Jurisprudence — Tribunal Administratif de la Polynésie française

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA103-2400093(TA103-2400093)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. A, surveillant pénitentiaire, contestant le refus de validation des modules obligatoires de la formation "FAE ELSP 03" et le refus de communication de ses notes et évaluation psychologique. Le tribunal a jugé que la décision verbale du 13 septembre 2023 n'était pas illégale, car elle reposait sur l'arrêté du 21 mai 2019 portant gestion des personnels affectés en équipes locales de sécurité pénitentiaire, et que le requérant n'apportait pas la preuve d'une erreur manifeste d'appréciation. Concernant le refus de communication, le tribunal a estimé que les conclusions étaient irrecevables en raison de leur tardiveté. La requête a donc été intégralement rejetée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA103-2300569(TA103-2300569)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de MM. A, qui demandaient l’annulation d’un permis de construire délivré à la SCI Temana Beach pour un projet de villas et bungalows à Moorea-Maiao. La juridiction a d’abord jugé irrecevable le recours, faute pour les requérants de démontrer que le projet affectait directement leurs conditions d’occupation ou de jouissance, comme l’exige l’article L. 600-1-2 du code de l’urbanisme. À titre subsidiaire, le tribunal a écarté l’ensemble des moyens soulevés (inexactitude du dossier, défaut d’avis sur l’assainissement, non-respect des règles d’accès, de stationnement, de recul, de hauteur, ou risques de submersion). La demande de frais de justice a également été rejetée.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA103-2400086(TA103-2400086)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par la Société Tahitienne des Dépôts Pétroliers (STDP) de deux requêtes en annulation d’avis de sommes à payer émis par le Port autonome de Papeete, pour des montants respectifs de 3 061 703 F CFP et 6 096 548 F CFP. La STDP contestait la régularité formelle des titres (défaut de motivation et absence de bordereau de recettes) et leur bien-fondé, soutenant notamment qu’elle était titulaire d’une autorisation d’outillage privé assimilable à une délégation de service public, et non d’une simple autorisation d’occupation temporaire du domaine public. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, considérant que les titres étaient réguliers et que la créance était fondée sur les tarifs applicables aux autorisations d’occupation temporaire, conformément à la délibération n° 2015-32 du Port autonome de Papeete. En conséquence, les requêtes ont été rejetées.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA103-2300582(TA103-2300582)

Le Tribunal administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. B A, qui demandait l'annulation d'un permis de construire délivré à la SCI Temana Beach pour un projet de villas et bungalows à Moorea-Maiao. Le tribunal a d'abord examiné la fin de non-recevoir tirée du défaut d'intérêt pour agir, rappelant que le voisin immédiat justifie en principe d'un intérêt à agir. Cependant, après avoir vérifié que le requérant était bien voisin immédiat, le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, sans que le résumé ne précise la solution finale. La décision applique les dispositions de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme, rendu applicable en Polynésie française par la loi organique du 27 février 2004.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA103-2400072(TA103-2400072)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de Mme A, qui contestait son arrêté de titularisation dans la fonction publique communale à l’échelon 7, indice 185. Mme A demandait la prise en compte de son ancienneté et de sa rémunération antérieure issues d’un contrat de droit privé transféré à la commune. Le tribunal a jugé ces moyens inopérants, faute de fondement légal ou réglementaire permettant de prendre en compte les clauses substantielles d’un précédent contrat de droit privé au stade de la titularisation. La décision s’appuie notamment sur le statut général des fonctionnaires des communes de Polynésie française et le statut particulier du cadre d’emplois "Application".

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA103-2400089(TA103-2400089)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné les requêtes de la Société Tahitienne des Dépôts Pétroliers contestant deux avis de sommes à payer émis par le Port autonome de Papeete, pour des montants de 3 061 703 F CFP et 6 096 548 F CFP. La société soutenait notamment l'irrégularité formelle des titres, l'erreur de droit sur la qualification de son occupation du domaine public (bail de 1962 vs autorisation temporaire), et l'incompétence de l'autorité ayant fixé les tarifs des redevances. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, tant sur la légalité externe qu'interne, et a confirmé la validité des créances. Les requêtes ont été rejetées, sans application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionPlein contentieuxANNULE

TA103-2300151(TA103-2300151)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française rejette la requête de M. B, ancien fonctionnaire et président de l'association transparente "Espoir Jeunesse de Punaauia", qui demandait à la commune de Punaauia de le garantir des condamnations financières prononcées à son encontre dans le cadre de la liquidation judiciaire de l'association. Le tribunal estime que les fautes de gestion commises par M. B, bien qu'exercées dans le cadre du service, constituent une faute personnelle détachable de ses fonctions, car il a manqué à ses obligations de prudence et de diligence en s'abstenant de toute gestion financière active. Par conséquent, la commune n'est pas tenue de le couvrir des condamnations civiles en application de l'article 18 de l'ordonnance n° 2005-10 du 4 janvier 2005. La décision implicite de rejet de la demande de protection fonctionnelle est donc validée.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxINJONCTION

