Jurisprudence — Tribunal Administratif de la Polynésie française
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N° TA103-2400101(TA103-2400101)
Cette décision du Tribunal Administratif de la Polynésie française concerne une contravention de grande voirie pour occupation illégale du domaine public maritime (corps-mort et chaîne de mouillage) à Moorea-Maiao. Les défendeurs (MM. F, A et la société Dive Spirit Fakarava) n'ayant produit aucun mémoire, ils sont réputés avoir acquiescé aux faits en application de l'article R.612-6 du code de justice administrative. Le tribunal retient la violation des articles 2 et 6 de la délibération n° 2004-34 APF du 12 février 2004, qui interdisent toute occupation ou installation sans autorisation préalable sur le domaine public. La solution retenue est la condamnation des contrevenants à une amende, à l'enlèvement des installations sous astreinte, et au paiement des frais de procès-verbal.
N° TA103-2400183(TA103-2400183)
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. A, un directeur technique affecté au centre de détention de Tatutu. Le requérant demandait le versement rétroactif d'une revalorisation de son indemnité de fonctions (IFSE) et le remboursement de loyers pour son logement de fonction. Sur le premier point, le tribunal a estimé que M. A n'apportait aucune preuve (bulletins de salaire, décision d'attribution) du non-versement de la revalorisation de l'IFSE pour la période contestée. Concernant le logement, le tribunal a jugé que le requérant n'établissait pas que la convention d'occupation précaire avec astreinte dont il bénéficiait n'avait pas compensé l'absence d'attribution d'un logement par nécessité absolue de service. La décision s'appuie notamment sur le décret n° 67-1039 du 29 novembre 1967 relatif au logement des fonctionnaires en Outre-mer.
N° TA103-2400204(TA103-2400204)
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a annulé la décision du 7 février 2024 par laquelle la ministre de l’éducation nationale avait refusé de reconnaître le centre des intérêts matériels et moraux (CIMM) de M. A C en Polynésie française. Le juge a estimé que l’administration avait commis une erreur d’appréciation, compte tenu des attaches familiales (conjointe et enfants scolarisés à Tahiti), de l’absence de biens immobiliers en métropole, et de la domiciliation bancaire et locative du requérant en Polynésie. La solution retenue s’appuie sur les critères dégagés par la jurisprudence pour l’application du décret n° 96-1026 du 26 novembre 1996, qui exclut du régime de l’affectation temporaire les agents dont le CIMM est fixé localement.
N° TA103-2400197(TA103-2400197)
Le Tribunal administratif de la Polynésie française annule la décision du 12 avril 2024 par laquelle le ministre de l'éducation a refusé la mutation interne de M. B, professeur des écoles, au lycée hôtelier de Tahiti pour la rentrée 2024. Le motif initial du refus, tiré de l'absence de poste vacant, est entaché d'une erreur de fait dès lors que le poste a été attribué à un autre agent. La substitution de motif demandée par la Polynésie française est rejetée, l'administration n'établissant pas qu'elle aurait pris la même décision pour un autre motif légal. La décision est fondée sur les lignes directrices de gestion du 30 juin 2021 relatives à la mobilité des personnels de l'éducation.
N° TA103-2400205(TA103-2400205)
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre un commandement de payer émis le 5 décembre 2023, portant sur diverses impositions des années 2008 à 2014 et 2023. Le requérant invoquait la prescription de la plupart de ces créances fiscales. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir pour tardiveté soulevée par l’administration, faute pour elle d’établir la notification de sa décision de rejet. Appliquant l’article 719-1 du code des impôts, il a jugé que les impositions antérieures à 2023 étaient prescrites, faute de preuve d’actes interruptifs de prescription valablement notifiés, et a prononcé la décharge de l’obligation de payer à hauteur de 396 705 F CFP.
N° TA103-2400207(TA103-2400207)
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de l'Eurl "Morrison Café" contestant des amendes administratives infligées par la directrice du travail pour divers manquements (défaut de déclaration préalable à l'embauche, absence d'affichage des horaires, non-remise de bulletins de paie et défaut de visite médicale d'embauche). Le tribunal a jugé que les moyens soulevés par la société, notamment ses explications sur la situation des salariés concernés, n'étaient pas fondés au regard des dispositions du code du travail local. La décision s'appuie sur les articles LP. 8135-5 et LP. 1211-8 du code du travail pour confirmer la légalité des amendes.
