Jurisprudence — Tribunal Administratif de la Polynésie française

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA103-2400126(TA103-2400126)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de Mme A épouse D, qui contestait l’article 4 de l’arrêté du 16 janvier 2024 l’affectant à la délégation aux affaires internationales, européennes et du Pacifique. La requérante invoquait notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, l’irrégularité de la procédure de régularisation de son détachement, l’absence de procédure de licenciement contradictoire, et une atteinte à sa vie familiale. Le tribunal a jugé ces moyens non fondés, en application de la loi organique n° 2004-192 du 27 février 2004 et de la délibération n° 2016-38 APF du 26 mai 2016. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation et des conclusions accessoires.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA103-2400156(TA103-2400156)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de Mme C, directrice de service pénitentiaire, qui contestait le refus implicite du ministre de la justice de lui verser l'indemnité majorée de 20 % pour frais de changement de résidence lors de sa mutation du Mans à Papeete. Le tribunal a estimé que sa mutation, effectuée à sa demande, ne relevait pas du I de l'article 24 du décret n° 98-844 du 22 septembre 1998 (emploi vacant sans candidature), mais du II de ce même article, soumettant l'indemnité à une condition de cinq ans de service dans sa précédente affectation, condition non remplie. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de la requérante.

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OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA103-2400330(TA103-2400330)

Refus d'agrément pour fonctions d'agent de police municipale – Tribunal administratif de la Polynésie française – Non-lieu à statuer – Décision de retrait du refus et octroi de l'agrément le 7 août 2024 – Articles R. 222-1 et L. 761-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA103-2400346(TA103-2400346)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus d’un permis de visite au profit de Mme C par la directrice adjointe du centre de détention Tatutu de Papeari. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait aucun moyen de droit, et ce défaut n’a pas été régularisé dans le délai de recours. La décision s’appuie sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA103-2400270(TA103-2400270)

Le Tribunal administratif de la Polynésie française a rejeté l’opposition formée par M. B contre une contrainte émise par la CAF de Vannes pour le recouvrement d’un indu de prime d’activité et d’aide exceptionnelle de solidarité. Le requérant n’a soulevé que des moyens inopérants, se limitant à invoquer son incapacité financière et à contester le bien-fondé de l’indu sans avoir préalablement saisi la commission de recours amiable, comme l’exige l’article L. 845-2 du code de la sécurité sociale. En l’absence de tout moyen relatif à la régularité formelle de la contrainte, la requête a été rejetée sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA103-2400253(TA103-2400253)

Le Tribunal administratif de la Polynésie française a été saisi par Mme C D épouse B d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision de la directrice des affaires foncières rejetant ses déclarations unilatérales de propriétés immobilières sur les terres Opua 8 et Tearatamai 1. En cours d’instance, la Polynésie française a retiré la décision contestée, et la requérante s’est désistée de l’intégralité de ses conclusions. Par ordonnance du 8 octobre 2024, le tribunal, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement. Aucune application de la loi organique n° 2004-192 n’a été nécessaire pour statuer sur ce désistement.

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OrdonnanceExcès de pouvoirANNULE

TA103-2400188(TA103-2400188)

Le Tribunal administratif de la Polynésie française a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré le 20 février 2024. En cours d’instance, l’administration a retiré ce permis par une décision du 19 juin 2024, rendant sans objet les conclusions en annulation. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions. Sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, il a condamné la Polynésie française à verser 15 000 F CFP à chacun des neuf requérants au titre des frais de justice.

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OrdonnanceExcès de pouvoirANNULE

TA103-2400192(TA103-2400192)

Le Tribunal administratif de la Polynésie française a été saisi par M. B A d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré le 20 février 2024 à l’EURL Matarii. En cours d’instance, la Polynésie française a retiré ce permis par une décision du 19 juin 2024, rendant sans objet les conclusions en annulation. Le tribunal a donc constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur ces conclusions. En application de l’article L. 761-1 du même code, il a condamné la Polynésie française à verser 15 000 F CFP à M. A au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA103-2400405(TA103-2400405)

Le Tribunal administratif de la Polynésie française, statuant en référé suspension, a suspendu l'exécution de la décision du 24 juillet 2024 par laquelle le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) a refusé de renouveler la carte professionnelle d'agent privé de sécurité de M. C. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, M. C étant menacé de licenciement et dépendant de ce seul revenu pour subvenir aux besoins de sa famille. Il a également considéré que le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation, fondé sur l'ancienneté et la faible gravité des faits de violence reprochés, était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision au regard de l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure. Le CNAPS a été condamné à verser 100 000 F CFP à M. C au titre des frais de justice.

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DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA103-2400264(TA103-2400264)

Cette décision du Tribunal Administratif de la Polynésie française, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, fait droit à la demande de M. D A, agent public victime d'un accident de service reconnu imputable au service le 9 août 2022. Le juge ordonne une expertise médicale afin d'évaluer l'ensemble des préjudices subis par l'agent, en lien direct et exclusif avec cet accident. La mission confiée à l'expert, le docteur B C, est détaillée et inclut notamment l'évaluation du déficit fonctionnel temporaire et permanent, des souffrances endurées et du préjudice esthétique.

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OrdonnancePlein contentieuxANNULE

TA103-2400422(TA103-2400422)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française, statuant en référé, a été saisi par la société Hanavai d’un manquement aux obligations de publicité et de mise en concurrence dans le cadre de l’attribution du lot 1 d’un marché public par la commune de Fakarava. Sur le fondement de l’article L. 551-24 du code de justice administrative et du code polynésien des marchés publics, le juge des référés a ordonné à la commune de différer la signature du contrat jusqu’au 24 octobre 2024, sans se prononcer au fond sur le manquement allégué.

