Jurisprudence — Tribunal Administratif de la Polynésie française

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OrdonnancePlein contentieuxANNULE

TA103-2400414(TA103-2400414)

Le Tribunal administratif de la Polynésie française a été saisi par Mme B d’une requête en plein contentieux visant à obtenir l’annulation d’un refus implicite de rappel de rémunération et la condamnation de l’État au versement de 564 694 F CFP. En cours d’instance, le ministre de la justice a versé à la requérante la somme demandée, majorée des intérêts, rendant sans objet les conclusions principales. Par ordonnance du 6 janvier 2025, le président du tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur ces conclusions, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. L’État a été condamné à verser 80 000 F CFP à Mme B au titre des frais de justice.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirINJONCTION

TA103-2400510(TA103-2400510)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de la Polynésie française, statuant en référé précontractuel, concerne un litige relatif à la passation d’un marché public pour la fourniture et la pose de dispositifs de retenue sur les routes de Tahiti et des îles de la Société. Saisi par la société JL Polynésie sur le fondement de l’article L.551-24 du code de justice administrative, le juge des référés a enjoint à la Polynésie française de différer la signature du marché jusqu’au 11 janvier 2025. Il a également ordonné, avant dire droit, la communication à la société requérante des notes obtenues par elle et par l’attributaire sur les sous-critères de la valeur technique, en application de l’article LP.332-1 du code des marchés publics de la Polynésie française.

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OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA103-2400509(TA103-2400509)

Le Tribunal administratif de la Polynésie française, par une ordonnance du 23 décembre 2024, a rejeté la requête de Mme C épouse A comme portée devant une juridiction incompétente. La requérante contestait des décisions de rejet de déclarations unilatérales de propriété foncière, prises par la direction des affaires foncières. Le tribunal a jugé que le litige, portant sur l’appréciation du droit de propriété de personnes privées, relève de la compétence du juge judiciaire et non de l’ordre administratif. Cette solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA103-2400440(TA103-2400440)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française, statuant en référé, rejette la demande de provision de 19 991 671 F CFP présentée par la SOMALU au titre d’un acompte sur approvisionnements. Le juge estime que l’obligation de paiement invoquée est sérieusement contestable, car la destination des matériaux sur le chantier est douteuse en raison d’un avis technique défavorable non levé concernant le traitement des joints de dilatation. La décision applique l’article R. 541-1 du code de justice administrative, qui subordonne l’octroi d’une provision à l’absence de contestation sérieuse de l’obligation.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA103-2400049(TA103-2400049)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. B, qui contestait un titre exécutoire émis par le proviseur du lycée professionnel Atima de Mahina pour le recouvrement de 93 880 F CFP au titre de frais de nettoyage de son logement de fonction. Le tribunal a jugé que l'état de saleté particulièrement prononcé du logement à son départ justifiait l'intervention d'une entreprise de nettoyage, et que le montant réclamé correspondait au coût réel facturé, conformément au tarif fixé par une délibération du conseil d'administration du lycée. La solution retenue s'appuie sur les pièces du dossier, notamment les photographies et attestations, ainsi que sur le code de l'éducation et la loi organique n° 2004-192 du 27 février 2004.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA103-2400069(TA103-2400069)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par la société ONATi d’un recours en excès de pouvoir contre l’arrêté n° 2461 CM du 27 décembre 2023 approuvant les tarifs de référence d’interconnexion (TRI) de l’opérateur Pacific Mobile Telecom (PMT) pour 2024-2025. La requérante soutenait notamment que ces tarifs n’étaient pas strictement orientés vers les coûts, en méconnaissance des articles LP. 212-25 et LP. 212-25-1 du code des postes et télécommunications. Le tribunal a relevé d’office que l’arrêté attaqué devait être annulé par voie de conséquence de l’arrêt n° 22PA02955 du 7 août 2024 de la cour administrative d’appel de Paris, qui a annulé le jugement du tribunal sur lequel se fondait la modification de l’assiette réglementaire des coûts utilisée pour fixer ces tarifs. En conséquence, le tribunal a annulé les articles 1 et 2 de l’arrêté attaqué.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA103-2400269(TA103-2400269)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de la société Pacific Mobile Telecom (PMT) qui demandait l'annulation de quatre arrêtés du 27 décembre 2023 approuvant les tarifs de référence d'interconnexion (TRI) de l'opérateur Onati. La société PMT invoquait des vices de procédure (avis irrégulier du comité consultatif des télécommunications) et des moyens de fond (non-respect des principes d'orientation vers les coûts, de transparence et de concurrence loyale). Le tribunal a jugé que l'ensemble des moyens soulevés n'étaient pas fondés, en application des dispositions du code des postes et télécommunications de la Polynésie française. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation des arrêtés et de la décision implicite de rejet du recours gracieux.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA103-2400275(TA103-2400275)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné la demande de M. B, agent public évincé par une seconde sanction disciplinaire annulée pour disproportion. Le tribunal a reconnu la responsabilité de la Polynésie française, mais l'a limitée à 80 % en raison des fautes commises par l'agent, qui justifiaient une sanction moins sévère. Pour le préjudice financier, l'indemnisation doit couvrir la perte de traitement et de primes sur la période d'éviction effective. La solution retenue s'appuie sur les principes généraux de la responsabilité de la puissance publique et les textes applicables, notamment la loi organique du 27 février 2004.

