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Le Tribunal administratif de Saint-Martin a été saisi par Mme A B, brigadière de police, d'un recours en excès de pouvoir contre la décision du préfet de la Guadeloupe du 18 mai 2022 refusant de modifier la mention "pathologie contractée hors du cadre des fonctions" sur ses arrêtés de congé de longue maladie. La requérante soutenait que sa pathologie, un trouble anxiodépressif, était imputable au service, car consécutive à un accident de service reconnu. Le tribunal a fait droit à sa demande, annulant la décision préfectorale. Il a appliqué les articles L. 822-6, L. 822-18, L. 822-21 et L. 822-22 du code général de la fonction publique, jugeant que la maladie présentait un lien direct avec l'exercice des fonctions, sans élément personnel la détachant du service.
Le Tribunal Administratif de Saint-Martin a rejeté la requête de l'Eurl Signs et Lights West Indies, qui contestait l'attribution des lots 4 à 6 d'un marché de signalisation horizontale à la société Sogetra. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut d'information sur les motifs de rejet, estimant que la collectivité avait bien communiqué les notes et le classement. Il a également jugé inopérant le moyen relatif à la signature du marché avant la notification du rejet, car ce délai n'affecte pas la validité du contrat. Enfin, les allégations de collusion et de non-respect des règles de concurrence n'ont pas été étayées.
Le Tribunal Administratif de Saint-Martin a annulé la décision implicite par laquelle la collectivité de Saint-Martin a refusé de communiquer son dossier administratif à un agent public, M. B. Saisi en excès de pouvoir, le tribunal a jugé que ce dossier, en application des articles L. 137-1 et L. 137-4 du code général de la fonction publique et des articles L. 300-2 et L. 311-1 du code des relations entre le public et l’administration, est un document administratif communicable à l’agent concerné. Il a enjoint à la collectivité de transmettre l’intégralité du dossier dans un délai d’un mois et a condamné celle-ci à verser 800 euros à M. B au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Saint-Martin a rejeté la requête de Mme D Alcantara, ressortissante dominicaine, qui contestait un arrêté préfectoral du 4 mars 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an et une assignation à résidence. Le tribunal a estimé que la décision d'éloignement était légale, notamment en raison de l'absence de titre de séjour valide et de l'absence de menace grave pour sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a également jugé que la requérante ne justifiait pas de circonstances particulières permettant d'octroyer un délai de départ volontaire ou de réduire la durée de l'interdiction de retour. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Saint-Martin a été saisi par une société HLM demandant la réduction de sa taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2020, en se fondant sur les dispositions locales équivalentes à l'article 1391 C du code général des impôts, afin de bénéficier d'un dégrèvement pour des dépenses d'accessibilité aux personnes handicapées. En défense, l'administration fiscale a opposé un non-lieu à statuer, ayant accordé le dégrèvement sollicité après l'introduction de la requête et procédé au remboursement. Le tribunal a constaté que la demande de la société était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins de décharge. Il a également condamné l'État à verser 1 000 euros à la société au titre des frais d'instance, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Saint-Martin a rejeté la requête de Mme B, ressortissante camerounaise, qui contestait un arrêté préfectoral du 29 mars 2023 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le Cameroun comme pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que la décision d'éloignement ne méconnaissait pas le droit d'asile, car la demande d'asile n'avait pas été enregistrée avant l'arrêté, et que les craintes liées au conflit armé au Cameroun n'étaient pas établies. Il a également estimé que la décision fixant le pays de renvoi était suffisamment motivée et que l'interdiction de retour était justifiée, sans erreur d'appréciation. La solution s'appuie sur les articles L. 521-7, L. 541-2 et L. 541-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les articles 2 et 3 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Saint-Martin a été saisi par la collectivité de Saint-Martin d’un recours en contravention de grande voirie à l’encontre de la Sarl Brice'Paradise, pour avoir installé des transats sur la plage de la Baie Orientale, entravant la servitude de passage des piétons sur une bande de trois mètres à partir des plus hautes eaux. La juridiction a examiné l’infraction au regard des articles L. 2122-1 et L. 2124-4 du code général de la propriété des personnes publiques, ainsi que des dispositions du code général des collectivités territoriales applicables à Saint-Martin. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le tribunal a statué sur la contravention, les conclusions aux fins de libération sous astreinte et les dépens, en relevant d’office l’irrecevabilité des conclusions non chiffrées relatives aux dépens.