TA103-2400012(TA103-2400012)

Le Tribunal administratif de la Polynésie française a été saisi par la Polynésie française d’une contravention de grande voirie pour extraction non autorisée de sable sur le domaine public maritime, imputée à la société MHT transport et à son gérant, M. B C. Les défendeurs, n’ayant pas produit de mémoire malgré les mises en demeure, sont réputés avoir acquiescé aux faits. Le tribunal a appliqué la délibération n° 2004-34 APF du 12 février 2004, notamment ses articles 2, 6 et 27, ainsi que l’article R.612-6 du code de justice administrative. Il a condamné solidairement la société et M. C à une amende, à réparer le dommage causé au domaine public à hauteur de 1 192 074 F CFP, et à verser 86 360 F CFP au titre des frais de procès-verbal.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA103-2400033(TA103-2400033)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par la Polynésie française d’une requête en contravention de grande voirie contre M. F G pour occupation illégale du domaine public maritime à Moorea, par l’installation d’un corps-mort et d’une bouée sans autorisation. M. G conteste les faits en soutenant qu’il n’est pas le propriétaire de l’installation, celle-ci appartenant aux anciens propriétaires du bateau. Le tribunal a examiné l’affaire sur le fondement de la délibération n° 2004-34 APF du 12 février 2004 relative au domaine public, ainsi que du code pénal pour les peines applicables. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais la décision porte sur la qualification des faits et la responsabilité du prévenu.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA103-2400047(TA103-2400047)

Le Tribunal administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. A, enseignant, qui contestait le refus du rectorat de Mayotte de lui verser la seconde fraction de l'indemnité de sujétion géographique (ISG). Le tribunal a jugé que M. A n'avait pas accompli deux années consécutives de services à Mayotte, la condition de durée s'appréciant de date à date et non en années scolaires. Il a également estimé que la mutation de l'intéressé en Polynésie française, intervenue à sa demande, ne relevait pas de l'exception prévue à l'article 7 du décret n° 2013-314 du 15 avril 2013 pour les cessations de fonctions motivées par les besoins du service. La solution retenue est fondée sur les articles 1er et 7 de ce décret.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA103-2400087(TA103-2400087)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française était saisi par la Société Tahitienne des Dépôts Pétroliers de deux requêtes en annulation d’avis de sommes à payer émis par le Port autonome de Papeete, pour des montants respectifs de 3 061 703 F CFP et 6 096 548 F CFP. La société contestait la régularité formelle des titres (défaut de bordereau et de motivation) et leur bien-fondé, soutenant notamment qu’elle était titulaire d’une autorisation d’outillage privé assimilable à une délégation de service public, et non d’une simple autorisation d’occupation temporaire, ce qui rendait inapplicables les tarifs retenus. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, tant sur la légalité externe qu’interne, et a confirmé la validité des titres de recettes. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code des ports maritimes de la Polynésie française et la délibération n° 2015-32 du Port autonome de Papeete fixant les tarifs des redevances d’occupation du domaine public.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA103-2400108(TA103-2400108)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné la requête de Mme A B contestant un avis de mise en recouvrement de 575 284 F CFP émis par la Polynésie française pour occupation sans titre du domaine public maritime à Tahaa. La requérante invoquait notamment la prescription quinquennale, une erreur sur la superficie occupée et un défaut de motivation de la sanction. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que la prescription ne s'appliquait pas à la période en litige et que les autres arguments étaient infondés ou irrecevables. En conséquence, il a rejeté la requête de Mme B et confirmé son obligation de payer la somme réclamée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA103-2400109(TA103-2400109)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de l'Eurl Taharuu, qui contestait une amende administrative de 1 223 445 F CFP infligée par la directrice générale des affaires économiques pour perception indue de remises commerciales sur des produits de première nécessité en 2020 et 2021. Le tribunal a écarté les moyens tirés de la méconnaissance du principe d'impartialité, de l'erreur d'appréciation, de l'atteinte à la sécurité juridique et du droit à l'erreur, estimant que l'administration avait correctement appliqué les dispositions du code de la concurrence et de la loi du pays n° 2020-34 du 8 octobre 2020. Il a jugé que les contrats de coopération litigieux constituaient des remises interdites et que le montant de l'amende n'était pas disproportionné. La demande de modulation de l'amende a également été rejetée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA103-2400022(TA103-2400022)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus du CNAPS de lui délivrer une carte professionnelle d'agent privé de sécurité. Le tribunal a jugé que le CNAPS pouvait légalement se fonder sur des faits de conduite en état alcoolique et sans permis, commis en 2021, pour estimer que le comportement de M. A était incompatible avec l'exercice de ses fonctions, en application de l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure. La décision a considéré que ces agissements, bien qu'isolés, étaient suffisamment graves pour justifier le refus, et que la procédure d'enquête administrative était régulière.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxINJONCTION

