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Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a annulé la décision du ministre des grands travaux refusant de convoquer la commission ad hoc et de statuer sur la demande d'autorisation d'exercer la profession de taxi de la requérante. Le tribunal a jugé que le courrier litigieux du 4 août 2025, par son caractère dilatoire, constituait une décision faisant grief susceptible de recours. Il a enjoint au président de la Polynésie française de statuer sur la demande dans un délai de deux mois, en application des articles LP. 10 et suivants de la loi du pays n° 2018-11 du 29 mars 2018.
**Sujet principal** : Recours en annulation d'un licenciement pour faute d'un médecin psychiatre ayant scellé des chambres d'isolement qu'il jugeait indignes. **Juridiction** : Tribunal Administratif de la Polynésie française (formation de 1ère Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal a annulé la décision de licenciement. Il a jugé que les faits reprochés (scellement des portes) constituaient bien une faute, mais que la sanction du licenciement était disproportionnée, notamment au regard du contexte et de l'absence de préjudice matériel pour l'établissement. **Textes appliqués** : La décision s'appuie sur les principes généraux du droit de la fonction publique et du droit disciplinaire, en particulier le principe de proportionnalité de la sanction.
**Sujet principal** : Annulation du refus du président de l’Université de la Polynésie française (UPF) de saisir le Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche (CNESER) dans le cadre d’une procédure disciplinaire engagée contre un enseignant-chercheur. **Juridiction** : Tribunal Administratif de la Polynésie française (1ère Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal annule la décision attaquée du 3 septembre 2025. Il juge que le président de l’UPF n’avait pas le pouvoir discrétionnaire de refuser la saisine du CNESER, celle-ci étant obligatoire à la demande de l’enseignant poursuivi dès lors que la section disciplinaire interne n’avait pas statué dans le délai de six mois prévu par le code de l’éducation. **Textes appliqués** : Articles L. 232-2 et R. 232-31 du code de l’éducation, qui encadrent la saisine du CNESER en matière disciplinaire lorsque la section disciplinaire universitaire n’a pas rendu de jugement dans le délai légal.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de la commune de Faa'a, agissant au nom du GIP Motu Tahiri, visant à suspendre et à annuler la procédure de concession de l'aérodrome de Tahiti Faa'a. Le juge a jugé la requête irrecevable, considérant que la commune n'avait pas démontré sa capacité à agir pour le compte d'un groupement d'intérêt public non constitué, ni son intérêt à agir en son nom propre dans cette procédure de consultation lancée par l'État. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la commande publique et du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de la Polynésie française rejette la demande de suspension de la délibération retirant la nomination du requérant au poste de directeur adjoint de l'ISPF. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, le requérant n'ayant jamais effectivement pris ses fonctions et n'établissant pas de préjudice grave et actuel lié à la décision attaquée. La décision est rendue en application des dispositions du code de justice administrative relatives au référé-suspension.
**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'une décision ministérielle refusant la reconnaissance du centre des intérêts matériels et moraux (CIMM) d'un enseignant en Polynésie française. **Juridiction** : Tribunal Administratif de la Polynésie française (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande de suspension. Il estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, car le requérant, bien qu'exclu du mouvement intra-académique, pourra obtenir un poste à la rentrée via d'autres procédures de mobilité, et que son moyen (erreur d'appréciation des critères du CIMM) ne crée pas un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée. **Textes appliqués** : L'article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension : urgence et doute sérieux sur la légalité).
