Jurisprudence — Tribunal Administratif de la Polynésie française
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N° TA103-2400022(TA103-2400022)
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus du CNAPS de lui délivrer une carte professionnelle d'agent privé de sécurité. Le tribunal a jugé que le CNAPS pouvait légalement se fonder sur des faits de conduite en état alcoolique et sans permis, commis en 2021, pour estimer que le comportement de M. A était incompatible avec l'exercice de ses fonctions, en application de l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure. La décision a considéré que ces agissements, bien qu'isolés, étaient suffisamment graves pour justifier le refus, et que la procédure d'enquête administrative était régulière.
N° TA103-2400150(TA103-2400150)
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné la requête de Mme A épouse B, qui contestait le refus du Comité d'indemnisation des victimes des essais nucléaires (CIVEN) de l'indemniser pour une maladie radio-induite. La requérante invoquait la présomption de causalité prévue par la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010, estimant remplir les conditions de lieu, de temps et de maladie. Le tribunal a rejeté sa demande, considérant que le CIVEN avait valablement renversé cette présomption en démontrant, par une évaluation dosimétrique, que la dose annuelle de rayonnements reçue par l'intéressée était inférieure au seuil fixé par l'article 4 de la loi, sans que l'application de l'article R. 1333-11 du code de la santé publique en Polynésie française ne soit déterminante. La solution retenue est le rejet de la requête, fondé sur la loi du 5 janvier 2010 modifiée et le code de justice administrative.
N° TA103-2300575(TA103-2300575)
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par la Polynésie française d’une contravention de grande voirie à l’encontre de Mme E épouse C, pour avoir maintenu un parc à poissons sur le domaine public maritime du lagon d’Apataki après l’expiration de son autorisation le 19 juillet 2021. La Polynésie française s’est désistée de ses conclusions domaniales après la constatation de la remise en état des lieux en octobre 2023, désistement dont il a été donné acte. Sur l’action publique, le tribunal a appliqué la délibération n° 2004-34 APF du 12 février 2004 relative au domaine public, qui qualifie l’occupation sans autorisation de contravention de grande voirie, et le code pénal pour fixer le montant de l’amende. La solution retenue est la condamnation de Mme E épouse C à une amende pour contravention de grande voirie.
N° TA103-2300574(TA103-2300574)
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a condamné M. A C pour contravention de grande voirie, pour avoir maintenu illégalement des structures résiduelles de lignes d'élevage perlière sur le domaine public maritime du lagon de Manihi, après l'expiration de son autorisation. La juridiction a retenu que M. C, n'ayant pas produit de mémoire en défense malgré une mise en demeure, était réputé avoir acquiescé aux faits. La solution s'appuie sur la délibération n° 2004-34 APF du 12 février 2004 portant composition et administration du domaine public en Polynésie française, qui interdit toute occupation sans autorisation préalable.
N° TA103-2300573(TA103-2300573)
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a relaxé Mme E A épouse B des poursuites pour contravention de grande voirie, concernant l'occupation illégale du domaine public maritime à Manihi par des structures d'élevage perlier. La juridiction a jugé que la requête de la Polynésie française était irrecevable, car la société SCA Vaitiare, dissoute et liquidée avant le constat de l'infraction, n'avait plus d'existence juridique. Mme B, ancienne liquidatrice, n'était plus en charge de l'administration de la société à la date des faits, ce qui a conduit à sa relaxe. La décision s'appuie sur les principes de la contravention de grande voirie et les dispositions du code civil relatives à la dissolution des sociétés.
N° TA103-2300515(TA103-2300515)
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné la requête de la société Pacific Petroleum et Services (PPS) et l'intervention de TotalEnergies Marketing Polynésie (TMP) contre l'article 2 de l'arrêté n° 1474 CM du 30 août 2023. Cet arrêté modifiait l'article A 112-4 du code de la concurrence en fixant le coût du fret pour le calcul du prix maximal des hydrocarbures par référence à la route la plus courte entre Singapour et Papeete, au lieu du coût effectivement supporté. Le tribunal a jugé que cette modification était entachée d'une erreur de droit, car elle méconnaissait les articles LP 112-2 et LP 112-3 du code de la concurrence, qui imposent la prise en compte du coût réel du fret. En conséquence, le tribunal a annulé l'article 2 de l'arrêté attaqué.