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DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA103-2400284(TA103-2400284)

Cette décision du Tribunal Administratif de la Polynésie française (1ère chambre) concerne une demande d'exécution du jugement n° 2200961 du 6 juin 2023, présentée par M. A. Le requérant sollicitait la régularisation complète de sa situation administrative, sa réaffectation sur son poste antérieur de chef de la subdivision des îles Australes, et le prononcé d'une astreinte. La Polynésie française a soutenu avoir exécuté le jugement, ce que le tribunal a constaté en rejetant la requête. La solution retenue est fondée sur les articles L. 911-4 et R. 921-6 du code de justice administrative, ainsi que sur la délibération n° 95-215 AT portant statut général de la fonction publique de la Polynésie française.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA103-2400282(TA103-2400282)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné la demande de M. B, inspecteur des finances publiques, qui contestait le refus de renouvellement de son affectation en Polynésie française. Le tribunal a d'abord jugé irrecevable la demande d'annulation de l'avis défavorable du 8 avril 2024, le considérant comme une simple mesure préparatoire. Sur le fond, le tribunal a rappelé que le fonctionnaire ne bénéficie d'aucun droit au renouvellement de son affectation, mais que le refus doit reposer sur des motifs d'intérêt du service. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'analyse s'appuie sur le décret n°96-1026 du 26 novembre 1996 et le code général de la fonction publique.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA103-2400318(TA103-2400318)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. B D A, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 26 juin 2024 abrogeant sa licence de pêche professionnelle. Le tribunal a d'abord écarté le moyen tiré du défaut de motivation, estimant que le courrier de notification du 2 juillet 2024 exposait suffisamment les motifs de la décision. Sur le fond, il a jugé que l'abrogation était justifiée, car M. A ne tirait pas l'essentiel de ses revenus de la pêche, condition posée par l'article 2 de la délibération n° 97-32 APF du 20 février 1997 pour l'obtention d'une licence professionnelle. La solution retenue confirme la légalité de la décision de l'administration polynésienne.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA103-2400148(TA103-2400148)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française rejette la requête de Mme A, qui demandait l'indemnisation des préjudices subis par son père décédé, Marcel A, au titre des essais nucléaires. Le tribunal rappelle le régime de présomption de causalité prévu par la loi du 5 janvier 2010 modifiée, qui bénéficie au demandeur s'il satisfait aux conditions de temps, de lieu et de pathologie. Cette présomption ne peut être renversée que si l'administration prouve que la dose annuelle de rayonnements reçue par l'intéressé était inférieure à 1 mSv. En l'espèce, le tribunal estime que les conditions légales ne sont pas remplies, rejetant ainsi la demande d'indemnisation de 30 000 000 F CFP et la demande de provision.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA103-2400160(TA103-2400160)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a accordé à la commune de Punaauia la décharge de l'impôt foncier pour les années 2020, 2021 et 2022 concernant des parcelles destinées à un projet de centre culturel. Le tribunal a jugé que ces biens, propriété communale, improductifs de revenus et affectés à un service public ou d'utilité générale, entraient dans le champ de l'exemption prévue à l'article LP. 222-1 du code des impôts de la Polynésie française. La requête, tendant à la décharge des impositions, a été déclarée recevable. La Polynésie française a été condamnée à verser 150 000 F CFP à la commune au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA103-2400219(TA103-2400219)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné la requête de Mme B contestant le refus du CIVEN de l'indemniser pour un cancer qu'elle attribue aux essais nucléaires. Le tribunal a appliqué la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010, dans sa version issue de la loi du 28 décembre 2018, qui conditionne la présomption de causalité à l'absence de preuve que la dose annuelle reçue était inférieure à la limite réglementaire. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a statué sur le fondement des textes cités, notamment les lois de 2010, 2017, 2018 et 2020, ainsi que le décret de 2014.

