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Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme B... qui demandait l'annulation de la décision implicite de rejet de sa demande indemnitaire et la condamnation de l'État à lui verser 10 235,61 euros en réparation des préjudices subis suite à des précomptes sur son traitement pour un indu de rémunération. La juridiction a considéré que l'administration n'avait commis aucune faute de nature à engager sa responsabilité, en relevant notamment que le recouvrement de l'indu était fondé et que les règles relatives à la quotité saisissable n'avaient pas été méconnues. Les conclusions indemnitaires ont donc été rejetées, de même que les conclusions accessoires. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et du code des procédures civiles d'exécution.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A..., ressortissant sénégalais, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire pris par le préfet du Finistère. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des textes applicables aux ressortissants sénégalais. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de Mme et M. B... du lieu d'hébergement d'urgence pour demandeurs d'asile (HUDA) qu'ils occupaient sans droit. La juridiction a constaté que les intéressés, déboutés du droit d'asile, se maintenaient irrégulièrement dans les lieux malgré une mise en demeure, et que la mesure était urgente et utile compte tenu de la saturation du dispositif d'accueil. La solution retenue s'appuie sur les dispositions des articles L. 552-1 et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permettent au préfet de demander au juge des référés d'ordonner l'expulsion des occupants sans titre d'un tel hébergement.
Le Tribunal administratif de Rennes a été saisi par M. B... d’une demande de décharge de la redevance d’assainissement non collectif et de sa majoration, mises à sa charge par la communauté de communes Centre Morbihan Communauté pour les années 2023 à 2025. Se fondant sur l’article L. 2224-11 du code général des collectivités territoriales, qui qualifie ce service public d’industriel et commercial, et sur la jurisprudence du Tribunal des conflits, le juge a constaté que ce litige relève de la compétence des tribunaux judiciaires. Par conséquent, l’ordonnance rejette la requête comme portée devant une juridiction administrative incompétente, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Rennes a annulé l'arrêté du 8 juillet 2025 par lequel le préfet des Côtes-d’Armor refusait le renouvellement du titre de séjour pour raisons médicales de M. A..., ressortissant géorgien, et l'obligeait à quitter le territoire français. La juridiction a estimé que le préfet s'était estimé lié par l'avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, commettant ainsi une erreur de droit, et que la décision méconnaissait l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour portant la mention « vie privée et familiale » dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en ordonnance, a été saisi par Mme A... d’un recours de plein contentieux contre une décision de la caisse d’allocations familiales d’Ille-et-Vilaine lui accordant une remise partielle de 144 euros sur une dette d’aide personnelle au logement de 288 euros. La requérante sollicitait la remise totale de cette dette en raison de sa situation financière précaire. En cours d’instance, la caisse a informé le tribunal que la dette était désormais soldée, ce que Mme A... n’a pas contesté. Le juge a constaté que les conclusions de la requête étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative et des articles L. 821-1, L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation, ainsi que L. 553-2 du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif de Rennes a pris acte, par ordonnance du 18 décembre 2025, du désistement pur et simple de M. A... B... de sa requête en excès de pouvoir. Celle-ci visait l'annulation d'un arrêté du préfet du Finistère du 6 décembre 2024 lui interdisant temporairement d'exercer des fonctions sportives ou d'intervenir auprès de mineurs. Le tribunal a constaté que rien ne s'opposait à ce désistement et en a donné acte, conformément à l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucun texte de fond n'a été appliqué, la procédure s'étant achevée avant tout examen au fond.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B..., ancien militaire, qui contestait le refus de l’administration de lui accorder l’indemnité temporaire de retraite pour la Polynésie française. Le tribunal a jugé que la condition de transfert du centre des intérêts matériels et moraux (CIMM) n’était pas remplie à la date d’effet de sa pension, comme l’exige l’article 137 de la loi du 30 décembre 2008. La solution retenue confirme la décision du directeur régional des finances publiques de Bretagne et d’Ille-et-Vilaine, sans faire droit aux moyens d’erreur de droit ou d’appréciation soulevés par le requérant.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B..., ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du préfet d'Ille-et-Vilaine refusant son titre de séjour pour raisons de santé et lui faisant obligation de quitter le territoire. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en suivant l'avis du collège de médecins de l'OFII, lequel concluait que si son état de santé nécessitait une prise en charge, le défaut de soins n'aurait pas de conséquences d'une exceptionnelle gravité. La décision a été fondée sur l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et le tribunal a également écarté les moyens tirés de la violation des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Rennes a condamné M. A... à une amende de 600 euros pour une contravention de grande voirie. Les faits concernaient le rejet d’eaux usées de vaisselle dans le réseau d’eaux pluviales du port de commerce de Saint-Malo, causant une pollution. La solution retenue se fonde sur les articles L. 5335-2 et R. 5333-28 du code des transports, ainsi que sur l’article L. 2132-26 du code général de la propriété des personnes publiques.
