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Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. A, qui demandait la condamnation du Civen à lui verser 800 000 milliards d'euros pour des préjudices liés à la colonisation et aux essais nucléaires. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n'était assortie d'aucun fait ou précision utile pour étayer une argumentation juridique, ni pour justifier le préjudice allégué. Le tribunal a appliqué l'article R. 222-1 du code de justice administrative, notamment son 7°, permettant de rejeter les requêtes ne comportant que des moyens manifestement infondés ou insuffisamment précis.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française, saisi par le haut-commissaire de la République, a examiné la légalité de la délibération n° 2024-117/APF du 12 décembre 2024. Cette délibération habilitait le président de l'assemblée à engager un dialogue de décolonisation avec l'État et à ester en justice devant des juridictions internationales. Le tribunal a estimé que le moyen soulevé par le haut-commissaire, tiré de l'incompétence de l'assemblée en raison de l'empiétement sur les prérogatives de l'État ou du président de la Polynésie française en matière de politique étrangère, était sérieux. En application de l'article 174 de la loi organique n° 2004-192 du 27 février 2004, il a donc transmis l'affaire au Conseil d'État pour avis et sursis à statuer.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de la société Pacific Promotion, qui demandait la rectification d’un jugement du 25 octobre 2016 pour erreur matérielle. La société s’était fondée sur l’article R. 833-1 du code de justice administrative, mais ce texte ne s’applique qu’au Conseil d’État et aux cours administratives d’appel. Devant un tribunal administratif, seul l’article R. 741-11 est applicable, lequel impose un délai d’un mois pour agir, délai largement dépassé puisque la demande a été enregistrée le 15 janvier 2025. La requête a donc été jugée manifestement irrecevable et rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné la requête de Mme B contestant le refus du CIVEN de l’indemniser pour une pathologie qu’elle attribue aux essais nucléaires. La requérante contestait le renversement de la présomption légale de causalité, arguant que l’administration n’avait pas démontré que sa dose annuelle de rayonnements était inférieure à 1 mSv. Le tribunal a appliqué les dispositions de la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010, qui établit une présomption de causalité renversable uniquement si l’administration prouve une exposition inférieure à ce seuil. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le tribunal a statué sur le fond du litige en se fondant sur ces textes.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de la société Ponahakiri, qui contestait une amende administrative de 1 968 965 F CFP infligée pour divers manquements au code du travail (défaut de déclaration préalable à l’embauche, absence de bulletins de paie, de visite médicale, d’adhésion à un service de santé au travail et de document d’évaluation des risques). La société invoquait le statut de ses salariés en « contrat extra » pour s’exonérer de ces obligations, mais le tribunal a jugé ce moyen inopérant, relevant que la fiche pratique invoquée n’a pas valeur légale et que les textes applicables (articles LP. 1211-8 à LP. 1211-10, A. 4623-14, LP 3333-1, A. 4621-3 et LP. 4121-5 du code du travail polynésien) imposent ces formalités. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu’il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir soulevée par la Polynésie française.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de Mme C, qui contestait un titre de recettes émis par la Polynésie française lui réclamant le remboursement intégral d’une aide à l’équipement des petites entreprises (AEPE) de 450 000 F CFP. Le tribunal a jugé que l’aide avait été valablement notifiée, que l’absence de mise en demeure préalable n’était pas requise par les textes applicables (arrêté n° 1855 CM du 18 octobre 2017), et que la justification tardive des dépenses, hors du délai de douze mois, était sans incidence sur la légalité du titre. La solution retenue confirme l’obligation de remboursement faute de justification dans les délais impartis.
