Jurisprudence — Tribunal Administratif de la Polynésie française

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA103-2400435(TA103-2400435)

Le Tribunal administratif de la Polynésie française a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A B, qui demandait l’annulation de l’arrêté n°1637 CM du 16 septembre 2024 portant agrément d’un projet immobilier au titre du régime des investissements indirects. Le juge a estimé que M. B, bien que citoyen français et résident, ne justifiait d’aucun intérêt à agir, la décision attaquée n’ayant aucune incidence sur sa situation personnelle. En conséquence, le tribunal a également retiré le bénéfice de l’aide juridictionnelle accordée à M. B, en application des articles 50 et 51 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA103-2400070(TA103-2400070)

Le Tribunal administratif de la Polynésie française a annulé le permis de construire délivré le 7 septembre 2023 à M. B E pour la construction d'un magasin d'alimentation générale en zone NDa (archéologie) à Hiva Oa. Le juge a constaté que ce projet n'était pas autorisé par l'article NDa.1 du plan général d'aménagement de la commune, qui liste limitativement les occupations du sol admises dans cette zone. Le vice d'illégalité, fondé sur la méconnaissance du code de l'aménagement de la Polynésie française, a été jugé non régularisable.

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DécisionPlein contentieuxINJONCTION

TA103-2400001(TA103-2400001)

Le Tribunal administratif de la Polynésie française a été saisi par la Polynésie française d’une contravention de grande voirie à l’encontre de la SCA Fakarava Pearl Farm pour occupation illégale du domaine public maritime par des structures résiduelles de lignes d’élevage dans le lagon de Fakarava. La société a partiellement retiré les installations, réduisant l’emprise litigieuse à l’équivalent de 20 lignes de 200 mètres. Le tribunal a appliqué la délibération n° 2004-34 APF du 12 février 2004 relative au domaine public. Il a condamné la SCA Fakarava Pearl Farm à une amende, à enlever les installations restantes sous astreinte, et à verser des dommages et intérêts ainsi que les frais de procès-verbal.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA103-2400054(TA103-2400054)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné la requête de Mme B contestant l'arrêté du maire de Rangiroa du 22 janvier 2024. Cet arrêté la mettait en demeure de faire évaluer le comportement de deux chiens dont elle est détentrice, sur le fondement des articles L. 211-11 et L. 211-14-1 du code rural et de la pêche maritime. Le tribunal a jugé que le maire était compétent pour prendre une telle mesure dans le cadre de ses pouvoirs de police municipale, visant à prévenir un danger. Il a également estimé que la requérante était bien la détentrice des chiens et que les délais et modalités de l'arrêté étaient légaux. Par conséquent, la requête en annulation a été rejetée.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA103-2400168(TA103-2400168)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française rejette la requête de M. A, inspecteur des finances publiques, qui contestait son compte rendu d’entretien professionnel pour 2023. Le tribunal juge que ce document, non encore visé par l’autorité hiérarchique, constitue un acte préparatoire et non une décision définitive faisant grief. Par conséquent, le recours pour excès de pouvoir est irrecevable, sans qu’il soit nécessaire d’examiner les moyens soulevés (vice de procédure, erreur manifeste d’appréciation, sanction déguisée). La décision se fonde sur les principes généraux du contentieux administratif et les dispositions du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA103-2400172(TA103-2400172)

