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Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 17 juillet 2025 par laquelle le préfet de l'Eure a refusé de renouveler la carte de résident de M. B, ressortissant marocain père d'enfants français. Le juge a retenu que la condition d'urgence était présumée en raison de la rupture des droits sociaux et de la prise en charge médicale du requérant, atteint d'un cancer. Il a également estimé que le moyen tiré d'une erreur d'appréciation de la menace grave pour l'ordre public, au sens de l'article L. 432-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de Mme C, ressortissante chilienne, qui demandait l’annulation de l’arrêté du préfet de la Seine-Maritime du 22 août 2025 l’assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a jugé que l’arrêté était suffisamment motivé et que le moyen tiré de la méconnaissance du droit d’être entendu était inopérant, la décision n’ayant pas pour objet l’éloignement effectif. La solution s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, notamment les articles L. 731-1 et L. 722-9, ainsi que sur le principe général du droit de l’Union européenne relatif aux droits de la défense.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a examiné la requête de M. C D, ressortissant soudanais, contestant l'arrêté du 21 juillet 2025 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a ordonné son transfert aux autorités maltaises, responsables de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le requérant soulevait plusieurs moyens, notamment l'absence de preuve de la régularité de la procédure Eurodac, la méconnaissance des articles 3 et 17 du règlement Dublin III, ainsi que des risques de traitements inhumains et dégradants à Malte. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que le préfet avait justifié de la régularité de la saisine des autorités maltaises et de leur accord, et que M. C D n'apportait pas d'éléments suffisants démontrant des défaillances systémiques à Malte. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice.
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en urgence, annule l'arrêté du 7 août 2025 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme A, ressortissante ivoirienne, et l'a obligée à quitter le territoire. Le juge estime que le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation en ne tenant pas compte de l’insertion professionnelle prometteuse de la requérante, titulaire d’un master et d’une promesse d’embauche en CDI. Par voie de conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination sont également annulées. Le tribunal se fonde sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 422-10.
Le Tribunal Administratif de Rouen, par une ordonnance du 4 septembre 2025, a rejeté la requête de Mme A contestant des saisies administratives à tiers détenteur émises pour le recouvrement de factures d'eau par la communauté urbaine Le Havre Seine Métropole. Le tribunal a jugé que cette contestation, portant sur une créance non fiscale d'une collectivité territoriale, relève de la compétence du juge de l'exécution (juge judiciaire) en application de l'article L. 281 du livre des procédures fiscales. Par conséquent, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction administrative incompétente, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui contestait le refus du département de l'Eure de lui délivrer un agrément d'assistant familial. La requête était dépourvue de conclusions formalisées et d'exposé des moyens, en méconnaissance des articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a invité le requérant, s'il s'estime fondé, à former un recours gracieux auprès du président du département.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, la communication de ses fiches de paie et le paiement de son salaire par la société GLS France. Le juge a constaté que M. B était lié à cette société par un contrat de travail de droit privé, ce qui rend le litige relevant de la compétence du conseil des prud'hommes et non de la juridiction administrative. En application de l'article L. 522-3 du même code, la demande a été rejetée comme manifestement irrecevable pour incompétence de la juridiction administrative.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la démolition de la piscine TRANSAT à Bihorel. Les requérants sollicitaient la suspension de la décision du préfet de la Seine-Maritime refusant d’interrompre les travaux. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, car le préfet ne dispose pas du pouvoir de suspendre une démolition relevant de la maîtrise d’ouvrage du syndicat intercommunal. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 7 août 2025 du préfet de la Seine-Maritime lui interdisant le retour sur le territoire français pour trois mois. Le tribunal a jugé que la décision était signée par une autorité compétente et que le droit d'être entendu de M. A avait été respecté lors de son audition par un officier de police judiciaire. Les autres moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, ont été écartés.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de l'association Rouen Athletic Club. Celle-ci contestait une décision du district de Football de Seine-Maritime lui infligeant une amende et une suspension. Le tribunal a jugé que l'association avait saisi directement la justice sans avoir préalablement épuisé les voies de recours internes à la fédération sportive. Cette irrecevabilité est fondée sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et L. 141-4 et R. 141-5 du code du sport, qui imposent la saisine préalable du comité de conciliation du CNOSF.
