pathologie. Il a précisé que cette présomption ne peut être renversée que si l’administration prouve que la dose annuelle reçue par l’intéressé était inférieure à 1 mSv, en utilisant des mesures de surveillance suffisantes ou, à défaut, en démontrant leur nécessité. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le tribunal a statué en application des textes précités et du code de justice administrative.
N° TA103-2400504(TA103-2400504)
Le Tribunal administratif de la Polynésie française, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise à la demande du haut-commissaire de la République. Cette mesure vise à constater l'état de deux abris fermés situés sur l'atoll de Tureia, propriété de l'État depuis 1965, et à évaluer les risques qu'ils présentent pour la sécurité des personnes. L'expert désigné devra également proposer des préconisations pour sécuriser les lieux, dans la perspective d'un éventuel contentieux de responsabilité.
N° TA103-2400243(TA103-2400243)
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par la Polynésie française d’une contravention de grande voirie à l’encontre de Mme B A pour occupation illégale du domaine public maritime à Takaroa, par la présence d’une maison d’exploitation de 25 m², malgré l’abrogation de son autorisation. La Polynésie française a abandonné l’action domaniale, s’en remettant à la sagesse du tribunal, après que Mme A a produit des photographies attestant de la remise en état du site au 2 mars 2024. Le tribunal a retenu que les faits constituaient une contravention de grande voirie au sens de la délibération n° 2004-34 APF du 12 février 2004, mais a tenu compte de la remise en état effective pour moduler la sanction. En conséquence, il a condamné Mme A à une amende de 24 866 F CFP, correspondant aux frais de procès-verbal, sans autre pénalité, en application des articles 27 de la délibération précitée et 131-13 du code pénal.
N° TA103-2400245(TA103-2400245)
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné la requête de Mme C, agissant en tant qu'ayant droit de son père décédé, visant à contester le refus du CIVEN de l'indemniser pour une leucémie qu'elle estime liée aux essais nucléaires. La solution retenue par le tribunal s'appuie sur les dispositions de la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010 modifiée, qui instaure une présomption de causalité sous conditions de temps, de lieu et de pathologie. Le tribunal a jugé que le CIVEN ne pouvait renverser cette présomption qu'en prouvant que la dose annuelle reçue par l'intéressé était inférieure à 1 mSv, en vérifiant la suffisance des mesures de surveillance. En l'espèce, le tribunal a annulé la décision du CIVEN et l'a condamné à indemniser Mme C, considérant que les conditions de la présomption étaient remplies et que l'administration n'avait pas apporté la preuve contraire requise.
N° TA103-2400246(TA103-2400246)
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné la requête de Mme A, qui contestait le refus du CIVEN d’indemniser son époux décédé pour un cancer du côlon, qu’elle attribuait aux essais nucléaires. Le tribunal a rappelé le régime de présomption de causalité prévu par la loi du 5 janvier 2010 modifiée, qui bénéficie au demandeur si les conditions de temps, de lieu et de pathologie sont remplies, sauf si l’administration prouve une dose annuelle reçue inférieure à 1 mSv. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le tribunal s’est fondé sur les lois n° 2010-2, 2017-256 et 2018-1317, ainsi que sur le décret n° 2014-1049, pour statuer sur le litige.
N° TA103-2400240(TA103-2400240)
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par la Polynésie française d’une contravention de grande voirie pour occupation sans autorisation du domaine public maritime (construction d’un local, remblai et ponton). Les défendeurs, la société Tahiti Pearl Farm et son gérant, n’ayant produit aucun mémoire malgré les mises en demeure, ils sont réputés avoir acquiescé aux faits. Le tribunal a appliqué la délibération n° 2004-34 APF du 12 février 2004 relative au domaine public, notamment ses articles 2 et 6. La solution retenue est la condamnation des contrevenants à une amende, à l’enlèvement des installations et à la remise en état des lieux sous astreinte.
N° TA103-2400238(TA103-2400238)
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. G qui demandait l'annulation d'un permis de construire délivré le 1er mars 2024 à Mme B pour l'aménagement d'une plateforme sur des parcelles à Pirae. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de l'existence d'un remblai illégal sur la parcelle S. 213 était inopérant, car le permis ne concernait que les travaux sur la parcelle S. 186, propriété de la pétitionnaire. Les autres moyens soulevés par le requérant ont été écartés comme non fondés. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'aménagement et du code de l'urbanisme de la Polynésie française.
N° TA103-2400302(TA103-2400302)
Le Tribunal administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. C, fonctionnaire promu au grade d'adjoint d'éducation de classe exceptionnelle, qui contestait son classement au 5ème échelon. La requête a été jugée irrecevable pour tardiveté, car introduite le 16 juillet 2024, soit après l'expiration du délai de deux mois suivant la décision implicite de rejet de son recours gracieux, intervenue le 27 décembre 2023. Le tribunal s'est fondé sur les articles R. 421-1 et R. 421-2 du code de justice administrative, applicables localement.
N° TA103-2400202(TA103-2400202)
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par la Polynésie française d’une action en contravention de grande voirie contre la SCA Gauguin’s Pearl pour occupation illégale du domaine public maritime (lagon de Manihi) par des structures d’élevage perlier non retirées. Le tribunal a rejeté l’exception de nullité de la requête et l’exception de prescription annale, jugeant que la notification du procès-verbal interrompt la prescription et que la requête était suffisamment motivée. Il a retenu la matérialité de l’infraction, la contravention étant constituée par le maintien des structures malgré la réduction de la concession. La solution s’appuie sur les dispositions du code de procédure pénale (prescription), de la délibération n° 2004-34 APF (domaine public) et du code de justice administrative.
N° TA103-2400208(TA103-2400208)
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a annulé la décision du 22 janvier 2024 refusant un permis de construire à la société Forge Tahiti pour un immeuble de huit niveaux à Papeete. Le tribunal a jugé que le motif de refus tiré de la méconnaissance de l'article UA 10-2 du plan général d'aménagement était infondé, les casquettes en béton litigieuses étant autorisées comme saillies destinées à l'éclairement des combles. La solution retenue est l'annulation du refus de permis de construire et du rejet du recours gracieux, sur le fondement des articles UA 10-2 et UA 11 du plan général d'aménagement de Papeete, ainsi que de la loi organique n° 2004-192 et du code de l'aménagement.