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Le Tribunal administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. A..., pompier itinérant, qui demandait la condamnation de la Polynésie française à lui verser 5 173 779 F CFP pour non-versement d'indemnités de sujétions spéciales (ISS) entre 2016 et 2024. Le tribunal a jugé que le requérant ne justifiait pas avoir exercé des fonctions itinérantes distinctes de son emploi principal d'instructeur pompier, pour lequel il percevait déjà des ISS. En conséquence, aucune illégalité fautive n'a été retenue, et la demande a été rejetée, y compris les conclusions au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision s'appuie notamment sur la délibération n° 2016-16 APF du 18 février 2016 relative aux ISS.
Le Tribunal administratif de la Polynésie française a examiné la requête de M. D..., professeur mis à disposition en Polynésie, contestant le refus du ministre de l'éducation nationale de reconnaître le transfert de son centre d'intérêts matériels et moraux (CIMM) en Polynésie. Le juge a rappelé que l'appréciation du CIMM repose sur un faisceau d'indices (lieu de résidence familiale, biens, études, etc.) et doit être évaluée à la date de la décision administrative. En l'espèce, le tribunal a relevé que M. D... avait établi sa vie familiale en Polynésie (conjointe polynésienne, enfant né à Papeete) et y exerçait ses fonctions depuis plusieurs années. La solution retenue est l'annulation des décisions litigieuses, le tribunal estimant que l'administration avait commis une erreur manifeste d'appréciation en refusant de reconnaître le transfert du CIMM, en application du décret n° 96-1026 du 26 novembre 1996.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française rejette la requête de la société commerciale de Taiarapu. Celle-ci contestait le refus de la direction générale des finances publiques de lui accorder un agrément fiscal pour l’installation de panneaux photovoltaïques en autoconsommation, sur le fondement de l’article 199 undecies B du code général des impôts. Le tribunal juge que la condition d’éligibilité liée au secteur d’activité (le commerce étant exclu) s’applique également aux investissements photovoltaïques, et que l’administration n’a commis aucune erreur de droit.
Le Tribunal administratif de la Polynésie française a été saisi par M. D..., instructeur pompier d'aérodromes, d'une demande d'indemnisation pour le non-versement des indemnités de sujétions spéciales (ISS) au titre de ses missions de pompier itinérant entre 2016 et 2024. La Polynésie française a soulevé des fins de non-recevoir tirées de la prescription quadriennale pour la période antérieure au 27 décembre 2020 et de l'absence de liaison partielle du contentieux. Le tribunal a fait droit à ces exceptions, jugeant irrecevables les conclusions relatives à la période prescrite et à la partie de la demande non précédée d'une réclamation préalable. Sur le fond, pour la période recevable, le tribunal a estimé que le requérant n'établissait pas avoir exercé des fonctions itinérantes distinctes de son poste principal d'instructeur, pour lequel il percevait déjà des ISS, et a rejeté sa demande.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française était saisi par le centre hospitalier de la Polynésie française (CHPF) d’une demande de récusation du docteur E..., désigné comme expert dans un litige mettant en cause l’établissement. Le CHPF invoquait un risque objectif de défaut d’impartialité de l’expert, en raison d’un passé professionnel conflictuel et d’une sanction disciplinaire pour manquement déontologique. En cours d’instance, le docteur E... a informé le tribunal qu’elle renonçait à sa mission d’expertise en raison de son départ définitif de la Polynésie française. Par conséquent, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la demande de récusation.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné le recours de Mme C... contestant le refus du CIVEN de l’indemniser pour un cancer du sein qu’elle attribue aux essais nucléaires. Le tribunal a rappelé le régime de présomption de causalité prévu par la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010, qui bénéficie au demandeur s’il remplit les conditions de temps, de lieu et de pathologie. Cette présomption ne peut être renversée que si l’administration prouve que la dose annuelle reçue par l’intéressé était inférieure à 1 mSv, en utilisant des mesures de surveillance suffisantes au regard de ses conditions concrètes d’exposition. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le jugement s’appuie sur les dispositions des lois de 2010, 2017 et 2018 relatives à l’indemnisation des victimes des essais nucléaires.
