20 628 décisions disponibles — page 49/1032
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par M. A..., ingénieur civil de la défense, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du ministre des armées du 21 décembre 2023 rejetant comme tardive sa demande de saisine de la commission administrative paritaire (CAP) pour réviser son compte-rendu d’entretien professionnel de 2022. Le tribunal a écarté la fin de non-recevoir soulevée par le ministre, estimant que la requête contenait des moyens suffisants. Sur le fond, il a jugé que M. A... avait formé un recours hiérarchique dans les délais prévus par le décret n° 2010-888 du 28 juillet 2010 et que sa demande de saisine de la CAP, adressée par courriel le 5 juin 2023, n’était pas tardive. En conséquence, le tribunal a annulé la décision du ministre et, faisant usage de son pouvoir d’injonction, a enjoint au ministre des armées de convoquer la CAP compétente pour examiner la demande de révision.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. D... contestant la décision du 2 mars 2024 constatant la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul. Le tribunal a d'abord déclaré irrecevables les conclusions dirigées contre le retrait de points lié à l'infraction du 3 novembre 2021, ce point ayant été restitué avant l'introduction de la requête. Sur le fond, il a écarté le moyen d'incompétence, la signataire de la décision bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Enfin, le tribunal a jugé que le défaut de notification des retraits de points par lettre simple n'affecte pas la légalité de ces retraits, mais seulement leur opposabilité, et que l'administration n'a pas méconnu son obligation d'information préalable prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la requête de Mme B... contestant les retraits de points consécutifs à huit infractions routières, pour défaut d'information préalable. Le tribunal a jugé que pour six infractions constatées par radar automatique, l'administration n'a pas prouvé avoir délivré l'information obligatoire prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, privant ainsi la requérante d'une garantie essentielle. En conséquence, ces décisions de retrait de points sont annulées. En revanche, pour les infractions des 14 octobre 2021 et 7 août 2022, le tribunal a estimé que l'administration avait satisfait à son obligation d'information.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. C... E... contestant l'arrêté préfectoral du 2 octobre 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, estimant que l'arrêté était suffisamment motivé et que le signataire disposait d'une délégation de signature régulière. Elle a également jugé que la décision ne méconnaissait ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence d'activité professionnelle et de l'absence d'éléments suffisants sur la vie privée et familiale du requérant. Enfin, l'interdiction de retour a été validée comme proportionnée au regard des critères des articles L. 612-8 et suivants du même code.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B..., ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet du Finistère du 21 octobre 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant un retour d'un an. Le tribunal a jugé que la décision émanait d'une autorité compétente et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 3 de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de l’arrêté du préfet du Morbihan du 5 décembre 2025 refusant la délivrance d’un titre de séjour à M. A.... Le juge a estimé que l’urgence était caractérisée, le requérant étant placé en situation irrégulière et privé de travail alors qu’il subvient seul aux besoins de sa famille composée de sa compagne et de leurs trois jeunes enfants, dont deux souffrant de pathologies lourdes. Il a également retenu un doute sérieux sur la légalité de la décision au regard de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3 de la Convention internationale des droits de l’enfant, compte tenu de l’ancienneté du séjour en France (depuis 2016), de la vie familiale stable et de l’intégration professionnelle du requérant.
Le Tribunal Administratif de Rennes a constaté le désistement de M. A... dans le cadre de son recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français. Après avoir sursis à statuer en 2019 dans l'attente d'une décision du tribunal judiciaire sur la nationalité du requérant, le tribunal l'a invité, sur le fondement de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, à confirmer le maintien de ses conclusions. Faute de réponse dans le délai imparti, M. A... est réputé s'être désisté. Par ordonnance, le président de la chambre des urgences a donné acte de ce désistement.
Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de la SASU Proxy-Bat, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 113 000 euros en réparation de préjudices liés à des fautes des services fiscaux. La société invoquait une radiation erronée du registre du commerce en 2023 et la violation d’un moratoire fiscal par des saisies administratives à tiers détenteur en 2025. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n’étaient pas assortis des précisions nécessaires pour en apprécier le bien-fondé, notamment en l’absence de preuve d’une faute imputable à l’État ou d’un lien de causalité avec les préjudices allégués. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Rennes a pris acte, par ordonnance du 5 février 2026, du désistement pur et simple de M. A... B... de sa requête en plein contentieux fiscal. Cette requête visait à obtenir la réduction de sa cotisation d'impôt sur le revenu pour l'année 2024. La solution retenue est un simple constat du désistement, sans examen au fond, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... qui demandait le versement immédiat d'une provision par la CAF de l'Allier. Le requérant contestait une décision de contrainte pour un indu d'allocation logement et une suspension de ses droits à l'allocation aux adultes handicapés, invoquant une atteinte grave à ses libertés fondamentales en raison de sa vulnérabilité. Le juge a estimé que l'argumentation ne permettait pas d'établir le caractère manifestement illégal des décisions contestées ni une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés invoquées. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé, a été saisi par les parents d’une enfant handicapée afin de suspendre la décision implicite de l’Agence Régionale de Santé (ARS) Bretagne refusant d’intervenir pour assurer l’exécution d’une décision de la CDAPH prévoyant une prise en charge en institut médico-éducatif (IME). Le juge a reconnu la recevabilité du recours, estimant que l’ARS, en tant qu’autorité de tutelle, a compétence pour rechercher des solutions régionales face à une carence départementale, et que son refus constitue une décision faisant grief. Constatant l’urgence liée au risque de déscolarisation imminente de l’enfant, la condition d’urgence prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative a été jugée remplie.
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la requête de la SNC Le Café du Port, qui contestait le montant de l’aide à la transformation des débits de tabac qui lui avait été accordée (17 312,62 €) et demandait le versement de 30 335,63 €. La société invoquait notamment un défaut de motivation, une incompétence du signataire et une erreur dans le calcul de l’aide, estimant avoir droit à 30 % de ses dépenses éligibles. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, considérant que la décision était suffisamment motivée, que le signataire était compétent et que l’administration avait correctement appliqué les règles de prescription annuelle des factures prévues par le décret n° 2018-895 du 17 octobre 2018 et l’arrêté du 17 octobre 2018. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions relatives aux frais de justice.
Cette décision du Tribunal Administratif de Rennes (2ème Chambre) concerne un litige de plein contentieux opposant la SNC Sofaxis, courtier en assurances, au Centre Hospitalier Régional Universitaire (CHRU) de Rennes. Le tribunal a examiné la contestation de titres exécutoires et d’une saisie administrative à tiers détenteur émis pour recouvrer des créances liées à des sinistres d’agents publics. La solution retenue est un non-lieu à statuer sur les conclusions dirigées contre les titres exécutoires n° 1855500 et 1971686, annulés en cours d’instance par le CHRU. Le tribunal s’est déclaré incompétent pour connaître des conclusions relatives à la saisie administrative à tiers détenteur, renvoyant cette contestation au juge de l’exécution, en application des articles L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et L. 281 du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par le préfet d'Ille-et-Vilaine d'un déféré tendant à l'annulation d'un marché public de travaux conclu par la commune de Combourtillé avec la société Eiffage Route, pour défaut d'allotissement. Le tribunal a annulé le contrat, jugeant que le marché, qui comprenait des prestations distinctes et identifiables (terrassement, réseaux, voirie, espaces verts), méconnaissait les articles L. 2113-10 et L. 2113-11 du code de la commande publique. La commune n'ayant pas justifié de l'un des cas dérogatoires permettant de ne pas allotir, le marché a été déclaré illégal.