Jurisprudence — Tribunal Administratif de la Polynésie française

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA103-2400208(TA103-2400208)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a annulé la décision du 22 janvier 2024 refusant un permis de construire à la société Forge Tahiti pour un immeuble de huit niveaux à Papeete. Le tribunal a jugé que le motif de refus tiré de la méconnaissance de l'article UA 10-2 du plan général d'aménagement était infondé, les casquettes en béton litigieuses étant autorisées comme saillies destinées à l'éclairement des combles. La solution retenue est l'annulation du refus de permis de construire et du rejet du recours gracieux, sur le fondement des articles UA 10-2 et UA 11 du plan général d'aménagement de Papeete, ainsi que de la loi organique n° 2004-192 et du code de l'aménagement.

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DécisionPlein contentieuxINJONCTION

TA103-2400202(TA103-2400202)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par la Polynésie française d’une action en contravention de grande voirie contre la SCA Gauguin’s Pearl pour occupation illégale du domaine public maritime (lagon de Manihi) par des structures d’élevage perlier non retirées. Le tribunal a rejeté l’exception de nullité de la requête et l’exception de prescription annale, jugeant que la notification du procès-verbal interrompt la prescription et que la requête était suffisamment motivée. Il a retenu la matérialité de l’infraction, la contravention étant constituée par le maintien des structures malgré la réduction de la concession. La solution s’appuie sur les dispositions du code de procédure pénale (prescription), de la délibération n° 2004-34 APF (domaine public) et du code de justice administrative.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA103-2400245(TA103-2400245)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné la requête de Mme C, agissant en tant qu'ayant droit de son père décédé, visant à contester le refus du CIVEN de l'indemniser pour une leucémie qu'elle estime liée aux essais nucléaires. La solution retenue par le tribunal s'appuie sur les dispositions de la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010 modifiée, qui instaure une présomption de causalité sous conditions de temps, de lieu et de pathologie. Le tribunal a jugé que le CIVEN ne pouvait renverser cette présomption qu'en prouvant que la dose annuelle reçue par l'intéressé était inférieure à 1 mSv, en vérifiant la suffisance des mesures de surveillance. En l'espèce, le tribunal a annulé la décision du CIVEN et l'a condamné à indemniser Mme C, considérant que les conditions de la présomption étaient remplies et que l'administration n'avait pas apporté la preuve contraire requise.

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DécisionPlein contentieuxANNULE

TA103-2400274(TA103-2400274)

Le Tribunal administratif de la Polynésie française a été saisi par M. A d’une requête en plein contentieux visant à contester le refus implicite de la Polynésie française d’engager des poursuites pour occupation illégale du domaine public maritime (parcelle AO-161 à Moorea). En cours d’instance, la Polynésie française a établi et notifié un procès-verbal de contravention de grande voirie à l’occupante, Mme D, le 9 septembre 2024. Le tribunal a constaté que les poursuites avaient été engagées conformément à la demande, rendant la requête sans objet, et a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d’annulation et d’injonction. Il a toutefois condamné la Polynésie française à verser 150 000 F CFP à M. A au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA103-2400191(TA103-2400191)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par la Polynésie française d’une contravention de grande voirie à l’encontre de M. A B, pour occupation sans titre du domaine public maritime (local et fabrique de glace paillette) sur le site de la marina de Vaipoopoo. La Polynésie française demandait la condamnation de M. B à une amende, à la remise en état des lieux sous astreinte, et au paiement de frais. M. B contestait en soutenant que son occupation était légitime en vertu d’une convention de prêt à usage non résiliée. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la Polynésie française ne démontrait pas que M. B occupait irrégulièrement le domaine public, la convention de prêt n’ayant pas été résiliée. La décision s’appuie notamment sur la délibération n° 2004-34 APF du 12 février 2004 relative au domaine public.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA103-2400255(TA103-2400255)

Le Tribunal administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. B, un maître contractuel de l'enseignement privé, qui contestait son placement en disponibilité pour convenances personnelles du 6 juin au 11 août 2024. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions indemnitaires faute de demande préalable. Sur le fond, il a estimé que l'administration avait légalement prolongé la disponibilité de M. B en application des articles 47 et 49 du décret n° 85-986 du 16 septembre 1985, dès lors que l'intéressé n'avait pas sollicité sa réintégration dans les délais requis.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA103-2400260(TA103-2400260)