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par Me Locatelli pour obtenir l'autorisation de communiquer librement et de rendre visite à sa cliente, patiente du Nouvel Hôpital de Navarre. L'avocat s'est désisté de sa requête avant que le juge ne statue sur le fond. Par une ordonnance du 4 septembre 2025, la juge des référés a donné acte de ce désistement pur et simple, mettant ainsi fin à l'instance.
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier demandait au juge des référés d'enjoindre au préfet de la Seine-Maritime de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour et une autorisation de travail. Le tribunal a estimé que si la situation de M. A, dont le contrat de travail a été suspendu suite à l'expiration de son attestation, pouvait caractériser une situation d'urgence au sens du référé suspension (article L. 521-1), elle ne justifiait pas une urgence particulière nécessitant une intervention sous 48 heures, condition requise pour le référé liberté. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée.
Le Tribunal administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme B, kinésithérapeute, qui contestait le remboursement de ses études dans le cadre d’une convention avec la région Normandie. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait aucune conclusion formelle soumise au juge, en violation de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. L’ordonnance, prise sur le fondement de l’article R. 222-1 (4°) du même code, a été rendue par la présidente de la 4ème chambre.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B contestant la décision du 14 août 2025 le soumettant à un régime de fouilles intégrales pour une durée de trois mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, le requérant n'établissant pas la réalité des fouilles systématiques alléguées et ayant attendu près de trois semaines pour saisir le tribunal. La solution retenue est fondée sur l'absence de démonstration d'une urgence particulière justifiant une intervention dans les 48 heures, conformément aux articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé, a fait droit à la demande de l'Établissement public foncier de Normandie (EPFN) sur le fondement de l'article R. 531-1 du code de justice administrative. Cette décision ordonne une mesure de constat afin de décrire l'état des immeubles situés à proximité des travaux de désamiantage et de déconstruction du site "AG Invest" au Havre. Un expert a été désigné pour se rendre sur place, se faire communiquer tout document utile et constater les faits susceptibles de donner lieu à un litige.
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé, a ordonné une mesure d'expertise sur demande de l'établissement public foncier de Normandie (EPFN). Cette décision vise à constater l'état des immeubles situés à proximité des travaux de déconstruction et de désamiantage du site "Friche Impro" au Trait. Le juge a fait droit à la requête sur le fondement de l'article R. 531-1 du code de justice administrative, qui permet de désigner un expert pour constater des faits susceptibles de donner lieu à un litige. Un expert a été nommé pour se rendre sur place, recueillir des documents et décrire l'état actuel des biens concernés.
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B A qui contestait le refus de sa demande d’allocation aux adultes handicapés (AAH). Le juge a estimé que ce litige, relevant du contentieux général de la sécurité sociale en application des articles L. 142-1 et L. 821-5 du code de la sécurité sociale, ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative mais de celle de la juridiction judiciaire. En conséquence, la requête a été rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Requête de M. C devant le Tribunal Administratif de Rouen visant à annuler une obligation de quitter le territoire français sans délai. Le tribunal a constaté que la requête faisait doublon avec une autre et a invité le requérant à confirmer le maintien de ses conclusions, sans réponse de sa part. En application des articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative, le président de la 1ère chambre a donné acte du désistement d'instance de M. C.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme A contestant le refus du président du conseil départemental de la Seine-Maritime de lui délivrer une carte mobilité inclusion (CMI) mention "stationnement". La requête a été jugée manifestement irrecevable car Mme A n'a pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire auprès du département, conformément à l'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles. En application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a rejeté la demande sans inviter la requérante à la régulariser.
Refus d’agrément pour l’acceptation de titres-restaurant par une société de livraison de repas. Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de la SARL La cuisine de Jeanine pour défaut d’urgence. La société n’a pas justifié de circonstances caractérisant une situation d’urgence nécessitant une intervention du juge dans un délai de quarante-huit heures. Les conclusions indemnitaires et aux fins d’injonction sont rejetées par voie de conséquence.