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Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par M. A... d’une demande d’indemnisation de 8 000 euros pour le préjudice moral subi du fait de ses conditions de détention à la maison d’arrêt de Rouen entre juillet 2021 et août 2022. Le requérant invoquait un traitement inhumain et dégradant contraire à l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme, en raison notamment du manque d’espace personnel, de l’insalubrité, du défaut d’intimité et de l’absence de réaction face aux violences subies. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les éléments apportés ne suffisaient pas à établir la réalité des manquements allégués ni à engager la responsabilité de l’État sur le fondement des articles L. 7 et D. 221-2 du code pénitentiaire.
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par Mme C..., représentante légale de ses deux enfants mineurs, pour contester le refus de la directrice du centre pénitentiaire du Havre de leur délivrer un permis de visite pour voir leur père incarcéré. La requérante invoquait notamment une insuffisance de motivation, une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi qu'une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a joint les deux requêtes et, après avoir examiné les moyens, a rejeté les demandes d'annulation. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code pénitentiaire (articles L. 341-1 et L. 341-7) et du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B... demandant la décharge de cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2025 et 2026. La requérante n'avait pas joint à sa requête la décision de l'administration fiscale statuant sur sa réclamation préalable obligatoire, comme l'exigent les articles R. 412-1 du code de justice administrative et R.* 190-1 du livre des procédures fiscales. Malgré une demande de régularisation, elle n'a produit que des pièces ne constituant ni une réclamation préalable valide ni une décision sur celle-ci. La requête a donc été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par la commune de Mont-Saint-Aignan d’un recours pour excès de pouvoir visant à contester le refus du président de la Métropole Rouen Normandie de rétablir l’éclairage public sur son territoire. La commune s’est désistée purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 15 janvier 2026, le tribunal, faisant application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement. Aucune autre solution au fond n’a été retenue, la procédure s’étant achevée sur ce désistement.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de la SARL Immobilière des Comptoirs, qui demandait la décharge d’une taxe d’habitation pour 2025. La société n’avait pas joint à sa requête la décision de l’administration fiscale sur sa réclamation préalable, ni la réclamation elle-même, malgré une demande de régularisation notifiée par voie électronique. Faute de régularisation dans le délai imparti, le juge a appliqué les articles R. 222-1 (4°), R. 412-1 du code de justice administrative et R.* 190-1 du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Me Berel, liquidateur judiciaire de la SCEA Crecy, qui demandait l'annulation de la décision du 7 juillet 2023 par laquelle le maire de Moisville ne s'était pas opposé à une déclaration préalable pour la création de deux lots à bâtir. Le tribunal a notamment examiné la question de l'intérêt à agir du requérant, liée à la propriété de la parcelle, et a écarté les moyens soulevés, dont celui tiré de la méconnaissance de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin de statuer sur la demande de sursis à statuer.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. D... contestant la sanction disciplinaire de sept jours de cellule disciplinaire avec sursis. Le requérant invoquait notamment l'irrégularité du compte-rendu d'incident pour absence de mention du nom de son auteur. Le tribunal a jugé que cette omission était sans incidence sur la légalité de la décision, en application de l'article L. 111-2 du code des relations entre le public et l'administration. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation de la décision implicite de la directrice interrégionale des services pénitentiaires de Rennes.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A... contestant la sanction de vingt jours de cellule disciplinaire avec sursis, confirmée implicitement par la directrice interrégionale des services pénitentiaires de Rennes. Le requérant invoquait notamment l'irrégularité du compte-rendu d'incident et du rapport d'enquête, ainsi que l'incompétence de l'autorité ayant engagé les poursuites. Le tribunal a jugé que la méconnaissance de l'obligation de mentionner le nom de l'agent sur le compte-rendu, prévue à l'article L. 111-2 du code des relations entre le public et l'administration, est sans incidence sur la légalité de la décision. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. et Mme C... qui demandaient l'annulation du refus implicite du maire de Gisors d'inscrire à l'ordre du jour du conseil municipal l'abrogation partielle du plan local d'urbanisme (PLU). Les requérants contestaient le classement de leurs parcelles en zone Ub, l'ouverture à l'urbanisation d'un secteur AUb et l'orientation d'aménagement et de programmation (OAP) du nouveau quartier de la Gare, invoquant une erreur manifeste d'appréciation et une incohérence. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, s'appuyant sur les dispositions du code de l'urbanisme, notamment les articles R. 151-8 et R. 123-22-1. La décision confirme la légalité du PLU et du refus du maire.
