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Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi de trois requêtes par Mme H, étudiante en master de chimie à l'université de Rouen Normandie. La première contestait son ajournement en master, la deuxième une exclusion définitive prononcée par la section disciplinaire, et la troisième demandait réparation pour des refus de redoublement et d'inscription. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ces demandes, considérant que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, la méconnaissance du principe d'égalité, l'erreur manifeste d'appréciation et le défaut de motivation, n'étaient pas fondés. Les décisions ont été rendues sur le fondement du code de l'éducation et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme B, élève gardien de la paix, qui demandait l'annulation de son exclusion définitive de l'école nationale de police prononcée par le ministre de l'intérieur. La requérante contestait la compétence du signataire de l'arrêté, la régularité de la procédure disciplinaire et le caractère disproportionné de la sanction. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de vice de procédure, jugeant que la délégation de signature était régulière et que Mme B avait bien eu accès à son dossier. Sur le fond, il a estimé que la sanction d'exclusion définitive n'était pas disproportionnée au regard des manquements commis, en application du décret n° 94-874 du 7 octobre 1994.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B D, technicien supérieur du ministère de l'agriculture, qui contestait son exclusion temporaire de fonctions de quinze jours pour un comportement déplacé envers une collègue. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la secrétaire générale du ministère disposant d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé que la procédure disciplinaire était régulière, l'agent ayant été informé de son droit à consulter son dossier sans avoir formulé de demande en ce sens. Enfin, le tribunal a estimé que les faits reprochés étaient matériellement établis et constituaient une faute de nature à justifier la sanction prononcée. La décision s'appuie notamment sur le code général de la fonction publique et les décrets n°84-961 du 25 octobre 1984 et n°2005-850 du 27 juillet 2005.
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par Mme A... pour contester deux décisions du président du conseil départemental de la Seine-Maritime du 2 juin 2025, refusant l'attribution d'une carte mobilité inclusion, respectivement pour les mentions « invalidité »/« priorité » et « stationnement ». S'agissant de la contestation relative aux mentions « invalidité » et « priorité », le tribunal a jugé qu'elle relève manifestement de la compétence de la juridiction judiciaire, en application des articles L. 241-3 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles et L. 142-1 du code de la sécurité sociale. Concernant la mention « stationnement », la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable, faute pour la requérante d'avoir exercé le recours préalable obligatoire prévu à l'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles, malgré une demande de régularisation.
Le Tribunal administratif de Rouen a rejeté la requête de M. C... contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 6 992,72 euros pour la période d’avril 2022 à juillet 2023. Le requérant soutenait une omission déclarative de bonne foi et invoquait un droit à l’erreur, mais le tribunal a jugé que l’absence de déclaration des loyers perçus, d’un montant cumulé de 1 566,68 euros par mois, justifiait légalement l’indu. Il a rappelé que la bonne foi est sans incidence sur le bien-fondé de la récupération et qu’aucun droit à l’erreur ne permet de conserver des sommes indûment perçues, en application du code de l’action sociale et des familles. La décision implicite de rejet du président du département de la Seine-Maritime a donc été confirmée.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a examiné le recours de M. C, ressortissant algérien, contre un arrêté préfectoral du 20 mai 2025 refusant son admission au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'accord franco-algérien. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le préfet, jugeant la requête recevable car introduite dans le délai d'un mois suivant la notification de l'arrêté. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'analyse porte sur l'application du droit au séjour des ressortissants algériens, régis par l'accord franco-algérien de 1968, et non par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du 16 décembre 2024 du préfet de la Seine-Maritime lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour d'un mois. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment la méconnaissance du droit d'être entendu, l'insuffisance de motivation, la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, le tribunal estimant que les décisions contestées étaient légales au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment les articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-3 et L. 612-6) et des conventions internationales applicables.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. C, ressortissant rwandais, contestant l'arrêté du 17 janvier 2025 du préfet de la Seine-Maritime lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de six mois. Le tribunal a considéré que la décision d’éloignement était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas les articles L. 613-1 du CESEDA, l’article 8 de la CEDH, ni l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant, compte tenu de l’absence de vie familiale stable et de l’entrée irrégulière de l’intéressé. Les moyens relatifs au défaut d’examen de sa demande de titre de séjour et à l’absence de délai de départ volontaire ont également été écartés, le préfet ayant justifié du risque de fuite. Enfin, l’interdiction de retour a été jugée proportionnée au regard de sa situation personnelle et familiale.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme B, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime la plaçant en congé maladie sans traitement du 2 au 8 octobre 2022. Le tribunal a jugé que, faute d'une ancienneté de quatre mois de service, Mme B ne pouvait prétendre à un plein traitement pendant cette période, conformément à l'article 12 du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986. Il a également précisé que les dispositions dérogatoires liées à la Covid-19 (décret n° 2021-15 du 8 janvier 2021) ne modifient pas les conditions d'octroi du traitement, mais permettent seulement la suppression du jour de carence, déjà appliquée dans l'arrêté attaqué.