Le Tribunal administratif de la Polynésie française a été saisi par M. C... d’une demande d’astreinte pour inexécution d’une ordonnance de référé du 29 octobre 2024 enjoignant à la commune de Faa’a de raccorder son habitation à l’eau potable. La commune n’ayant pas exécuté cette décision, le tribunal a prononcé une astreinte à son encontre, sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. A..., pompier itinérant, qui demandait la condamnation de la Polynésie française à lui verser 5 637 521 F CFP pour le non-versement d'indemnités de sujétions spéciales (ISS) entre 2016 et 2021. Le tribunal a jugé que la demande était partiellement irrecevable, car les sommes antérieures au 27 décembre 2019 étaient prescrites en application de la loi du 31 décembre 1968. Sur le fond, il a estimé que M. A... ne justifiait pas avoir exercé les fonctions ouvrant droit aux ISS réclamées pour la période non prescrite, et que l'administration avait régulièrement régularisé sa situation à compter de 2022.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de Mme B..., qui demandait la condamnation de l’État à l’indemniser des préjudices résultant des essais nucléaires. La requête a été jugée irrecevable en raison de sa tardiveté, conformément aux dispositions de la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010 modifiée. Le tribunal a relevé que la décision de rejet du CIVEN datait du 7 janvier 2025 et que la requête n’avait été enregistrée que le 2 juin 2025, soit au-delà du délai de recours contentieux de deux mois. Aucun examen au fond n’a donc été effectué.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de Mme B... C..., qui contestait le refus du Comité d'indemnisation des victimes des essais nucléaires (CIVEN) de l'indemniser pour un cancer du côlon qu'elle attribuait aux essais nucléaires. La requérante invoquait une contamination indirecte par son père, travailleur sur les sites d'essais, et la consommation d'aliments rapportés. Le tribunal a appliqué les dispositions de la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010 modifiée, qui instaure une présomption de causalité sous conditions de temps, de lieu et de pathologie. Il a estimé que Mme C... ne remplissait pas les conditions légales pour bénéficier de cette présomption, notamment en raison de l'absence de démonstration d'une exposition directe aux rayonnements ionisants dans les zones et périodes définies par les textes. La demande d'indemnisation a donc été rejetée.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par M. C..., pompier itinérant, d'une demande d'indemnisation pour le non-versement des indemnités de sujétions spéciales (ISS) liées à ses fonctions d'agent SSLIA et SPPA entre 2016 et 2024. La Polynésie française a soulevé des fins de non-recevoir, notamment la prescription partielle pour la période antérieure à 2019. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les fonctions de pompier itinérant exercées par M. C... ne constituaient pas des fonctions accessoires distinctes ouvrant droit au cumul d'ISS, mais relevaient de ses fonctions principales d'instructeur déjà indemnisées. La solution s'appuie sur la délibération n° 2016-16 APF du 18 février 2016 et la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968 relative à la prescription quadriennale.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. D... qui demandait l'annulation du refus de permis de construire opposé par le ministre du foncier et du logement pour la régularisation de travaux sur une parcelle à Tevaitoa. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence de la signataire et d'insuffisance de motivation, considérant que la décision, fondée sur l'article A. 114-16 du code de l'aménagement, était suffisamment motivée par référence à un avis technique défavorable sur les risques naturels. La solution retenue confirme la légalité du refus de permis de construire.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française, statuant en référé, a été saisi par le maire de la commune de Faa’a sur le fondement de l’article L. 511-3 du code de la construction et de l’habitation. Le maire demandait la désignation d’un expert pour constater l’état de péril grave et imminent de deux maisons d’habitation menaçant la sécurité publique. Le juge des référés a fait droit à cette demande en désignant un expert avec pour mission d’examiner les lieux, d’apprécier les mesures de sécurité déjà prises et, le cas échéant, d’en préconiser de nouvelles. Cette décision s’appuie sur les dispositions combinées des articles L. 511-3 du code de la construction et de l’habitation et R. 556-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 4 décembre 2025 refusant partiellement les congés annuels de M. B... pour la période du 11 au 26 janvier 2026. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant n'a pas justifié de circonstances particulières rendant indispensable sa présence immédiate auprès de ses parents, et qu'il était à l'origine de l'urgence invoquée en ayant saisi le juge tardivement. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de l'article L.521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française, statuant en référé précontractuel, a rejeté la requête de la société HHST. Celle-ci contestait l'attribution d'un marché d'équipements de protection individuelle, estimant que la notation de la valeur technique reposait sur des critères subjectifs. Le juge a considéré que la société n'avait pas démontré de manquement précis aux obligations de publicité et de mise en concurrence, se bornant à contester l'appréciation technique de son offre. La solution retenue est fondée sur les articles L. 551-24 du code de justice administrative et le code polynésien des marchés publics.