Le Tribunal administratif de la Polynésie française rejette la requête de M. A, premier surveillant pénitentiaire, qui contestait le refus de reconnaissance de l’imputabilité au service de son arrêt de travail du 18 novembre 2021 et des arrêts consécutifs. Le tribunal juge que l’altercation verbale survenue le 4 novembre 2021 avec un collègue, en dehors du service et sans témoignage, ne constitue pas un événement soudain et violent pouvant être qualifié d’accident de service. Il écarte également le moyen tiré de l’incompétence de l’auteur de la décision. La solution est fondée sur les lois n° 83-634 et n° 84-16 relatives à la fonction publique, ainsi que sur les décrets n°86-442 et n°2019-122.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA103-2400199(TA103-2400199)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française rejette la requête de Mme D, professeure des écoles, qui contestait un ordre de recette et un titre de perception émis par le vice-recteur pour le remboursement de la deuxième fraction de l'indemnité d'éloignement (18 091,23 euros). La requérante soutenait que cette somme ne lui était pas due et que la réclamation mettait en péril son entreprise. Le tribunal juge que, conformément à la loi du 30 juin 1950 et au décret du 27 novembre 1996, le versement de cette seconde fraction est conditionné à un départ effectif du territoire à l'issue du séjour. Mme D étant revenue résider en Polynésie après moins de quatre mois en France, l'administration a pu légalement lui réclamer le remboursement.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA103-2400262(TA103-2400262)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. A, un fonctionnaire communal, qui contestait son affectation d'office du service des ordures ménagères au service de l'eau. La juridiction a jugé que ce changement d'affectation constituait une mesure d'ordre intérieur insusceptible de recours, car il n'entraînait aucune perte de rémunération, de responsabilités ou d'atteinte à ses droits statutaires. Le tribunal a également écarté l'argument d'une sanction déguisée, malgré les difficultés relationnelles à l'origine de la décision. La solution retenue s'appuie sur la jurisprudence relative aux mesures d'ordre intérieur et sur l'arrêté du 5 juillet 2012 fixant le statut du cadre d'emplois.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA103-2400074(TA103-2400074)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française était saisi d’une contravention de grande voirie pour occupation illégale du domaine public maritime à Takaroa, après l’abrogation de l’autorisation d’occupation de M. B. La Polynésie française demandait la condamnation de ce dernier à une amende et au paiement des frais de procès-verbal. M. B a soutenu avoir procédé à la remise en état intégrale des lieux au 20 juin 2024, ce que la collectivité n’a pu contester matériellement. Le tribunal a pris acte de la remise en état et, s’agissant de l’action publique, a appliqué les textes relatifs au domaine public et au code pénal pour statuer sur la contravention.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA103-2400123(TA103-2400123)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de l'Eurl Chez Rory, qui contestait le refus de remboursement d'un crédit de TVA de 1 112 178 F CFP. La demande de remboursement, formulée le 18 octobre 2023, portait sur des factures établies en 2020 et était donc prescrite en application de l'article LP. 345-12 du code des impôts de la Polynésie française. Le tribunal a jugé que l'entreprise ne pouvait se prévaloir du retard de son fournisseur pour contourner cette forclusion. La solution retenue est le rejet de la requête.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA103-2400129(TA103-2400129)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête du syndicat mixte Fenua Ma, qui demandait l’annulation de la décision du 23 janvier 2024 de la direction des impôts et des contributions publiques refusant le remboursement d’un crédit de TVA de 4 431 619 F CFP pour l’année 2018. Le tribunal a considéré que le syndicat, en tant qu’établissement public à caractère industriel et commercial, était assujetti à la TVA conformément aux articles LP. 112-1 et 340-6 du code des impôts de la Polynésie française, et que sa demande de remboursement était irrecevable en raison de la péremption du droit à déduction, faute de déclaration dans les délais prévus par l’article LP. 345-23 du même code. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, y compris celles fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA103-2400127(TA103-2400127)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. B, qui contestait sa suspension conservatoire de fonctions prononcée le 22 février 2024 par le président de la Polynésie française. Le tribunal a jugé que cette mesure, fondée sur l'article 16 de la délibération n° 95-215 AT, n'est pas une sanction disciplinaire mais une mesure conservatoire prise dans l'intérêt du service, et qu'elle n'a pas à être motivée ni précédée d'une consultation du dossier. Il a estimé que les faits reprochés à M. B, compte tenu de leur gravité, de leur caractère répétitif et de son passé disciplinaire, présentaient un caractère suffisant de vraisemblance et de gravité pour justifier la suspension. Par conséquent, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et indemnitaires ont été rejetées.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA103-2400134(TA103-2400134)

