2 523 décisions disponibles — page 4/127
**Sujet principal** : Recours en annulation contre le refus d'un permis de construire visant à régulariser un bungalow à Moorea. **Juridiction** : Tribunal Administratif de la Polynésie française (1ère Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la société Temira. Il écarte les moyens de légalité externe (délai d'instruction inopérant pour une régularisation et motivation suffisante) et valide le refus au fond, considérant que le projet est irrégulier au regard du plan d'aménagement (article UC6 du plan général d'aménagement de Moorea-Maiao). **Textes appliqués** : Code de l'aménagement de la Polynésie française (notamment articles A. 114-18, A. 114-22, A. 114-29) et Code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre une sanction de blâme prononcée par le Centre Hospitalier de la Polynésie française. En cours d’instance, l’administration a retiré cette sanction, rendant les conclusions en annulation sans objet. Le tribunal a donc constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur cette demande. Les conclusions accessoires de M. A... au titre des frais de justice ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par Mme C..., médecin mis à disposition du centre hospitalier de la Polynésie française (CHPF), qui demandait l'annulation du refus implicite de l'établissement de lui communiquer le fondement juridique justifiant l'application d'un barème indemnitaire distinct de celui des autres praticiens du service. Le tribunal a rejeté la requête comme manifestement irrecevable, estimant que le CHPF avait déjà communiqué à l'intéressée les textes applicables (arrêté du 8 juillet 2022, convention de mise à disposition et code de la santé publique) avant l'introduction de l'instance, rendant ainsi la demande sans objet. Il a appliqué l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Refus de transfert pénitentiaire – Tribunal administratif de la Polynésie française – Irrecevabilité de la requête en référé suspension – Application des articles L. 521-1, R. 522-1 et L. 522-3 du code de justice administrative. Le requérant demandait la suspension d’une décision refusant son transfert du centre pénitentiaire de Tatutu vers celui de Nuku Hiva, mais n’avait pas joint de requête en annulation, comme l’exige l’article R. 522-1. Le juge des référés a donc rejeté la requête comme manifestement irrecevable, sans instruction ni audience, sur le fondement de l’article L. 522-3.
Le Tribunal administratif de la Polynésie française, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête des consorts D... qui demandait la communication de pièces du dossier médical de leur parent décédé, détenu par le centre hospitalier de la Polynésie française. Le juge a estimé que la mesure sollicitée ferait obstacle à l’exécution de la décision implicite de refus de l’hôpital et que l’urgence n’était pas établie, aucune nécessité de sauvegarde des droits ou de prévention d’un péril imminent n’étant démontrée. En conséquence, les conclusions indemnitaires et celles relatives aux frais irrépétibles ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française, statuant en référé, a été saisi par la société Time to Fly Pacifique d’une demande fondée sur l’article L. 551-24 du code de justice administrative, visant à contester la procédure de passation du marché public de modernisation et sécurisation des aérodromes de la Polynésie française. La juge des référés a ordonné, avant dire-droit, de différer la signature du contrat jusqu’au 16 mars 2026 inclus, sans se prononcer au fond sur les demandes d’annulation de la procédure ou d’injonction. Cette décision provisoire a été prise en application du code polynésien des marchés publics et du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de la Polynésie française a été saisi par Mme C... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté municipal du 10 septembre 2025 refusant sa titularisation en tant qu’agent spécialisé des écoles maternelles. En cours d’instance, la commune de Pirae a retiré cet arrêté par une décision du 1er décembre 2025, devenue définitive. Constatant que les conclusions à fin d’annulation et d’injonction étaient devenues sans objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur ces points par ordonnance du 20 février 2026, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions de Mme C... tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées.
Sanction administrative de 400 000 francs pacifiques infligée par la directrice générale des affaires économiques de la Polynésie française. Le Tribunal Administratif de la Polynésie française, statuant en référé, rejette la demande de suspension de cette sanction. La solution retenue est fondée sur l'absence de justification de l'urgence, la requérante n'ayant produit que des relevés bancaires datant d'août 2024 pour établir sa situation financière précaire. Les textes appliqués sont les articles L.521-1 et L.522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de la Polynésie française, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du CNAPS refusant une carte professionnelle à M. B..., faute d'urgence établie. Le requérant invoquait sa situation précaire et l'inexécution d'un précédent jugement, mais n'a fourni aucune pièce justifiant une atteinte grave et immédiate à ses intérêts. L'ordonnance se fonde sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, dont les conditions cumulatives (urgence et doute sérieux) n'étaient pas remplies.
Le Tribunal administratif de la Polynésie française a été saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du haut-commissaire lui retirant son agrément de chef de la police municipale de Teva I Uta. Après le rejet de sa demande de suspension en référé, le requérant n’a pas confirmé le maintien de sa requête au fond dans le délai d’un mois prévu par l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative. En application de ces dispositions, il est réputé s’être désisté. L’ordonnance donne acte de ce désistement pur et simple.
Le Tribunal administratif de la Polynésie française a donné acte du désistement d'instance de M. B..., qui contestait l'arrêté du maire de Teva I Uta du 8 octobre 2025 prononçant sa radiation des effectifs communaux. Ce désistement est intervenu à la suite du rejet de sa demande de suspension en référé, faute pour le requérant d'avoir confirmé le maintien de sa requête au fond dans le délai d'un mois prévu par l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative. Le tribunal a constaté que ce désistement était pur et simple et en a donné acte par ordonnance.