N° TA103-2400221(TA103-2400221)
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de médecins radiologues et de sociétés d'imagerie médicale contestant la décision du conseil de l'ordre des médecins du 22 mars 2024 de ne pas s'opposer à l'inscription de la Selarl Imagyn'ea au tableau de l'ordre. Les requérants soutenaient que cette inscription permettait un contournement des règles de conventionnement avec la Caisse de prévoyance sociale (CPS), mais le tribunal a jugé la requête irrecevable, la demande préalable étant tardive et le courrier du 22 mars 2024 étant insusceptible de recours pour excès de pouvoir. À titre subsidiaire, les moyens invoqués ont été écartés comme infondés, la Selarl remplissant les conditions légales et déontologiques. La décision s'appuie sur la délibération n° 2004-42 APF du 19 février 2004 relative aux ordres des médecins.
N° TA103-2400468(TA103-2400468)
Le Tribunal administratif de la Polynésie française a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A B dirigée contre une mise en demeure du directeur du port autonome de Papeete. L'acte attaqué, qui ne menace d'aucune sanction, a été qualifié d'acte préparatoire sans caractère décisoire, insusceptible de recours pour excès de pouvoir. La décision se fonde sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA103-2400279(TA103-2400279)
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par Mme B A d’une requête en plein contentieux visant à contester le refus du ministre de la fonction publique de lui accorder l’indemnité de sujétions spéciales pour ses fonctions d’adjointe administrative, et à obtenir le versement de 4 351 301 F CFP. La Polynésie française a soulevé l’incompétence de la juridiction et, à titre subsidiaire, le rejet au fond. Par un mémoire ultérieur, Mme A s’est désistée de l’intégralité de ses conclusions. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président du tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 21 novembre 2024.
N° TA103-2400459(TA103-2400459)
Recours en annulation d’une décision du ministre de l’économie, du budget et des finances refusant de mettre fin au recouvrement d’une aide à l’équipement des petites entreprises. Le Tribunal administratif de la Polynésie française rejette la requête comme manifestement irrecevable, faute pour la requérante d’avoir exposé un moyen de légalité dans le délai de recours, en application des articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative.
N° TA103-2400176(TA103-2400176)
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française rejette la demande de M. B, avocat collaborateur, qui sollicitait la décharge de la contribution territoriale de solidarité des professions non salariées pour 2022. Le tribunal estime que son activité, majoritairement liée à celle du cabinet d'avocats Tang et Dubau, constitue une extension d'activité préexistante et non une entreprise nouvelle. En conséquence, l'exonération prévue à l'article LP. 181-2 du code des impôts de la Polynésie française ne peut lui être accordée. La requête est rejetée, et les frais de justice restent à la charge du requérant.
N° TA103-2400179(TA103-2400179)
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de la société Pacific Mobile Télécom (PMT) qui contestait l'arrêté n° 2452 CM du 26 décembre 2023 renouvelant son autorisation d'opérateur de téléphonie mobile. La société demandait l'annulation de l'article A.4 du cahier des charges annexé, qui lui imposait un calendrier de déploiement d'un réseau physique sur l'ensemble du territoire polynésien. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, tirés d'une erreur d'appréciation et d'une erreur de droit, n'étaient pas fondés, en application du code des postes et des télécommunications de la Polynésie française. La solution retenue confirme la légalité de l'obligation de déploiement physique imposée à l'opérateur.
N° TA103-2400175(TA103-2400175)
Le Tribunal administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. B, avocat collaborateur, qui contestait son assujettissement à l'impôt sur les transactions pour 2022. Le tribunal a jugé que son activité, majoritairement liée à celle du cabinet d'avocats Tang et Dubau, constituait une extension d'activité préexistante et non une entreprise nouvelle. En conséquence, l'exonération prévue à l'article LP. 181-2 du code des impôts de la Polynésie française ne pouvait s'appliquer. La demande de décharge des cotisations et celle relative aux frais de justice ont été rejetées.
N° TA103-2400174(TA103-2400174)
Le Tribunal administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. B, avocat collaborateur, qui demandait la décharge des cotisations à la contribution des patentes et à la taxe sur la valeur locative des locaux professionnels pour 2022. Le tribunal a estimé que son activité, dont les deux tiers au moins étaient liés à celle de la SELARL Tang et Dubau, constituait une extension d'activité préexistante et non une entreprise nouvelle. En conséquence, l'exonération prévue à l'article LP. 211-6 du code des impôts ne pouvait s'appliquer. Les frais de justice ont également été refusés à M. B.