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par Mme Prigent, conseillère principale d'éducation, pour contester la décision de la rectrice de la région académique Normandie du 26 mai 2023, qui a requalifié ses arrêts de travail à compter du 31 janvier 2022 en maladie ordinaire, ainsi que l'arrêté du 10 juillet 2023 la plaçant en congé de maladie ordinaire. La requérante soutenait que ces décisions étaient entachées d'erreur d'appréciation et de droit, notamment sur l'application des articles L. 822-18, L. 822-21 et L. 822-22 du code général de la fonction publique, et que la date de consolidation ne pouvait mettre fin au congé d'invalidité temporaire imputable au service (CITIS). Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de Mme Prigent, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés.
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par M. A, professeur d’EPS, pour contester deux décisions de la rectrice de l’académie de Normandie : une suspension de quatre mois (16 juin 2023) et sa prolongation (12 octobre 2023). Le tribunal a rejeté l’exception de non-lieu à statuer et la fin de non-recevoir, jugeant que ces mesures conservatoires ne sont pas des actes insusceptibles de recours. Sur le fond, il a annulé les deux décisions au motif qu’elles méconnaissaient les articles L. 531-1 et L. 531-2 du code général de la fonction publique, faute pour l’administration d’établir l’existence d’une faute grave justifiant la suspension et son maintien. L’État a été condamné à verser 1 800 euros à M. A au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en formation d'urgence, a examiné les demandes de Mme A B visant à obtenir la remise gracieuse totale de deux dettes de revenu de solidarité active (RSA), d'un montant total de 4 172,73 euros. La requérante invoquait sa situation financière difficile et la charge de son fils. Le tribunal a joint les deux requêtes et a rappelé que, selon l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, une remise de dette peut être accordée en cas de bonne foi ou de précarité, sauf en cas de fausse déclaration. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le jugement s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de Mme B contestant le refus de la CAF de Seine-Maritime de réévaluer ses droits à l’APL. La requérante soutenait que le rappel de pension de 11 006 euros perçu en mars 2023, constituant un revenu différé, ne devait pas être intégralement pris en compte pour le calcul de ses ressources. Le tribunal a jugé que, selon les articles R. 822-3 et R. 822-4 du code de la construction et de l’habitation, ce revenu différé reste un revenu net catégoriel imposable et doit être inclus en totalité dans la période de référence, sans application du mécanisme de quotient prévu par le code général des impôts. La décision de la CRA a donc été confirmée.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 2 127 euros pour la période de juillet à décembre 2021. Le juge a rappelé que les avantages en nature, notamment l'hébergement et la nourriture fournis par un obligé alimentaire, doivent être intégrés dans les ressources du bénéficiaire du RSA. En l'absence d'éléments précis fournis par M. B, la valeur de ces avantages a été évaluée sur la base de la pension alimentaire déclarée par son parent à l'administration fiscale, soit 3 445 euros pour 2021. La solution s'appuie sur les articles L. 262-2, L. 262-3 et R. 262-6 du code de l'action sociale et des familles.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme A, qui contestait un indu de prime d'activité de 1 568,16 euros et sollicitait une remise gracieuse totale ou une limitation des prélèvements. Statuant en plein contentieux, le juge a rappelé qu'il lui appartient d'examiner si la situation de précarité et la bonne foi du débiteur justifient une remise. Bien que la bonne foi de Mme A ne soit pas remise en cause, elle n'a pas justifié de ses difficultés financières contemporaines. En conséquence, le tribunal a estimé qu'aucune remise supplémentaire n'était justifiée, rejetant l'intégralité de ses demandes.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait le refus de renouvellement de sa carte de séjour étudiant et les mesures d'éloignement associées. Le tribunal a jugé que le préfet de la Seine-Maritime n'avait pas méconnu l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en estimant que la progression académique insuffisante de l'étudiant sur cinq années ne démontrait pas le caractère réel et sérieux de ses études. Il a également écarté les moyens tirés de l'erreur manifeste d'appréciation et de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour M. B de justifier d'une insertion personnelle ou familiale significative en France. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B, ressortissant guinéen, contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime du 20 mars 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de trois mois. Le tribunal a estimé que les actes d'état civil produits par le requérant n'avaient pas de valeur probante, conformément à l'article 47 du code civil, et que la décision ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral, en application des articles L. 435-1, L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B, un ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 12 mars 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour six mois. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'insuffisance de motivation, de la méconnaissance de l'accord franco-algérien (notamment ses articles 6-5° et 6-7° relatifs à la vie privée et familiale et à l'état de santé), de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et des vices de procédure concernant l'avis du collège de médecins de l'OFII. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. C E, ressortissant cap-verdien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 4 août 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire et a jugé que la décision était suffisamment motivée au regard de la situation personnelle et familiale du requérant. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, fondé sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A qui demandait le rétablissement de ses conditions matérielles d’accueil par l’OFII. La juge a estimé que la demande était manifestement mal fondée, car Mme A ne justifiait pas être en possession d’une attestation de demandeur d’asile en cours de validité, condition nécessaire au bénéfice de l’allocation prévue aux articles D. 553-1 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En ne répondant pas à la demande de l’OFII de produire ce document, elle s’est elle-même placée dans une situation faisant obstacle à l’exécution du jugement antérieur et à la caractérisation de l’urgence. La requête a été rejetée en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.