Le Tribunal administratif de la Polynésie française rejette la requête de la société Centre d'Enfouissement Technique de Hitiaa, qui demandait l'annulation du refus de remboursement d’un crédit de TVA de 140 millions F CFP pour le 2ème trimestre 2022. La société invoquait la perte de ses justificatifs comptables lors d’intempéries, mais les documents produits (expertise, bilans, extraits de grand livre) ne démontrent pas la réalité du paiement de la TVA déductible, comme l’exigent les articles LP. 344-13 et 345-10 du code des impôts. Le tribunal écarte la fin de non-recevoir pour tardiveté soulevée par l’administration et rejette la requête au fond.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a jugé que M. A C avait commis une contravention de grande voirie en occupant sans autorisation le domaine public maritime par un remblai et une barrière d'enrochement à Moorea. Le tribunal a rejeté la demande de sursis à statuer de M. C, estimant que sa demande de concession postérieure aux travaux ne régularisait pas l'infraction. Il l'a condamné à une amende, à enlever les installations et à remettre les lieux en état sous astreinte de 50 000 F CFP par jour de retard, et à payer 69 950 F CFP de frais de procès-verbal. La décision se fonde sur la délibération n° 2004-34 APF du 12 février 2004 relative au domaine public en Polynésie française.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française, saisi en plein contentieux par Mme A, veuve D, rejette sa demande d’indemnisation pour le décès de son époux, imputé aux essais nucléaires. La requérante contestait le rejet de sa demande par le CIVEN, invoquant une présomption de causalité. Le tribunal applique la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010, qui prévoit que la présomption ne peut être renversée que si l’administration prouve une dose annuelle inférieure à 1 mSv. La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal estimant que les conditions de la présomption ne sont pas remplies ou que l’administration a apporté la preuve contraire.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par la Polynésie française pour contravention de grande voirie à l'encontre de M. C B, qui n'a pas enlevé des structures résiduelles de lignes d'élevage (7 lignes de 400 mètres) sur le domaine public maritime du lagon de Takaroa après l'expiration de son autorisation, empiétant sur des zones de navigation balisées. Le tribunal a constaté que M. B, n'ayant produit aucun mémoire en défense malgré les mises en demeure, est réputé avoir acquiescé aux faits. La solution retenue est la condamnation de M. B pour cette contravention, fondée sur la délibération n° 2004-34 APF du 12 février 2004 portant composition et administration du domaine public en Polynésie française, notamment ses articles 2 et 6.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. C, architecte évincé, qui demandait l'annulation du marché de maîtrise d'œuvre pour la réhabilitation de l'hôpital de Taravao. Le tribunal a examiné les moyens soulevés par le requérant, notamment l'irrégularité de la procédure de passation et le non-respect du monopole des architectes. La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal ayant considéré que les moyens invoqués n'étaient pas fondés ou ne présentaient pas un rapport direct avec l'intérêt lésé du requérant. La décision s'appuie sur le code polynésien des marchés publics et le code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de la Polynésie française a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus du CNAPS de lui délivrer une carte professionnelle d’agent privé de sécurité. En cours d’instance, le CNAPS a finalement délivré la carte professionnelle à M. A. Le tribunal constate qu’il n’y a donc plus lieu de statuer sur les conclusions en annulation et en injonction, et rejette les frais de justice demandés.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de la société CFMT contestant un titre de recettes émis par le port autonome de Papeete pour la location d’un barrage anti-pollution. La société invoquait notamment la violation du principe d’équivalence avec le service rendu et l’illégalité de la délibération tarifaire de 2000. Le tribunal a jugé que le tarif journalier de 18 000 F CFP par tronçon de 25 mètres n’était pas disproportionné au regard du coût d’achat du matériel, et a écarté le moyen tiré de l’exception d’illégalité. