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Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a annulé l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime du 16 septembre 2025 (notifié le 18 décembre 2025) prononçant une interdiction de retour sur le territoire français d'un mois à l'encontre de Mme B... C..., ressortissante dominicaine. Le tribunal a jugé que la décision avait été prise en méconnaissance du droit d'être entendu, principe général du droit de l'Union européenne, car la requérante n'avait pas été mise en mesure de présenter ses observations avant l'édiction de la mesure. Il a relevé que Mme B... C..., âgée de 19 ans, justifiait d'attaches familiales intenses en France (mère titulaire d'un titre de séjour, frère mineur français, sœur mineure), éléments qui auraient pu influer sur le sens de la décision et constituer des circonstances humanitaires. La solution retenue se fonde sur la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne (arrêt C-383/13) et les articles L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet du préfet de la Seine-Maritime concernant la demande de regroupement familial de Mme A... pour son époux. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison de la situation de vulnérabilité extrême de l'époux, contraint de résider en République dominicaine où il est exposé à des risques de traitements inhumains. Il a également considéré que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La solution retenue s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, rejette la requête de Mme C... qui demandait l'annulation de l'arrêté du 29 décembre 2025 fixant la Colombie comme pays de destination pour son éloignement. La décision est jugée suffisamment motivée et les moyens soulevés sont écartés comme inopérants, car l'arrêté se borne à exécuter une peine d'interdiction judiciaire du territoire français prononcée par un tribunal correctionnel. La requérante ne peut utilement invoquer la méconnaissance des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 425-1, R. 425-1, R. 425-2, L. 621-2, L. 621-4) ni des textes relatifs à la traite des êtres humains (Convention de Varsovie, directives 2004/81/CE et 2011/36/UE), faute d'établir sa qualité de victime.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a annulé l'arrêté du 12 décembre 2025 par lequel le préfet de la Seine-Maritime avait prolongé de six mois l'interdiction de retour sur le territoire français de M. A..., ressortissant togolais. Le tribunal a jugé que cette décision méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et le 1° de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, en raison de l'absence d'examen de l'intérêt supérieur de son enfant, né en France et demandeur d'asile. En conséquence, l'assignation à résidence du même jour, fondée sur cette interdiction, a également été annulée. Le préfet a été enjoint de réexaminer la situation de M. A... sous quinze jours.
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’exécution de la décision du préfet de la Seine-Maritime refusant le renouvellement du titre de séjour « étudiant » de M. A..., ressortissant togolais. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés du défaut de motivation ou de la méconnaissance de l’article L. 422-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, n’était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de l’arrêté préfectoral du 16 mai 2025. La condition d’urgence n’a pas été examinée, et les conclusions accessoires aux fins d’injonction et de frais d’instance ont été rejetées par voie de conséquence.
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en urgence, a examiné la requête de M. A... contre un arrêté du préfet de la Seine-Maritime du 15 décembre 2025 prolongeant d'un an une interdiction de retour sur le territoire français et l'assignant à résidence. Le tribunal a annulé la décision d'assignation à résidence en raison de contradictions dans ses motifs, entachant la décision d'erreur de droit, mais a rejeté les conclusions dirigées contre la prolongation de l'interdiction de retour, estimant que le requérant n'avait pas été privé de son droit d'être entendu et que la mesure était proportionnée. La solution s'appuie sur les articles L. 612-11 et L. 732-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision de la directrice académique des services de l'éducation nationale (DASEN) de l'Eure. Cette demande, présentée par les parents d'un enfant en situation de handicap, visait à obtenir le renforcement de l'accompagnement par un AESH, notamment sur le temps de pause méridienne, conformément aux prescriptions de la CDAPH. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie et qu'aucun moyen sérieux n'était de nature à créer un doute sur la légalité de la décision attaquée, les mesures mises en œuvre étant conformes au projet personnalisé de scolarisation (PPS) et au GEVA-sco. La requête a été rejetée, y compris les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé, a rejeté la demande de provision de 2 000 euros présentée par M. B... contre la maison départementale des personnes handicapées (MDPH) de la Seine-Maritime. Le requérant invoquait des préjudices moral, social, financier et administratif résultant d'une carence fautive dans le traitement de son dossier de compensation du handicap. Le juge a constaté que M. B... ne justifiait pas avoir formé une demande préalable auprès de l'administration, ni d’une décision de rejet, ce qui rend sa requête irrecevable en application des articles R. 421-1 et R. 541-1 du code de justice administrative. La requête a donc été rejetée comme manifestement irrecevable.