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé, a suspendu l'exécution de l'arrêté du maire de Plouisy du 13 novembre 2025 qui s'opposait à la déclaration préalable de travaux pour l'implantation d'une antenne-relais par les sociétés Bouygues Télécom et Phoenix France Infrastructures. La condition d'urgence a été présumée satisfaite en application de l'article L. 600-3-1 du code de l'urbanisme, sans que la commune ne justifie de circonstances particulières pour la renverser. Un doute sérieux a été retenu quant à la légalité de la décision, le projet n'étant pas situé en zone agricole mais en zone Uyp du PLUi, contrairement à ce qu'avait estimé le maire. La suspension a été ordonnée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par Mme A... d’un litige portant sur ses droits à l’aide aux créateurs ou repreneurs d’entreprise (ARCE) et à l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE). Statuant par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté que ces prestations relèvent du régime conventionnel d’assurance chômage et, en application des articles L. 5312-1 et L. 5312-12 du code du travail, de la compétence exclusive du juge judiciaire. En conséquence, la requête a été rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par l'OPAC de Quimper Cornouaille d'un litige relatif à des désordres affectant un lotissement, imputés à la société Pigeon Bretagne Sud (entreprise de travaux) et à la société Le Bihan (maître d'œuvre). Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par la société Pigeon Bretagne Sud, considérant que la requête était recevable. Sur le fond, il a retenu la responsabilité contractuelle des deux sociétés pour manquements dans l'exécution de leurs missions, et les a condamnées in solidum à réaliser les travaux de reprise sous astreinte, ainsi qu'à verser des dommages et intérêts à l'OPAC. La solution s'appuie sur les principes de la responsabilité contractuelle en matière de marchés publics, sans référence à un texte spécifique autre que le code de justice administrative pour les dépens et frais.
Le Tribunal administratif de Rennes a été saisi par la société Lucas Rennes d’un litige l’opposant à la société d’économie mixte Breizh (Sembreizh), maître d’ouvrage délégué, concernant l’exécution de lots de travaux de construction du lycée Simone Veil de Liffré. La société requérante contestait le bien-fondé de pénalités appliquées pour frais de nettoyage et non-réalisation d’heures d’insertion, et demandait réparation de préjudices financiers liés à des retards de chantier imputés au maître d’ouvrage. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes indemnitaires de la société Lucas Rennes, estimant que les pénalités étaient justifiées et que les retards n’étaient pas imputables à une faute de la Sembreizh. Il a également rejeté les conclusions reconventionnelles de la Sembreizh. La décision se fonde sur les stipulations du CCAG Travaux et les principes de la responsabilité contractuelle.
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné les demandes de la SAS Société pour l’accueil et le tourisme, venant aux droits de la SARL Le Noroît, contestant les refus de la direction générale des finances publiques de lui accorder l’aide du fonds de solidarité pour les mois de février 2021 et décembre 2020. Le tribunal a rejeté les requêtes, estimant que l’administration n’avait commis ni erreur de droit ni erreur manifeste d’appréciation en considérant que l’activité principale de la société absorbante n’était pas la restauration, mais l’hôtellerie, et que la fusion-absorption ne permettait pas de cumuler les chiffres d’affaires des sociétés absorbées pour le calcul de l’éligibilité. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du décret n° 2020-371 du 30 mars 2020 et du décret n° 2020-1328 du 2 novembre 2020, sans que soit caractérisée une rupture d’égalité devant la loi.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B... contestant le refus de l'Agence de services et de paiement (ASP) de lui verser la prime à la conversion et le bonus écologique. Le tribunal a relevé d'office que l'ASP était en situation de compétence liée pour refuser la prime, car M. B... ne remplissait pas la condition cumulative prévue par le code de l'énergie, à savoir avoir acquis le véhicule détruit au moins un an avant la date de facturation du nouveau véhicule. Par conséquent, tous les moyens soulevés par le requérant, notamment ceux relatifs à la motivation et à la compétence du signataire, ont été jugés inopérants. La solution retenue est fondée sur les articles D. 251-13 et D. 251-1 du code de l'énergie.