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Le Tribunal Administratif de Rouen annule l'arrêté du 16 avril 2025 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a refusé d’admettre au séjour M. B..., ressortissant congolais, et l’a obligé à quitter le territoire français. Le tribunal juge que la condamnation pénale unique invoquée par le préfet, bien que réelle, ne suffit pas à caractériser une menace actuelle pour l’ordre public au sens des articles L. 412-5 et L. 432-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers. Cette erreur d’appréciation entraîne l’illégalité de l’ensemble des décisions contestées. La solution retenue s’appuie sur la convention européenne des droits de l’homme et le code de l’entrée et du séjour des étrangers.
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en urgence, rejette la requête de M. A... qui contestait une retenue de 10,03 euros sur sa prime d'activité pour remboursement d'un indu. Le tribunal constate que l'indu avait déjà été validé par une précédente décision de justice et que la caisse d'allocations familiales était fondée à en poursuivre le recouvrement en application de l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale. La demande d'annulation et de remboursement est donc rejetée.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de Mme A... contestant la décision de la caisse d’allocations familiales de la Seine-Maritime qui lui avait accordé une remise gracieuse partielle d’un indu d’aide personnelle au logement de 200,01 euros, à hauteur de 100,01 euros. Le tribunal a estimé que Mme A... n’établissait pas être dans une situation de précarité financière l’empêchant de rembourser la somme restante due, condition nécessaire pour obtenir une remise totale de sa dette. La décision s’appuie sur les articles L. 553-2 du code de la sécurité sociale et L. 825-3 du code de la construction et de l’habitation.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en formation d'urgence, a rejeté la requête de Mme B... contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 4 944,66 euros pour la période du 1er avril 2022 au 30 septembre 2023. La solution retenue est que la requérante ne remplissait pas la condition de résidence stable et effective en France, exigée par les articles L. 262-2 et R. 262-5 du code de l’action sociale et des familles, en raison de séjours à l’étranger cumulés de plus de trois mois. Le tribunal a notamment jugé que le fait d’avoir informé la caisse d’allocations familiales de son départ était sans incidence sur le non-respect de cette condition. En conséquence, la décision du président du conseil départemental de la Seine-Maritime du 12 mars 2024 a été confirmée.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme A... qui contestait le refus de la caisse d'allocations familiales de la Seine-Maritime de lui accorder une remise gracieuse d’un indu de prime d’activité de 1 819,43 euros. Le tribunal a estimé que la requérante n’établissait pas sa situation de précarité financière, notamment en ne justifiant pas de ses ressources et charges malgré une demande en ce sens. La décision s’appuie sur les articles L. 845-3 et L. 553-2 du code de la sécurité sociale, qui subordonnent la remise à la bonne foi ou à la précarité du débiteur. Le tribunal a également rappelé qu’il ne lui appartient pas d’accorder directement un échéancier de paiement.
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en urgence, rejette la requête de Mme A... qui contestait le refus de remise gracieuse d’un indu de prime d’activité de 1 006,50 euros. La requérante n’a pas démontré sa bonne foi, ayant tardé à déclarer des ressources de près de 6 000 euros, ni sa précarité, ses revenus mensuels de 2 300 euros lui permettant de faire face à ses charges. Le juge a appliqué les articles L. 845-3 et L. 553-2 du code de la sécurité sociale, estimant qu’aucune remise gracieuse n’était justifiée. La demande d’annulation de la décision du 15 mars 2024 est également rejetée.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a examiné la demande de Mme B... contestant le refus de remise gracieuse d’indu de prime d’activité (720,12 €), d’APL (1 069,49 €) et de RSA (207,54 €). La requérante invoquait sa bonne foi et sa situation financière précaire. Le tribunal a constaté que l’indu de RSA avait été remboursé avant l’introduction de la requête, entraînant un non-lieu à statuer sur ce point. Pour les autres indus, il a rejeté la demande, estimant que la précarité alléguée n’était pas suffisamment établie, en application des articles L. 845-3 du code de la sécurité sociale (prime d’activité) et L. 553-2 du même code, combiné à l’article L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation (APL).
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté les deux requêtes de Mme B... La première concernait le refus de délivrance de la carte mobilité inclusion mention « stationnement » par le département de l'Eure, rejeté car Mme B... n'a pas fourni de preuves médicales établissant une réduction importante de sa capacité de déplacement à pied, comme l'exige l'arrêté du 3 janvier 2017. La seconde portait sur une remise gracieuse partielle d'un indu d'aide personnelle au logement (APL) accordée par la CAF de l'Eure, également rejetée, les moyens invoqués n'étant pas fondés. Les décisions ont été rendues sur le fondement du code de l'action sociale et des familles et du code de la construction et de l'habitation.
Le Tribunal Administratif de Rouen a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. A... contre l'arrêté préfectoral du 16 janvier 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, L. 423-23, L. 425-9 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, jugeant que les décisions étaient suffisamment motivées et proportionnées, et qu'aucune illégalité n'entachait la procédure.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté les deux requêtes de Mme B... La première concernait le refus de délivrance de la carte mobilité inclusion mention "stationnement" par le département de l'Eure, rejeté faute pour la requérante d'apporter la preuve médicale de sa mobilité réduite, conformément à l'arrêté du 3 janvier 2017. La seconde portait sur une remise gracieuse partielle d'un indu d'APL accordée par la CAF de l'Eure, dont l'annulation a été refusée, les moyens soulevés n'étant pas fondés au regard du code de la construction et de l'habitation.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en formation d'urgence, a rejeté la requête de M. B... qui demandait l'annulation du refus de remise gracieuse d'un indu d'aide personnelle au logement (APL) de 4 067,61 euros. Le juge a estimé que M. B..., bien qu'invoquant une situation financière précaire, n'avait pas démontré être dans l'incapacité de rembourser sa dette, notamment au vu de ses ressources mensuelles supérieures à 4 000 euros et de l'absence de justificatifs. La décision s'appuie sur les articles L. 553-2 du code de la sécurité sociale et L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation, qui conditionnent la remise à la précarité du débiteur, non établie en l'espèce.