Le Tribunal administratif de la Polynésie française, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de deux arrêtés (placement en disponibilité d'office et mise à la retraite) présentée par un fonctionnaire. Le juge a estimé que le requérant n'avait pas démontré l'existence d'une urgence suffisamment grave et immédiate justifiant la suspension, sans examiner le sérieux du doute sur la légalité des décisions. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative relatives aux conditions du référé-suspension.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de Mme C... B..., une enseignante contractuelle, qui contestait le refus de reconduction de son contrat et de sa requalification en CDI. Le tribunal a jugé que la demande de renouvellement, adressée à la Polynésie française, était irrecevable car l'État (via le vice-recteur) était seul compétent en la matière, et que le refus implicite de requalification était légal. Il a également déclaré irrecevable sa demande de déclaration d'illégalité d'une clause du cadre de gestion des agents, relevant que le juge administratif ne peut procéder à une telle déclaration d'illégalité dans le cadre d'un recours pour excès de pouvoir.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par une association sportive contestant la décision de la commission de recours de la Fédération Tahitienne de Football (FTF) ayant validé la reprogrammation unilatérale d'un match de championnat U18. Le tribunal a jugé la requête recevable et a annulé la décision attaquée, considérant que la commission de recours était irrégulièrement composée, méconnaissant ainsi les statuts de la FTF et portant atteinte aux droits de la défense. La décision s'appuie sur les statuts et règlements généraux de la FTF ainsi que sur les principes généraux du droit.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a jugé un recours en plein contentieux relatif à une contravention de grande voirie pour occupation irrégulière du domaine public maritime. La juridiction a rejeté les moyens du requérant, M. G... C..., et a condamné ce dernier à une amende, aux frais de procès-verbal et à la remise en état des lieux. La décision s'appuie sur la délibération n° 2004-34 APF du 12 février 2004 régissant le domaine public en Polynésie française et sur les constatations matérielles d'empiètement, indépendantes de l'intention ou d'une éventuelle remise en état ultérieure.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler le rejet de sa demande de dégrèvement de l'imposition forfaitaire des très petites entreprises. Le tribunal a jugé irrecevable son recours en annulation, estimant que la lettre de rejet du 26 juin 2025 ne constituait pas un acte détachable de la procédure d'imposition et n'était donc pas susceptible d'être attaqué par la voie de l'excès de pouvoir. La décision s'appuie sur les principes généraux du contentieux administratif, sans qu'il ait été nécessaire d'examiner le fond de la demande au titre de l'exonération pour entreprise nouvelle.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. B... visant à faire annuler le rejet de sa demande d'indemnisation par le CIVEN et à obtenir des dommages et intérêts. Le tribunal a jugé que le CIVEN avait légalement établi, sur la base des mesures de surveillance disponibles, que la dose annuelle de rayonnements ionisants reçue par le requérant était inférieure au seuil de 1 mSv, renversant ainsi la présomption de causalité prévue par la loi. La décision s'appuie principalement sur les dispositions de la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010, modifiée, relatives au régime d'indemnisation des victimes des essais nucléaires.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de Mme B... C... visant à annuler la décision du CIVEN rejetant sa demande d'indemnisation au titre des essais nucléaires. Le tribunal a jugé que la méthodologie du CIVEN, fondée sur l'étude du CEA de 2014 et la délibération n°2020-1, était conforme au cadre légal. Il a rappelé que la présomption de causalité prévue par la loi du 5 janvier 2010 modifiée pouvait être renversée si la dose reçue était inférieure à 1 mSv, ce qui était le cas en l'espèce.
Le Tribunal administratif de la Polynésie française, statuant sur un recours en excès de pouvoir, a examiné la légalité d'un permis de construire délivré pour un projet immobilier à Moorea-Maiao. Le tribunal a jugé que le permis était entaché d'un vice substantiel, à savoir le non-respect des règles du plan général d'aménagement (PGA) concernant l'aménagement d'une aire de retournement pour les engins de secours dans une voie en impasse. En application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, le tribunal a sursis à statuer et a accordé un délai de trois mois pour la régularisation de cette illégalité.
