Jurisprudence — Tribunal Administratif de la Polynésie française
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N° TA103-2400104(TA103-2400104)
Le Tribunal administratif de la Polynésie française a été saisi par la Polynésie française d’une contravention de grande voirie à l’encontre de M. C B pour occupation illégale du domaine public maritime (lagon de Takaroa) par des structures résiduelles de lignes d’élevage empiétant sur une zone de navigation. La juridiction, statuant en juge unique, a retenu que les faits étaient établis par un procès-verbal régulier. Toutefois, elle a constaté que les lignes avaient été retirées et la remise en état effectuée avant le jugement, ce qui a conduit à ne pas prononcer d’amende. La solution s’appuie sur la délibération n° 2004-34 APF du 12 février 2004 relative au domaine public et sur le code pénal pour la contravention de 5e classe.
N° TA103-2300473(TA103-2300473)
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par la société Boyer d’un litige portant sur l’exécution d’un marché public de travaux de réparation du ber de la cale de halage, conclu avec le port autonome de Papeete. La société contestait le décompte général, les pénalités de retard et les réfactions appliquées, et demandait le paiement d’un solde ainsi qu’une indemnité d’imprévision fondée sur la hausse imprévisible du coût de l’acier. Le tribunal a rejeté l’exception d’irrecevabilité soulevée par le port autonome et a examiné le bien-fondé des demandes. Il a notamment appliqué les dispositions du code polynésien des marchés publics et la théorie de l’imprévision pour reconnaître le droit de la société à une indemnisation partielle des surcoûts liés à l’acier, tout en réduisant le montant des pénalités jugées excessives. En conséquence, le tribunal a réformé le décompte et condamné le port autonome à verser à la société Boyer la somme de 59 482 322 francs CFP HT, assortie des intérêts moratoires et de leur capitalisation.
N° TA103-2400079(TA103-2400079)
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par le ministre des armées d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus de permis de construire opposé par la Polynésie française pour un projet de résidence de 12 logements à Pirae. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête, estimant que le délai de recours contentieux n’avait commencé à courir qu’à la réception du rejet du recours hiérarchique par courrier recommandé. Sur le fond, le tribunal a examiné l’exception d’illégalité soulevée par le ministre concernant l’emplacement réservé inscrit au plan général d’aménagement (PGA) de Pirae, en se fondant notamment sur le code de l’aménagement et le code de la propriété des personnes publiques. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais l’analyse porte sur l’appartenance de la parcelle au domaine public de l’État et la légalité de la servitude d’urbanisme.
N° TA103-2400179(TA103-2400179)
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de la société Pacific Mobile Télécom (PMT) qui contestait l'arrêté n° 2452 CM du 26 décembre 2023 renouvelant son autorisation d'opérateur de téléphonie mobile. La société demandait l'annulation de l'article A.4 du cahier des charges annexé, qui lui imposait un calendrier de déploiement d'un réseau physique sur l'ensemble du territoire polynésien. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, tirés d'une erreur d'appréciation et d'une erreur de droit, n'étaient pas fondés, en application du code des postes et des télécommunications de la Polynésie française. La solution retenue confirme la légalité de l'obligation de déploiement physique imposée à l'opérateur.
N° TA103-2400102(TA103-2400102)
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par la Polynésie française d’une contravention de grande voirie à l’encontre de M. E F C, pour avoir occupé sans autorisation le domaine public maritime à Mataiva (Rangiroa) avec deux parcs à poissons (66 piquets, 204 m²). En défense, M. C a produit une attestation de la police municipale et des photos établissant la remise en état intégrale des lieux. Le tribunal a constaté que l’infraction était constituée sur le fondement de la délibération n° 2004-34 APF du 12 février 2004, mais a tenu compte de la régularisation intervenue avant le jugement. En conséquence, il a condamné M. C à une amende réduite et a rejeté la demande de dommages et intérêts, la remise en état étant effective.
