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Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la requête de M. A... contestant la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que les retraits de points consécutifs à seize infractions routières. Le requérant invoquait le défaut d'information préalable prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'administration avait apporté la preuve de cette information pour les infractions constatées par radar automatique, et que les autres infractions verbalisées électroniquement comportaient une information suffisante. En conséquence, la décision 48 SI du 10 mai 2024 est validée.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme El Goto, secrétaire administrative, qui contestait la décision du ministre de la justice la maintenant en disponibilité d’office du 24 janvier au 24 octobre 2020. La requérante invoquait l’incompétence du signataire, un défaut de motivation et une erreur d’appréciation, estimant qu’elle aurait dû bénéficier d’un congé de longue maladie. Le tribunal a écarté ces moyens, jugeant la délégation de signature régulière, la motivation suffisante et l’administration non liée par l’avis du comité médical. La solution retenue s’appuie notamment sur la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 et le décret n° 86-442 du 14 mars 1986 relatifs aux congés de maladie des fonctionnaires.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la demande de M. B... tendant à l’annulation du refus de rétablissement de l’indemnité temporaire de retraite (ITR). Le requérant, qui avait perdu le bénéfice de cette indemnité en quittant La Réunion en 2021, s’y est réinstallé en octobre 2023. Le tribunal a jugé que cette réinstallation constituait une nouvelle installation, soumise aux conditions de l’article 137 de la loi du 30 décembre 2008, lequel réserve l’attribution de l’ITR aux pensionnés radiés des cadres depuis moins de cinq ans. M. B. étant à la retraite depuis 2004, sa demande, déposée plus de cinq ans après la date d’effet de sa pension, ne pouvait être satisfaite.
Le Tribunal Administratif de Rennes a condamné M. B... pour une contravention de grande voirie, suite au stationnement sans autorisation de son navire « Squatina » sur le domaine public maritime du port de Lorient. Saisi par la région Bretagne, le tribunal a appliqué les articles L. 2122-1 et L. 2132-9 du code général de la propriété des personnes publiques. Au titre de l'action publique, M. B... a été condamné à une amende de 1 000 euros. Au titre de l'action domaniale, le tribunal lui a enjoint de retirer son embarcation sous trois mois, sans astreinte, mais en autorisant l'administration à procéder d'office à ses frais en cas de non-exécution.
Le Tribunal Administratif de Rennes a condamné M. B... pour une contravention de grande voirie, pour avoir stationné sans autorisation son navire sur le domaine public maritime du port de Keroman à Lorient. La juridiction a appliqué les articles L. 2122-1, L. 2132-2, L. 2132-3 et L. 2132-26 du code général de la propriété des personnes publiques. M. B... est condamné à une amende de 1 000 euros et à enlever son embarcation sous deux mois, sous peine d’une évacuation d’office à ses frais.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. D..., ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet d'Ille-et-Vilaine du 17 avril 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant que l'arrêté était suffisamment motivé et signé par une autorité compétente. Il a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en refusant le titre, compte tenu de l'absence de progression dans les études de M. D... (quatrième année en licence 3 sans diplôme obtenu), ce qui ne caractérisait pas le caractère réel et sérieux de ses études au sens de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, la décision d'interdiction de retour d'un an a été jugée proportionnée et conforme aux articles L. 612-8 et L. 612-10 du même code.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par le président du conseil départemental des Côtes-d'Armor d’une contravention de grande voirie pour l’occupation sans titre du domaine public portuaire de Tréguier par le navire « Petit Salé », stationné depuis 2020. Sur l’action publique, le tribunal a condamné M. A... à une amende de 1 000 euros, sur le fondement des articles L. 2132-26 du code général de la propriété des personnes publiques et 131-13 du code pénal. Sur l’action domaniale, il lui a enjoint de retirer son embarcation dans un délai de deux mois, sans astreinte, mais en autorisant l’administration à procéder d’office à ses frais en cas d’inexécution.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi de deux requêtes distinctes, introduites par Mme E... et M. C..., visant à contester des arrêtés préfectoraux du 10 avril 2025 leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour d’un an. Les requérants invoquaient notamment l’irrégularité de l’avis médical de l’OFII, une méconnaissance des articles 8 de la CEDH et 3-1 de la CIDE, ainsi qu’une erreur manifeste d’appréciation. Le tribunal a rejeté l’ensemble de leurs demandes, jugeant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés au regard des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et des conventions internationales applicables.
Le Tribunal Administratif de Rennes annule l'arrêté du 28 avril 2025 par lequel le préfet d'Ille-et-Vilaine avait obligé Mme A... B..., ressortissante colombienne, à quitter le territoire français, fixé le pays de destination et prononcé une interdiction de retour d'un an. Le tribunal retient que le préfet a commis un défaut d'examen complet de la situation de la requérante, en contestant l'existence d'une demande de titre de séjour que ses propres services avaient pourtant reconnue comme déposée. Cette illégalité entraîne l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français et, par voie de conséquence, des décisions subséquentes.
