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Le Tribunal administratif de la Polynésie française, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... B... demandant la suspension de la décision de la municipalité de Papeete d'abattre six arbres marumaru centenaires. Le juge a constaté que le requérant n'avait pas produit, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code, une requête distincte en annulation de l'acte contesté. Cette irrecevabilité manifeste a conduit au rejet de la demande sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française, statuant en référé, rejette la requête de la Société Polynésienne des Eaux qui contestait le rejet de ses offres pour les lots 1 et 2 d’un marché de création d’installations techniques. Le juge retient que la procédure de passation étant devenue sans objet en raison de son abandon par l’administration et du lancement d’une nouvelle consultation, il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la société. À titre subsidiaire, le tribunal estime que le rejet des offres était fondé, les spécifications techniques imposant des cuves en béton pour le lot 1 et un débit horaire minimal pour le lot 2 n’étant pas discriminatoires et justifiées par l’objet du marché. La décision s’appuie sur les principes de publicité et de mise en concurrence, sans qu’il soit nécessaire d’appliquer un texte spécifique.
Le Tribunal administratif de la Polynésie française a été saisi par M. A... B... d'une demande de réouverture de l'instruction de son dossier de régularisation de sa situation administrative en tant que médecin. Par un mémoire ultérieur, le requérant a déclaré se désister de l'intégralité des conclusions de sa requête. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance. La décision met ainsi fin à l'instance sans examiner le fond du litige.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par M. A... B... d’une demande de réouverture de l’instruction de son dossier n° 2500251, concernant la régularisation de sa situation administrative en tant que médecin à la direction de la santé. Par un mémoire enregistré le 6 novembre 2025, le requérant s’est désisté de l’intégralité des conclusions de sa requête. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président du tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 18 décembre 2025.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par le haut-commissaire de la République d’un déféré en excès de pouvoir contestant des arrêtés du président de la Polynésie française réglementant le mouillage des navires. Le requérant soutenait que la Polynésie française était incompétente pour édicter ces règles dans les eaux territoriales, relevant de la compétence exclusive de l'État en vertu de la loi organique statutaire et du droit de la mer. Le tribunal a donné acte du désistement partiel du haut-commissaire concernant trois arrêtés. Saisi d'un moyen sérieux relatif à la répartition des compétences entre l'État et la Polynésie française pour l'arrêté restant, le tribunal a ordonné, sur le fondement de l'article 174 de la loi organique n° 2004-192, la transmission du dossier pour avis au Conseil d'État avant de statuer au fond.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a annulé la délibération n° 2025-70 du 3 juillet 2025 de l’assemblée de la Polynésie française créant une commission d’enquête sur les enjeux géostratégiques, environnementaux, économiques et financiers de la Polynésie française et de sa zone économique exclusive. La juridiction a jugé que l’objet de cette commission, trop général et sans rattachement à un fait ou une gestion administrative précis, méconnaissait les conditions fixées par le règlement intérieur de l’assemblée. La solution retenue s’appuie sur les articles 68 et 68-1 du règlement intérieur de l’assemblée de la Polynésie française.
Le Tribunal administratif de la Polynésie française a été saisi par la Polynésie française pour contravention de grande voirie à l'encontre de M. D..., qui a réalisé des aménagements (notamment un enrochement) sur le domaine public maritime à Moorea. Le tribunal a rejeté la demande de sursis à statuer de M. D..., qui invoquait une demande de régularisation en cours, et a jugé que la matérialité des faits était établie par le procès-verbal. Il a condamné M. D... à une amende, à la remise en état des lieux sous astreinte, et au paiement des frais de procès-verbal et des dommages-intérêts, sur le fondement de la délibération n°2004-34 du 12 février 2004 portant composition et administration du domaine public en Polynésie française.