N° TA103-2400124(TA103-2400124)
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné la requête de Mme A, qui contestait le refus du CIVEN de l’indemniser pour une leucémie aiguë myéloïde qu’elle attribue aux essais nucléaires. Le tribunal a rappelé que la présomption de causalité prévue par la loi du 5 janvier 2010 s’applique si les conditions de temps, de lieu et de pathologie sont remplies, et que le CIVEN ne peut la renverser qu’en prouvant que la dose annuelle reçue était inférieure à 1 mSv. En l’espèce, le tribunal a jugé que le CIVEN n’avait pas apporté cette preuve, faute de vérifications suffisantes sur les mesures d’exposition. Il a donc annulé la décision du CIVEN et l’a condamné à indemniser Mme A, sans toutefois fixer le montant, renvoyant l’évaluation à une expertise.
N° TA103-2400182(TA103-2400182)
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus implicite du maire de Papeete de créer son poste dans le cadre d'emplois "application". La requête a été jugée irrecevable car tardive : le délai de recours de deux mois contre la décision implicite de rejet, née le 19 février 2024, était expiré lors de l'enregistrement de la requête le 2 mai 2024. Le tribunal a rappelé que les dispositions du code des relations entre le public et l'administration relatives à l'accusé de réception ne sont pas applicables aux agents publics.
N° TA103-2400193(TA103-2400193)
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par Mme B C d'un recours en plein contentieux contre un avis de mise en recouvrement émis par la Polynésie française pour une somme de 1 007 560 F CFP, correspondant à une indemnité d'occupation sans titre du domaine public maritime. La requérante contestait notamment la prescription partielle de la créance en application de l'article 2277 du code civil et de la délibération n° 2004-34 APF du 12 février 2004, ainsi que l'étendue de la superficie occupée. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de Mme C, jugeant que la prescription quinquennale ne s'appliquait pas aux indemnités d'occupation sans titre et que la superficie retenue était justifiée. La décision s'appuie sur les textes précités, la loi du pays n° 2024-20 du 16 septembre 2024, et le code de justice administrative.
N° TA103-2400196(TA103-2400196)
Le Tribunal administratif de la Polynésie française rejette la requête de M. A, qui contestait le retrait de sa carte professionnelle d'agent de sécurité par le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS). Le tribunal estime que la consultation des fichiers de police, même si l'habilitation de l'agent n'était pas parfaitement régulière, n'entache pas la décision d'irrégularité. Il juge que la condamnation de M. A pour des violences conjugales commises en novembre 2023, bien qu'isolée, constitue un comportement incompatible avec l'exercice de ses fonctions au sens de l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure. La décision de retrait est donc légalement justifiée.
N° TA103-2400114(TA103-2400114)
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. F, qui contestait le retrait de décisions lui accordant la prise en charge des billets d'avion de sa fille. Le tribunal a jugé que les courriels des 21 et 23 juin 2022 ne constituaient pas des décisions créatrices de droits, car ils subordonnaient la prise en charge à des conditions non remplies. Par conséquent, le courrier du 25 octobre 2023 n'était pas un retrait d'acte, mais une simple information, et n'était pas susceptible de recours pour excès de pouvoir. La demande indemnitaire subsidiaire a également été rejetée, faute de faute de l'administration. La décision s'appuie sur les principes généraux du droit administratif et les dispositions du décret n° 98-844 du 22 septembre 1998.
N° TA103-2400452(TA103-2400452)
Le Tribunal administratif de la Polynésie française, statuant en référé, a été saisi par la société SODIMEC d’un manquement aux obligations de publicité et de mise en concurrence dans la passation du lot n°14 « matériel électrique » d’un marché public de fourniture de matériaux de construction. Sur le fondement de l’article L. 551-24 du code de justice administrative, le juge a ordonné à l’Office polynésien de l’habitat (OPH) de différer la signature du contrat jusqu’au 27 novembre 2024, sans se prononcer au fond sur la demande d’annulation de la procédure.
N° TA103-2400447(TA103-2400447)
Le Tribunal administratif de la Polynésie française, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l'article L. 551-24 du code de justice administrative, a été saisi par la Sarl FI SECURITE contestant son éviction d'un marché public de sécurité et gardiennage pour le centre médical de Bora Bora. Le juge a estimé qu'il y avait lieu de faire usage de son pouvoir d'injonction et a ordonné à la Polynésie française de différer la signature du contrat jusqu'au 21 novembre 2024, sans se prononcer au fond sur la légalité du refus de candidature. Cette décision est fondée sur les dispositions du code des marchés publics de la Polynésie française et du code de justice administrative.
