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Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de la SARL Immobilière des Comptoirs, qui demandait la décharge d’une taxe d’habitation pour 2025. La société n’avait pas joint à sa requête la décision de l’administration fiscale sur sa réclamation préalable, ni la réclamation elle-même, malgré une demande de régularisation notifiée par voie électronique. Faute de régularisation dans le délai imparti, le juge a appliqué les articles R. 222-1 (4°), R. 412-1 du code de justice administrative et R.* 190-1 du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A... contestant la décision de l'OFII du 1er mars 2024 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, et a substitué le fondement légal de la décision, retenant que le requérant avait refusé une proposition d'hébergement au sens de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Rouen annule la décision du 18 juin 2024 par laquelle le préfet de la Seine-Maritime a retiré le titre de séjour de M. B..., ressortissant algérien. Le tribunal juge que l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 régit de manière complète le séjour des ressortissants algériens, excluant l'application de l'article L. 432-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile sur lequel le préfet s'est fondé pour ce retrait. En l'absence de stipulation équivalente dans cet accord, la décision est entachée d'une erreur de droit et est annulée.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. D... contestant la sanction disciplinaire de sept jours de cellule disciplinaire avec sursis. Le requérant invoquait notamment l'irrégularité du compte-rendu d'incident pour absence de mention du nom de son auteur. Le tribunal a jugé que cette omission était sans incidence sur la légalité de la décision, en application de l'article L. 111-2 du code des relations entre le public et l'administration. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation de la décision implicite de la directrice interrégionale des services pénitentiaires de Rennes.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. et Mme C... qui demandaient l'annulation du refus implicite du maire de Gisors d'inscrire à l'ordre du jour du conseil municipal l'abrogation partielle du plan local d'urbanisme (PLU). Les requérants contestaient le classement de leurs parcelles en zone Ub, l'ouverture à l'urbanisation d'un secteur AUb et l'orientation d'aménagement et de programmation (OAP) du nouveau quartier de la Gare, invoquant une erreur manifeste d'appréciation et une incohérence. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, s'appuyant sur les dispositions du code de l'urbanisme, notamment les articles R. 151-8 et R. 123-22-1. La décision confirme la légalité du PLU et du refus du maire.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Me Berel, liquidateur judiciaire de la SCEA Crecy, qui demandait l'annulation de la décision du 7 juillet 2023 par laquelle le maire de Moisville ne s'était pas opposé à une déclaration préalable pour la création de deux lots à bâtir. Le tribunal a notamment examiné la question de l'intérêt à agir du requérant, liée à la propriété de la parcelle, et a écarté les moyens soulevés, dont celui tiré de la méconnaissance de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin de statuer sur la demande de sursis à statuer.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A... contestant la sanction de vingt jours de cellule disciplinaire avec sursis, confirmée implicitement par la directrice interrégionale des services pénitentiaires de Rennes. Le requérant invoquait notamment l'irrégularité du compte-rendu d'incident et du rapport d'enquête, ainsi que l'incompétence de l'autorité ayant engagé les poursuites. Le tribunal a jugé que la méconnaissance de l'obligation de mentionner le nom de l'agent sur le compte-rendu, prévue à l'article L. 111-2 du code des relations entre le public et l'administration, est sans incidence sur la légalité de la décision. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens.
Le Tribunal Administratif de Rouen (2ème chambre) a rejeté la requête de M. B..., ressortissant marocain, qui contestait un arrêté préfectoral du 25 mars 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a écarté le moyen d'insuffisance de motivation et a jugé que M. B... ne pouvait utilement invoquer l'article L. 435-1 du CESEDA pour obtenir un titre de séjour "salarié", ce point étant déjà régi par l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B..., y compris celles relatives à l'injonction et aux frais de justice.
Le Tribunal administratif de Rouen a rejeté la requête de M. D..., ressortissant congolais, contestant l'arrêté préfectoral du 9 avril 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour d'un an. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité des décisions fondées sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Rouen annule le refus de regroupement familial opposé par le préfet de la Seine-Maritime le 23 mai 2024 à Mme D... pour son époux, M. C.... Le préfet s'est estimé à tort en situation de compétence liée en se fondant uniquement sur la présence anticipée de M. C... en France, alors qu'il disposait d'un pouvoir d'appréciation au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Cette erreur de droit justifie l'annulation de la décision. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de trois mois et condamne l'État à verser 1 000 euros à l'avocat des requérants au titre de l'aide juridictionnelle.