**Contravention de grande voirie – Domaine public maritime – Tribunal administratif de la Polynésie française** Le Tribunal administratif de la Polynésie française a été saisi par la Polynésie française d’un recours de plein contentieux contre Mme A... E... pour des constructions non autorisées (abri, dalles béton, deck, toiture, murets, ponton, portique) sur le domaine public maritime et fluvial, entravant la libre circulation des piétons et perturbant l’écosystème. La requérante a été condamnée à une amende, à la remise en état des lieux sous astreinte de 50 000 F CFP par jour de retard, et au paiement de 2 625 549 F CFP au titre des frais de réparation et d’établissement du procès-verbal. La demande de sursis à statuer de Mme E... a été rejetée, l’administration n’étant pas tenue d’attendre une éventuelle régularisation. La décision se fonde sur les articles L. 2132-2 et L. 2132-3 du code général de la propriété des personnes publiques, relatifs aux contraventions de grande voirie.
Le Tribunal administratif de la Polynésie française, statuant en matière de contravention de grande voirie, a condamné Mme D... F... pour avoir réalisé, sans autorisation, un ponton et une plateforme en bois sur le domaine public maritime à Moorea. La requête a été jugée recevable, la notification du procès-verbal étant régulière, et la contravention non prescrite, les installations ayant été constatées en 2024. Le tribunal a rejeté le moyen tiré d'une rupture d'égalité, la situation de l'intéressée n'étant pas comparable à celle d'une autre personne. En conséquence, Mme F... a été condamnée à une amende, à la remise en état des lieux sous astreinte, et au paiement des frais d'établissement du procès-verbal, sur le fondement de la délibération n°2004-34 du 12 février 2004 portant composition et administration du domaine public en Polynésie française.
Le Tribunal administratif de la Polynésie française a été saisi par Mme C..., atteinte d’un cancer du sein, afin d’obtenir la condamnation du CIVEN à l’indemniser des préjudices liés aux essais nucléaires. Le tribunal rappelle que la loi du 5 janvier 2010 modifiée instaure une présomption de causalité si les conditions de temps, de lieu et de pathologie sont remplies, présomption que l’administration ne peut renverser qu’en prouvant que la dose annuelle reçue était inférieure à 1 mSv. En l’absence de mesures de surveillance suffisantes au regard des conditions concrètes d’exposition de l’intéressée, notamment à Raiatea, le CIVEN ne peut être regardé comme rapportant cette preuve. La solution retenue est donc favorable à la requérante, le tribunal condamnant le CIVEN à l’indemniser, sous réserve d’une expertise médicale pour évaluer ses préjudices.
Cette décision du Tribunal Administratif de la Polynésie française concerne une contravention de grande voirie pour des constructions et aménagements (ponton, descente de bateau, abri) réalisés sans autorisation sur le domaine public maritime (lagon de Moorea). La Polynésie française, en tant qu’autorité poursuivante, demande la condamnation du contrevenant, M. A..., à une amende, à la remise en état des lieux sous astreinte, et au paiement de dommages et intérêts. Le tribunal a appliqué la délibération n° 2004-34 APF du 12 février 2004, qui définit la composition du domaine public et réprime les infractions comme contraventions de grande voirie, ainsi que le code pénal pour le montant de l’amende (5e classe). La solution retenue est la condamnation de M. A... pour ces infractions, avec obligation de démolir les installations et de remettre le site en état.