Sujet principal : Recours d'une enseignante contractuelle demandant la transformation de ses contrats à durée déterminée en contrat à durée indéterminée (CDI) et réparation de préjudices. Juridiction : Tribunal Administratif de la Polynésie française (1ère Chambre). Solution retenue : Le tribunal rejette la requête. Il considère que l'enseignante ne justifie pas d'une durée de services de six ans auprès de la même autorité publique (le vice-rectorat), condition posée par l'article L. 332-4 du code général de la fonction publique pour prétendre à un CDI, car une partie de ses services a été accomplie pour le ministère polynésien de l'éducation. Textes appliqués : Article L. 332-4 du code général de la fonction publique ; décret n° 2021-802 du 24 juin 2021 ; arrêté n° 5376-2023 VR du 19 juillet 2023.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par la collectivité pour condamner un particulier pour contravention de grande voirie, en raison d'installations irrégulières sur le domaine public maritime (lignes d'élevage et poteaux). Le tribunal a retenu la responsabilité du prévenu pour occupation non autorisée, fondée sur la délibération n° 2004-34 APF du 12 février 2004. Il a prononcé une amende et condamné le prévenu à l'enlèvement des installations et au paiement des frais de procès-verbal, tout en constatant l'exécution partielle des travaux de remise en état.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par la collectivité pour condamner un particulier pour contravention de grande voirie, en raison de l'occupation sans autorisation du domaine public maritime par des installations d'élevage de nacres. Le tribunal a retenu la responsabilité du contrevenant, le condamnant à une amende, au paiement des frais de procès-verbal et à la remise en état des lieux. La décision s'appuie principalement sur la délibération n° 2004-34 APF du 12 février 2004 régissant le domaine public en Polynésie française et sur les dispositions du code pénal relatives aux contraventions de la cinquième classe.
Sujet principal : Demande d'indemnisation et d'injonction contre l'État pour refus de concours de la force publique afin d'exécuter des jugements civils reconnaissant un droit de propriété sur un terrain en Polynésie française. Juridiction : Tribunal Administratif de la Polynésie française. Solution retenue : Le tribunal examine la recevabilité et le fond des requêtes, notamment la prescription des créances, la responsabilité de l'État (avec ou sans faute), et le quantum du préjudice locatif allégué. Un moyen d'irrecevabilité a été relevé d'office concernant certains requérants. Textes appliqués : Article L. 761-1 du code de justice administrative (frais irrépétibles), et articles R. 611-7 et R. 613-1-1 du même code (procédure). La prescription quadriennale en matière de responsabilité de la puissance publique est également en jeu.
Sujet principal : Demande d'indemnisation et d'annulation concernant le refus d'octroi du concours de la force publique pour l'exécution de jugements civils reconnaissant un droit de propriété sur un terrain en Polynésie française. Juridiction : Tribunal Administratif de la Polynésie française (1ère Chambre). Solution retenue : Le tribunal a examiné les conclusions des requérants visant à obtenir la condamnation de l'État à indemniser un préjudice lié à la dépossession de leur propriété et à annuler le refus implicite de concours de la force publique. Il a également relevé d'office une question d'irrecevabilité concernant certains requérants. Textes appliqués : Référence aux articles L. 761-1, R. 611-7 et R. 613-1-1 du code de justice administrative concernant les frais de procédure, les moyens relevés d'office et la communication de pièces.
**Sujet principal** : Recours en excès de pouvoir contre le refus de reconduire un contrat d'agent contractuel de l'enseignement et de requalifier ce contrat en CDI. **Juridiction** : Tribunal Administratif de la Polynésie française (1ère Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que la demande de reconduction n'a pas été présentée à l'autorité compétente (l'État, via le vice-recteur) mais à la Polynésie française, qui n'était pas compétente pour y répondre. Concernant la requalification en CDI, la requérante ne justifie pas avoir accompli six années de services publics *après* le 1er juillet 2021, condition posée par le cadre de gestion contesté. **Textes appliqués** : Le tribunal s'appuie sur les dispositions relatives à la compétence des autorités et sur l'article L. 332-4 du code général de la fonction publique, ainsi que sur le décret n° 2021-802 du 24 juin 2021 et le cadre de gestion local (arrêté n° 5376-2023 VR) pour interpréter les conditions d'accès au CDI.