2 523 décisions disponibles — page 33/127
Le Tribunal administratif de la Polynésie française a été saisi par Mme B D, épouse C, agent technique, contestant le taux et la date d’effet de son indemnité de sujétions spéciales (ISS). Par un arrêté du 7 octobre 2024, l’administration a porté l’ISS au groupe 3 à compter du 1er janvier 2024, donnant ainsi satisfaction à la requérante sur le taux. Le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions dirigées contre l’arrêté initial du 26 mars 2024 pour la période à compter de janvier 2024. S’agissant de la demande d’attribution de l’ISS au groupe 3 à compter du 3 juillet 2023, date de sa réintégration, le tribunal a rejeté le surplus des conclusions, considérant que l’attribution de cette indemnité n’est pas un droit et que la requérante n’avait formulé aucune demande en ce sens lors de sa reprise de fonctions. La décision se fonde sur la délibération n° 97-153 APF du 13 août 1997.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la demande de la société Pharmevidence, qui contestait des rappels de TVA pour les années 2019 à 2021. La société, spécialisée dans la promotion de produits pharmaceutiques via un établissement local, soutenait que ses prestations n'étaient pas utilisées en Polynésie française et étaient exonérées. Le tribunal a jugé que ces prestations, réalisées auprès de professionnels de santé locaux, étaient bien utilisées en Polynésie française, conformément à l'article LP 340-8 du code des impôts local. Il a également estimé que l'exonération prévue à l'article LP 340-9 ne s'appliquait pas, car la société n'intervenait pas directement dans la vente de médicaments remboursables.
Le Tribunal administratif de la Polynésie française rejette la requête de M. A, agent non titulaire de la commune de Papeete, qui contestait le refus de le maintenir en activité au-delà de la limite d'âge. Le requérant invoquait l'article LP 1223-6 du code du travail de la Polynésie française, mais le tribunal considère qu'en raison de son contrat à durée indéterminée de droit public, il relève du statut général des fonctionnaires des communes, régi par l'ordonnance du 4 janvier 2005, et non du droit du travail. Le seul moyen soulevé étant inopérant, la demande d'annulation est rejetée. Les conclusions de la commune tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont également rejetées.
Le Tribunal administratif de la Polynésie française a condamné M. C, Myrron Tehahetua pour une contravention de grande voirie, pour avoir occupé sans autorisation le domaine public maritime avec deux parcs à poissons (80 piquets, 566 m²) dans le lagon de Kaukura. La Polynésie française, ayant constaté la remise en état totale des lieux, a requis une amende et le remboursement des frais de procès-verbal. Le tribunal a infligé une amende de 20 000 F CFP, sur le fondement de la délibération n° 2004-34 APF du 12 février 2004 et du code pénal.
Responsabilité pour occupation sans titre d’une terre par la commune de Hao. Le Tribunal Administratif de la Polynésie française retient la faute de la commune, qui occupe depuis plus de trente ans la terre Purea sans droit ni titre, après avoir acquis le bien d’un non-propriétaire. La demande d’indemnisation est partiellement prescrite en application de la loi du 31 décembre 1968, seules les créances nées à compter de 2020 étant recevables. Le tribunal reconnaît le droit à réparation pour la période non prescrite, mais renvoie à une expertise l’évaluation du préjudice subi par l’indivision.
Le Tribunal administratif de la Polynésie française, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme C A qui demandait le retrait d’une mention de condamnation inscrite au bulletin n° 2 de son casier judiciaire. La juridiction a estimé que cette demande relève de la compétence exclusive des juridictions de l’ordre judiciaire en application de l’article 775-1 du code de procédure pénale. Par conséquent, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction manifestement incompétente, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de la Polynésie française a été saisi par les sociétés Design It et A2D d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté de péril imminent du maire de Papeete ordonnant la démolition de hangars commerciaux. En cours d’instance, les sociétés requérantes ont déclaré se désister de l’intégralité de leurs conclusions. Par ordonnance du 21 février 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision se limitant à constater le désistement.
Le Tribunal administratif de la Polynésie française a été saisi en référé-suspension par un enseignant-chercheur contestant son interdiction totale d’activité et d’accès à l’université, prononcée par le président de l’université pour une durée de près de six mois. Le juge a estimé que la condition d’urgence était caractérisée, compte tenu de l’atteinte grave et immédiate portée à la carrière et à la santé du requérant. Il a également retenu l’existence d’un doute sérieux sur la légalité des décisions, en raison notamment de l’absence de respect de la procédure contradictoire et du caractère disproportionné de la mesure au regard des faits reprochés. En conséquence, le tribunal a ordonné la suspension des arrêtés des 3 décembre 2024 et 29 janvier 2025, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de la Polynésie française a pris acte, par une ordonnance du 18 février 2025, du désistement d'instance de M. B A. Ce dernier demandait l'annulation du refus implicite de l'État de le réintégrer au haut-commissariat de la République, ainsi que des refus explicites opposés à ses candidatures. Le tribunal, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement et clos l'affaire.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté municipal du 9 janvier 2025 ordonnant la fermeture de l'activité de broyage de nacres de la société Kotuku Fakarava. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, mais a considéré qu'aucun des moyens soulevés n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a notamment retenu que le maire, dans le cadre de ses pouvoirs de police générale issus des articles L. 2212-1 et L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales, avait pu légalement ordonner la fermeture pour des motifs de tranquillité et de salubrité publiques liés aux nuisances sonores et aux émissions de poussière.