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des demandes, y compris celle relative aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française rejette la requête de Mme A, qui contestait le refus du CIVEN de l’indemniser pour des préjudices liés aux essais nucléaires. La requérante invoquait une erreur de fait sur son lieu de résidence (Pirae plutôt que Raiatea), mais n’a fourni aucune pièce justificative avant la clôture de l’instruction, contrairement aux éléments produits par le CIVEN. Le tribunal estime qu’à supposer cette résidence établie, elle n’aurait pas exposé Mme A à une dose annuelle de rayonnements ionisants supérieure à un millisievert. La décision est fondée sur les lois n° 2010-2 du 5 janvier 2010 et n° 2017-256 du 28 février 2017 relatives à l’indemnisation des victimes des essais nucléaires.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. B Baron, premier maître de la marine nationale, qui contestait une sanction disciplinaire de 20 jours d'arrêts prononcée le 10 juin 2024 pour une altercation verbale avec un collègue à bord du BSAOM Bougainville. Le tribunal a écarté les moyens de légalité externe, jugeant la décision suffisamment motivée et l'utilisation d'un formulaire non actualisé sans incidence sur la légalité. Sur le fond, il a estimé que les faits étaient matériellement établis et que la sanction, prévue par les articles L. 4137-2 et R. 4137-28 du code de la défense, n'était pas disproportionnée au regard de la gravité des manquements. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné la requête de Mme B A contestant le rejet de sa demande d'indemnisation par le CIVEN pour des préjudices liés aux essais nucléaires. La requérante soutenait remplir les conditions de lieu, de temps et de pathologie de la loi n°2010-2 du 5 janvier 2010, bénéficiant ainsi de la présomption de causalité, et que le CIVEN n'avait pas renversé cette présomption. Le tribunal a appliqué la version de la loi issue de la loi n°2018-1317 du 28 décembre 2018, qui exige que le CIVEN établisse que la dose annuelle reçue était inférieure à la limite fixée par le code de la santé publique, et non une cause exclusivement étrangère. La solution retenue n'est pas explicitée dans le texte fourni, mais le tribunal a statué sur la base des dispositions législatives applicables à la date de la demande.
Le Tribunal administratif de la Polynésie française a été saisi par l'association CCDH d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du Centre Hospitalier de la Polynésie française (CHPF) de communiquer les rapports annuels et registres d'isolement et de contention pour 2021 et 2022. Le CHPF a contesté la recevabilité de la requête en invoquant l'inapplicabilité du code des relations entre le public et l'administration en Polynésie française et la tardiveté du recours. En cours d'instance, l'association s'est désistée de sa requête, désistement pur et simple dont le tribunal a donné acte. Les conclusions du CHPF au titre des frais irrépétibles ont été rejetées.
Le Tribunal administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. B, éducateur de la protection judiciaire de la jeunesse, qui demandait des injonctions de reclassement et de versement rétroactif de sommes. Le tribunal a relevé d'office l'irrecevabilité des conclusions, car le juge administratif ne peut adresser d'injonctions à l'administration en dehors de l'exécution de ses propres décisions. La requête, ne demandant ni annulation d'une décision ni indemnisation, a été rejetée sans examen des moyens.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de Mme B, éducatrice de la protection judiciaire de la jeunesse, qui demandait son reclassement et le versement rétroactif de sommes. La requête a été jugée irrecevable car elle ne demandait ni l'annulation d'une décision administrative ni une indemnisation, mais uniquement des injonctions à l'administration, ce qui n'est pas de la compétence du juge administratif en dehors de l'exécution de ses propres décisions. Aucun texte spécifique n'a été appliqué au fond, la décision étant fondée sur les principes généraux de la procédure contentieuse administrative.
Le Tribunal administratif de la Polynésie française a été saisi par la Polynésie française d’une requête en contravention de grande voirie contre M. H D pour avoir construit une maison d’habitation empiétant sur la servitude de curage du domaine public fluvial, sans autorisation. Le tribunal a jugé que la matérialité de l’infraction était établie par le procès-verbal dressé par un agent assermenté, et que la demande de régularisation de permis de construire présentée par M. D était sans incidence sur l’atteinte au domaine public. En conséquence, il a condamné M. D à une amende, à l’enlèvement des installations et à la remise en état des lieux sous astreinte, ainsi qu’au paiement des frais de procès-verbal, sur le fondement de la délibération n° 2004-34 APF du 12 février 2004 relative au domaine public.