Le Tribunal administratif de la Polynésie française a examiné la requête de Mme E..., professeure, contestant plusieurs décisions relatives à son affectation et à sa mise à disposition. La requérante demandait notamment l'annulation de l'arrêté du ministre de l'éducation nationale du 25 mars 2025 annulant son maintien à disposition, de la décision polynésienne du 1er avril 2025 retirant son affectation à Taiarapu, et de son affectation à l'académie de Lyon. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de la loi organique n° 2004-192 du 27 février 2004 et du code de l'éducation.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. et Mme G... qui demandaient l'annulation d'un permis de construire délivré le 20 février 2025 à Mme et M. E... pour une maison d'habitation sur la parcelle n° 26 HE à Moorea. Les requérants contestaient la qualité de propriétaires des bénéficiaires et l'existence d'un second permis sur la même parcelle, déjà autorisée par un permis de 2021. Le tribunal a jugé que l'administration n'a pas à vérifier la validité de l'attestation de qualité du pétitionnaire, sauf en cas de fraude, et que le moyen tiré de la concurrence entre deux permis était infondé. La décision s'appuie sur les articles LP. 114-6 et A. 114-8 du code de l'aménagement de la Polynésie française.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de Mme B..., qui contestait une différence de traitement indemnitaire au sein du Centre Hospitalier de Polynésie française. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n'était dirigée contre aucune décision administrative préalable, en violation des articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. Les conclusions à fin d'injonction ou de constatation d'illégalité, présentées à titre principal, sont irrecevables sans recours contre un acte administratif.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française, statuant en référé précontractuel, a été saisi par la société Pacific Alu d’une demande de suspension de la signature du lot 3 d’un marché public de construction de locaux pour la collecte des déchets, ainsi que de l’annulation du rejet de son offre. Le juge des référés, sans se prononcer au fond, a fait application de l’article L.551-24 du code de justice administrative pour ordonner à la commune de Mahina de différer la signature du contrat jusqu’au 4 janvier 2026. Cette mesure conservatoire vise à permettre l’examen des manquements allégués aux obligations de publicité et de mise en concurrence prévues par le code des marchés publics de la Polynésie française.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. D... contestant le retrait de sa carte professionnelle d'agent privé de sécurité par le CNAPS le 22 janvier 2024. Le juge a estimé que la consultation des fichiers de données personnelles lors de l'enquête administrative était régulière, conformément à l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure. Il a également considéré que le CNAPS avait procédé à une appréciation globale des éléments, sans erreur de droit ou d'appréciation, en se fondant sur le comportement incompatible avec l'exercice des fonctions de sécurité privée. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par Mme B... E..., en qualité d'ayant-droit de son frère décédé d'un cancer du poumon, contestant le refus d'indemnisation du Comité d'indemnisation des victimes des essais nucléaires (CIVEN). Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable en raison de sa tardiveté, sans examiner le fond du litige. Cette décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives aux délais de recours contentieux.
Le Tribunal administratif de la Polynésie française, statuant en matière de contravention de grande voirie, a condamné M. D... A... pour avoir réalisé sans autorisation un mur de soutènement, une piscine et une terrasse en béton sur le domaine public maritime (lagon) au droit de sa parcelle à Moorea. Ces constructions, constitutives d’une contravention de grande voirie, ont été jugées contraires aux articles 2, 6 et 27 de la délibération n° 2004-34 APF du 12 février 2004. La solution retenue est la condamnation du contrevenant à une amende, à l’enlèvement des installations sous astreinte, et au paiement des frais de procès-verbal.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française rejette la demande de Mme F... qui contestait l'impôt foncier mis à sa charge pour son terrain à Bora Bora, estimant subir une double imposition avec son locataire. Le tribunal applique les articles 221-1 et 225-3 du code des impôts de la Polynésie française, qui prévoient que l'impôt foncier frappe distinctement le terrain non cultivé à usage commercial et les constructions bâties sur le sol d'autrui. La solution retenue est que l'administration a légalement imposé séparément la propriétaire du terrain et le locataire pour ses constructions, sans erreur de droit.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par la Polynésie française d’une contravention de grande voirie à l’encontre de M. C... E..., pour avoir réalisé sans autorisation un deck, des descentes en béton et un remblai sur le domaine public maritime, privatisant ainsi une partie du lagon à Moorea. Le tribunal a jugé les faits établis sur la base du procès-verbal de constat et a appliqué la délibération n° 2004-34 APF du 12 février 2004 relative au domaine public. Il a condamné le contrevenant à une amende de 1 500 euros (contre-valeur en francs CFP), à l’enlèvement des installations sous astreinte de 50 000 F CFP par jour de retard, et au paiement de 85 914 F CFP pour les frais de procès-verbal, rejetant la demande de dommages-intérêts.