Le Tribunal Administratif de Rouen a annulé l'arrêté du 8 juillet 2024 par lequel le préfet de la Seine-Maritime avait retiré le visa de long séjour de Mme C..., conjointe de ressortissant français. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en fondant sa décision sur l'article L. 432-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui ne s'applique qu'au retrait d'une carte de séjour, et non à celui d'un visa. Bien que le préfet ait invoqué une fraude au mariage, le tribunal a estimé que les éléments fournis étaient insuffisants pour établir cette fraude, et a donc annulé la décision.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante marocaine, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Seine-Maritime. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a jugé la décision de refus de séjour suffisamment motivée et a estimé que le préfet n'avait pas méconnu les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ni les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de liens personnels et familiaux suffisamment intenses et stables en France. Par conséquent, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination, qui ne sont pas illégales par voie de conséquence, ont également été validées.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en formation collégiale, a été saisi par M. B..., ressortissant sénégalais, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 13 mars 2025 l’obligeant à quitter le territoire français. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l’autorité de la chose jugée par un précédent jugement du 23 janvier 2025, qui avait déjà annulé une obligation de quitter le territoire français similaire. Le tribunal a examiné les moyens tirés de l’insuffisance de motivation, de la violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3 de la Convention internationale des droits de l’enfant. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais l’analyse porte sur la légalité de la décision au regard des textes applicables, notamment le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Rouen (2ème chambre) a rejeté la requête de M. B..., ressortissant marocain, qui contestait un arrêté préfectoral du 25 mars 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a écarté le moyen d'insuffisance de motivation et a jugé que M. B... ne pouvait utilement invoquer l'article L. 435-1 du CESEDA pour obtenir un titre de séjour "salarié", ce point étant déjà régi par l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B..., y compris celles relatives à l'injonction et aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par une étudiante handicapée pour obtenir des aménagements d'examens (table adaptée, secrétaire spécialisé, sujets agrandis, dispense de questions sur des travaux pratiques). Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer pour les mesures déjà accordées par l'université (table et sujets agrandis). Il a rejeté la demande de dispense de questions sur les travaux pratiques, estimant que cette mesure se heurtait au principe d'égalité de traitement entre candidats et à une contestation sérieuse. Enfin, il a rejeté la demande relative au secrétaire, l'université justifiant de contraintes de recrutement et offrant une compensation par un temps supplémentaire de composition.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B... comme manifestement irrecevable. Le requérant s'était borné à transmettre une attestation de dépôt de demande de renouvellement de titre de séjour et une copie de sa carte de résident, sans formuler aucune conclusion tendant à l'annulation d'une décision administrative ou à la condamnation d'une personne publique. En application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 1ère chambre a constaté l'absence de conclusions, rendant la requête irrecevable sans nécessité de régularisation.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. La requérante s'était contentée de transmettre des documents sans formuler de conclusions précises, telles que l'annulation ou la réformation d'une décision administrative. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, a été rendue le 15 janvier 2026.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a examiné la demande de suspension de la société La Maison Normande concernant le refus du département de la Seine-Maritime de l’autoriser à accueillir des mineurs sur le fondement dérogatoire de l’article L. 221-2-3 du code de l’action sociale et des familles. La société soutenait que la condition d’urgence était remplie et qu’il existait un doute sérieux sur la légalité des décisions, notamment en raison de l’incompétence du signataire et d’une erreur d’appréciation. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la condition d’urgence n’était pas établie, la société ne démontrant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à ses intérêts. Les textes appliqués sont les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 221-2-3 du code de l’action sociale et des familles.
Le Tribunal administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme A..., qui contestait les conditions de travail au sein de son administration et demandait réparation. L’ordonnance a considéré que la requête était manifestement irrecevable, faute pour la requérante d’avoir formulé des conclusions claires et recevables (absence d’exposé de moyens et conclusions à fin d’injonction présentées à titre principal). La décision se fonde sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rouen, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français, se déclare incompétent territorialement. Il constate que la requérante, qui résidait à Drancy (Seine-Saint-Denis) à la date de la décision attaquée, relève de la compétence du tribunal administratif de Montreuil en application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. Par conséquent, il ordonne la transmission du dossier au tribunal administratif de Montreuil.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B..., qui contestait par un recours gracieux le refus de la commune de Rouen de l'indemniser pour la dégradation d'un monument funéraire. Le juge a rappelé qu'il n'a pas compétence pour connaître d'un recours gracieux, celui-ci relevant de l'autorité administrative. La requérante doit d'abord saisir la commune, puis, en cas de rejet, former un recours contentieux conforme à l'article R. 411-1 du code de justice administrative. L'ordonnance se fonde sur l'article R. 222-1 4° du même code pour rejeter la requête sans demande de régularisation.