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par Mme C..., représentante légale de ses deux enfants mineurs, pour contester le refus de la directrice du centre pénitentiaire du Havre de leur délivrer un permis de visite pour voir leur père incarcéré. La requérante invoquait notamment une insuffisance de motivation, une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi qu'une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a joint les deux requêtes et, après avoir examiné les moyens, a rejeté les demandes d'annulation. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code pénitentiaire (articles L. 341-1 et L. 341-7) et du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Rouen a annulé l'arrêté du 8 juillet 2024 par lequel le préfet de la Seine-Maritime avait retiré le visa de long séjour de Mme C..., conjointe de ressortissant français. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en fondant sa décision sur l'article L. 432-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui ne s'applique qu'au retrait d'une carte de séjour, et non à celui d'un visa. Bien que le préfet ait invoqué une fraude au mariage, le tribunal a estimé que les éléments fournis étaient insuffisants pour établir cette fraude, et a donc annulé la décision.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B..., ressortissant marocain, contestant l'arrêté préfectoral du 25 juin 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé au regard des articles L. 611-1, L. 612-3 et L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), et que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité de l'ensemble des décisions contestées.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a pris acte du désistement pur et simple de la SAS Paysages Adeline de sa requête en référé précontractuel. Cette requête visait à contester la procédure de passation de marchés d’entretien d’espaces verts engagée par Quevilly Habitat. Le juge a rejeté les conclusions de Quevilly Habitat au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, estimant qu’il n’y avait pas lieu de condamner la requérante aux frais. La décision se fonde sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative pour donner acte du désistement.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a examiné la demande de suspension de la société La Maison Normande concernant le refus du département de la Seine-Maritime de l’autoriser à accueillir des mineurs sur le fondement dérogatoire de l’article L. 221-2-3 du code de l’action sociale et des familles. La société soutenait que la condition d’urgence était remplie et qu’il existait un doute sérieux sur la légalité des décisions, notamment en raison de l’incompétence du signataire et d’une erreur d’appréciation. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la condition d’urgence n’était pas établie, la société ne démontrant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à ses intérêts. Les textes appliqués sont les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 221-2-3 du code de l’action sociale et des familles.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B..., qui contestait par un recours gracieux le refus de la commune de Rouen de l'indemniser pour la dégradation d'un monument funéraire. Le juge a rappelé qu'il n'a pas compétence pour connaître d'un recours gracieux, celui-ci relevant de l'autorité administrative. La requérante doit d'abord saisir la commune, puis, en cas de rejet, former un recours contentieux conforme à l'article R. 411-1 du code de justice administrative. L'ordonnance se fonde sur l'article R. 222-1 4° du même code pour rejeter la requête sans demande de régularisation.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... contestant une saisie administrative à tiers détenteur émise pour le recouvrement d’une facture d’eau et d’assainissement. La juridiction a estimé que ce litige, opposant un usager à un service public industriel et commercial (le service d’assainissement), relève de la compétence des juridictions judiciaires et non de l’ordre administratif. Cette solution est fondée sur l’article L. 2224-11 du code général des collectivités territoriales et l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme A..., qui contestait les conditions de travail au sein de son administration et demandait réparation. L’ordonnance a considéré que la requête était manifestement irrecevable, faute pour la requérante d’avoir formulé des conclusions claires et recevables (absence d’exposé de moyens et conclusions à fin d’injonction présentées à titre principal). La décision se fonde sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui demandait à être convoqué en préfecture pour déposer une demande de renouvellement de sa carte de résident. Le juge estime que la mesure sollicitée est dépourvue d’utilité, car les précédentes demandes de titre de séjour de l’intéressé ont été clôturées et qu’il n’a pas présenté de nouvelle demande depuis lors. La condition d’utilité, nécessaire à l’application de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, n’est donc pas remplie.
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C... qui demandait sa remise en liberté, l'interdiction de mesures psychiatriques coercitives, le rétablissement de ses droits parentaux et la protection contre ses voisins. Le juge a constaté que ces demandes ne relevaient pas de la compétence de la juridiction administrative : la mise en liberté et les expertises pénales relèvent du juge judiciaire, les soins psychiatriques sans consentement du juge des libertés et de la détention, les droits parentaux du juge aux affaires familiales ou du juge des enfants, et les litiges de voisinage des juridictions judiciaires. En application de l'article L. 522-3 du même code, la requête a été rejetée comme manifestement portée devant un ordre de juridiction incompétent.