Le Tribunal Administratif de Saint-Martin a rejeté la requête de M. C, ressortissant guyanien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet délégué. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet n'était pas tenu de saisir la commission du titre de séjour, les dispositions applicables n'étant pas en vigueur à Saint-Martin. Il a également jugé que le requérant ne justifiait pas d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, condition nécessaire pour l'admission exceptionnelle au séjour prévue à l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Saint-Martin a rejeté la requête de la société Marcello Hôtel, qui demandait l'annulation d'un permis de construire délivré à la SNC Sotam pour une maison individuelle avec piscine. La juridiction a jugé la requête irrecevable, faute pour la société requérante de justifier d'un intérêt à agir au sens de l'article 61-3 du code de l'urbanisme de Saint-Martin. Le tribunal a estimé que le projet, situé à environ 100 mètres de l'hôtel de la requérante et séparé par plusieurs obstacles, n'était pas de nature à affecter directement les conditions d'occupation ou de jouissance de son bien. La solution retenue est donc l'irrecevabilité, sans examen des moyens de fond.
Le Tribunal Administratif de Saint-Martin a rejeté la requête de Mme A épouse C, ressortissante haïtienne, qui demandait l'annulation d'un arrêté préfectoral refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait la méconnaissance de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en sa qualité de mère d'un enfant né de son mariage avec un compatriote en situation régulière. Le tribunal a écarté ce moyen comme inopérant, constatant que Mme A avait sollicité son titre de séjour uniquement sur le fondement de l'article L. 423-23 du même code, et non sur celui de l'article L. 423-7. En conséquence, l'ensemble des conclusions de la requête, y compris celles relatives aux frais de justice, ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Saint-Martin a été saisi par la collectivité de Saint-Martin d’une contravention de grande voirie à l’encontre de la Sarl String Beach, pour avoir installé des transats sur la plage de la Baie Orientale, obstruant la servitude de passage des piétons de 3 mètres à partir des plus hautes eaux. La juridiction a constaté que les faits, établis par un procès-verbal du 25 février 2024, constituent une infraction aux articles L. 2122-1 du code général de la propriété des personnes publiques et L. 321-9 du code de l’environnement. Elle a prononcé une amende et ordonné à la société de libérer le domaine public sous astreinte de 1 000 euros par jour de retard. Les dépens non chiffrés ont été déclarés irrecevables.
Le Tribunal Administratif de Saint-Martin a rejeté la requête de Mme B A, ressortissante dominicaine, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet. La juridiction a estimé que la décision ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, compte tenu de l'absence de charge de famille en France et des attaches conservées en République dominicaine. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions de la requérante, y compris celles relatives à l'injonction et aux frais de justice.
Cette décision du Tribunal Administratif de Saint-Martin (2ème chambre) concerne un recours en responsabilité pour faute intenté par la tutrice d’une majeure protégée contre la Collectivité de Saint-Martin. La requérante demandait réparation pour l’absence de versement de l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) en établissement, pourtant accordée par une décision du 12 octobre 2020. Le tribunal a jugé que l’administration a commis une faute de nature à engager sa responsabilité en s’abstenant d’exécuter cette décision créatrice de droits, devenue définitive. Il a ainsi condamné la Collectivité à verser à Mme D la somme de 12 408,75 euros au titre du préjudice financier, correspondant aux arrérages impayés, et 2 000 euros au titre du préjudice moral, sur le fondement des articles L. 122-1 et suivants du code de l’action sociale et des familles.
