17 499 décisions disponibles — page 171/875
Le Tribunal Administratif de Rouen a examiné la requête de Mme A, ressortissante sénégalaise, contestant l'arrêté préfectoral du 7 mars 2025 lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de six mois. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, et la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la décision était signée par une autorité compétente (M. D B, par arrêté du 23 janvier 2025), suffisamment motivée, et que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit ou d'appréciation. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité, y compris les conclusions à fin d'injonction et celles fondées sur l'article L. 761-1 du code de
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de la SA Allianz IARD et de la société de distribution de Menneval, qui demandaient la condamnation de l'État à les indemniser pour les pertes d'exploitation subies lors des manifestations des "gilets jaunes" en novembre et décembre 2018. Le tribunal a écarté la responsabilité de l'État sur le fondement de l'article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure, estimant que les actes des manifestants (entraves à la circulation) ne constituaient pas des crimes ou délits commis "à force ouverte ou par violence" au sens de ce texte. Il a également rejeté le moyen tiré de la rupture d'égalité devant les charges publiques, faute pour les requérantes de démontrer un préjudice anormal et spécial.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de la SA Allianz IARD et de la société Saint Valéry Distribution, qui demandaient la condamnation de l'État à les indemniser pour les pertes d'exploitation subies lors des manifestations des "gilets jaunes" entre novembre et décembre 2018 à Saint-Valéry-en-Caux. Le tribunal a écarté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête, faute de preuve de notification de la décision de rejet préfectorale. Sur le fond, il a jugé que la responsabilité de l'État ne pouvait être engagée sur le fondement de l'article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure, les manifestants s'étant rendus coupables du délit d'entrave à la circulation, ni sur celui de la rupture d'égalité devant les charges publiques, les préjudices invoqués ne présentant pas un caractère anormal et spécial.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B, ressortissant nigérian, qui contestait le refus du préfet de la Seine-Maritime de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a jugé que le préfet n'était pas tenu de saisir la commission du titre de séjour, car M. B ne remplissait pas les conditions pour un titre de plein droit. Il a également estimé que la décision n'était pas entachée d'erreur d'appréciation, la menace pour l'ordre public étant établie par ses condamnations pénales, et qu'elle ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale ni à l'intérêt supérieur de son enfant. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sur le fondement des articles L. 432-13, L. 412-5 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B, qui contestait l'ordonnance de taxation des frais d'expertise (1 884 euros TTC) mise à sa charge. M. B demandait que cette somme soit supportée par la commune de Saint-Lô, estimant que le constat était nécessaire en raison de nuisances imputables à la commune. Le tribunal a jugé qu'il n'était pas établi que le constat avait présenté une utilité pour la commune ni que M. B était dans l'incapacité de payer, et a donc estimé que l'équité ne justifiait pas de modifier la répartition des frais. La décision s'appuie sur les articles R. 621-11 et R. 621-13 du code de justice administrative, qui prévoient que les frais d'expertise sont en principe à la charge du demandeur, sauf décision contraire pour des raisons d'équité.
Le Tribunal administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A B, qui demandait la décharge de la cotisation foncière des entreprises pour les années 2016 à 2023. La juridiction a constaté que la réclamation préalable de M. B, datée du 29 avril 2025, était tardive au regard du délai fixé par l’article R.* 196-2 du livre des procédures fiscales. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée sans instruction complémentaire.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C qui contestait la décision de la commission académique de Normandie confirmant que l'autorisation d'instruire son enfant à domicile était fondée sur le 4° de l'article L. 131-5 du code de l'éducation. La requérante demandait l'annulation de cette décision et des injonctions, notamment pour que l'autorisation soit fondée sur le 1° du même article. Le juge a considéré que ces conclusions, visant à obtenir des mesures définitives, excédaient ses pouvoirs de juge des référés, qui sont limités aux mesures provisoires en vertu de l'article L. 511-1 du code de justice administrative. Par conséquent, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par Mme A d’une demande d’indemnisation des préjudices subis suite à sa prise en charge au centre hospitalier intercommunal Elbeuf Louviers Val-de-Reuil pour une fracture du poignet en mars 2019. La requérante invoquait un défaut de suivi post-opératoire et des séquelles douloureuses persistantes. Le tribunal a rejeté la demande, considérant qu’une expertise médicale réalisée par la commission de conciliation et d’indemnisation (CCI) avait déjà permis d’établir l’absence de faute de l’établissement. La solution retenue s’appuie sur l’article L. 1142-1 du code de la santé publique, qui conditionne la responsabilité des établissements de santé à l’existence d’une faute.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A contestant l'arrêté préfectoral du 3 avril 2023 lui interdisant la détention d'armes et retirant son permis de chasser. Le tribunal a jugé que le préfet était en situation de compétence liée en raison de la condamnation de M. A pour agression sexuelle, mentionnée au bulletin n°2 du casier judiciaire, conformément à l'article L. 312-3 du code de la sécurité intérieure. Les moyens soulevés, notamment le défaut de motivation et l'absence de procédure contradictoire, ont été écartés comme inopérants. La décision a également rejeté la demande de M. A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A, ressortissant nigérian, contestant l'arrêté préfectoral du 28 janvier 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a estimé que le requérant, hébergé par sa fille et son gendre, ne justifiait pas être à leur charge au sens de l'article L. 423-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, les ressources du foyer étant insuffisantes pour démontrer une prise en charge régulière. La décision a également jugé que le refus ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de liens personnels intenses et stables en France. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et les demandes accessoires ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Rouen a examiné la requête de M. A, ressortissant pakistanais, contestant un arrêté préfectoral du 9 avril 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an. Le requérant invoquait notamment l'incompétence du signataire, un défaut de motivation et une méconnaissance du droit de l'Union européenne, en soutenant qu'il devait faire l'objet d'une réadmission vers le Portugal. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, en se fondant sur les articles L. 611-1 et L. 621-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur le règlement (UE) 2016/399 (code frontières Schengen). La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme A, qui demandait la condamnation de la communauté de communes Bernay Terres de Normandie pour défaut d'entretien normal de la voie publique suite à un accident de la circulation dû à des gravillons. Le tribunal a reconnu la responsabilité de la collectivité, faute de signalisation adéquate après des travaux de gravillonnage. Cependant, les conclusions indemnitaires ont été rejetées car Mme A n'a pas prouvé être propriétaire du véhicule accidenté, condition nécessaire pour réclamer un préjudice matériel personnel. La décision applique les principes de la responsabilité pour défaut d'entretien normal des ouvrages publics, sans référence à un texte spécifique autre que le code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 23 janvier 2023 par lequel le préfet de la Seine-Maritime avait retiré son titre de séjour pluriannuel. Le tribunal a jugé que la décision de retrait, fondée sur l'article L. 432-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en raison d'une menace pour l'ordre public, n'entrait pas dans les cas prévus par l'article L. 432-13 du même code imposant la saisine de la commission du titre de séjour. Par conséquent, le moyen tiré de la méconnaissance de cette obligation a été écarté, et la solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A.
Le Tribunal administratif de Rouen a examiné la requête de Mme B, ressortissante sénégalaise, contestant le refus implicite de renouvellement de sa carte de séjour temporaire en qualité de salariée. En cours d'instance, le préfet de la Seine-Maritime lui a délivré une nouvelle carte de séjour temporaire valable jusqu'en 2026, rendant sans objet les conclusions relatives à ce titre. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces demandes. Concernant la demande de carte de séjour pluriannuelle, le tribunal a relevé que Mme B n'avait pas formulé de demande en ce sens, rejetant ainsi les moyens afférents. Enfin, l'État a été condamné à verser 1 000 euros à l'avocat de Mme B au titre des frais de justice, sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant turc, qui contestait un arrêté du préfet de la Seine-Maritime du 18 août 2025 l'assignant à résidence pour 45 jours et lui interdisant le retour sur le territoire français pour 6 mois. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, jugeant que la décision d'interdiction de retour était suffisamment motivée au regard des critères des articles L. 612-7 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation de M. A..., entré en France en 2022 et dont la demande d'asile avait été rejetée. La requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par Mme C et M. B d’une demande de condamnation du Centre hospitalier de Verneuil-sur-Avre pour faute dans l’organisation du service public hospitalier, en raison de la prise en charge défaillante d’Elise Fressard par le SMUR le 14 janvier 2021, ayant entraîné son décès. Les requérants invoquent notamment l’incompétence du praticien, un défaut d’intubation et un mauvais positionnement de la sonde gastrique, à l’origine d’une pneumopathie d’inhalation et de lésions neurologiques irréversibles. Le tribunal a retenu la responsabilité de l’établissement sur le fondement des principes généraux de la responsabilité hospitalière pour faute simple, en lien avec les articles L. 1142-1 du code de la santé publique. Il a condamné le CH de Verneuil-sur-Avre à indemniser les préjudices subis par la patiente et ses proches, ainsi qu’à rembourser les débours de la CPAM du Calvados.
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant la délivrance d’un titre de séjour à un ressortissant gabonais, l’obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de trois mois. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l’article L. 425-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision de refus de séjour était légale et que les autres décisions contestées n’étaient pas entachées d’illégalité. En conséquence, la requête a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. B D, ressortissant géorgien, qui contestait l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant son pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le juge a écarté les moyens soulevés, notamment la méconnaissance du droit d'être entendu, l'absence de vérification de son droit au séjour, et l'atteinte à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a estimé que la menace à l'ordre public était caractérisée et que le requérant ne justifiait pas d'une vie familiale stable et ancienne en France. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 611-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi d'une demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 9 septembre 2025 autorisant l'usage de drones-caméras lors d'une mobilisation le 10 septembre 2025 sur un large périmètre de l'agglomération rouennaise. Les requérants invoquaient une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée, en raison du défaut de proportionnalité et de nécessité de la mesure, compte tenu de l'ampleur de la zone et de l'existence d'autres dispositifs de vidéosurveillance. Le juge des référés a rejeté la requête, considérant qu'aucune des conditions de l'urgence ou de l'atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'était remplie. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative et de la loi du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a été saisi par le syndicat des avocats de France, le syndicat de la magistrature et l’association ADELICO pour suspendre un arrêté préfectoral autorisant l’usage de drones pour la captation d’images lors d’une mobilisation au Havre. Les requérants invoquaient une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée, notamment en raison du large périmètre concerné et du défaut de proportionnalité. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que les conditions de l’article L. 521-2 du code de justice administrative n’étaient pas remplies, sans caractériser d’urgence ou d’illégalité manifeste. Cette décision s’appuie sur les dispositions du code de la sécurité intérieure et de la loi du 6 janvier 1978 relative à l’informatique et aux libertés.