Le Tribunal Administratif de Rouen a examiné la requête de M. A..., ressortissant malien, contestant l'arrêté du 4 décembre 2024 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a abrogé son titre de séjour "salarié". Le tribunal a annulé cet arrêté, estimant que le préfet n'avait pas démontré que le titre de séjour avait été obtenu frauduleusement, notamment en ce qui concerne l'acte d'état civil de l'intéressé. La solution retenue s'appuie sur l'article L. 432-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui encadre le retrait des titres de séjour, et sur l'article 47 du code civil relatif à la force probante des actes d'état civil étrangers. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de restituer le titre de séjour à M. A....
Le Tribunal Administratif de Rouen a examiné les recours de Mme B..., agent du CCAS d'Evreux, contre deux arrêtés : une suspension de fonctions de quatre mois (27 novembre 2023) et une exclusion temporaire de six mois avec sursis partiel (12 septembre 2024). Sur la suspension, le tribunal a constaté que l'arrêté, ayant pris fin le 27 mars 2024 sans avoir été exécuté après cette date, a été implicitement abrogé, rendant le recours sans objet. Concernant l'exclusion temporaire, le tribunal a rejeté la requête, estimant que les faits reprochés étaient établis et que la sanction, bien que plus sévère que l'avis du conseil de discipline, n'était pas disproportionnée au regard des manquements. Les décisions s'appuient sur le code général de la fonction publique et le décret n° 89-677 du 18 septembre 1989.
Le Tribunal administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme B... A..., ressortissante bissau-guinéenne, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Eure refusant son admission au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment une erreur manifeste d'appréciation, mais le tribunal a estimé qu'elle ne justifiait pas de liens suffisamment stables et intenses avec son enfant français, ni de l'impossibilité pour celui-ci de bénéficier de soins dans son pays d'origine. Le tribunal a également jugé que le délai de départ volontaire de trente jours, étant le délai de droit commun, n'avait pas à être motivé spécifiquement. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté comme tardive la requête de M. B... contestant le refus implicite de l'Agence nationale de l'habitat (ANAH) concernant l'attribution de la prime "MaPrimeRénov". Le juge a constaté que la décision implicite de rejet était née le 6 juillet 2025, et que le délai de recours de deux mois expirait le 8 septembre 2025, alors que la requête n'a été enregistrée que le 25 septembre 2025. Cette irrecevabilité manifeste, fondée sur les articles R. 421-1 et R. 421-2 du code des relations entre le public et l’administration, a conduit au rejet de la demande sans invitation à régulariser, en application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rouen rejette la requête de la SCA Terre de Lin, qui contestait le refus du directeur général des finances publiques de lui accorder une aide financière prévue par le décret n° 2022-967 du 1er juillet 2022 pour compenser la hausse des coûts de l’énergie. Le tribunal constate que la demande d’aide, déposée le 25 janvier 2024, était tardive car elle n’avait pas été présentée avant le 31 décembre 2023, date limite fixée par l’article 3 du décret pour les mois de juillet et août 2023. Il écarte le moyen tiré de l’erreur manifeste d’appréciation, l’administration étant tenue de rejeter la demande pour ce seul motif, et celui fondé sur la sécurité juridique, les modifications réglementaires successives n’ayant pas porté une atteinte excessive aux intérêts en cause. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de la société.
Le Tribunal Administratif de Rouen a examiné les requêtes de Mme B..., agent territorial de la commune de Flipou, contestant plusieurs décisions la concernant. Il a jugé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur l'arrêté de révocation du 31 mai 2024, celui-ci ayant été retiré et remplacé par un nouvel arrêté de révocation le 12 juillet 2024. Le tribunal a rejeté la demande d'annulation de ce second arrêté, estimant que la procédure disciplinaire était régulière et que la sanction de révocation, fondée sur des faits établis, n'était pas disproportionnée. Il a également rejeté les demandes d'annulation de l'arrêté de reconstitution de carrière et des délibérations du conseil municipal portant suppression de poste, considérant ces actes légaux et justifiés par l'intérêt du service. Enfin, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions à fin d'injonction et a condamné Mme B... à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Rouen a examiné la requête de M. D..., lieutenant-colonel de sapeurs-pompiers, contestant un blâme prononcé le 23 novembre 2023 par le préfet de la Seine-Maritime et le président du conseil d’administration du SDIS. Le requérant invoquait notamment une procédure irrégulière, l’absence de faute et le caractère disproportionné de la sanction. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens, jugeant que les faits reprochés constituaient une faute de nature à justifier une sanction et que le blâme était proportionné. La décision s’appuie sur les articles L. 530-1 et L. 533-1 du code général de la fonction publique.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A..., ressortissant afghan, contestant l'arrêté préfectoral du 28 mars 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence d'attaches familiales stables en France. Il a également jugé que les moyens relatifs à la décision fixant le pays de renvoi et à l'interdiction de retour, fondés sur les articles L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'étaient pas fondés. Enfin, la demande de suspension de l'exécution de la mesure d'éloignement a été rejetée, faute d'urgence et de doute sérieux sur la légalité de la décision.
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par M. B... d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de l’Eure refusant le renouvellement de sa carte de résident. En cours d’instance, le préfet a délivré la carte sollicitée, conduisant M. B... à se désister de ses conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, et a rejeté les conclusions relatives aux frais d’instance.