N° TA103-2300588(TA103-2300588)
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par la Polynésie française d’une contravention de grande voirie à l’encontre de M. A E pour occupation illégale du domaine public maritime, en raison d’un parc à poissons abandonné de 916 m² situé en dehors de son autorisation temporaire. Le tribunal a retenu l’infraction sur le fondement de la délibération n° 2004-34 APF du 12 février 2004 relative au domaine public, et a condamné M. E à une amende, à l’enlèvement des installations sous astreinte, ainsi qu’au paiement des frais de procès-verbal. La solution s’appuie notamment sur les articles 2, 6 et 27 de cette délibération, ainsi que sur le code pénal pour la fixation de l’amende.
N° TA103-2400115(TA103-2400115)
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de Mme B A, qui contestait le refus du Comité d'indemnisation des victimes des essais nucléaires (CIVEN) de l'indemniser pour une maladie radio-induite. La solution retenue est le rejet de la demande d'indemnisation et de la demande de provision. Le tribunal a appliqué la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010 relative à la reconnaissance et à l'indemnisation des victimes des essais nucléaires français, dans sa version issue de la loi n° 2018-1317 du 28 décembre 2018.
N° TA103-2400151(TA103-2400151)
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné la requête de Mme B, épouse C, contestant le refus du CIVEN de l'indemniser pour une maladie qu'elle attribue aux essais nucléaires. La requérante soutenait remplir les conditions de la loi du 5 janvier 2010 pour bénéficier de la présomption de causalité, estimant que le CIVEN n'avait pas renversé cette présomption. Le tribunal a rejeté sa demande, considérant que les conditions légales n'étaient pas réunies, sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'argument sur l'application de l'article R. 1333-11 du code de la santé publique. La solution retenue est le rejet de la requête, fondé sur les dispositions de la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010 relative à l'indemnisation des victimes des essais nucléaires.
N° TA103-2400082(TA103-2400082)
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné la requête de M. A B, agissant en tant qu'ayant-droit de sa fille décédée, Florencia B, contestant le refus du Comité d'indemnisation des victimes des essais nucléaires (CIVEN) de l'indemniser. Le requérant soutenait que sa fille remplissait les conditions de lieu, de temps et de maladie prévues par la loi du 5 janvier 2010 pour bénéficier de la présomption de causalité, et que le CIVEN n'avait pas renversé cette présomption. Le tribunal a appliqué les dispositions de la loi du 5 janvier 2010 modifiée, notamment son article 4, qui établit une présomption de causalité lorsque les conditions sont réunies, sauf preuve d'une dose annuelle de rayonnements inférieure à la limite fixée par le code de la santé publique. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le jugement a été rendu après examen des moyens et des conclusions des parties.
N° TA103-2400178(TA103-2400178)
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné la requête de Mme B A, agissant en tant qu'ayant droit de son père décédé, visant à contester le refus du CIVEN de l'indemniser pour un cancer du poumon qu'elle estime lié aux essais nucléaires. Le tribunal a rappelé le régime de présomption de causalité prévu par la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010, modifiée, qui bénéficie au demandeur s'il remplit les conditions de temps, de lieu et de pathologie. Il a précisé que cette présomption ne peut être renversée que si l'administration prouve que la dose annuelle reçue était inférieure à 1 mSv, en s'appuyant sur des mesures de surveillance suffisantes. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait, mais le jugement a été rendu sur la base des textes applicables, notamment la loi du 5 janvier 2010 et ses modifications ultérieures.
N° TA103-2400063(TA103-2400063)
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par les sociétés Aremiti, Aremiti Ferry et Apetahi Express d’un recours pour excès de pouvoir contre plusieurs arrêtés fixant les montants de prise en charge au titre du Fonds de régulation du prix des hydrocarbures (FRPH). Les requérantes contestaient une différence de traitement favorable au navire Vaearai, estimant qu’elle créait une rupture d’égalité injustifiée entre transporteurs maritimes sur les lignes Tahiti-Moorea et Tahiti-ISLV. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que la distinction opérée entre les navires, fondée sur leurs caractéristiques techniques et leur consommation de carburant, était objectivement justifiée et ne méconnaissait pas le principe d’égalité. La décision s’appuie notamment sur la loi du pays n° 2023-20 du 27 janvier 2023 et la délibération n° 97-98 APF du 29 mai 1997 portant création du FRPH.
N° TA103-2400076(TA103-2400076)
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de la société Defense Consulting Pacific (DFC) contestant l'attribution des lots 5 et 6 d'un marché public de fourniture de vêtements de travail et d'équipements de protection individuelle par la commune de Moorea-Maiao. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'existence de liens étroits entre la requérante et une autre société, jugeant que les offres n'étaient pas présentées par la même personne, conformément à l'article LP. 234-1 du code polynésien des marchés publics. Il a également rejeté les conclusions indemnitaires de la société DFC, faute de demande préalable.
