20 628 décisions disponibles — page 47/1032
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A... contestant l'arrêté du 3 avril 2023 du préfet de la région Bretagne. Ce refus d'autorisation d'exploiter trois parcelles à Sougéal était motivé par l'application du schéma directeur régional des exploitations agricoles de Bretagne, qui donne la priorité au GAEC du Bois Robert en tant que preneur en place. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation n'était pas fondé, la simple exploitation antérieure des terres par M. A... depuis 2017 ne suffisant pas à établir une priorité au sens de ce schéma. La décision s'appuie sur les articles L. 331-3 et L. 331-3-1 du code rural et de la pêche maritime.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. et Mme A... demandant la décharge de la taxe d'aménagement (5 329 euros) due pour la construction d'une maison à Bruz. Les requérants contestaient l'équité de la taxe, arguant qu'ils n'étaient plus propriétaires et que le précédent propriétaire était responsable. Le tribunal a jugé ces moyens inopérants, car ils relevaient de la juridiction gracieuse et ne contestaient ni la régularité ni le bien-fondé de l'imposition. La décision est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative et l'article L. 331-6 du code de l'urbanisme.
Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme B... qui contestait une mise en demeure de payer des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et contributions sociales pour 2015-2016. La requérante invoquait un vice de procédure lié à l'envoi tardif des avis de mise en recouvrement. Le tribunal a jugé ce moyen irrecevable car relevant de la compétence du juge judiciaire de l'exécution, et non du juge administratif de l'impôt, en application de l'article L. 281 du livre des procédures fiscales. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... contestant l'arrêté du préfet du Morbihan lui interdisant temporairement d'exercer des fonctions sportives et d'intervenir auprès de mineurs pour six mois. Le tribunal a jugé que le moyen tiré du défaut de procédure contradictoire était inopérant, car l'article L. 212-13 du code du sport instaure une procédure contradictoire particulière dérogeant au droit commun. Il a également estimé que l'urgence, justifiée par les risques liés à la présence du requérant auprès de mineures, était caractérisée et que la délégation de signature était régulière. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative, les moyens de légalité externe étant manifestement infondés.
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme B... qui demandait la décharge de cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu et de contributions sociales pour les années 2015 et 2016. La requête est jugée manifestement irrecevable car la réclamation préalable de la contribuable, formée le 15 avril 2025, était tardive au regard des délais prévus par les articles R. 196-1 et R. 196-3 du livre des procédures fiscales. En effet, les impositions avaient été mises en recouvrement le 28 avril 2021, et le délai spécial de réclamation ouvert par la notification de la proposition de rectification le 19 novembre 2018 était également expiré. En conséquence, l'ensemble des conclusions de la requête, y compris celles relatives à la suspension du recouvrement et aux frais de justice, sont rejetées.
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant en référé, a rejeté la requête de la société Ayaan Distribution. Celle-ci demandait la suspension de l'arrêté préfectoral du 26 janvier 2026 ordonnant la fermeture administrative d'un mois de sa boucherie. Le juge a constaté que la société avait présenté des conclusions sur le fondement conjoint et irrecevable des articles L. 521-1 et L. 521-2 du code de justice administrative. Pour ce seul motif de procédure, la requête a été rejetée sans examen de l'urgence ou du doute sérieux sur la légalité de la décision.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A..., assistant d'éducation, qui contestait le refus de renouvellement et de transformation de son contrat à durée déterminée en contrat à durée indéterminée (CDI) au lycée hôtelier Yvon Bourges. Le tribunal a jugé qu'un agent public ne bénéficie d'aucun droit au renouvellement de son contrat et que la décision de non-renouvellement, même fondée sur la manière de servir, n'est pas une sanction disciplinaire nécessitant une procédure contradictoire ou la communication préalable du dossier. La solution retenue s'appuie sur les principes généraux du droit de la fonction publique et les dispositions du code de l'éducation et du décret n° 2003-484 du 6 juin 2003.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A... contestant l'arrêté du 18 octobre 2022 du ministre de l'éducation nationale qui prolongeait son stage de quatre mois. Le tribunal a jugé que la décision de prorogation de stage n'avait pas à être motivée et ne nécessitait pas de procédure contradictoire, car elle ne constituait pas une mesure disciplinaire. Il a également écarté le moyen tiré du non-respect d'un délai interne de transmission d'avis, le jugeant inopérant. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que du décret n° 2011-1317 du 17 octobre 2011.