Le Tribunal administratif de la Polynésie française, saisi en référé suspension par M. A..., a constaté que la requête était devenue sans objet. En effet, le requérant avait renoncé au bénéfice de l'examen professionnel litigieux et demandé son maintien dans ses fonctions actuelles en Polynésie. Par conséquent, le juge a prononcé un non-lieu à statuer sur la demande de suspension des décisions d'affectation à Orléans. La décision est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. A... qui contestait le refus de renouvellement de son contrat d'enseignant et demandait sa requalification en contrat à durée indéterminée. Le tribunal a estimé que le refus de renouvellement émanait de la Polynésie française, autorité incompétente, et non de l'État, seul compétent, plaçant ainsi le requérant en situation de compétence liée. Les conclusions tendant à déclarer illégal un point du cadre de gestion des agents ont été jugées irrecevables, le juge administratif ne pouvant procéder à une telle déclaration. Enfin, la demande de requalification en CDI, formulée après l'expiration du délai de recours contentieux, a été rejetée comme tardive.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. E... contestant le refus de renouvellement de son contrat d’enseignant. Le tribunal a jugé que la demande de renouvellement, adressée à la direction générale de l’enseignement et de l’éducation (relevant de la Polynésie française), n’avait pas été présentée à l’État, seul compétent pour se prononcer sur ce renouvellement en vertu de la répartition des compétences. Par conséquent, la Polynésie française se trouvait en situation de compétence liée pour rejeter implicitement la demande, et le moyen tiré de l’illégalité de ce refus était inopérant. Les conclusions tendant à déclarer illégal un point du cadre de gestion des agents publics ont également été rejetées, le juge administratif n’étant pas compétent pour procéder à une telle déclaration d’illégalité en dehors d’un recours pour excès de pouvoir.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de Mme B... qui contestait le refus de renouvellement de son contrat d'enseignement. Le tribunal a jugé que la demande de renouvellement, adressée à la Polynésie française et non à l'État, était irrecevable car la Polynésie française se trouvait en situation de compétence liée pour rejeter cette demande, l'État étant seul compétent. Les conclusions visant à déclarer illégal un point du cadre de gestion des agents publics ont également été rejetées, le juge administratif n'ayant pas le pouvoir de procéder à une telle déclaration d'illégalité. Enfin, les conclusions tendant à l'annulation d'un refus implicite de requalification du contrat en CDI ont été jugées irrecevables car présentées tardivement.
Le Tribunal administratif de la Polynésie française a examiné la requête de Mme A... contestant le refus de renouvellement de son contrat et de requalification en contrat à durée indéterminée (CDI). La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l’article 45 du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986 et une interprétation erronée du décret n° 2021-802 du 24 juin 2021. Le tribunal a rejeté la demande d’annulation du refus de renouvellement, relevant que la Polynésie française, seule compétente, se trouvait en situation de compétence liée pour refuser le renouvellement en l’absence de saisine préalable de l’État. Il a également déclaré irrecevables les conclusions tardives relatives à la requalification en CDI et a refusé de se prononcer sur la légalité du point 1.4.2 du cadre de gestion, cette demande ne relevant pas de ses attributions.