17 482 décisions disponibles — page 85/875
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A... B..., ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral du 29 juin 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation et d'examen particulier, ainsi que la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant la légalité des décisions préfectorales fondées sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté les requêtes de M. B..., ressortissant congolais, qui contestait son assignation à résidence pour 45 jours et une interdiction de retour sur le territoire français d’un an, prises par le préfet de la Seine-Maritime le 26 novembre 2025. Le tribunal a jugé que la décision d’assignation à résidence était légale, le signataire disposant d’une délégation de compétence valide et la motivation étant suffisante. Pour l’interdiction de retour, il a estimé que la mesure était proportionnée et ne méconnaissait ni l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, ni les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA). Les textes appliqués sont notamment les articles L. 731-1 et L. 612-10 du CESEDA.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. C... contre l'arrêté préfectoral du 4 avril 2025 refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour un mois. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte et jugé inopérant le moyen tiré de l'article L. 423-23 du CESEDA, le requérant n'ayant pas sollicité ce titre. Sur le fond, il a estimé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni n'était entachée d'erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de l'absence d'insertion professionnelle stable et de la menace pour l'ordre public liée à des violences conjugales.
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par Mme C... d’une requête en annulation d’un refus d’attribution du revenu de solidarité active (RSA) opposé par le département de l’Eure. La requérante s’est désistée de son action par un courrier enregistré le 30 décembre 2025. Constatant que ce désistement était pur et simple, le tribunal, statuant par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte du désistement. La solution retenue est donc un non-lieu à statuer sur le litige.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B..., marchand de tapis, qui contestait des rappels de TVA pour les années 2017 à 2019. Le requérant invoquait une irrégularité de procédure, faute d’avoir pu exercer les recours hiérarchiques prévus par la charte du contribuable vérifié. Le tribunal a jugé que M. B... avait bien été reçu par le supérieur hiérarchique du vérificateur et qu’il n’avait pas sollicité l’interlocuteur départemental après cet entretien. La décision s’appuie sur l’article L. 10 du livre des procédures fiscales et les dispositions de la charte.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A..., professeur des universités, qui contestait le refus de l'université Le Havre Normandie de lui accorder la prime d'encadrement doctoral et de recherche (PEDR) pour 2021. Le tribunal a jugé que cette décision de refus n'avait pas à être motivée, que la procédure devant la commission de la recherche était régulière et que la délibération du 14 janvier 2021 n'était pas illégale. Il a également estimé que l'université n'avait commis ni erreur de droit ni erreur manifeste d'appréciation en refusant la prime, celle-ci n'étant pas un droit. La requête a été rejetée sur le fondement du décret n° 2009-851 du 8 juillet 2009 et du code de l'éducation.
Le Tribunal administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui demandait l’annulation du refus de titre de séjour pris par le préfet de la Seine-Maritime le 15 juin 2023. Le tribunal a écarté le moyen tiré d’une erreur de fait, jugé inopérante l’invocation de l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et estimé que le refus ne méconnaissait ni l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme ni le 5) de l’article 6 de l’accord franco-algérien. La solution s’appuie sur l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et la Convention européenne des droits de l’homme.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la demande d’expertise présentée par la société MAAF assurances, fondée sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative, visant à établir la dangerosité d’une intersection à Lieurey suite à un accident de la circulation survenu le 23 juillet 2016. Le tribunal a estimé que la mesure était dépourvue d’utilité, d’une part car la configuration des lieux avait été modifiée après l’accident, rendant impossible une reconstitution par expertise, et d’autre part car l’action en responsabilité contre la commune était manifestement prescrite en application de la loi du 31 décembre 1968 relative à la prescription quadriennale. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B... qui demandait l'exécution forcée de son admission au contrat de sécurisation professionnelle et la communication de son dossier. La juridiction se déclare incompétente pour connaître des demandes relatives aux prestations servies par France Travail (ex-Pôle emploi) au titre du régime d'assurance chômage, ces litiges relevant de la compétence judiciaire. Par ailleurs, la condition d'urgence n'est plus remplie, la requérante ayant perçu une somme de 5 793,36 euros à titre de régularisation et ayant renoncé au dispositif. La demande de communication de documents est également rejetée, faute d'urgence et d'utilité.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme et M. E... qui demandaient d’enjoindre à la DASEN de l’Eure de mettre en œuvre une aide humaine mutualisée pour leur fils A..., attribuée par la CDAPH. Le juge a estimé que l’administration n’avait pas fait preuve de réticence et qu’elle cherchait à assurer l’effectivité de la décision malgré des difficultés ponctuelles de recrutement, rendant les mesures demandées ni utiles ni urgentes. Il a également rappelé qu’il ne lui appartenait pas de constater un préjudice dans le cadre de ce référé. La requête a donc été rejetée en toutes ses conclusions.