Le Tribunal administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. B, qui contestait l'arrêté du 24 avril 2024 du haut-commissaire ordonnant le dessaisissement de sa carabine de chasse. Le tribunal a estimé que le haut-commissaire n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en se fondant sur des faits précis (menaces de mort réitérées en 2020, antécédents de violences et signalements) pour conclure à un risque pour l'ordre public, en application de l'article L. 312-11 du code de la sécurité intérieure. Il a également écarté le moyen tiré de l'autorité de la chose jugée au pénal, la procédure administrative étant indépendante.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA103-2400289(TA103-2400289)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné la requête de Mme A B, greffière, contestant son classement et la reconstitution de sa carrière. La requérante demandait l'annulation d'une note du 27 mars 2024 et de l'arrêté de titularisation du 22 février 2024, ainsi que des injonctions pour une reprise d'ancienneté basée sur les articles 14 à 17 du décret n° 2009-1388 du 11 novembre 2009. Le tribunal a relevé d'office que les conclusions dirigées contre la note et l'arrêté étaient irrecevables pour tardiveté, ces actes étant purement confirmatifs de la décision implicite de rejet née de la demande de Mme B du 10 novembre 2022, non contestée dans les délais. En conséquence, la requête a été rejetée comme irrecevable.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA103-2400297(TA103-2400297)

Le Tribunal administratif de la Polynésie française a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré le 31 mai 2024, autorisant la régularisation d’une maison d’habitation sur la parcelle BH n° 67 à Vairao. En cours d’instance, la Polynésie française a prononcé la caducité de ce permis le 9 septembre 2024, en application de l’article L. 114-6 du code de l’aménagement. Le tribunal a constaté que les conclusions en annulation étaient devenues sans objet et a rejeté la requête. Aucune somme n’a été mise à la charge des parties au titre des frais de justice.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA103-2400293(TA103-2400293)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné la demande de la société Vaeara'i visant à obtenir une remise gracieuse de 8 334 206 F CFP sur des redevances d'amarrage, au motif que le port autonome de Papeete n'avait pas mis à disposition les infrastructures prévues entre 2021 et 2023. Le tribunal a constaté que la société avait soldé la quasi-totalité de sa dette, ne laissant qu'un solde de 585 796 F CFP, et que les conditions de la délibération n° 63/2005 du 14 novembre 2005 (gêne pécuniaire, force majeure ou interruption douanière) n'étaient pas remplies. Par conséquent, le tribunal a rejeté la requête comme infondée, sans qu'il soit besoin de statuer sur le non-lieu partiel.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA103-2400276(TA103-2400276)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de Mme B, professeure d'éducation physique et sportive, qui contestait son reclassement à l'échelon 6 (sans report d'ancienneté) et demandait à être classée à l'échelon 7. La requérante soutenait que son ancienneté totale de près de 14 ans, incluant ses services en tant que maître auxiliaire depuis 2010, aurait dû être prise en compte en application de l'article 11 du décret n° 80-627 du 4 août 1980. Le tribunal a jugé que l'administration avait correctement appliqué les règles de classement, notamment l'article R. 914-78 du code de l'éducation et l'article 7 bis du décret n° 51-1423 du 5 décembre 1951, et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, y compris les demandes d'annulation et d'injonction.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA103-2400277(TA103-2400277)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. C, qui contestait le refus implicite de retirer sa révocation disciplinaire de 2020 et demandait réparation. La juridiction a accueilli la fin de non-recevoir soulevée par le centre hospitalier, jugeant que la décision implicite du 20 mai 2024 était purement confirmative de celle du 18 décembre 2023, déjà contestée sans succès. En conséquence, les conclusions en annulation et indemnitaires ont été déclarées irrecevables. Le tribunal a également rejeté les conclusions fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA103-2400189(TA103-2400189)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par la Polynésie française d’une contravention de grande voirie à l’encontre de M. A B pour l’occupation sans titre du logement bleu et d’un abri bâché sur le domaine public maritime à Punaauia. Le défendeur, n’ayant produit aucun mémoire, est réputé avoir acquiescé aux faits. Le tribunal a appliqué la délibération n° 2004-34 APF du 12 février 2004, notamment ses articles 3, 6 et 27, ainsi que l’article R.612-6 du code de justice administrative. La solution retenue est la condamnation de M. B à une amende pour contravention de 5ème classe, à l’enlèvement des installations sous astreinte, et au paiement des frais de procès-verbal.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA103-2400190(TA103-2400190)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de la Polynésie française qui poursuivait Mme A C pour contravention de grande voirie, en raison d'une occupation sans titre d'un logement situé sur le site de la marina de Vaipoopoo. Le tribunal a constaté que la notification du procès-verbal de contravention, effectuée par la secrétaire générale adjointe du gouvernement, n'était pas valide, faute pour la Polynésie française de justifier de l'absence ou de l'empêchement du secrétaire général du gouvernement, titulaire de la délégation de signature. Cette irrégularité a entaché la procédure, rendant la requête irrecevable. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de l'article L. 774-2 du code de justice administrative et de l'arrêté n° 397 PR du 12 mai 2023.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA103-2500035(TA103-2500035)