Le Tribunal Administratif de Rennes (6ème Chambre) a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante géorgienne, qui contestait l'arrêté du préfet d'Ille-et-Vilaine du 13 octobre 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé que la décision n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la commune d'Erquy de réaliser une étude acoustique préalablement au lancement des travaux de construction d'un terrain de football synthétique. Le juge a considéré que la mesure était urgente et utile, compte tenu de l'imminence des travaux et de l'engagement non tenu du maire de commander cette étude, afin de vérifier le respect des prescriptions du code de la santé publique (articles R. 1336-5 à R. 1336-7) relatives aux nuisances sonores. La solution retenue impose à la commune de désigner un expert acoustique sous un mois et de produire le rapport sous deux mois, sous astreinte de 1 500 euros par jour de retard.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Wurth France. Celle-ci contestait le rejet de son offre pour un accord-cadre de fournitures de quincaillerie passé par le service d'infrastructure de la défense (SID-NO), estimant que la méthode de notation du critère prix, fondée sur une discordance entre son DQE et son catalogue en ligne, violait les principes de transparence et d'égalité de traitement. Le tribunal a retenu la substitution de motif invoquée par le ministère des armées, jugeant que l'offre de la société requérante était irrégulière car incomplète, en application de l'article L. 2152-2 du code de la commande publique, son catalogue des prix publics ne comportant aucun prix. Par conséquent, la demande d'annulation de la procédure a été rejetée.
Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B... qui demandait la réduction de son impôt sur le revenu pour 2023. Le requérant contestait le refus de l'administration fiscale d'exonérer les capitaux issus du déblocage de ses plans d'épargne retraite (PER). L'administration avait estimé que la perte d'emploi de M. B..., résultant de la fin d'un contrat à durée déterminée, ne correspondait pas aux cas d'exonération prévus par l'article 125-0 A du code général des impôts (licenciement, mise à la retraite anticipée ou invalidité). Le tribunal a jugé que le moyen soulevé par le requérant était inopérant et a rejeté la requête sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de la SCI Kermargot de Kerhascoet, qui demandait la décharge d’une cotisation supplémentaire d’impôt sur les sociétés et des pénalités pour manquement délibéré au titre de l’exercice 2021. La société invoquait sa bonne foi et imputait le manquement à son comptable, mais le tribunal a jugé ce moyen insuffisamment étayé et non assorti de faits tangibles. Appliquant l’article R. 222-1 du code de justice administrative, l’ordonnance a rejeté la requête comme manifestement infondée, en l’absence de contestation sérieuse des impositions elles-mêmes. La décision confirme l’application de la majoration de 40 % prévue à l’article 1729 du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme B... qui contestait sa taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2024. La requérante invoquait des moyens relatifs à la méthode de revalorisation des bases d'imposition et à l'état de son bien. Le tribunal a estimé que ces moyens étaient soit inopérants, car critiquant la pression fiscale locale, soit insuffisamment précis pour en apprécier le bien-fondé. La décision a été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes manifestement infondées.
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... contestant le refus de la CDAPH du Finistère de lui accorder l’allocation aux adultes handicapés. La juridiction s’est déclarée incompétente, estimant que ce litige relève du contentieux de la sécurité sociale, et donc du juge judiciaire, en application des articles L. 821-5, L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale, ainsi que de l’article L. 211-16 du code de l’organisation judiciaire.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme A... visant à obtenir la communication intégrale de son dossier administratif auprès du SIVU des rives de l’Elorn. La requérante sollicitait cette mesure en invoquant l’urgence et l’utilité de la communication, conformément aux articles L. 311-1 et suivants du code des relations entre le public et l'administration. Le juge a constaté qu’une décision de refus, explicite ou implicite, était intervenue antérieurement à l’enregistrement de la requête, ce qui fait obstacle à l’exercice des pouvoirs du juge des référés. En application de l’article L. 522-3 du même code, la demande a été rejetée comme manifestement mal fondée.
Le Tribunal Administratif de Rennes annule le rejet implicite opposé par le ministre du travail à la demande de Mme A..., inspectrice de l’action sanitaire et sociale, qui sollicitait la prise en compte de son ancienneté acquise durant sa formation. La juridiction estime que l’article 12 du décret n° 2002-1569 du 24 décembre 2002 impose de conserver cette ancienneté dans la limite de dix-huit mois lors de la titularisation, ce que l’administration a méconnu. En conséquence, le tribunal enjoint à l’État de reconstituer la carrière de Mme A. avec cette ancienneté et de l’indemniser pour les pertes de revenus subies.
Le Tribunal Administratif de Rennes (6ème Chambre) a été saisi de plusieurs requêtes de la SCEA du Roc’h et de la SCEA des 2 Pattes contestant des décisions du préfet de la région Bretagne relatives au contrôle des structures agricoles. Les requérants demandaient l’annulation d’une mise en demeure de cesser d’exploiter, de refus d’autorisation d’exploiter, et de l’autorisation accordée à un concurrent, l’EARL des Lilas. Le tribunal a rejeté l’ensemble des requêtes, considérant que les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l’incompétence du signataire, du défaut de motivation, de l’erreur de droit et de l’erreur manifeste d’appréciation, étaient infondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales fondées sur les dispositions du code rural et de la pêche maritime relatives au contrôle des structures.
Le Tribunal Administratif de Rennes a annulé la décision du 17 novembre 2023 par laquelle le sous-préfet de Saint-Malo avait suspendu le permis de conduire de M. A... pour une durée de 10 mois, suite à un accident mortel de la circulation. La juridiction a retenu un vice de procédure, estimant que le principe du contradictoire prévu aux articles L. 121-1 et L. 122-1 du code des relations entre le public et l’administration n’avait pas été respecté. En effet, le sous-préfet n’avait pas informé M. A... de son intention de suspendre son permis ni mis en œuvre la procédure contradictoire préalable, sans que l’urgence ne justifie cette dispense. La solution est fondée sur les articles L. 224-7 et L. 224-8 du code de la route, combinés aux dispositions du code des relations entre le public et l’administration.