Le Tribunal administratif de la Polynésie française, statuant en référé, rejette la requête de M. B qui demandait la suspension de l'obligation de produire un acte de naissance de moins de trois mois pour l'instruction de sa demande d'aide à la continuité territoriale. Le juge estime que la demande, fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, est manifestement mal fondée car elle fait obstacle à l'exécution d'une décision administrative, ce qui est exclu par ce texte. En conséquence, l'ordonnance rejette également les conclusions accessoires, notamment celles relatives à l'astreinte et aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de Mme C, épouse E, qui demandait l'indemnisation des préjudices subis par son père décédé, F C, prétendument exposé aux essais nucléaires. La requérante invoquait la présomption de causalité prévue par la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010. Le tribunal a considéré que le CIVEN avait valablement renversé cette présomption en établissant que la dose annuelle reçue par l'intéressé était inférieure à 1 mSv. En conséquence, la demande d'indemnisation a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française rejette la requête de l'Eurl Matarii qui contestait le retrait, par le président de la Polynésie française, d'une autorisation de construire un ensemble immobilier de 70 logements. Le tribunal écarte le moyen tiré du défaut de procédure contradictoire, estimant que le retrait n'était pas une sanction et qu'aucune disposition législative ou réglementaire n'imposait une telle procédure. Sur le fond, il juge que le projet, composé de trois bâtiments collectifs de 70 logements, ne correspond pas à la destination d'« habitat individuel résidentiel de qualité, peu dense » prévue par le plan général d'aménagement (PGA) de la commune de Punaauia pour la zone UCb. La décision de retrait est donc fondée sur une correcte application du PGA et des textes applicables, notamment l'arrêté n° 345 CM du 24 mars 2017.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a jugé que Mme B E avait commis une contravention de grande voirie en installant un parc à poissons de 570 m² sur le domaine public maritime, sans autorisation. La Polynésie française, en tant qu'autorité poursuivante, a saisi le tribunal sur le fondement de la délibération n° 2004-34 APF du 12 février 2004. Le tribunal a constaté que la remise en état du domaine public était établie par les photographies fournies par la prévenue. En conséquence, la solution retenue est le rejet de la requête, la Polynésie française s'en étant remise à la sagesse du tribunal pour l'action domaniale.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par la Polynésie française pour des travaux d'extraction de matériaux coralliens et de remblaiement réalisés sans autorisation sur le domaine public maritime, constituant une contravention de grande voirie. Les défendeurs, n'ayant pas produit de mémoire, sont réputés avoir acquiescé aux faits. Le tribunal a condamné la société Tinorua Ariiaranoa Jones et M. E à une amende, à l'enlèvement des installations et à la remise en état des lieux sous astreinte, sur le fondement de la délibération n° 2004-34 APF du 12 février 2004 relative au domaine public.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. B, qui demandait l'annulation de la décision implicite refusant la reconstitution de sa carrière depuis 2019. Le tribunal a considéré que cette demande visait en réalité à contester l'article 1er de l'arrêté du 22 février 2023 fixant sa date d'intégration comme fonctionnaire au 1er avril 2023, décision devenue définitive. Les conclusions ont été jugées irrecevables pour tardiveté, en application de l'article R. 421-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. D, infirmier libéral, contestant la mise en demeure de la Caisse de Prévoyance Sociale (CPS) de reverser 2 156 601 F CFP pour dépassement du plafond d'efficience d'activité individuelle pour 2022. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'un défaut d'information préalable, estimant qu'aucune obligation conventionnelle n'imposait à la CPS d'alerter le praticien dès l'atteinte du plafond. Il a également jugé que la commission conventionnelle paritaire n'était pas régulièrement composée, faute de parité entre les représentants de la CPS et des infirmiers. En conséquence, la décision de mise en demeure a été annulée pour vice de procédure, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
Le Tribunal administratif de la Polynésie française a examiné la requête de M. B, surveillant pénitentiaire, contestant le refus implicite de validation des modules obligatoires de la formation "FAE ELSP 03" par la directrice interrégionale des services pénitentiaires d'Outre-mer (DISPOM). Le tribunal a relevé que la décision implicite de rejet du recours gracieux, née le 14 mai 2024, ainsi que la décision verbale du 13 septembre 2023, étaient entachées d'un défaut de motivation, en méconnaissance des articles L.211-2 et L.232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Par conséquent, le tribunal a annulé ces décisions et enjoint à l'administration de communiquer à M. B l'ensemble des éléments de notation et l'évaluation psychologique liés à sa formation, dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné la requête de Mme A, qui contestait le refus de la cheffe de la délégation de la Polynésie française à Paris de l’affecter au poste de responsable administratif et financier. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par l’administration, jugeant que le courriel du 13 mai 2024 constituait une décision faisant grief, susceptible de recours pour excès de pouvoir. Sur le fond, il a annulé cette décision au motif qu’elle était insuffisamment motivée, en méconnaissance de l’article L. 211-2 du code des relations entre le public et l’administration. En conséquence, le tribunal a enjoint à la Polynésie française de réexaminer la candidature de Mme A dans un délai de deux mois.
Le Tribunal administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. B, sapeur-pompier communal, qui demandait la condamnation de la commune de Hitia'a O Te Ra à lui verser une indemnité de 6 920 589 F CFP pour le préjudice subi en raison d'un retard de promotion au grade de sergent de classe exceptionnelle. Le tribunal a estimé que la faute alléguée n'était pas établie, l'intéressé ayant été intégré à ce grade à compter du 1er avril 2023, et a également relevé que l'illégalité de la date d'effet de cette intégration n'était pas démontrée. En conséquence, les conclusions indemnitaires ont été rejetées et M. B a été condamné à verser 75 000 F CFP à la commune au titre des frais d'instance.