TA103-2400009(TA103-2400009)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a reconnu la responsabilité du centre hospitalier de la Polynésie française (CHPF) pour une faute médicale commise lors d’une ostéotomie de Lefort 1 réalisée le 7 septembre 2012, jugée inadaptée pour obtenir le résultat occlusal recherché. Cette faute a entraîné des complications (pseudarthrose) et contraint la patiente à subir deux interventions supplémentaires en 2013. Le CHPF n’ayant pas contesté sa responsabilité, le tribunal l’a condamné à indemniser Mme A pour ses préjudices, en application des principes de responsabilité pour faute du code de la santé publique et du code civil.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA103-2400020(TA103-2400020)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête des consorts A, qui demandaient la condamnation du centre hospitalier de la Polynésie française (CHPF) pour le décès de leur mari et père survenu après une infection au Covid-19. Le tribunal a estimé que la surveillance médicale post-réanimation, bien que réalisée dans un service non dédié, était conforme aux règles de l'art et qu'aucune faute de nature à engager la responsabilité du CHPF n'était établie. La solution retenue est fondée sur les principes généraux de la responsabilité hospitalière, sans application de textes spécifiques mentionnés dans les visas.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA103-2400028(TA103-2400028)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a annulé la note de service du maire de Bora Bora du 1er décembre 2023 instaurant un système de pointage par reconnaissance faciale pour le contrôle des horaires des agents communaux. Saisi par le haut-commissaire de la République, le tribunal a jugé que ce dispositif, fondé sur le traitement de données biométriques, méconnaissait l'article 9 du RGPD qui interdit ce type de traitement sauf exceptions, lesquelles n'étaient pas remplies en l'espèce. La décision a également relevé l'incompétence du maire pour fixer seul ces modalités, celles-ci relevant du conseil municipal après avis du comité technique. L'acte a donc été annulé pour violation du règlement (UE) 2016/679 et du code général des collectivités territoriales.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA103-2400146(TA103-2400146)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné la requête de Mme B épouse A contestant le refus du CIVEN de l'indemniser pour une maladie radio-induite liée aux essais nucléaires. La requérante soutenait remplir les conditions de la loi du 5 janvier 2010 et que le CIVEN n'avait pas renversé la présomption de causalité. Le tribunal a rejeté sa demande, considérant que les conditions d'indemnisation n'étaient pas réunies. La décision s'appuie sur les dispositions de la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010 relative à la reconnaissance et à l'indemnisation des victimes des essais nucléaires français.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA103-2400150(TA103-2400150)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné la requête de Mme A épouse B, qui contestait le refus du Comité d'indemnisation des victimes des essais nucléaires (CIVEN) de l'indemniser pour une maladie radio-induite. La requérante invoquait la présomption de causalité prévue par la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010, estimant remplir les conditions de lieu, de temps et de maladie. Le tribunal a rejeté sa demande, considérant que le CIVEN avait valablement renversé cette présomption en démontrant, par une évaluation dosimétrique, que la dose annuelle de rayonnements reçue par l'intéressée était inférieure au seuil fixé par l'article 4 de la loi, sans que l'application de l'article R. 1333-11 du code de la santé publique en Polynésie française ne soit déterminante. La solution retenue est le rejet de la requête, fondé sur la loi du 5 janvier 2010 modifiée et le code de justice administrative.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA103-2400082(TA103-2400082)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné la requête de M. A B, agissant en tant qu'ayant-droit de sa fille décédée, Florencia B, contestant le refus du Comité d'indemnisation des victimes des essais nucléaires (CIVEN) de l'indemniser. Le requérant soutenait que sa fille remplissait les conditions de lieu, de temps et de maladie prévues par la loi du 5 janvier 2010 pour bénéficier de la présomption de causalité, et que le CIVEN n'avait pas renversé cette présomption. Le tribunal a appliqué les dispositions de la loi du 5 janvier 2010 modifiée, notamment son article 4, qui établit une présomption de causalité lorsque les conditions sont réunies, sauf preuve d'une dose annuelle de rayonnements inférieure à la limite fixée par le code de la santé publique. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le jugement a été rendu après examen des moyens et des conclusions des parties.

Résumé IA