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DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA103-2400223(TA103-2400223)

Le Tribunal administratif de la Polynésie française a été saisi par M. D d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus du ministre de l’éducation de lui accorder un congé de longue maladie ou une pension d’invalidité temporaire. Le requérant soutenait que l’administration devait lui permettre d’épuiser ses droits aux congés rémunérés avant tout licenciement, en application du décret n° 94-874 du 7 octobre 1994. En cours d’instance, M. D s’est désisté de sa requête, désistement pur et simple dont le tribunal lui a donné acte par jugement du 10 décembre 2024. Aucune solution au fond n’a donc été retenue.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA103-2400077(TA103-2400077)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné la requête de l'association des voiliers en Polynésie (AVP) visant à annuler la délibération du 25 janvier 2024 et l'arrêté du 8 février 2024 fixant les tarifs de la marina Taina. Le tribunal a jugé recevable l'intervention de M. A, usager de la marina. Sur le fond, il a rejeté le moyen tiré du caractère disproportionné des tarifs, en application de l'article 10 de la délibération n° 2004-34 APF du 12 février 2004, qui impose de tenir compte des avantages procurés à l'occupant pour fixer les redevances. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité des tarifs contestés.

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DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA103-2400218(TA103-2400218)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par la SCI JDP d’une demande d’indemnisation pour le refus de l’État de prêter le concours de la force publique en vue de l’exécution d’une ordonnance d’expulsion. Le tribunal rappelle que ce refus peut être légalement justifié par des motifs impérieux d’ordre public ou de dignité humaine, mais qu’il engage la responsabilité de l’État en l’absence d’une telle justification. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le tribunal s’appuie sur les principes généraux de l’exécution des décisions de justice et sur la loi organique n° 2004-192 du 27 février 2004 relative à la Polynésie française.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA103-2400234(TA103-2400234)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné la requête de M. B, agent communal, contestant son changement d'affectation au guichet unique et le retrait de sa prime de polyvalence, décidés par le maire de Paea. Le tribunal a d'abord jugé irrecevable le recours contre l'arrêté d'affectation, le considérant comme une mesure d'ordre intérieur insusceptible de recours, car il n'a pas porté atteinte aux droits statutaires de l'agent et n'a pas constitué une sanction déguisée. En conséquence, l'annulation de cet arrêté n'étant pas prononcée, le tribunal a rejeté la demande d'annulation de l'arrêté abrogeant la prime de polyvalence, qui en était l'accessoire. La requête a été intégralement rejetée, et aucune somme n'a été mise à la charge de la commune.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA103-2400239(TA103-2400239)

Le Tribunal administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de Mme A B, qui contestait le refus du ministre de la justice de prendre en charge son billet d'avion et de lui verser l'indemnité forfaitaire de changement de résidence lors de sa mutation au SPIP de Papeete. La requête a été jugée irrecevable car tardive, la décision de rejet du recours gracieux étant intervenue le 10 juillet 2023 et la requête n'ayant été enregistrée que le 10 juin 2024, soit au-delà du délai de deux mois prévu par le code de justice administrative. Le tribunal n'a donc pas examiné le fond de l'affaire, notamment l'application du décret n° 98-844 du 22 septembre 1998 relatif aux frais de changement de résidence.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA103-2400147(TA103-2400147)

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française rejette la requête de Mme A, qui demandait l'indemnisation de sa mère décédée pour un cancer du sein attribué aux essais nucléaires. Le tribunal applique le régime de présomption de causalité prévu par la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010 modifiée, mais estime que les conditions ne sont pas remplies. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation de la décision du CIVEN et des conclusions indemnitaires.

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