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OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA103-2400307(TA103-2400307)

Le Tribunal administratif de la Polynésie française a été saisi par la Selarl MetA d’un recours pour excès de pouvoir contre les refus implicites de la Polynésie française et de l’établissement public G2P de lui communiquer des documents administratifs (contrat de maîtrise d’ouvrage délégué et accord avec une entreprise). En cours d’instance, G2P a produit les documents demandés, ce qui a rendu les conclusions de la requête sans objet. Par ordonnance, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la demande, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Les demandes de frais de justice ont été rejetées.

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DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA103-2400322(TA103-2400322)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a ordonné une expertise médicale à la demande de M. E A B, qui a subi une infection oculaire après une intervention chirurgicale au centre hospitalier de la Polynésie française (CHPF). Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le CHPF, fondée sur l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale, car ce texte n'est pas applicable en Polynésie française. Sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, le juge des référés a estimé la mesure utile et a désigné un expert ophtalmologue. La mission de l'expert inclut l'analyse des soins prodigués, la recherche d'éventuelles fautes, et l'évaluation de l'origine des complications, notamment en cas d'infection nosocomiale.

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OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA103-2400231(TA103-2400231)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré le 22 novembre 2023 par le ministre des solidarités et du logement. En cours d’instance, la Polynésie française a produit une décision du 1er juillet 2024 constatant la caducité de ce permis. Le tribunal a constaté que les conclusions à fin d’annulation étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a rejeté les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA103-2400417(TA103-2400417)

Le Tribunal administratif de la Polynésie française a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de l'Eurl Baldini contestant le refus de remboursement de crédit de TVA pour le 1er trimestre 2024. La société n'avait pas produit les pièces justificatives malgré deux demandes de régularisation de l'administration fiscale. Le juge a estimé que la décision de refus du 6 août 2024, qui invitait explicitement à renouveler la demande après régularisation, ne constituait pas une décision faisant grief. La requête a donc été considérée comme un simple recours gracieux et rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA103-2400418(TA103-2400418)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête en référé de la société Hanavai, qui contestait la conformité du produit retenu par la commune de Fakarava dans le cadre d’un appel d’offres pour l’acquisition de compacteurs. La société demandait au juge des référés de vérifier le respect du cahier des clauses techniques particulières (CCTP) et de suspendre la signature du marché. Le juge a estimé qu’il ne lui appartenait pas de procéder à de telles vérifications, celles-ci devant être préalablement effectuées par la requérante pour étayer son argumentation. En conséquence, les conclusions ont été jugées irrecevables, car elles excédaient les pouvoirs conférés par l’article L. 551-24 du code de justice administrative.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA103-2400145(TA103-2400145)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné la requête de Mme C, qui contestait le refus du CIVEN de l'indemniser pour une pathologie qu'elle attribue aux essais nucléaires. La requérante invoquait la présomption de causalité prévue par la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010, estimant remplir les conditions de lieu, de temps et de pathologie. Le tribunal a rejeté sa demande, considérant que le CIVEN avait valablement renversé cette présomption en démontrant, par une évaluation dosimétrique, que la dose annuelle de rayonnements reçue par l'intéressée était inférieure au seuil fixé par le code de la santé publique. La solution retenue est donc le rejet de la requête, fondé sur l'application de l'article 4 de la loi du 5 janvier 2010, dans sa rédaction issue de la loi du 28 décembre 2018.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA103-2300582(TA103-2300582)

Le Tribunal administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. B A, qui demandait l'annulation d'un permis de construire délivré à la SCI Temana Beach pour un projet de villas et bungalows à Moorea-Maiao. Le tribunal a d'abord examiné la fin de non-recevoir tirée du défaut d'intérêt pour agir, rappelant que le voisin immédiat justifie en principe d'un intérêt à agir. Cependant, après avoir vérifié que le requérant était bien voisin immédiat, le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, sans que le résumé ne précise la solution finale. La décision applique les dispositions de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme, rendu applicable en Polynésie française par la loi organique du 27 février 2004.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA103-2400072(TA103-2400072)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de Mme A, qui contestait son arrêté de titularisation dans la fonction publique communale à l’échelon 7, indice 185. Mme A demandait la prise en compte de son ancienneté et de sa rémunération antérieure issues d’un contrat de droit privé transféré à la commune. Le tribunal a jugé ces moyens inopérants, faute de fondement légal ou réglementaire permettant de prendre en compte les clauses substantielles d’un précédent contrat de droit privé au stade de la titularisation. La décision s’appuie notamment sur le statut général des fonctionnaires des communes de Polynésie française et le statut particulier du cadre d’emplois "Application".

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA103-2300520(TA103-2300520)

Le Tribunal administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de la Polynesian Boxe Association Tahiti (PBAT) qui contestait la décision du comité olympique de Polynésie française (COPF) d’inscrire aux Jeux du Pacifique 2023 des boxeurs différents de ceux sélectionnés par la commission ad hoc. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, faute pour l’association requérante de justifier d’un intérêt à agir en lieu et place des sportifs concernés. La solution retenue est fondée sur les règles de recevabilité du recours pour excès de pouvoir, sans qu’il soit nécessaire d’examiner les autres moyens ou les textes invoqués.

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