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné les requêtes de M. G... contestant deux titres de perception émis par le directeur régional des finances publiques de Bretagne pour le recouvrement d’un trop-perçu de pension de retraite, ainsi que les certificats de suspension de sa pension. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes de M. G..., considérant notamment que l’action en recouvrement n’était pas prescrite en raison de l’omission déclarative de sa reprise d’activité, que les titres étaient suffisamment motivés et réguliers en la forme, et que le calcul du trop-perçu n’était pas erroné. La solution retenue est fondée sur les articles L. 84 à L. 86-1 du code des pensions civiles et militaires de retraite, ainsi que sur les dispositions du code des relations entre le public et l’administration et du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012.
Le Tribunal Administratif de Rennes (6ème Chambre) a été saisi par la SARL Somadis et les époux A... d’une demande d’indemnisation pour les dommages causés à leur parking par des engins de chantier lors de travaux d’aménagement d’une piste cyclable réalisés pour le compte de la commune de Roscoff. Le tribunal a reconnu la responsabilité sans faute de la commune en tant que maître d’ouvrage, sur le fondement du droit de la responsabilité du fait des travaux publics. Il a condamné la commune à verser aux requérants une somme totale de 12 357,50 euros, correspondant aux frais de constat d’huissier et à une partie des travaux de reprise, tout en rejetant les demandes au titre de l’immobilisation du terrain, du préjudice moral et de l’atteinte à l’image.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par M. A... d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du 23 octobre 2023 lui octroyant une allocation temporaire d'invalidité (ATI), contestant la fixation de la date de jouissance au 9 novembre 2022. Le requérant soutenait que cette date devait être celle de sa reprise de fonctions après consolidation, soit le 22 janvier 2022, conformément à l'article 4 du décret n° 60-1089 du 6 octobre 1960. Le tribunal a fait droit à sa demande en annulant l'arrêté attaqué et en fixant l'entrée en jouissance de l'ATI au 21 janvier 2022, date de consolidation retenue par un précédent arrêté du 22 juin 2023, toujours en vigueur. La solution s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et du décret de 1960.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. et Mme B... et E... qui demandaient l'annulation de la délibération du conseil municipal de Péaule du 6 novembre 2023. Cette délibération retirait du déclassement une partie du chemin rural n°41 et ne donnait pas suite à leur proposition d'acquisition. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, estimant que la convocation des conseillers municipaux avait été régulière (articles L. 2121-10 et L. 2121-11 du code général des collectivités territoriales) et que la délibération avait été signée et inscrite au registre conformément à l'article L. 2121-23 du même code. Enfin, le tribunal a jugé que la commune n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en suivant l'avis défavorable de la commissaire enquêtrice, qui avait relevé l'absence de consensus et des imprécisions sur l'emprise à céder.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B... qui contestait l'incorporation de ses parcelles (ZW 160, 194 et ZY 16) au territoire de chasse de l'ACCA de Le Theil de Bretagne. Le requérant invoquait son droit d'opposition fondé sur l'article L. 422-13 du code de l'environnement, estimant que ses terrains formaient un seul tenant de plus de 20 hectares. Le tribunal a jugé que la fédération des chasseurs avait légalement retranché de cette surface les terrains situés dans un rayon de 150 mètres autour des habitations, conformément à l'article L. 422-10 du même code, ramenant la superficie à 19,85 ha, soit en dessous du seuil requis. En conséquence, le droit d'opposition de M. B... a été écarté et ses conclusions d'annulation rejetées.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B... contestant le titre de pension d'invalidité qui lui a été concédé le 20 novembre 2023. Le requérant soutenait une incompétence du signataire et une erreur dans le calcul de sa pension, estimant que le minimum garanti de l'article L. 17 du code des pensions civiles et militaires de retraite devait lui être appliqué différemment. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, le signataire disposant d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé que le calcul du montant de la pension, basé sur la durée de services effectifs du requérant (16 ans, 3 mois et 43 jours) et l'application des taux prévus à l'article L. 17, était correct, aboutissant à un montant annuel de 9 217,57 euros.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme A..., greffière au ministère de la justice, qui contestait le refus de reconnaissance de son syndrome d'épuisement professionnel comme maladie imputable au service. Le tribunal a d'abord écarté le moyen d'incompétence, jugeant que le signataire de la décision, un substitut général, disposait d'une délégation régulière. Sur le fond, il a estimé que la requérante n'apportait pas la preuve d'un lien direct entre sa pathologie et ses conditions de travail, nécessaire pour bénéficier de la présomption d'imputabilité au service. La demande d'expertise médicale a également été rejetée comme inutile.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B..., technicien supérieur d'études et de fabrication (catégorie B) au ministère des armées, contestant la décision implicite de rejet de son recours hiérarchique. Le requérant demandait l'annulation de cette décision et le versement d'une indemnité pour la perte d'indemnités liées au travail de nuit, dimanche et jours fériés, qu'il estimait due sur le fondement des décrets n° 71-343 du 29 avril 1971 et n° 82-11 du 5 janvier 1982. Le tribunal a jugé que les décrets n° 2002-1493 et n° 2002-1494 du 20 décembre 2002, ainsi que les décrets n° 2007-1525 et n° 2007-1526 du 24 octobre 2007, invoqués par l'administration pour cesser le versement, n'étaient pas applicables à M. B..., relevant de la catégorie B, et non des agents techniques de catégorie C. Par conséquent, la décision de l'administration était légale, et les conclusions indemnitaires, en l'absence de demande préalable, ont été déclarées irrece
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B... qui demandait l’annulation de son évaluation professionnelle pour l’année 2022, notée « A – Marge d’amélioration sur le poste ». Le juge a estimé que le requérant ne contestait pas sérieusement le défaut d’atteinte de ses objectifs individuels, notamment commerciaux, et que l’utilisation d’un indicateur collectif pour un objectif spécifique ne suffisait pas à entacher la décision d’illégalité. La juridiction a également considéré que les conditions de travail dégradées, bien que reconnues, étaient déjà prises en compte dans l’évaluation. La solution s’appuie sur le décret n° 2001-614 du 9 juillet 2001 relatif à la notation des fonctionnaires de La Poste.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de la SARL Laurenti & Fils. Celle-ci contestait une décision du 8 décembre 2023 lui infligeant des points de pénalité et une suspension de licence pour des infractions de pêche en zone interdite et sans autorisation. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à un vice de procédure, à l'absence d'obligation de détenir une licence spécifique et à la violation du principe de proportionnalité. La décision s'appuie sur le règlement (CE) n° 1224/2009 et le code rural et de la pêche maritime.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. C... contestant l'arrêté du préfet des Côtes-d'Armor suspendant son permis de conduire pour six mois. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a jugé inopérant le moyen tiré de l'erreur d'appréciation sur la matérialité des faits, celle-ci relevant du juge judiciaire. Enfin, la décision a été considérée comme suffisamment motivée en droit et en fait, conformément à l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Rennes annule la décision du 11 mars 2024 par laquelle l’ENIM a refusé de reconnaître l’imputabilité au service de l’accident déclaré par Mme Couedon. La décision est annulée pour défaut de motivation, en application des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l’administration. Le tribunal relève que la décision attaquée n’énonce pas les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Il est également précisé que, selon l’article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983, un accident survenu dans le temps et le lieu du service est présumé imputable au service, sauf faute personnelle ou circonstance particulière.