17 499 décisions disponibles — page 84/875
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de la SCI MPP, qui contestait des rappels de TVA et des cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés pour les exercices 2019 et 2020. La société invoquait une méconnaissance du droit de communication prévu à l’article L. 83 du livre des procédures fiscales, estimant que l’administration avait irrégulièrement obtenu des documents auprès de la communauté d’agglomération Caux Vallée de Seine. Le tribunal a jugé que ce droit de communication, qui permet à l’administration de demander des documents de service à des tiers, avait été exercé dans le cadre légal et que la procédure de contrôle était régulière. En conséquence, la demande de décharge des impositions a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme D... contre la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 10 juin 2024 lui refusant les conditions matérielles d'accueil. La requérante, ressortissante congolaise, avait sollicité l'asile plus de 90 jours après son entrée en France, sans motif légitime. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation et la méconnaissance des articles L. 551-15 et L. 531-27 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme le refus de l'OFII.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté les requêtes de M. B..., ressortissant congolais, qui contestait son assignation à résidence pour 45 jours et une interdiction de retour sur le territoire français d’un an, prises par le préfet de la Seine-Maritime le 26 novembre 2025. Le tribunal a jugé que la décision d’assignation à résidence était légale, le signataire disposant d’une délégation de compétence valide et la motivation étant suffisante. Pour l’interdiction de retour, il a estimé que la mesure était proportionnée et ne méconnaissait ni l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, ni les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA). Les textes appliqués sont notamment les articles L. 731-1 et L. 612-10 du CESEDA.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante arménienne, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Eure refusant de lui délivrer un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et fixant le pays de destination. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la décision de refus de séjour ne méconnaissait pas les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Par conséquent, les moyens soulevés contre l'obligation de quitter le territoire, le refus de délai de départ volontaire et la fixation du pays de destination ont été écartés comme étant infondés.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... qui demandait la suspension d'une sanction de 20 jours de mise en cellule disciplinaire. Le juge a estimé que la demande était manifestement infondée, aucun texte du code pénitentiaire ne prévoyant la possibilité de suspendre temporairement une telle mesure disciplinaire. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'urgence ou l'atteinte à une liberté fondamentale.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait l'affectation d'un élève harceleur dans un autre établissement et la mise en place de mesures pour protéger sa fille A... du harcèlement scolaire. Le juge a estimé que, malgré des faits de harcèlement avérés, les mesures prises par l'établissement (changement de classe, punitions, plan d'accompagnement individualisé) étaient suffisantes et qu'aucune carence caractérisée de l'administration ne démontrait une atteinte grave et manifestement illégale au droit à l'éducation. La solution retenue repose sur l'absence d'urgence et de lien direct entre les craintes de l'élève et l'inaction de l'administration, appliquant les articles L. 111-1 et suivants du code de l'éducation.
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... A... qui demandait l'interruption de son renvoi vers l'Algérie. Le juge a estimé que le mariage récent du requérant avec une ressortissante française, intervenu alors qu'il était sous le coup d'une obligation de quitter le territoire français, ne constituait pas un changement de circonstances justifiant une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. La demande a été jugée irrecevable, et les conclusions accessoires ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la demande de la SELAS Laboratoire d’analyses de biologie médicale Christine Pépin - Philippe Leluan - Patricia Sannier - Didier Guillo, qui contestait des rappels de taxe sur les salaires pour les années 2015 à 2017. La société soutenait que les biologistes coresponsables, en tant qu'associés exerçants, n'étaient pas dans un lien de subordination, ce qui devait exclure leurs rémunérations de l'assiette de la taxe. Le tribunal a jugé que les rémunérations versées aux biologistes, même en l'absence de lien de subordination, entraient dans le champ d'application de la taxe sur les salaires en application de l'article 231 du code général des impôts et de l'article 51 de l'annexe III au même code. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions relatives aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A... contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour 2018-2020, issues d'un contrôle de la SCI MPP. Le requérant invoquait une irrégularité de procédure fondée sur une méconnaissance du droit de communication (article L. 83 du livre des procédures fiscales) lors de la vérification de comptabilité de la SCI. Le tribunal a jugé ce moyen inopérant en raison de l'indépendance des procédures fiscales applicables à la société et au contribuable. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge et des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A..., de nationalité sénégalaise, qui contestait l'arrêté préfectoral du 27 juin 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision était suffisamment motivée, que le droit d'être entendu n'avait pas été méconnu et que l'autorité signataire disposait d'une délégation de signature régulière. La solution retenue s'appuie notamment sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Rouen a annulé l'arrêté du 15 mai 2025 par lequel le préfet de la Seine-Maritime refusait de renouveler le titre de séjour de M. A..., ressortissant guinéen, et l'obligeait à quitter le territoire. La juridiction a jugé que le préfet avait méconnu l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en portant une atteinte disproportionnée au droit de l'intéressé à une vie privée et familiale normale, compte tenu de son arrivée en France avant 16 ans et de son parcours d'intégration exemplaire. L'annulation du refus de séjour a entraîné par voie de conséquence celle de l'obligation de quitter le territoire et de la fixation du pays de destination. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour à M. A... dans un délai de deux mois et a condamné l'État à verser 1 000 euros au titre de l'aide juridique.
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par Mme A... d’un recours contre une décision de la CDAPH de la Seine-Maritime refusant l’octroi d’un AESH, de l’AEEH et de son complément pour son fils. Le juge a constaté que, selon les articles L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles et L. 142-1 du code de la sécurité sociale, ces litiges relèvent de la compétence du juge judiciaire, et non du juge administratif. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente. Il est indiqué à Mme A... qu’elle peut saisir le pôle social du tribunal judiciaire de Rouen.
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par Mme A... d'une demande relative au parcours de scolarisation avec accompagnement de son fils. Par une ordonnance du 6 janvier 2026, le tribunal a rejeté cette requête pour incompétence de la juridiction administrative. En application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles, les décisions de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) concernant l'orientation scolaire et l'accompagnement relèvent de la compétence du tribunal judiciaire.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du 29 juillet 2025 du préfet de la Seine-Maritime l'assignant à résidence à Rouen pour un an. Le tribunal a écarté les moyens d'insuffisance de motivation, d'erreur de droit et de défaut de base légale, jugeant que la décision était suffisamment motivée et fondée sur l'article L. 731-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet justifiant de diligences en vue de l'éloignement. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme a également été rejeté.
Le Tribunal Administratif de Rouen annule l'arrêté du 10 juin 2025 par lequel le préfet de l'Eure a refusé un titre de séjour à Mme C..., ressortissante congolaise, et l'a obligée à quitter le territoire. La requérante, mariée à un Français depuis 2021, justifiait d'une communauté de vie établie et apportait une aide quotidienne à son époux gravement malade, tout en exerçant l'autorité parentale sur sa belle-fille scolarisée en France. Le tribunal estime que le préfet a porté une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale, en méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, l'ensemble des décisions contestées (refus de séjour, obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination) sont annulées.
Indu de prime d'activité – Tribunal Administratif de Rouen – Désistement d'instance pour défaut de réponse. La requérante contestait un indu de 2 384,16 euros mis à sa charge par la CAF de l'Eure. En cours d'instance, la CAF a annulé cet indu et la requérante, invitée à confirmer le maintien de ses conclusions, n'a pas répondu dans le délai d'un mois. En application des articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s'être désistée, et le tribunal lui donne acte de ce désistement.
Le Tribunal Administratif de Rouen a examiné la requête de M. A..., ressortissant malien, contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime du 28 mai 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour "salarié", l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a annulé cet arrêté, estimant que le préfet avait méconnu les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a jugé que, compte tenu de l'ancienneté de son séjour en France depuis 2014, de son emploi stable en contrat à durée indéterminée depuis 2020, et de son insertion professionnelle et sociale démontrée, le refus de séjour portait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté les requêtes de M. B..., ressortissant congolais, contestant son assignation à résidence pour 45 jours et une interdiction de retour sur le territoire français d’un an, prises par le préfet de la Seine-Maritime le 26 novembre 2025. Le tribunal a jugé que la décision d’assignation à résidence était signée par une autorité compétente et a écarté les moyens d’incompétence, d’insuffisance de motivation et de défaut d’examen. Les textes appliqués sont le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA) et la convention européenne des droits de l’homme.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 26 novembre 2025. Cet arrêté mettait en demeure la société Highway France Logistics 8, sur le fondement de l'article L. 171-8 du code de l'environnement, de transmettre un bon de commande pour des travaux de déconstruction suite à un incendie. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la société n'apportant pas la preuve de l'atteinte grave et immédiate à sa situation économique, notamment en ne démontrant pas son incapacité financière à réaliser les travaux. Par conséquent, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens relatifs à la légalité de la décision.
Le Tribunal administratif de Rouen a été saisi par Mme B... d’un recours contestant le refus de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées de la Seine-Maritime de lui attribuer l’allocation aux adultes handicapés (AAH). Par une ordonnance du 6 janvier 2026, le tribunal a rejeté la requête pour incompétence de la juridiction administrative. Il a jugé que, conformément aux articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles, combinés aux articles L. 142-1 et L. 821-5 du code de la sécurité sociale, les litiges relatifs à l’AAH relèvent du contentieux de la sécurité sociale et donc de la compétence du tribunal judiciaire spécialement désigné.