N° TA103-2400444(TA103-2400444)
Le Tribunal administratif de la Polynésie française, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la demande d'expulsion de la commune de Paea visant M. et Mme A, occupants sans titre d'un local communal. La commune invoquait l'urgence pour retrouver l'usage de ses équipements sportifs. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, compte tenu du délai de près de deux ans entre la première mise en demeure (novembre 2022) et la saisine du tribunal (octobre 2024). La requête est donc rejetée pour défaut d'urgence.
N° TA103-2300458(TA103-2300458)
Le Tribunal administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus d’attribution de l’aide au contrat de travail pour l’embauche de sa salariée. Le requérant invoquait des motifs personnels pour justifier le non-respect du délai de 40 jours prévu à l’article A. 5223-2 du code du travail. Le juge a estimé que ces arguments étaient inopérants, car sans incidence sur la légalité de la décision contestée. En application du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée par ordonnance, le délai de recours étant expiré.
N° TA103-2400430(TA103-2400430)
Le Tribunal administratif de la Polynésie française, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la commune de Faaa de raccorder à l'eau potable l'habitation de M. B. Le juge a retenu l'urgence et l'utilité de la mesure, constatant que le requérant et sa famille étaient privés d'accès à l'eau potable, un besoin essentiel, et que l'obligation de la commune n'était pas contestable, notamment au regard du contrat de fourniture d'eau et de l'article L. 2224-7-1 du code général des collectivités territoriales. La solution retenue ordonne le raccordement sous un mois, sans astreinte.
N° TA103-2400432(TA103-2400432)
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision du 6 mai 2024 par laquelle la directrice générale des finances publiques a refusé de renouveler le détachement de M. A en qualité d'agent comptable du centre hospitalier de la Polynésie française. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les conséquences invoquées par le requérant ne présentant pas un caractère suffisamment grave et immédiat pour justifier une suspension. La requête a également été rejetée en ce qu'elle visait l'avis défavorable du 8 avril 2024, cet acte préparatoire n'étant pas susceptible de faire l'objet d'un référé suspension.
N° TA103-2400357(TA103-2400357)
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi en référé provision par l'association familiale C et B (AF4T) pour obtenir le versement d'une provision de 1 milliard de francs CFP, en réparation du préjudice résultant de l'utilisation sans autorisation de ses parcelles privées comme décharge par la commune de Taiarapu-Est. Le juge des référés a rejeté la requête comme irrecevable, en application de l'article R. 421-1 du code de justice administrative, au motif que l'association n'avait pas formé de demande préalable auprès de la commune avant de saisir le juge. Cette condition de recevabilité, applicable aux demandes de provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du même code, n'était pas remplie, indépendamment du caractère estimatif de la somme réclamée.
N° TA103-2400437(TA103-2400437)
Le Tribunal administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. B, qui demandait l'annulation d'un permis de construire délivré le 21 août 2023. Le requérant s'est borné à des allégations générales sur l'obtention tardive d'autorisations et une prétendue incohérence entre le permis et les travaux, sans invoquer aucun moyen juridique précis. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été jugée manifestement irrecevable pour défaut de moyens, et ce défaut n'a pas été régularisé dans le délai de recours.
N° TA103-2400415(TA103-2400415)
Le Tribunal administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de la Sarl Hinamoe, qui demandait la "réouverture" d'une demande de remboursement de crédit de TVA. La juridiction a considéré que la requête était manifestement irrecevable, car elle ne contenait ni conclusions relevant de l'office du juge administratif, ni exposé des moyens. Cette décision a été prise en application des articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative.
N° TA103-2400436(TA103-2400436)
Le Tribunal administratif de la Polynésie française, statuant en référé, a radié des registres du greffe la requête n°2400436 de M. A B, qui visait l'annulation d'une sanction de déplacement d'office prononcée par la communauté de communes Hava'i. Le juge a estimé que les écritures de M. B ne constituaient pas une nouvelle requête, mais un mémoire produit dans le cadre d'une instance déjà enregistrée sous le n°2400386. En conséquence, l'instruction de l'affaire se poursuit sous ce dernier numéro. Cette décision est fondée sur la loi organique n°2004-192 du 27 février 2004 et le code de justice administrative.