Jurisprudence — Tribunal Administratif de la Polynésie française

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA103-2400230(TA103-2400230)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné la requête de M. B, agent des douanes, contestant une note de service du 28 novembre 2023 qu'il qualifiait d'avertissement déguisé. Le tribunal a d'abord rejeté la fin de non-recevoir soulevée par l'administration, considérant que la note, par ses termes et son objet, constituait une mesure faisant grief et non une simple mesure d'ordre intérieur. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision implicite de rejet du recours hiérarchique et la note elle-même, au motif que la procédure avait méconnu le principe du contradictoire, l'agent n'ayant pas été mis à même de présenter ses observations préalablement. La solution retenue s'appuie sur les principes généraux du droit disciplinaire applicables aux agents publics, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA103-2400232(TA103-2400232)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de Mme D, professeure des écoles, qui contestait le refus de son détachement dans le corps des professeurs certifiés en documentation. La juridiction a jugé que la décision attaquée était légale, l'administration ayant pu estimer que les compétences et connaissances de la requérante n'étaient pas en adéquation avec les fonctions postulées, conformément aux lignes directrices de gestion ministérielles. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 513-1, L. 513-7 et L. 513-8 du code général de la fonction publique, relatifs au détachement des fonctionnaires.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA103-2400233(TA103-2400233)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de Mme C B, qui contestait les impositions mises à sa charge au titre de la patente et de la taxe sur la valeur locative des locaux professionnels (TVLLP) pour les années 2019 et 2020. La requérante invoquait un défaut de motivation de la procédure de taxation d'office. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification était suffisamment motivée, car elle précisait les impôts, les périodes, les dispositions applicables du code des impôts de la Polynésie française et les éléments de calcul, permettant ainsi un débat contradictoire. Le moyen tiré du défaut de motivation a donc été écarté. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge des impositions.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA103-2400294(TA103-2400294)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus de titularisation pris par la ministre de la fonction publique le 3 juin 2024. Le tribunal a d'abord écarté le moyen d'incompétence, la signataire disposant d'une délégation de pouvoir régulière. Sur le fond, il a jugé que le refus de titularisation, fondé sur des insuffisances professionnelles constatées pendant le stage, n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur la loi organique n° 2004-192 et les délibérations n° 95-215 AT et n° 95-233 AT.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA103-2400049(TA103-2400049)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. B, qui contestait un titre exécutoire émis par le proviseur du lycée professionnel Atima de Mahina pour le recouvrement de 93 880 F CFP au titre de frais de nettoyage de son logement de fonction. Le tribunal a jugé que l'état de saleté particulièrement prononcé du logement à son départ justifiait l'intervention d'une entreprise de nettoyage, et que le montant réclamé correspondait au coût réel facturé, conformément au tarif fixé par une délibération du conseil d'administration du lycée. La solution retenue s'appuie sur les pièces du dossier, notamment les photographies et attestations, ainsi que sur le code de l'éducation et la loi organique n° 2004-192 du 27 février 2004.

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DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA103-2400478(TA103-2400478)

Le Tribunal administratif de la Polynésie française, statuant en référé suspension, a été saisi par Mme A pour contester le refus du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de lui délivrer une carte professionnelle d'agent privé de sécurité. La requérante invoquait un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment en raison d'une enquête administrative irrégulière et d'une erreur d'appréciation sur des faits de violence familiale, ainsi que l'urgence liée à un risque de licenciement. Le CNAPS ayant délivré la carte professionnelle le 4 décembre 2024, le juge a constaté que les conclusions à fin de suspension et d'injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a toutefois condamné le CNAPS à verser 60 000 F CFP à Mme A au titre des frais de justice, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA103-2400469(TA103-2400469)