Le Tribunal administratif de la Polynésie française a été saisi par M. Vairupe Perez d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Papara mettant fin à ses fonctions de directeur général des services par intérim et le reclassant comme responsable du guichet unique. Le tribunal a jugé que la commune était en situation de compétence liée pour mettre fin à l’intérim, rendant inopérants les moyens dirigés contre cette partie de la décision. En revanche, l’affectation sur le nouveau poste a été annulée pour incompétence de l’auteur de l’acte, faute de délégation de signature produite. La commune de Papara a été condamnée à verser 150 000 F CFP au requérant au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA103-2400113(TA103-2400113)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. O E et autres, qui demandaient l'annulation des décisions implicites de refus de constater la caducité du permis de construire n° 16-1126-4/MLA.AU du 9 mai 2017, délivré à la Sarl Les Hauts de Taapuna pour la réalisation de la résidence "Iriatai". Les requérants soutenaient que les travaux avaient été interrompus plus d'un an, entraînant la péremption du permis en application de l'article LP 114-7 du code de l'aménagement de la Polynésie française. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, notamment en raison de sa tardiveté et du défaut d'intérêt pour agir des requérants, et a également rejeté les demandes d'injonction de cessation des travaux. Aucun texte spécifique n'a été appliqué au fond, la décision se fondant sur les règles de recevabilité du code de justice administrative.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA103-2400117(TA103-2400117)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française, statuant en plein contentieux, a examiné la demande de Mme C, qui contestait le rejet de sa demande d'indemnisation par le CIVEN pour des cancers qu'elle attribue aux essais nucléaires. Le tribunal a rappelé que le litige relève du plein contentieux et que le juge applique les textes en vigueur à la date de sa décision, notamment la loi du 5 janvier 2010 modifiée. Il a précisé que la présomption de causalité s'applique si le demandeur remplit les conditions de temps, de lieu et de pathologie, et que l'administration ne peut la renverser qu'en prouvant que la dose annuelle reçue était inférieure à 1 mSv, en vérifiant la suffisance des mesures de surveillance. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais les textes appliqués incluent la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010 et ses modifications ultérieures.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA103-2400152(TA103-2400152)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. D, qui contestait une décision du 20 février 2024 relative au régime indemnitaire de son renouvellement de détachement. La juridiction a accueilli la fin de non-recevoir soulevée par la Polynésie française, estimant que M. D avait perdu intérêt à agir avant même l’introduction de son recours, puisqu’il avait irrévocablement renoncé à ce détachement en demandant sa mutation. Aucun texte spécifique n’a été appliqué au fond, le rejet étant fondé sur le défaut d’intérêt pour agir.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA103-2400164(TA103-2400164)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française rejette la requête de M. B, professeur, qui contestait le refus du ministre de l'éducation et de la jeunesse et sports de lui accorder une prolongation exceptionnelle de séjour pour une cinquième année. Le tribunal rappelle que, selon le décret n° 96-1026 du 26 novembre 1996, l'affectation en Polynésie française est limitée à deux ans, renouvelable une seule fois, et que l'agent ne dispose d'aucun droit à un renouvellement supplémentaire. Les circonstances personnelles invoquées par M. B (mariage, scolarité de sa fille, avis favorable du ministre polynésien) sont sans incidence sur la légalité de la décision. Enfin, le moyen tiré du défaut de motivation est écarté, cette décision n'étant pas au nombre de celles devant être motivées.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA103-2400166(TA103-2400166)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné la requête de Mme E, épouse A, contestant la durée de sa mission professionnelle (6 jours selon l'administration) afin de bénéficier d'un remboursement de frais de transport en classe supérieure, conformément à l'arrêté du 8 août 2023. La juridiction a rejeté la fin de non-recevoir pour tardiveté soulevée par le haut-commissaire, en application du principe de sécurité juridique et des articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative. La solution retenue n'est pas précisée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a examiné le fond du litige portant sur l'application de l'arrêté du 8 août 2023 et du décret n° 2006-781 du 3 juillet 2006.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA103-2400053(TA103-2400053)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française rejette la requête de la société TTI, qui contestait son assujettissement à la contribution supplémentaire à l’impôt sur les sociétés pour 2023. Le tribunal écarte le moyen tiré de l’irrégularité de la procédure, l’imposition ayant été établie sur la base de la déclaration spontanée de la société sans rectification. Il juge que, selon les articles LP. 121-1 et LP. 121-2 du code des impôts, l’assujettissement à cette contribution dépend du dépassement du seuil de bénéfice fiscal de 50 millions de F CFP et de la qualité de société taxable à l’impôt sur les sociétés, et non d’une exonération effective de cet impôt. La demande de la société TTI est donc rejetée.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA103-2400120(TA103-2400120)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de M. C qui demandait l'indemnisation des préjudices subis par sa mère décédée, Mme D, au titre des conséquences des essais nucléaires. Le tribunal a rappelé que le régime de présomption de causalité prévu par la loi du 5 janvier 2010 modifiée ne peut bénéficier au demandeur que si les conditions de temps, de lieu et de pathologie sont remplies. En l'espèce, M. C n'a pas apporté la preuve que sa mère résidait dans une zone et à une période lui permettant de bénéficier de cette présomption, ni que sa pathologie figurait parmi celles éligibles. Par conséquent, le tribunal a estimé que la décision de rejet du CIVEN était fondée et a rejeté l'ensemble des conclusions de la requête.

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