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé, a rejeté la requête de la SARL Lauviah Normandie. Celle-ci contestait le rejet de son offre pour le lot n°3 d’un marché de réhabilitation de logements, attribué par la société d’économie mixte Mon Logement 27. Le juge a d’abord écarté l’exception d’incompétence soulevée par le pouvoir adjudicateur, estimant que le marché, soumis au code de la commande publique, relevait de la compétence administrative. Sur le fond, il a jugé que la méthode de notation contestée n’avait pas neutralisé le critère de la valeur technique et que l’offre de la société requérante avait fait l’objet d’un examen réel et individualisé, sans erreur manifeste d’appréciation.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus du président du conseil départemental de la Seine-Maritime de renouveler sa prise en charge en tant que jeune majeure (article L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles). La requête a été jugée manifestement irrecevable car Mme A... n'a pas justifié avoir formé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article L. 134-2 du même code, malgré une demande de régularisation. L'ordonnance rappelle que seul le recours administratif préalable permet de saisir le juge administratif en matière de prestations d'aide sociale à l'enfance.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A... dirigée contre le refus implicite de délivrance d’une carte de séjour. La requérante n’a pas établi avoir déposé un dossier complet de demande de titre de séjour, ce qui empêche la naissance d’une décision implicite de rejet susceptible de recours. L’ordonnance se fonde sur l’article R. 222-1 4° du code de justice administrative et les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Rouen, par une ordonnance du 5 janvier 2026, a rejeté la requête de M. et Mme A... contestant le refus de la CDAPH de la Seine-Maritime d’accorder un accompagnant d’élève en situation de handicap (AESH) pour leur fils. Le tribunal a estimé que ce litige, relatif à l’orientation scolaire et à l’attribution d’une aide humaine, relève de la compétence du juge judiciaire en application des articles L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles et L. 142-1 du code de la sécurité sociale. En conséquence, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente, les requérants étant invités à saisir le tribunal judiciaire du Havre.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme D... contestant le refus de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées de la Seine-Maritime d’accorder l’allocation aux adultes handicapés (AAH) à sa fille. Le tribunal a jugé que ce litige relève du contentieux de la sécurité sociale, et non de la compétence de la juridiction administrative, en application des articles L. 241-6 du code de l’action sociale et des familles et L. 142-1 du code de la sécurité sociale. Par conséquent, la requête a été rejetée pour incompétence de la juridiction administrative.
Le Tribunal administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A... contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime du 12 décembre 2025 prolongeant d'un an son interdiction de retour sur le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, en se fondant sur un arrêté de délégation de signature régulièrement publié. Il a également jugé la décision suffisamment motivée et a estimé que le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation n'était pas assorti de précisions suffisantes. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative, les moyens soulevés étant manifestement infondés ou insuffisamment étayés.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a rejeté les demandes de suspension présentées par M. C... concernant les décisions du préfet de l'Eure lui ordonnant de retirer des affiches et de la vitrophanie de son local de campagne. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car les décisions contestées poursuivaient un but d'intérêt général visant à assurer l'égalité entre les candidats. Il a également considéré qu'aucun doute sérieux n'existait sur la légalité des décisions, l'atteinte à la liberté d'expression étant nécessaire, adaptée et proportionnée au regard de l'article 10 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 51 du code électoral.
Le Tribunal administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B... contestant le refus de la rectrice de la région académique Normandie de lui attribuer une bourse universitaire pour l'année 2025/2026. Le juge a estimé que les moyens soulevés par l'étudiant, relatifs à sa situation familiale et personnelle, étaient inopérants car la décision était légalement fondée sur le calcul des ressources du foyer de l'antépénultième année, conformément au code de l'éducation et à l'arrêté du 15 avril 2025. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée par ordonnance.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A..., qui contestait par un recours gracieux sa radiation des cadres par le groupe hospitalier du Havre. Le juge a rappelé qu'il n'est pas compétent pour connaître d'un recours gracieux, lequel relève de l'autorité administrative. En outre, la requérante n'a soulevé aucun moyen au soutien de ses conclusions. Cette ordonnance a été rendue sur le fondement des articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Rouen, saisi par M. D... B... d’une demande d’annulation du refus de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées de lui accorder l’allocation aux adultes handicapés (AAH), rejette la requête pour incompétence. Il rappelle que, en vertu des articles L. 241-6 du code de l’action sociale et des familles et L. 142-1 du code de la sécurité sociale, les litiges relatifs à l’AAH relèvent de la compétence du tribunal judiciaire spécialement désigné, et non de la juridiction administrative.