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Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante camerounaise, contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime ordonnant son transfert aux autorités croates pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a estimé que la requérante avait bien reçu les informations prévues par le règlement (UE) n°604/2013 (Dublin III) et que l'entretien individuel avait été régulièrement mené. Il a également jugé que la décision était suffisamment motivée et que le moyen tiré des défaillances systémiques en Croatie n'était pas établi. En conséquence, la requête a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante gabonaise, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. La requérante invoquait notamment l'incompétence du signataire, un défaut de motivation et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens, jugeant que la décision était suffisamment motivée et que le délai de quatre-vingt-dix jours pour solliciter l'asile, prévu à l'article L. 531-27 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'avait pas été respecté sans motif légitime. La solution retenue confirme le refus de l'OFII, fondé sur les dispositions des articles L. 551-15 et R. 551-23 du même code.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A, ressortissant malien, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 25 février 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le droit d'être entendu (principe général du droit de l'Union) avait été respecté, l'intéressé ayant pu présenter ses observations lors du dépôt de sa demande. Il a également estimé que l'arrêté était suffisamment motivé au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Enfin, le tribunal a considéré que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de M. A garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral du 20 février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant que la décision était signée par une autorité bénéficiant d'une délégation régulière et qu'elle était suffisamment motivée en droit et en fait. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B, incluant sa demande d'annulation et ses conclusions accessoires. Les textes appliqués sont notamment le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le code des relations entre le public et l'administration, et le décret n°2004-374 du 29 avril 2004.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Eure refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que les écritures du requérant, bien que peu étayées juridiquement, soulevaient un moyen d'erreur manifeste d'appréciation. Il a jugé que la situation personnelle et professionnelle de M. A (célibataire, sans charge de famille, intégration limitée) ne justifiait pas une telle erreur. La décision a été rendue sur le fondement de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B, ressortissant turc, qui contestait un arrêté préfectoral refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait des risques de procès arbitraire en Turquie en raison de son militantisme pro-PKK. Le tribunal a jugé que ce moyen n'était utilement invocable que contre la décision fixant le pays de renvoi, et non contre l'obligation de quitter le territoire. Sur le fond, il a estimé que les risques allégués n'étaient pas établis, M. B étant retourné en Turquie sans être inquiété, et a donc écarté la violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Rouen a examiné les recours de M. C et de son épouse, Mme D, contre des arrêtés préfectoraux du 10 février 2025 leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire français et prononçant des interdictions de retour. Les requérants contestaient notamment l'insuffisance de motivation, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que des erreurs manifestes d'appréciation. Le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs demandes, estimant que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées, proportionnées à leur situation familiale et conformes aux dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi qu'aux conventions internationales invoquées.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui contestait l'arrêté du 21 janvier 2025 du préfet de la Seine-Maritime refusant son admission au séjour en tant que salarié et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a notamment écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'accord franco-sénégalais, jugeant que le préfet avait fait une exacte application de cet accord en exigeant une autorisation de travail. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, incluant les demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme A, ressortissante camerounaise, contestant l'arrêté préfectoral du 18 février 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant que l'arrêté produit en défense comportait les mentions requises. Elle a également rejeté les griefs tirés de la violation des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral.
Le Tribunal Administratif de Rouen a examiné les recours de M. C et de son épouse, Mme D, contre les arrêtés du préfet de la Seine-Maritime du 10 février 2025 leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire français et prononçant des interdictions de retour. Les requérants invoquaient notamment une méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs demandes, estimant que les décisions préfectorales étaient suffisamment motivées et proportionnées, et ne portaient pas une atteinte disproportionnée à leur droit au respect de leur vie privée et familiale. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la Convention européenne des droits de l'homme et la Convention internationale des droits de l'enfant.
Le Tribunal Administratif de Rouen a annulé l'arrêté du 7 février 2025 par lequel le préfet de l'Eure refusait un titre de séjour à M. B, ressortissant tunisien, et l'obligeait à quitter le territoire français. La juridiction a jugé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne tenant pas compte de la stabilité professionnelle du requérant, employé en CDI depuis plus de six ans. Cette décision s'appuie sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, ordonne une expertise médicale à la demande de Mme C D et Mme A D, agissant en leur nom propre et en qualité d'ayants droit de M. B D. L'expertise vise à déterminer si la prise en charge de M. D par le centre hospitalier intercommunal (CHI) Eure-Seine à compter du 12 novembre 2024 a été conforme aux règles de l'art, notamment concernant l'administration d'une dose excessive de Venclyxto ayant potentiellement causé un syndrome de lyse tumorale et son décès. La mission de l'expert inclut l'évaluation des préjudices subis par la victime et ses ayants droit. La demande du CHI Eure-Seine tendant à ce que les frais d'expertise soient mis à la charge des requérantes est rejetée, cette question relevant de la compétence du seul président du tribunal après le dépôt du rapport.
