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Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné les demandes de M. C..., détenu au centre de détention de Muret, qui contestait la légalité de fouilles à nu subies à plusieurs reprises en 2023, estimant qu'elles étaient aléatoires, non motivées par son comportement ou des suspicions sérieuses, et constituaient un traitement inhumain et dégradant. Le requérant invoquait une méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 6, L. 225-1 à L. 225-3 et R. 225-1 à R. 225-2 du code pénitentiaire. Le tribunal a jugé que l'administration pénitentiaire, en ne justifiant pas ces fouilles par des éléments précis de suspicion, avait commis une faute de nature à engager la responsabilité de l'État. En conséquence, il a condamné l'État à verser à M. C... une indemnité de 300 euros pour les trois fouilles de 2023 et de 2 900 euros pour les vingt-neuf autres, avec intérêts au taux légal et capitalisation, ainsi que les frais d'avocat.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par Mme A... d'une demande d'expertise médicale, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, afin d'évaluer les préjudices résultant de sa prise en charge au centre hospitalier de Cahors puis au CHU de Toulouse à compter de mars 2014, marquée par une infection nosocomiale. Les défendeurs (CH de Cahors, CHU de Toulouse, ONIAM) ne s'opposent pas à la mesure. Le juge des référés a fait droit à la demande, jugeant l'expertise utile dans la perspective d'un éventuel litige indemnitaire, et a ordonné une expertise confiée à un infectiologue pour déterminer l'origine, la nature et l'étendue des préjudices.