Le Tribunal Administratif de Saint-Martin a été saisi par Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre les décisions implicites de rejet du président de la collectivité de Saint-Martin refusant la remise gracieuse d’indu de revenu de solidarité active (9 280,68 €) et de prime exceptionnelle de fin d’année (537,39 €). Le tribunal a constaté que la demande relative à la prime exceptionnelle était devenue sans objet, la CAF ayant accordé une remise totale en cours d’instance. Sur le fond, le juge a rappelé son office pour contrôler la légalité de la décision de récupération d’indu au regard des dispositions du code de l’action sociale et des familles, et a examiné la situation de Mme B, ressortissante néerlandaise résidant à Saint-Martin. La solution retenue n’est pas explicitement formulée dans l’extrait fourni, mais le tribunal a statué sur la base des textes applicables, notamment les articles R. 262-6 et suivants du code de l’action sociale et des familles, ainsi que les articles R. 772-8 et R. 772-9 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Saint-Martin a examiné la requête de M. C, ressortissant britannique, contestant le refus de délivrance d'un titre de séjour fondé sur l'accord de retrait du Royaume-Uni de l'Union européenne. La juridiction a rejeté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête, estimant que le délai de recours n'était pas opposable en raison de l'absence d'accusé de réception du recours hiérarchique. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision du 4 février 2022, jugeant qu'elle méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'ancienneté et de l'intensité des attaches personnelles et professionnelles de M. C en France. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 435-1, et le code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Saint-Martin a rejeté la requête de Mme A, ressortissante camerounaise, contestant l'arrêté préfectoral du 29 mars 2023 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le Cameroun comme pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'atteinte au droit d'asile, de la méconnaissance des articles 2 et 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, et de l'absence de prise en compte de son état de vulnérabilité lié au VIH. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales fondées sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Le Tribunal Administratif de Saint-Martin a rejeté la requête de Mme A B, ressortissante camerounaise, qui contestait un arrêté préfectoral du 29 mars 2023 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le Cameroun comme pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a notamment écarté le moyen tiré de la violation du droit d'asile, estimant que la requérante n'avait pas démontré avoir sollicité l'asile avant la décision d'éloignement. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et les stipulations de la convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Saint-Martin a rejeté la requête en référé liberté de M. A, ressortissant guyanien, qui contestait un arrêté préfectoral du 24 juin 2025 portant obligation de quitter le territoire français. Le juge a estimé que l'intéressé n'établissait pas l'ancienneté et la continuité de son séjour à Saint-Martin et que, compte tenu de ses mises en cause pour des faits de violences conjugales, l'atteinte à sa vie privée et familiale n'était ni grave ni manifestement illégale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La condition d'urgence n'a pas été examinée.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Saint-Martin rejette la requête de Mme C, ressortissante colombienne, qui contestait par un recours gracieux une obligation de quitter le territoire français. Le juge constate que la requête, adressée au préfet et non au tribunal, constitue un recours administratif et non un recours contentieux en annulation. Malgré une demande de régularisation notifiée via l'application Télérecours, la requérante n'a pas adressé son recours au tribunal dans le délai imparti. En application des articles R. 222-1 (4°) et R. 611-8-6 du code de justice administrative, la requête est donc rejetée comme manifestement irrecevable.
Le Tribunal administratif de Saint-Martin, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B. Ce dernier demandait des mesures pour sauvegarder ses libertés fondamentales, en raison de l'inexécution d'une précédente ordonnance enjoignant à la Collectivité de Saint-Martin de réexaminer ses droits au revenu de solidarité active. Le juge estime que la condition d'urgence particulière, nécessaire pour une intervention sous 48 heures, n'est pas caractérisée, notamment car M. B a donné un préavis de fin de bail sans démontrer être dépourvu de solution de relogement. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée.