24 999 décisions disponibles — page 207/1250
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme B E épouse A, qui contestait le refus implicite du préfet de la Moselle de lui délivrer un titre de séjour. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la demande de titre de séjour, envoyée par voie postale sans y être autorisée, ne respectait pas la règle de comparution personnelle en préfecture prévue par les articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le silence gardé par l'administration n'a pas fait naître une décision faisant grief susceptible d'être contestée devant le juge de l'excès de pouvoir.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B A, qui demandait l'annulation du refus implicite du préfet de la Moselle de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a constaté que la demande de titre de séjour avait été adressée par voie postale, sans y avoir été autorisé par le préfet, en méconnaissance de l'obligation de comparution personnelle en préfecture prévue par les articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le silence gardé sur une demande irrégulièrement présentée ne fait pas naître une décision faisant grief, rendant le recours pour excès de pouvoir irrecevable.