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné le recours de M. C... contre le refus du préfet du Finistère de lui délivrer un titre de séjour « parent d’enfant français ». Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens de la requête, jugeant notamment que la décision était suffisamment motivée et que le retrait de l'autorité parentale n'empêchait pas, en droit, de contribuer à l'entretien des enfants, mais que M. C... ne justifiait pas d'une contribution effective et régulière. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de la décision préfectorale fondée sur les articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par la communauté d’agglomération du Pays de Landerneau Daoulas d’une action en responsabilité décennale contre la SMABTP et la société La miroiterie Raub pour des désordres affectant des portes, apparus après la réception des travaux en 2016 et rendant l’ouvrage impropre à sa destination. Le tribunal a condamné in solidum les deux défenderesses à verser à la collectivité 81 039 euros TTC pour les travaux de remise en état, avec intérêts au taux légal à compter du 24 avril 2023 et capitalisation, ainsi que 3 881,97 euros au titre des frais d’expertise. Il a rejeté l’abattement pour vétusté demandé par les défenderesses, retenant que le défaut d’entretien allégué résultait des défauts de conception et de pose. La décision applique les articles 1792 et suivants du code civil sur la responsabilité décennale, ainsi que les articles L. 761-1 et R. 761-1 du code de justice administrative pour les frais.
Le Tribunal Administratif de Rennes (2ème Chambre) a examiné la requête de la SAS La Foncière d’expansion, qui contestait sa mise en demeure en tant que codébiteur solidaire des dettes fiscales de M. B... (TVA et impôt sur le revenu) sur le fondement de l’article L. 141-22 du code de commerce. La société soutenait notamment que les créances n’avaient pas été préalablement mises en recouvrement auprès du débiteur principal et contestait le bien-fondé des impositions. Le tribunal a relevé d’office une irrecevabilité partielle, constatant que la requérante n’avait d’intérêt à agir que pour la TVA de la période du 1er avril 2017 au 30 septembre 2018, seule somme ayant fait l’objet d’un avis de mise en recouvrement à son encontre pour un montant de 85 040 euros. La solution retenue est donc un rejet partiel de la requête pour défaut d’intérêt à agir sur le surplus des conclusions.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B..., un major de la marine nationale, qui contestait le refus du ministre des armées de lui verser une majoration de traitement de 25 % pour service en outre-mer. Le requérant avait servi 41 jours en Martinique en 2021, mais le tribunal a jugé, sur le fondement de la loi du 3 avril 1950 et du décret du 6 octobre 1950, qu'il ne remplissait pas les conditions pour bénéficier de cette majoration. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation de la décision ministérielle du 24 avril 2023.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la demande de M. A... et Mme B... tendant à la décharge de leur impôt sur le revenu pour 2021. Les requérants contestaient l'imposition des sommes perçues pour l'accueil de jeunes mineurs délinquants, qu'ils estimaient non imposables. Le tribunal a jugé que cette activité d'hébergement social, bien que sociale, était exercée de manière habituelle et lucrative, distincte de leur activité agricole, et relevait donc des bénéfices industriels et commerciaux (BIC) en application des articles 12 et 34 du code général des impôts. La solution retenue est le rejet de la requête.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B..., professeur, qui contestait le refus du recteur de l'académie de Rennes de reconnaître l'imputabilité au service de son accident du 9 décembre 2022 et de lui accorder un congé pour invalidité temporaire. Le tribunal a jugé que l'entretien avec sa supérieure hiérarchique, durant lequel des reproches pédagogiques lui ont été communiqués, ne constitue pas un événement soudain et violent susceptible d'être qualifié d'accident de service, même en l'absence de propos excessifs. La décision s'appuie sur les articles L. 822-18 et L. 822-21 du code général de la fonction publique, et écarte les moyens d'incompétence du signataire et de vice de procédure.