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande des ayants droit de M. C B, décédé suite à une prise en charge au CHU de Rouen à compter du 6 septembre 2020. L’expertise, confiée à un collège de trois spécialistes, vise à déterminer l’origine d’une perforation de l’œsophage et d’une infection potentiellement nosocomiale, ainsi qu’à évaluer d’éventuels manquements et les préjudices subis. La décision est fondée sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés d’ordonner toute mesure utile d’expertise. Les conclusions des demanderesses tendant à l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle ont été rejetées, M. B en ayant déjà bénéficié.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B, praticien hospitalier, qui demandait l'annulation de sa suspension provisoire par le directeur du groupe hospitalier du Havre. Le tribunal a jugé que cette mesure conservatoire, prise dans l'intérêt du service, n'était ni une sanction disciplinaire soumise à motivation, ni à une procédure contradictoire. Il a estimé que le directeur hospitalier pouvait légalement suspendre un praticien en cas de circonstances exceptionnelles mettant en péril la continuité du service et la sécurité des patients, sur le fondement de l'article L. 6143-7 du code de la santé publique. En l'espèce, les faits récents (tentative d'annexectomie contre l'avis de la patiente le 25 août 2023) et le contexte d'antécédents similaires justifiaient cette suspension.
Le Tribunal Administratif de Rouen annule la décision du 25 juin 2023 par laquelle le directeur des ressources humaines du groupe hospitalier du Havre a refusé de reconnaître l’imputabilité au service de l’accident subi par Mme C, aide-soignante, le 9 novembre 2021. Cette dernière avait découvert une affiche injurieuse sur la porte de son vestiaire, provoquant des troubles anxiodépressifs. Le tribunal estime que la matérialité de l’accident, survenu dans le temps et le lieu du service, est établie et que le groupe hospitalier n’a pas prouvé que l’intéressée aurait elle-même apposé l’affiche. La décision est fondée sur l’article 21 bis de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983, qui présume imputable au service tout accident survenu dans ces conditions. En conséquence, le tribunal enjoint au groupe hospitalier de reconnaître l’imputabilité de l’accident dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui contestait le refus du préfet de la Seine-Maritime de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire de l'acte, faute de preuve, et a jugé que M. A ne pouvait se prévaloir des dispositions de l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) en l'absence de mariage avec une Française. Il a également estimé que le requérant ne justifiait pas contribuer à l'entretien et à l'éducation de son enfant français, condition requise par l'article L. 423-7 du CESEDA. Enfin, le tribunal a considéré que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de ses condamnations pénales et de l'absence de preuve de liens familiaux stables en France.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de la SASU Lme Formation contestant la sanction de déréférencement pour un an prononcée par la Caisse des dépôts et consignations. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence et de vice de forme, jugeant que la décision était régulièrement signée par une autorité bénéficiant d’une délégation de signature valide. Il a également estimé que la procédure contradictoire avait été respectée et que la sanction n’était pas disproportionnée. La décision s’appuie notamment sur le code monétaire et financier, le code du travail et le code des relations entre le public et l’administration.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la demande de M. A, infirmier au Groupe hospitalier du Havre, qui contestait le calcul de ses congés annuels pour 2020, 2021 et 2022 et sollicitait une indemnisation de 1 442,36 euros pour 18 jours de congés non pris. Le tribunal a jugé que les conclusions à fin d’annulation de la décision implicite de rejet étaient irrecevables, la requête relevant du plein contentieux indemnitaire. Sur le fond, il a estimé que le décret n° 2002-8 du 4 janvier 2002, qui fixe les droits à congés à 25 jours ouvrés pour un temps plein, était applicable et que M. A n’établissait pas avoir été privé de jours de congés supplémentaires. La demande a donc été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, rejette le recours pour excès de pouvoir de Mme B A, ressortissante congolaise, contre son transfert aux autorités allemandes responsables de sa demande d'asile. Le juge estime que la procédure de détermination de l'État responsable, fondée sur les règlements (UE) n°603/2013 et n°604/2013, a été régulière : les brochures d'information ont été remises en lingala et l'entretien individuel a été mené par une personne qualifiée. La décision de transfert est jugée suffisamment motivée et légale.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la demande de Mme A, qui sollicitait la condamnation de la commune de Dieppe à l’indemniser pour une chute survenue le 15 janvier 2022 rue de la Boucherie, imputée à un trou dans la chaussée. Le tribunal a jugé que l’altération du revêtement, modeste par ses dimensions et sa profondeur, ne constituait pas un défaut d’entretien normal de l’ouvrage public, et que la requérante n’établissait pas que cette cavité créait un danger excédant les risques ordinaires de la voie publique. En conséquence, la responsabilité de la commune n’a pas été engagée, et la requête a été rejetée.