Le Tribunal administratif de la Polynésie française, saisi par une magistrate du parquet de Papeete d’un recours en excès de pouvoir contre le rejet d’une motion de défiance et une élection interne au parquet, a estimé que la proximité géographique et la nature des actes contestés soulevaient un doute légitime sur son impartialité. En application de l’article R. 312-5 du code de justice administrative, il a ordonné la transmission du dossier au président de la section du contentieux du Conseil d’État pour attribution à une autre juridiction.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA103-2400144(TA103-2400144)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné la requête de Mme B, qui demandait l'indemnisation du préjudice subi par son époux décédé, atteint d'un cancer du poumon, qu'elle attribuait aux essais nucléaires. Le tribunal a rappelé le régime de présomption de causalité prévu par la loi du 5 janvier 2010 modifiée, selon lequel le demandeur bénéficie de cette présomption s'il satisfait aux conditions de temps, de lieu et de pathologie. Il a précisé que l'administration ne peut renverser cette présomption qu'en établissant que la dose annuelle reçue était inférieure à 1 mSv, en utilisant des mesures de surveillance adéquates ou, à défaut, en démontrant qu'aucune mesure n'était nécessaire. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le jugement s'appuie sur les dispositions des lois n° 2010-2, n° 2017-256 et n° 2018-1317, ainsi que sur le code de la santé publique.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA103-2400159(TA103-2400159)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de l'association SISTRA, qui demandait réparation des préjudices subis en raison de l'illégalité de deux autorisations de licenciement délivrées par l'inspection du travail. La juridiction a estimé que la créance indemnitaire de l'association était prescrite, en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968 et de la loi du pays n° 2024-20 du 16 septembre 2024. Le tribunal a également jugé que les conclusions à fin d'annulation de la décision implicite de rejet de la réclamation préalable étaient sans objet. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de l'association.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA103-2400142(TA103-2400142)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française, statuant en plein contentieux, a examiné la demande d'indemnisation de Mme B, qui contestait le rejet de sa demande par le CIVEN pour un lymphome qu'elle attribue aux essais nucléaires. Le tribunal a rappelé que, selon la loi du 5 janvier 2010 modifiée, une présomption de causalité s'applique si les conditions de temps, de lieu et de pathologie sont remplies, et que l'administration ne peut la renverser qu'en prouvant une dose annuelle inférieure à 1 mSv. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait, mais le jugement s'appuie sur les lois n° 2010-2, n° 2017-256 et n° 2018-1317 relatives à l'indemnisation des victimes des essais nucléaires.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA103-2400173(TA103-2400173)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française rejette la requête de Mme B, psychologue de l’éducation nationale, qui contestait un ordre de recette et un titre de perception lui réclamant le remboursement de la deuxième fraction de l’indemnité d’éloignement (18 780,42 euros). La requérante, revenue en Polynésie après un bref séjour en France, soutenait que cette somme ne devait pas être remboursée. Le tribunal juge que, conformément à la loi du 30 juin 1950 et au décret du 27 novembre 1996, le versement de cette seconde fraction est conditionné à un départ effectif du territoire à l’issue du séjour, ce qui n’a pas eu lieu. La solution retenue est donc le rejet de la demande, l’administration ayant légalement réclamé le remboursement.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA103-2400137(TA103-2400137)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par M. F et Mme B d’une demande d’indemnisation pour le préjudice subi en raison du retard de l’État à accorder le concours de la force publique pour l’exécution d’une décision d’expulsion. La responsabilité de l’État a été retenue pour la période du 30 août 2022 au 26 mars 2024, soit 574 jours, le concours n’ayant été accordé que tardivement. Le tribunal a rejeté la demande d’indemnisation au titre de l’astreinte impayée, faute de lien de causalité direct avec le refus de concours, et a évalué le préjudice locatif sur la base de la valeur locative du bien, fixée par l’administration à 1 420 112 F CFP. La décision s’appuie sur les principes de la responsabilité sans faute de l’État pour refus de concours de la force publique, sans mention spécifique de textes autres que le code de justice administrative.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA103-2400116(TA103-2400116)