N° TA103-2400146(TA103-2400146)
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné la requête de Mme B épouse A contestant le refus du CIVEN de l'indemniser pour une maladie radio-induite liée aux essais nucléaires. La requérante soutenait remplir les conditions de la loi du 5 janvier 2010 et que le CIVEN n'avait pas renversé la présomption de causalité. Le tribunal a rejeté sa demande, considérant que les conditions d'indemnisation n'étaient pas réunies. La décision s'appuie sur les dispositions de la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010 relative à la reconnaissance et à l'indemnisation des victimes des essais nucléaires français.
N° TA103-2300576(TA103-2300576)
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par la SAS Private Charter Tahiti d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de l’administration de lui délivrer les actes de francisation et titres de navigation des navires *Poe Maia 2* et *Poe Vai*. La société soutenait que ce refus était entaché d’une erreur de droit, les navires ayant été déclarés comme navires de plaisance à usage personnel (NUP) et non à usage commercial (NUC). La Polynésie française opposait une fin de non-recevoir et contestait le bien-fondé de la demande, estimant que les navires relevaient de la catégorie NUC. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision implicite de rejet n’était pas illégale. Il a jugé que l’administration pouvait légalement subordonner la délivrance des documents à la classification des navires en NUC, dès lors que leur usage commercial était établi, et que la société ne justifiait pas d’un droit à obtenir les titres sans se conformer à cette réglementation. La solution s’appuie notamment sur le décret n°84-810 du 30 août 1984 et la délibération n
N° TA103-2400027(TA103-2400027)
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné la requête de Mme B contestant le refus du haut-commissaire de la République et du procureur de la République de lui délivrer un agrément d'agent de sûreté aéroportuaire. La requérante invoquait une insuffisance de motivation et une erreur d'appréciation, les infractions routières figurant à son casier judiciaire étant, selon elle, anciennes et sans lien avec la moralité requise. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que la décision du haut-commissaire, qui se fondait sur l'avis défavorable du procureur, était suffisamment motivée. Il a également estimé que le procureur n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en considérant que les condamnations, notamment pour conduite sans permis, étaient incompatibles avec les fonctions d'agent de sûreté aéroportuaire au regard de la sécurité publique. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code des transports et du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA103-2400031(TA103-2400031)
Cette requête du syndicat des agents publics de Polynésie, examinée par le Tribunal Administratif de la Polynésie française, contestait l'arrêté du 23 novembre 2023 organisant les élections aux commissions administratives paritaires (CAP) pour le mandat 2024-2028, ainsi qu'une lettre du 4 décembre 2023 précisant les modalités de dépôt des candidatures. Le tribunal a jugé que cette lettre, constituant un élément préliminaire non détachable des opérations électorales, ne pouvait être contestée que dans le cadre d'un recours contre les résultats des élections elles-mêmes. Par conséquent, les conclusions dirigées contre cette lettre et sa notification ont été rejetées comme irrecevables. Le tribunal a également rejeté les conclusions en annulation de l'arrêté, estimant que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation et la violation du principe d'égalité, n'étaient pas fondés.
N° TA103-2400261(TA103-2400261)
Le Tribunal administratif de la Polynésie française a pris acte, par ordonnance du 12 septembre 2024, du désistement de la société City PF de son recours en excès de pouvoir dirigé contre un permis de construire délivré à la société Bora Bora Nui pour des travaux d’extension et de création de bungalows à l’hôtel Conrad Bora Bora. La requérante s’est désistée de l’intégralité de ses conclusions, y compris de sa demande de frais de justice. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président du tribunal a donné acte de ce désistement, mettant ainsi fin à l’instance.
N° TA103-2400121(TA103-2400121)
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a pris acte du désistement de M. A, qui contestait un arrêté du 25 janvier 2024 autorisant un système de vidéoprotection à la Résidence Sky Nui. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement et condamné M. A à verser 80 000 F CFP à l’agence immobilière Cailleau Immobilier au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).
N° TA103-2400296(TA103-2400296)
Le Tribunal administratif de la Polynésie française, statuant en ordonnance, a constaté que la demande de la société Daria tendant au remboursement d’un trop-versé de cotisation de solidarité territoriale (CST) pour 2021 était devenue sans objet, la Polynésie française ayant procédé au versement des sommes réclamées. En conséquence, il n’y a plus lieu de statuer sur ces conclusions. Sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, la Polynésie française est condamnée à verser 50 000 F CFP à la société Daria au titre des frais exposés.