Saisi par M. A... d'une contestation relative au refoulement d'un colis alimentaire par les services vétérinaires, le Tribunal administratif de la Polynésie française a rejeté sa requête comme manifestement irrecevable. Le juge a estimé que la demande de l'intéressé, qui se bornait à déclarer que les frais de réexpédition devaient être supportés par l'administration, ne constituait pas des conclusions recevables devant la juridiction administrative. En outre, la requête ne contenait aucun moyen de droit, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code, l'ordonnance a donc rejeté la requête sans invitation à régulariser.
Voici le résumé de la décision : Le Tribunal administratif de la Polynésie française, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A... qui demandait la communication de son dossier médical sous astreinte. Le juge estime que la demande est manifestement mal fondée, car l'injonction sollicitée ferait obstacle à une décision implicite de refus de l'administration sans prévenir un péril grave. De plus, pour la procédure pendante devant le Conseil d'État, il appartient à cette juridiction d'ordonner, le cas échéant, la communication des pièces nécessaires.
Le Tribunal administratif de la Polynésie française, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté n°1704 CM du 26 septembre 2024 portant retrait partiel d'agrément, présentée par la société TUANUI. La requérante invoquait une atteinte grave à sa situation économique fragile, mais le juge a constaté que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie. En effet, la requête a été déposée plus d'un an après la décision contestée, sans que la société ne justifie de circonstances particulières justifiant ce délai. Par conséquent, l'ordonnance rejette l'ensemble des conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. B..., professeur, qui contestait le refus du ministre de l’éducation nationale de reconnaître le transfert de son centre d’intérêts matériels et moraux en Polynésie française. Le juge a estimé que l’administration n’avait pas commis d’erreur manifeste d’appréciation, en se fondant sur un faisceau d’indices (lieu de naissance, scolarité, carrière principalement en métropole, conclusion d’un Pacs en France hexagonale). La solution retenue s’appuie sur les dispositions du décret n° 96-1026 du 26 novembre 1996, qui exclut du régime de l’affectation temporaire les agents ayant leur centre d’intérêts dans le territoire.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la demande de M. Lenoir, avocat, qui contestait son assujettissement à l'impôt sur les transactions pour 2023. Le tribunal a jugé que l'activité de M. Lenoir, exercée pour les deux tiers au moins dans le cadre de la SELARL Tang & Dubau, constituait une extension d'activité préexistante et non une activité réellement nouvelle. En conséquence, il ne pouvait bénéficier de l'exonération prévue à l'article LP. 181-2 du code des impôts de la Polynésie française. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi l'obligation de payer la somme de 146 820 F CFP.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de Mme A..., régisseur de la commune de Hitiaa O Te Ra, qui contestait l'arrêté municipal du 19 juin 2019 fixant son indemnité de responsabilité de caisse et demandait un rattrapage indemnitaire de 220 000 F CFP pour 2021-2022 ainsi que 300 000 F CFP pour préjudice moral. La juridiction a jugé irrecevables les conclusions en annulation de l'arrêté de 2019 en raison de leur tardiveté, le délai de recours contentieux étant expiré, et a estimé que cette irrecevabilité faisait également obstacle aux conclusions indemnitaires ayant la même portée pécuniaire. Les textes appliqués incluent le code de justice administrative et la loi organique n° 2004-192 du 27 février 2004 relative à la Polynésie française.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par Mme D..., agissant en qualité d'ayant droit de son père décédé, pour contester le refus du Comité d'indemnisation des victimes des essais nucléaires (CIVEN) de l'indemniser au titre des conséquences des essais nucléaires. La requérante soutenait que le CIVEN s'était fondé sur des données obsolètes, notamment le rapport de l'IRSN de 2019, sans tenir compte d'un nouveau rapport de l'ASNR de 2025 qui réévalue à la hausse les doses de rayonnements pour l'île de Tahiti. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le moyen tiré de l'absence de prise en compte de ce nouveau rapport était inopérant, car la requérante résidait à Huahine et non à Tahiti, et qu'elle ne démontrait pas que les données réévaluées pour Tahiti étaient transposables à son île. La décision s'appuie sur les dispositions de la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010 relative à l'indemnisation des victimes des essais nucléaires.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française, saisi en plein contentieux par Mme C..., conteste la décision du CIVEN du 20 mai 2025 fixant à 4 650 euros l'indemnisation de ses préjudices en tant qu'ayant droit de sa mère décédée. La requérante critique le rapport d'expertise médicale du Dr G..., estimant qu'il minimise le lien de causalité entre le cancer du poumon et le décès, et sous-évalue les souffrances endurées et les préjudices extrapatrimoniaux. Le tribunal rejette la demande de désignation d'un nouvel expert, estimant que l'expertise réalisée par le CIVEN, conforme au décret n° 2014-1049 du 15 septembre 2014, est suffisamment contradictoire et que les critiques de la requérante ne remettent pas en cause sa validité. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi le montant d'indemnisation proposé par le CIVEN.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par la société ONATi, qui contestait les arrêtés n° 536 CM et n° 744 CM approuvant les tarifs de référence d'interconnexion (TRI) de l'opérateur Pacific Mobile Telecom (PMT) pour les cycles 2022-2023 et 2024-2025. La requérante invoquait une méconnaissance du principe d'orientation vers les coûts prévu à l'article LP. 212-25-1 du code des postes et télécommunications, ainsi qu'une atteinte à la concurrence loyale. En défense, la Polynésie française a soulevé une irrecevabilité liée à l'indivisibilité des dispositions contestées, tandis que PMT a excipé de l'illégalité de l'arrêté de retrait n° 538 CM. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, jugeant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que les tarifs litigieux respectaient les principes applicables.