Le Tribunal Administratif de Rennes (2ème Chambre) a été saisi par la société Eiffage Construction Bretagne d’un litige portant sur le règlement du solde du lot n°1 du marché de construction d’une piscine à Châteaulin, conclu avec la communauté de communes de Pleyben-Châteaulin-Porzay. La société requérante soutenait qu’un décompte général définitif tacite s’était formé en application de l’article 13.4.4 du CCAG travaux, faute pour le maître d’ouvrage d’avoir réagi dans les délais à son projet de décompte général. Le tribunal a rejeté cette argumentation, jugeant que la procédure d’établissement du décompte général n’avait pas été régulièrement enclenchée, le projet de décompte final étant prématuré et la levée des réserves n’ayant pas été formalisée par le maître d’ouvrage. En conséquence, la requête a été rejetée comme irrecevable, le tribunal n’ayant pas statué sur le fond du solde du marché ni sur les appels en garantie formés à titre subsidiaire.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la demande de M. A... et Mme B... tendant à la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour 2018. Les requérants contestaient la qualification en bénéfices industriels et commerciaux des sommes perçues pour l'hébergement de jeunes en difficulté, soutenant leur caractère indemnitaire et non imposable. Le tribunal a jugé que l'administration avait pu légalement recourir à la taxation d'office, faute de déclaration malgré une mise en demeure, et que l'activité d'hébergement social, exercée à titre habituel et rémunéré, relevait des dispositions des articles 12 et 34 du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de Rennes (2ème Chambre) a rejeté la requête de la SARL Stanhome France, qui contestait une lettre d'injonction de la DGCCRF du 29 novembre 2022 lui ordonnant de supprimer plusieurs allégations environnementales et dermatologiques sur ses produits d'entretien. Le tribunal a estimé que la société n'établissait pas que les modifications apportées à ses pratiques en cours d'instance rendaient le litige sans objet, et a donc refusé de constater un non-lieu à statuer. Sur le fond, il a jugé que les injonctions contestées n'étaient pas entachées d'erreur de droit, notamment en ce qui concerne la distinction entre "naturel" et "d'origine naturelle", et qu'elles ne méconnaissaient pas le principe de proportionnalité. La demande de délai supplémentaire pour la mise en conformité a également été rejetée, de même que les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la demande de la SARL Bernard Renet, qui sollicitait la réduction de sa cotisation foncière des entreprises (CFE) pour l'année 2021 et les années antérieures. La requête a été jugée irrecevable pour les années antérieures à 2021, car la réclamation préalable, déposée le 14 décembre 2022, était tardive au regard du délai prévu à l'article R. 196-2 du livre des procédures fiscales. Sur le fond, pour l'année 2021, le tribunal a estimé que la CFE avait été correctement calculée sur la base de la valeur locative des biens dont la société avait disposé en 2019, conformément aux articles 1467 et 1467 A du code général des impôts. La société n'a pas démontré que la surface de 593 m² retenue pour 2019 était erronée, la modification de surface invoquée n'étant intervenue qu'ultérieurement.