Le Tribunal administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. A B, qui demandait l'annulation de l'arrêté n° 2187 CM du 22 novembre 2024 autorisant la vente de logements par la Caisse de prévoyance sociale. Le juge a estimé que la requête était manifestement irrecevable, car M. B, bien que citoyen français et résident, ne justifiait d'aucun intérêt à agir, la décision attaquée n'ayant aucune incidence sur sa situation personnelle. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA103-2500034(TA103-2500034)

Le Tribunal administratif de la Polynésie française a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A B, qui demandait l'annulation de l'arrêté n° 2186 CM du 22 novembre 2024 autorisant la cession d'une part sociale de la SCI CPS Viénot. Le juge a estimé que le requérant, bien que citoyen français et résident, ne justifiait d'aucun intérêt à agir, car la décision attaquée n'avait aucune incidence sur sa situation personnelle. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA103-2500036(TA103-2500036)

Le Tribunal administratif de la Polynésie française a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A B, qui demandait l’annulation d’un arrêté du 22 novembre 2024 relatif au plan de financement d’une étude pour la construction d’un village seniors. Le juge a estimé que le requérant, bien que citoyen français et résident, ne justifiait d’aucun intérêt personnel à agir, la décision attaquée n’ayant aucune incidence directe sur sa situation. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

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OrdonnancePlein contentieuxANNULE

TA103-2500031(TA103-2500031)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française, statuant en référé, a été saisi par la société Boyer dans le cadre d’un litige portant sur la passation d’un marché public de travaux de construction du quai de cabotage n°6 par le Port Autonome de Papeete. Le juge des référés a fait droit à la demande de suspension provisoire de la signature du contrat, en application de l’article L.551-24 du code de justice administrative. Il a enjoint au Port Autonome de différer la signature du marché jusqu’au 13 février 2025, sans se prononcer sur le fond du litige ni sur les autres demandes d’annulation ou de réintégration des offres. La décision se fonde sur les dispositions applicables localement en matière de publicité et de mise en concurrence.

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OrdonnancePlein contentieuxPARTIEL

TA103-2500017(TA103-2500017)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de la Polynésie française concerne un référé précontractuel introduit par la commune de Taiarapu Est, contestant la procédure d’attribution d’un marché de transport scolaire. La commune demandait notamment l’annulation de la décision d’élimination de sa candidature et la communication des notes attribuées, en invoquant une méconnaissance du principe d’égalité et des obligations d’information prévues à l’article LP. 332-1 du code des marchés publics de Polynésie française. Le tribunal a rejeté la requête, considérant notamment que la commune ne justifiait pas de sa qualité pour agir faute de délibération habilitant le maire, et que le recours ne pouvait porter sur un acte détachable de la procédure de passation. Les textes appliqués incluent le code de justice administrative et le code des marchés publics local.

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OrdonnancePlein contentieuxANNULE

TA103-2500033(TA103-2500033)

Le Tribunal administratif de la Polynésie française, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l'article L.551-24 du code de justice administrative, a été saisi par l'Eurl Heiitirautea d'une demande de suspension et d'annulation de la procédure de passation du lot n°2 d'un marché de travaux publics d'assainissement. Avant de statuer au fond, le juge des référés a ordonné à la communauté de communes Teporionu'u de différer la signature du contrat jusqu'au 13 février 2025, afin de préserver les droits des parties dans l'attente de l'examen du litige. Cette décision provisoire vise à garantir le respect des obligations de publicité et de mise en concurrence applicables localement en vertu du code des marchés publics de la Polynésie française.

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