N° TA103-2400125(TA103-2400125)
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus du CIVEN de l'indemniser pour des cancers qu'il attribuait aux essais nucléaires. Le tribunal a appliqué le régime de présomption de causalité prévu par la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010 modifiée. Il a estimé que le CIVEN avait valablement renversé cette présomption en démontrant, par des mesures de surveillance, que la dose annuelle de rayonnements reçue par M. B était inférieure à 1 mSv. En conséquence, la demande d'indemnisation et les conclusions subsidiaires ont été rejetées.
N° TA103-2400104(TA103-2400104)
Le Tribunal administratif de la Polynésie française a été saisi par la Polynésie française d’une contravention de grande voirie à l’encontre de M. C B pour occupation illégale du domaine public maritime (lagon de Takaroa) par des structures résiduelles de lignes d’élevage empiétant sur une zone de navigation. La juridiction, statuant en juge unique, a retenu que les faits étaient établis par un procès-verbal régulier. Toutefois, elle a constaté que les lignes avaient été retirées et la remise en état effectuée avant le jugement, ce qui a conduit à ne pas prononcer d’amende. La solution s’appuie sur la délibération n° 2004-34 APF du 12 février 2004 relative au domaine public et sur le code pénal pour la contravention de 5e classe.
N° TA103-2400114(TA103-2400114)
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. F, qui contestait le retrait de décisions lui accordant la prise en charge des billets d'avion de sa fille. Le tribunal a jugé que les courriels des 21 et 23 juin 2022 ne constituaient pas des décisions créatrices de droits, car ils subordonnaient la prise en charge à des conditions non remplies. Par conséquent, le courrier du 25 octobre 2023 n'était pas un retrait d'acte, mais une simple information, et n'était pas susceptible de recours pour excès de pouvoir. La demande indemnitaire subsidiaire a également été rejetée, faute de faute de l'administration. La décision s'appuie sur les principes généraux du droit administratif et les dispositions du décret n° 98-844 du 22 septembre 1998.
N° TA103-2400083(TA103-2400083)
Le tribunal administratif de la Polynésie française était saisi d’une contravention de grande voirie pour occupation illégale du domaine public maritime (plateforme en ruine et poteaux) à Takaroa. Le juge unique a relaxé M. B de l’action publique, estimant que l’infraction n’était pas constituée dès lors que la remise en état intégrale des lieux avait été effectuée avant la clôture de l’instruction. La Polynésie française s’en étant remise à la sagesse du tribunal pour l’action domaniale, aucune condamnation n’a été prononcée. La décision applique la délibération n° 2004-34 APF du 12 février 2004 relative au domaine public.
N° TA103-2300464(TA103-2300464)
Le Tribunal administratif de la Polynésie française a été saisi par la société Tahiti Bull d’un recours de plein contentieux contestant la résiliation, par le maire d’Uturoa le 2 août 2023, du marché d’installation d’un groupe électrogène. La société requérante demandait l’annulation de cette décision, la résiliation du marché aux torts de la commune et une indemnisation de près de 19,5 millions de francs CFP pour les travaux réalisés et la perte de marge. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes de la société Tahiti Bull, jugeant que la résiliation était justifiée par les manquements graves de l’entreprise, notamment le refus de sous-traiter une partie du marché à la société Engie, les retards d’exécution et les malfaçons constatées. La décision s’appuie sur les principes généraux du droit des contrats administratifs et les stipulations du cahier des clauses administratives particulières (CCAP) et du cahier des clauses techniques particulières (CCTP).
N° TA103-2400184(TA103-2400184)
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française rejette la requête de Mme B, qui contestait un avis de mise en recouvrement de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) pour l'année 2020. La requérante, taxée d'office pour absence de déclarations, soutenait l'irrégularité de la proposition de rectification et l'absence de prise en compte de la TVA déductible. Le tribunal juge que la proposition de rectification était suffisamment motivée et que Mme B n'apporte pas la preuve du caractère exagéré de l'imposition, conformément à l'article 611-2 du code des impôts de la Polynésie française.