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du ministre de l’intérieur invalidant son permis de conduire pour solde de points nul. Le requérant s’est désisté de ses conclusions principales (annulation et injonction), désistement pur et simple dont le tribunal lui a donné acte par ordonnance. Le surplus des conclusions, notamment la demande de frais de justice sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, a été rejeté. La décision applique l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Retrait de points du permis de conduire. Le Tribunal administratif de Rouen, par une ordonnance, rejette la requête de Mme A... qui contestait la décision du ministre de l'intérieur de retirer deux points de son permis. La requérante soutenait que le retrait était tardif, mais le tribunal juge ce moyen inopérant, car les articles L. 225-1 et R. 225-1 du code de la route n'imposent aucun délai à l'administration pour enregistrer une infraction. La requête, ne comportant qu'un moyen inopérant, est rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme A... contestant des indus d’allocation de logement réclamés par la caisse d’allocations familiales de Seine-Maritime. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n’a pas produit, malgré une demande de régularisation, la copie de la décision attaquée comme l’exige l’article R. 412-1 du code de justice administrative. L’ordonnance se fonde sur le 4° de l’article R. 222-1 du même code pour rejeter la requête.
Le Tribunal administratif de Rouen, saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français, s’est déclaré territorialement incompétent. Constatant que la résidence du requérant à la date de l’arrêté était située à Troyes (Aube), le juge a fait application des articles R. 312-8 et R. 351-3 du code de justice administrative. Par ordonnance du 7 janvier 2026, il a transmis le dossier au tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, seul compétent pour connaître du litige.
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par Mme A... d'une demande gracieuse visant à réduire la durée d'une suspension de permis de conduire de six mois, prononcée par le préfet de l'Eure. Le juge a constaté que la requête, adressée via Télérecours citoyen, ne contenait aucune conclusion soumise au juge et constituait en réalité un recours gracieux destiné à l'administration. Il a rappelé qu'il n'appartient pas au juge administratif de connaître d'un tel recours, qui relève de la compétence exclusive de l'autorité administrative. En application des articles R. 222-1, 4°, R. 411-1 et R. 412-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable.
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... contestant une saisie administrative à tiers détenteur émise pour le recouvrement d’une créance non fiscale (loyer et charges) au profit du Centre communal d’action sociale de Sotteville-lès-Rouen. Le juge estime que le litige, portant sur l’obligation de payer une telle créance, relève de la compétence du juge de l’exécution (président du tribunal judiciaire) en application de l’article L. 281 du livre des procédures fiscales. Par conséquent, la requête est rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Rouen a été saisi par Mme C... d’une requête contestant une décision de la caisse d’allocations familiales de l’Eure prononçant une pénalité de 1 075 euros et une majoration de 10% pour fraude. Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente, estimant que ce litige relève de la compétence du tribunal judiciaire. Cette solution est fondée sur les articles L. 114-7, L. 114-17-2 et L. 553-2 du code de la sécurité sociale, ainsi que sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rouen, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 30 décembre 2025 portant obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour et fixation du pays de renvoi, constate que le requérant a été assigné à résidence dans la Manche. En application des articles R. 922-2 et R. 922-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le tribunal se déclare territorialement incompétent et transmet l’affaire au Tribunal Administratif de Caen, dans le ressort duquel se situe le lieu d’assignation.
Le Tribunal administratif de Rouen, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral portant interdiction de retour sur le territoire français, se déclare incompétent territorialement. Constatant que la requérante, Mme A..., réside au Mans (Sarthe) après avoir été remise en liberté, le tribunal estime que le litige relève de la compétence du tribunal administratif de Nantes en application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. Par ordonnance, il transmet le dossier à cette juridiction.
Le Tribunal administratif de Rouen, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour et fixation du pays de renvoi, se déclare incompétent territorialement. En application des articles R. 922-2 et R. 922-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, la compétence revient au tribunal administratif de Marseille, dans le ressort duquel l’intéressée a été assignée à résidence. Le dossier est donc transmis à cette juridiction.
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du ministre de l’intérieur du 21 août 2025 retirant trois points de son permis de conduire. Par un mémoire du 5 janvier 2026, le requérant s’est désisté purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par une ordonnance du 7 janvier 2026, mettant ainsi fin à l’instance.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant afghan, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de l'Eure du 10 décembre 2025 l'assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a également estimé que la décision ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), et qu'elle n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue confirme la légalité de l'assignation à résidence au regard des articles L. 731-3, L. 733-1 et L. 733-4 du CESEDA.