Le Tribunal administratif de la Polynésie française a été saisi par Mme B C épouse A, en qualité d’ayant droit de son fils décédé, d’une demande d’indemnisation rejetée par le Comité d’indemnisation des victimes des essais nucléaires (CIVEN). La requérante contestait le refus d’indemnisation au motif que son fils remplissait les conditions de lieu, de temps et de maladie prévues par la loi du 5 janvier 2010 relative à la reconnaissance et à l’indemnisation des victimes des essais nucléaires français. Le tribunal a examiné la demande au regard des dispositions de cette loi, notamment l’article 4 qui instaure une présomption de causalité lorsque les conditions sont réunies, sauf à démontrer que la dose annuelle reçue était inférieure à la limite fixée par le code de la santé publique. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais la décision porte sur l’application des lois n° 2010-2, 2017-256, 2018-1317 et 2020-734, ainsi que du décret n° 2014-1049.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA103-2400118(TA103-2400118)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné le recours de Mme B D épouse A contre la décision du CIVEN du 16 février 2024 rejetant sa demande d'indemnisation pour les préjudices subis lors des essais nucléaires. La requérante soutenait remplir les conditions de la loi du 5 janvier 2010 et que le CIVEN n'avait pas renversé la présomption de causalité. Le tribunal a appliqué les dispositions de la loi du 5 janvier 2010 modifiée, notamment l'article 4 relatif à la présomption de causalité. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a statué sur la base des textes applicables, dont la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010 et ses modifications ultérieures.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA103-2400119(TA103-2400119)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de Mme B A épouse C, qui contestait le refus du Comité d'indemnisation des victimes des essais nucléaires (CIVEN) de l'indemniser pour des préjudices liés aux essais nucléaires. La requérante invoquait la présomption de causalité prévue par la loi du 5 janvier 2010 modifiée, mais le tribunal a estimé que les conditions n'étaient pas remplies. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et de condamnation, sans qu'il soit nécessaire d'ordonner une expertise. Les textes appliqués incluent la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010 et ses modifications ultérieures.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA103-2400186(TA103-2400186)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de MM. D et G A demandant l’annulation de deux permis de construire : l’un du 31 mars 2021 autorisant la régularisation de travaux de terrassement en remblai sur les parcelles H n°115 et 719 à Pirae, l’autre du 3 janvier 2022 autorisant la construction d’une maison d’habitation sur la parcelle H n°115. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment l’absence d’étude technique et le défaut de conformité des travaux, étaient inopérants ou non fondés, car la légalité d’un permis s’apprécie au regard des règles d’urbanisme applicables et non de l’exécution des travaux. La décision s’appuie sur le code de l’aménagement et le code de l’urbanisme, sans annuler les permis contestés.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA103-2300451(TA103-2300451)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un permis de construire délivré à M. et Mme B pour une maison d’habitation, ainsi que contre ses avenants et le rejet du recours gracieux. Les requérants contestaient notamment l’absence d’avis régulier de l’association syndicale, l’insuffisance du dossier de demande (description du terrain, réseaux, impact visuel) et le non-respect des règles de hauteur de faîtage prévues par le règlement du lotissement. Par un jugement avant-dire droit du 30 avril 2024, le tribunal a ordonné un supplément d’instruction avant de statuer sur le fond. La solution finale retenue par la 1ère chambre n’est pas encore rendue, le tribunal s’étant réservé à statuer après production des éléments complémentaires.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA103-2400211(TA103-2400211)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de la SCP "Manuia II" contestant son assujettissement à l'impôt sur les sociétés (IS) pour les exercices 2020, 2021 et 2022. Le tribunal a jugé que la rémunération perçue par la société civile en tant que président de la SAS "Déco Maison" constituait une prestation de service de nature commerciale, la privant du bénéfice du régime d'imposition forfaitaire prévu à l'article 141-1 du code des impôts. En conséquence, les impositions supplémentaires et pénalités de retard notifiées par la Direction des impôts et des contributions publiques (DICP) ont été maintenues. La solution retenue s'appuie sur le code des impôts de la Polynésie française.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA103-2400220(TA103-2400220)

Cette décision du Tribunal Administratif de la Polynésie française concerne un recours pour excès de pouvoir formé par Mme E, infirmière de l'éducation nationale, contre un avertissement qui lui a été infligé par le vice-recteur suite à une altercation avec un enseignant. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que les faits reprochés étaient matériellement établis et que la sanction d'avertissement, relevant du premier groupe prévu par le code général de la fonction publique, était proportionnée à la gravité des fautes commises. La Polynésie française a été mise hors de cause, le pouvoir disciplinaire relevant du vice-recteur et non de la collectivité.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA103-2400085(TA103-2400085)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par la Polynésie française d’une requête en contravention de grande voirie visant M. D A, pour occupation illégale du domaine public maritime à Takaroa, par une maison d’exploitation et un ponton, sans titre depuis 2009. La Polynésie française demandait la condamnation de M. A à une amende, à la remise en état des lieux sous astreinte, et au paiement des frais de procès-verbal. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le procès-verbal de constat du 24 janvier 2024 était irrégulier, les agents de la direction des ressources marines n’étant pas compétents pour constater les contraventions de grande voirie sur le domaine public maritime, en l’absence de disposition légale ou réglementaire le prévoyant. La solution retenue est fondée sur les principes généraux de la contravention de grande voirie et les textes applicables, notamment la délibération n° 2004-34 APF du 12 février 2004.

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